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[Livre I] Au clair de la lune

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MessageSujet: [Livre I] Au clair de la lune   Jeu 5 Jan - 15:01

Le 12 décembre 2017


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J’attendais dans l’ombre, adossée contre un mur, un casque de moto dans les mains. Mes cheveux blonds étaient attachés dans un chignon qui ne tenait plus vraiment. La protection avait eu raison de lui, et de nombreuses mèches s’en détachées et pendaient. Cela ne servait à rien de le remettre en place vu que je reprendrais l’engin plus tard. Ce serait une perte de temps, même si du temps, j’en avais eu. Je l’avais consacré à réfléchir à l’avenir de ma lignée dans un premier temps avant de me frotter à une bande locale, histoire de me défouler un peu. J’avais mis un raclé aux deux mecs qui avaient essayés de me voler et j’en avais pris un sacré plaisir. Rien de mieux pour un Myklebust de se défouler de la sorte. Cela avait quelque chose d’apaisant.

Je regardais ma montre. Dès que la trotteuse passa le chiffre 12, j’entrais dans le café. Il était exactement vingt-et-une heure deux et cela faisait déjà 120 secondes que Gaïa avait fini son service. Or elle était toujours en tenue, en train de verser un café à un client. Ce n’était pas la première fois ce mois-ci qu’elle ne finissait pas à l’heure. Sa collègue était souvent en retard et son patron, plutôt que de se débrouiller seul dix minutes la faisait travailler. Si elle était payée plus, cela n’aurait pas été un problème, mais ce n’était pas le cas. Et demain après-midi, elle avait un examen. Il n’était donc pas question qu’elle s’attarde plus ce soir. Elle était sous ma protection, sous mon autorité. J’avais pris la décision de ce fait de venir ici ce soir. Je lui fis un vague signe de tête en entrant quand elle se tourna vers moi, sans aller jusqu’à elle. Je me plantais devant le remplaçant de son patron en congés qui lisait tranquillement son journal dans un coin du café. Il leva les yeux vers moi et aussitôt un sourire séducteur se dessina sur ses lèvres. S’il savait… Je lui proposais d’aller dans son bureau et il accepta aussitôt, indiquant à Gaïa de s’occuper du café pendant son absence… Sous-entendant que quand il était là, lui, il faisait quelque chose. Karl était un homme compétant et travailleur, mais son remplaçant ne l’était clairement pas. Jamais le premier n’aurait permis à l’autre Imbécile d’arriver en retard juste parce qu’elle s’était foutue dans son lit.

Je ne passais pas par quatre chemins dès que nous fûmes dans la pièce isolée. Mon regard se fit froid comme les températures et les neiges de ce pays. J’avais préparé ma venue ici. Je lui récitais des textes de loi concernant sa gestion du personnel, et lui indiquais que j’en avais d’ailleurs référé à Karl. Je lui annonçais d’ailleurs que si les choses ne changeaient pas vite, il serait licencié sans compensation financière ni préavis et qu’il recevrait sous peu un appel justement de son boss, appel qui arriva à point nommé d’ailleurs. Le timming avait été complètement calculé. Je le laissais blanc comme un cul claquant la porte derrière moi, et passais récupérer les affaires de Gaïa dans les vestiaires. Elle se changerait à la maison. Je revins dans la salle principale en même temps que l’autre Con, toujours aussi pâle. J’échangeais les affaires de la pomme de sang contre sa carafe de café que je mis dans les mains de l’incapable avant de sortir de l’endroit non sans un vague signe de la main. Je savais que Gaïa me suivrait dès qu’elle aurait mis son manteau. Dès que ce fut le cas, je me retournais vers elle et lui dis La prochaine fois, tu règles le problème toute seule, ou tu m’en parles si tu n’en es pas capable. Je la fixais du regard avant de le détourner dès qu’un bruit se fit entendre non loin, et une odeur… Je me crispais aussitôt et donnais mon casque à l’humaine pour avoir les mains libres. Je ne sortais pas ma dague uniquement parce qu’il y avait des humains autour de nous et que je ne voulais pas éveiller les soupçons. Je me plaçais cependant entre Gaïa et le vampire de mauvaises augures Traitre à ton sang. Si tu ne veux pas mourir, tu devrais déguerpir. lâchais-je sur un ton haineux, avant de cracher au sol.

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“Ange terrestre soumis à la tentation...”
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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Jeu 5 Jan - 19:00

Au clair de la lune...


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*Le temps c’est de l’argent* Voilà ce que je me répétais mentalement avant de me rappeler que même si je venais à faire des heures supplémentaires, comme hier et tous ces derniers jours, je ne toucherai pas plus à la fin du mois. Cette triste réalité m’aurait volontiers fait soupirer mais les clients n’avaient rien à voir avec le fait que le remplaçant de Karl était un… un… je cherchais un mot poli mais le seul qui me vint à l’esprit était ‘‘con’’ ! Cependant, même si j’étais toujours aussi souriante j’étais moins bavarde qu’à l’ordinaire avec les habitués…
John, un homme d’affaire anglais qui venait tous les soirs de la semaine me demanda même si je voulais qu’il m’aide à réviser. Rougissant, j’avais vite rangé mes fiches concernant mon examen de demain de façon à ce que les clients ne les voient plus et j’avais gentiment décliné la proposition. Je lui offrais même un café pour avoir voulu m’aider. Lorsque ce fut fait je failli lâcher la cafetière car Maja venait d’entrer… Je lui adressais un léger signe de la main. Elle devait venir me chercher ? Pas que je me souvienne. Et je n’eus pas le temps de lui demander puisqu’elle se dirigeait dans le bureau avec le remplaçant de Karl qui me demandait de m’occuper du salon de thé pendant son absence.

J’acquiesçais d’un signe de tête en me retenant de dire que c’était déjà ce que je faisais puisqu’il était trop occupé à lire le journal. Mais je me taisais en me demandant ce qu’allait lui dire la vampire… Me doutant que j’allais partir avec elle quoiqu’il arrive, je commençais à ranger mes fiches de révisions dans un ordre bien précis avant de faire la plonge et de ranger la vaisselle. A ce moment là le téléphone sonna et je me dirigeais vers ce dernier pour le décrocher puisque Monsieur-Je-Ne-Fous-Rien était vraiment occupé, mais avant même que je ne pose la main sur le combiné la sonnerie s’était tut.
Maja n’allait pas apprécier si il répondait en la laissant de côté… du moins c’était mon avis. D’ailleurs une porte claqua mais personne n’apparu, du moins pas de suite ! Ce fut après quelques minutes que Maja était de retour avec mes affaires alors que l’autre suivait, visiblement mal à l’aise. Ne posant pas la moindre question, je récupérais ce que la vampire me donnait à la place de la cafetière. J’enfilais ma veste et mettais mes fiches dans la poche de cette dernière avant de suivre Maja. Tout en marchant je passais mon écharpe et enfilais un bonnet… Je baissais légèrement la tête aux paroles de la blonde.



- J’allais lui dire que ce soir je ne pouvais pas rester. Je servais juste un habitué avant, me justifiais-je simplement en relevant la tête. Et j’avais pris de quoi réviser pendant le service, rajoutais-je en ressortant mes fiches pour lui montrer avec un sourire.


Mais l’attitude de Maja venait subitement de changer et je récupérais le casque qu’elle me donnait tout en observant les alentours. Mon regard se posa sur le silhouette de l’homme à qui elle s’adressa alors que je rangeais mes notes. Je ne pus le détailler car la vampire s’était placée entre lui et moi. Pour me protéger ? Sûrement. D’après ce qu’elle lui avait dit, il n’était pas un ami… pas du tout. Était-ce un vampire ? Une petite voix intérieure me disait que oui et mon cœur accéléra légèrement. Je n’étais qu’une humaine et assez frêle qui plus était. Je ne pourrais donc pas aider Maja en cas de problème.
Guettant le moindre geste de celle qui me protégeait, j’attendais de voir si l’inconnu allait suivre le conseil de la blonde et déguerpir. Ainsi nous rentrerions au domaine et je pourrais prendre un bon bain relaxant avant de réviser dans de meilleures conditions que celles du salon de thé.






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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Ven 6 Jan - 20:19

Je rencontrais l’homme que je devais payer. Travail de bas étage ; je faisais mieux autrefois, chez les Myklebust. Mais l’individu avait des infos, il les avait données à mon supérieur et voilà que je devais lui amener un peu de cash, sinon « le type ira voir la police parce qu’il avait très bien compris qui nous étions. Pas stupide hein, il a tout de suite vu la vidéo sur youtube et a fait le rapprochement. Malin l’expert. » Oui oui, tout ça. Malin… Il le savait et il le faisait voir, du début à la fin de notre entrevue. Enfin, presque jusqu’à la fin. Quand j’arrive dans la ruelle, il me prend de haut. Habillé comme un bon petit néo-fasciste, le mec me dévisage. Je ne paie pas de mine, comme ça. Manteau long de laine noire, écharpe tout aussi sombre, même si je n’en ai pas vraiment besoin. Moustache et tignasse blonde. Mains gantées de cuir, comme à la mode des années 30. J’avance vers lui et il fait son malin, en mode « vas y mon gars, crache la monnaie ». Je lui tends la malette. Il la prend, l’ouvre. Et affiche son petit sourire satisfait. Il continue de faire son malin ; me remercie pour le trajet et espère que nous nous reverrons. Sous entendu, il faudra encore banquer. Son silence n’est qu’à louer, pas à acheter. J’en acquiers l’intime conviction dès que je croise son regard. Je lui tends la main pour sceller l’accord, l’échange. Il ricane, surpris de la facilité avec laquelle mon employeur, « Mr Orvandil », a craché la monnaie. Il est ravi de son petit coup. Mais au moment où il essaie de retirer sa main, je la garde dans la mienne. Et l’enserre. Lentement. Dans un terrible étau. Son sourire se fige. L’expression sur mon visage aussi.


| Que ? |


Il n’a pas le temps de finir sa question. Aussi rapide que l’éclair, en un clin d’œil, il est plaqué contre le mur à deux mètres derrière lui et maintenu à un bon mètre du sol par ma poigne d’acier, qui maintenant lui serre le cou. Il se débat, il essaie de me frapper mais j’esquive et encaisse ses coups sans broncher. Ses pieds me cognent les genoux. Je hume l’odeur de son cou. Vicié. Un drogué, sans doute. Il faut sans doute cela pour connaître tout ce qu’il y a à savoir sur les bas-fonds du port de la ville. Il étouffe. Me frappe deux fois de suite au visage. Je redresse le regard vers lui. L’étrange encore. Rapproche mon visage de son vilain museau. Détaille ses traits. Sonde, malgré l’obscurité de la venelle, le fond de son regard. J’essaie d’y apercevoir quelque chose. N’importe quoi. Je n’y vois rien alors qu’il glisse vers les abîmes. Négligemment, je rejette son corps sur le côté. Je m’époussete le blouson. Et soupire, en regardant le ciel. Quelques flocons tourbillonnent dans la nuit glaciale.


| Déception. Du début à la fin. |


Je regarde autour de moi, ramasse le corps, et le traîne jusqu’aux quais, non loin de là. Je le balance par-dessus bord. L’eau glaciale ne va pas abîmer le corps si vite que cela, mais les poissons vont s’occuper du reste. De toute manière, il n’y a pas d’empreinte à collecter sur le cadavre. Je retourne en centre-ville, décidé à me changer les idées, peut être à me trouver une humaine pour me nourrir ; Leïla ne saurait ce soir étancher la soif terrible que je ressens après un meurtre qui ne m’a rien évoqué. Je chemine un moment dans les rues au gré des odeurs, des sensations ; je chasse toujours d’instinct. Un parfum m’attire… Mais aussitôt que je m’approche, une autre odeur, plus froide, me fait marquer un coup d’arrêt. Et merde. Le genre de rencontre fortuite que j’aimerais éviter à tout prix. Trop tard ; maintenant je n’ai pas d’autre choix que celui d’affronter la situation.


| En plus tu fais des rimes ? Tu es mignonne, Myklebust. Mais dis-moi, tu ne t’emmerdes pas…. |


Je hume à pleins poumons l’odeur de ce que je déduis être sa pomme.


| Tu me présentes à ta petite copine ? |


Je pose mon regard sur cette dernière. Barre mon visage d’un petit sourire en coin.


| Fais attention, petite. Ces bêtes-là vont tout te prendre, et je ne parle pas que de ton sang ou de ta vertu. |

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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mer 18 Jan - 16:20

Le 12 décembre 2017


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Je soupirais à la réponse de Gaïa et secouais la tête négativement. Ce n’était pas une réponse, et encore moins une bonne excuse. Elle n’aurait pas dû le resservir, habitué ou non, et encore moins avoir besoin de réviser pendant son service. Elle savait s’imposer au sein de la maison, mais n’y arrivait pas en dehors et cela me désolé. Il allait falloir que je l’aide à y arriver. Elle faisait partie des Myklebust en qualité de pomme de sang, et plus tard, peut-être en qualité de novice si elle s’en montrait digne. Un Myklebust ne se laisse pas imposer sa volonté, mais il l’impose justement. Je mettais cela sur le compte de sa jeunesse. Elle ne manquait pas de caractère après tout.

Je ne lui répondais pas un vampire non désiré arrivant vers nous. Johannes. Le traitre. Celui qui avait abandonné les siens pour une lignée que l’on exécrait. Il avait rompu ses liens du sang avec Svering pour se lier à son Maitre de pacotille. Son acte était sans précédent. Personne encore n’avait agi ainsi. Ou du moins à ma connaissance. Un contrat sur sa tête avait été aussitôt apposé et Svering avait ordonné sa mort. J’avais une furieuse envie de le tuer là tout de suite maintenant, mais je ne le pouvais pas. Trop d’humains. Trop de témoins. Et Leygh avait été clair, il ne voulait pas qu’on connaisse ma nature de vampire. Alors mon poing se referma sur lui-même plutôt que de tirer la dague que j’avais accroché à ma cuisse, sous mon pantalon. J’avais pris l’habitude d’entailler la poche, me permettant de la récupérer rapidement.

Je crachais par terre à ses mots Je ne suis pas mignonne connard. Je suis Myklebust, la servante de Svering. Et celle qui va te tuer pour ta traitrise. Pas ce soir, non mais bientôt. J’arracherais ta tête de vermine de ton corps. Quand il parla de Gaïa ma colère augmenta et si mes yeux avaient le pouvoir de le tuer, je l’aurais foudroyé sur place. Ma petite copine t’emmerde et bien profond connard J’aimais ce siècle pour un truc : ses insultes bien plus insultante justement que celle du siècle qui m’avait vu naître. Et je m’en donnais à cœur joie. Lorsqu’il pose son regard sur ma pomme de sang j’ai encore plus envie de le décapiter mais je me fais violence. Je m’écarte même légèrement. Il veut parler à Gaïa et essayer de la retourner contre nous ? Je ricanais. Il pouvait toujours essayer. Je fis un signe de tête à l’humaine, l’autorisant à lui répondre si elle le désirait. Je n’avais aucun doute quant au contenu de ses paroles. Sa loyauté m’était acquise et contrairement à lui, elle n’était pas une traitre.



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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mer 18 Jan - 18:56

Au clair de la lune...


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Dès que j’entendais le soupir de Maja je comprenais que ma réponse n’était pas celle qu’elle avait attendue. Et en y réfléchissant bien, elle avait raison ! Moi qui étais une élève studieuse j’aurais du faire passer mon examen du lendemain avant le boulot qui me permettait d’acheter mon matériel de photographie et de faire, comme toute jeune femme de mon âge, du shopping à gogo. La prochaine fois il était hors que je reste et encore moins que Maja soit obligée de faire le déplacement… Plutôt mourir ! Si la blonde était pour moi un modèle je ne pouvais pas me permettre de la décevoir de la sorte. Il allait falloir que je m’impose un peu plus ici comme je le faisais à la maison.
Je ne perdrais sûrement pas mon emploi puisque le véritable patron ne saurait tarder à revenir et que je faisais un excellent travail… C’était décidé ! Les études avant le boulot. J’allais même montrer à la vampire que j’avais compris puisqu’elle ne rajoutait rien de plus… mais finalement je gardais le silence !


Si elle ne disait rien c’était uniquement parce qu’elle était sur ses gardes. Elle avait senti un danger que mon statut de simple humaine m’empêchait de détecter… puis c’est alors que je vis un homme s’approcher ! Du moins il l’était en apparence car la réaction de Maja me prouvait le contraire. Je resserrais donc davantage le casque contre moi alors qu’il parla à Maja comme s’il la connaissait. Pour ma part je ne bronchais pas et j’observais ! Il était hors de question que je dérange la vampire pendant cet échange.
Je ne savais pas qui il était exactement mais il ne me plaisait pas… C’était toujours le cas avec les gens qui mettaient Maja hors d’elle. Mon dégoût envers l’inconnu l’était davantage quand j’apprenais qu’il était un traître à la lignée Myklebust. Je regardais la blonde derrière qui je me trouvais quand elle parla en mon nom à l’autre. Je n’aurais pas dit mieux, ni même en d’autre manière. J’esquissais un léger sourire d’admiration envers la vampire.


Mais très vite je reportais mon attention sur l’inconnu qui me regardait. Je pouvais m’en rendre compte maintenant que ma protectrice s’était légèrement écartée. Automatiquement je jetais un coup d’œil à Maja qui, d’un signe de tête, me donna la permission de répondre aux propos de ce connard qui me faisaient froncer les sourcils. La façon dont il venait de parler de Maja, de sa lignée et surtout de ceux qui m’avaient sauvé fit monter une colère sourde en moi.
Cet imbécile ne me connaissait pas. Sinon il n’aurait pas été assez stupide pour me dire que ces « bêtes-là » risquaient de tout me prendre.


- Ces bêtes-là ? dis-je avec un rire cristallin qui dénotait avec mon regard. Ces bêtes-là ! répétais-je plus froidement. La seule personne qui pourrait porter l’adjectif de bête c’est vous selon moi. Mais d’après ce que j’ai pu entendre et comprendre la connerie n’est pas récente chez vous !


Je parlais à un vampire ? Enfin, j’agressais verbalement un vampire ? Oui et alors… !? Il m’était insupportable qu’on puisse faire du mal à Maja, Leygh et aux autres ou même qu’on leur manque de respect. Je ne pouvais pas pardonner ça et je pourrais donner ma vie pour la blonde s’il le fallait et elle le savait, j’en étais persuadée.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mer 18 Jan - 21:09

Je sens le danger. Maja Myklebust n’avait jamais été une amie, et jusque là, jamais une ennemie non plus. Il lui manquait cet instinct de tueur qu’avaient tous ceux qui avaient été soldats de leur vivant. Si elle était sans doute moins douée que des combattants qui s’étaient battus durant toute leur existence humaine, elle n’en était pas moins dangereuse. Moins technique, mais infiniment plus instinctive. Elle était dangereuse. Je pensais pouvoir la battre, même si l’âge jouait en sa faveur. Mais ce serait ardu, violent, et ça me coûterait des plumes sinon la vie. Je voyais dans sa posture que la vampire se tenait déjà prête à la confrontation. Ce n’était pas mon cas. Epaules relâchées, démarche sûre. Je restais détendu ; ma fin ne viendrait pas maintenant, pas devant tous ces témoins. Parce que les Myklebust respectaient les règles. Les leurs, en tous cas, même si leur considération pour les humains n’était que feinte. J’étais bien placé pour le savoir. La blonde crache par terre, dans ma direction. Je hausse un sourcil, mon sourire me fait froncer la moustache. Et voilà les insultes. Je secoue doucement la tête, souriant toujours. Je frémis sous l’effet d’un frisson d’impatience et lève le poing dans sa direction, riant presque en reprenant la parole.


| Quel piquant ! Ouuuuh ! Dis-donc, c’est qu’elle est sérieuse, la mignonne. |


Le vermine, lui, me restait en travers de la gorge. Déjà parce que j’étais né noble ; j’avais suffisamment de quartiers de noblesse pour avoir le droit de rentrer dans une église à cheval si je le voulais. Et cela me déplaisait aussi pour tous les sacrifices consentis au nom des Myklebust, mon ancienne famille. Pour eux, j’avais passé des décennies dans les froides et humides terres d’Amérique du Nord, traquant le lycanthrope comme un sauvage et entouré de sauvages. Je m’étais battu pendant les guerres. J’avais porté l’uniforme à runes, pendant la seconde. Tout ça pour quoi ? Une mauvaise stratégie, de mauvais choix, et un goût prononcé pour le sacrifice de leurs pions. Salopards de bêtes à crocs. Ils se pensaient meilleurs que toutes les autres lignées, mais n’étaient que des animaux, sous le vernis de leur juste colère. J’ai une moue rieuse quand la petite humaine à la coiffure de poupée répond d’un ton qui se veut aussi mordant que sa maîtresse.

Je bouge si vite, profitant de mes capacités séculaires, que je me retrouve juste derrière l’humaine,  soufflant sur sa nuque.



| Mais je suis une bête. Comme ta maîtresse, ici présente. T’a-t-elle déjà parlé des horreurs qu’elle a faites ? |


Je m’éloigne doucement d’elle, sans oublier de lâcher un dernier regard provocateur à Myklebust, petit sourire aux lèvres.


| Je serais toi, Myklebust, je me tiendrais tranquille. Je ne m’abaisserai pas à menacer l’humaine ici présente. Mais tu sais qui je suis, ce que j’ai fait, et ce que je sais aussi. Tu devrais peut-être te demander pourquoi un de leurs chiens de garde aussi bien placé que moi a tourné les talons. Ca peut peut-être sauver ce qu’il reste de ton âme. |

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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mer 18 Jan - 21:54

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Mes poings se serrent et se desserrent à mesure que la Vermine parle. J’ai envie d’enfoncer mon couteau dans son cœur… Non mieux, de le dépecer petit à petit pour lui faire passer l’envie de m’appeler « Mignonne ». Je ne suis pas Mignonne. Je suis Myklebust. Mais c’était typique d’un homme. Il ne voyait qu’une femme avant de voir la guerrière. Il était vraiment plus stupide que je le pensais déjà. J’étais seconde de Leygh. J’avais été formée par l’une des premières Infant de Svering. Je l’avais ensuite tué pour le salut de son âme et de notre Lignée. Je n’étais pas n’importe quel novice. J’avais gagné mes galons. J’étais combattante et non pas quantité négligeable. Bon sang. S’il n’y avait pas eu tous ses humains, je lui aurais fracassé le crane contre le mur en lui demandant où il voyait une mignonne lui. Je ne répondais pas. Sinon j’allais vraiment lui sauter dessus.

Je ricane quand il parle de Gaïa, mais laisse l’humaine répondre. Elle avait autant de mordant que moi et elle était Myklebust. Elle ne nous trahirait pas et je savais sa fidélité indestructible. Il pourrait dire ce qu’il voulait, elle n’en aurait cure. Des horreurs, Gaïa en avait vu et subi plus d’une. Elle savait très bien qui j’étais, ce que j’étais. J’étais sa maîtresse, sa protectrice et sa vie m’appartenait. Je ne l’avais pas prise de force, elle me l’avait donné d’elle-même. Il essayait de l’intimider et je me faisais violence pour ne pas intervenir. Gaïa saurait se défendre et s’il posait le moindre doigt sur elle, je l’attaquerais peu importe la préservation de ma couverture. Il le savait parfaitement bien. Elle était mienne et s’il s’attaquait physiquement à ma pomme de sang, ce serait une déclaration de guerre ouverte.

Il s’éloigne de la jeune femme pour s’adresser une nouvelle fois à moi. Je lâche un ricanement, me moquant ouvertement de lui. Ce que tu es, ce que tu as fait ? Comment ne le saurais-je pas ? Tu as trahi les tiens parce que ta créatrice t’a froissé. Tu n’as jamais été digne d’être Myklebust. Pauvre bouffon. Une peine de cœur et tu retournes ta veste. Tu es pathétique. Une pathétique vermine que j’écraserais sous ma botte. Quant à mon âme, elle appartient et appartiendra toujours à ma Maitresse Svering. Mais ça, un être tel que toi ne peux pas le comprendre. Tu ne connais pas la notion de fidélité ni même les serments.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Jeu 19 Jan - 17:39

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Ma déception d’avoir déçue Maja s’était envolée au fil des minutes qui passaient… A présent j’étais en colère et pas qu’un peu ! Je l’étais car cet inconnu ressemblait de plus en plus à un ennemi mais, pour être honnête envers moi-même, il n’y avait pas que ça. Je me sentais aussi coupable d’être un fardeau pour Maja dans ce genre de situation… Si je n’étais pas qu’une pauvre humaine sans défense elle n’aurait qu’à se préoccuper que de sa propre sécurité. Mais ce n’était pas le cas ! Elle veillait également sur moi car en plus d’être une simple mortelle j’étais assez frêle. Je n’aimais pas le reconnaître mais c’était la triste vérité. Une fois de plus j’en vins à penser qu’il faudrait que je trouve du temps pour un quelconque sport de combat même si cela ne m’aiderait pas dans ce que nous vivions en ce moment.

Même douée au combat, il serait impossible que je me débarrasse d’un vampire à main nue ou avec un casque de moto comme dans le cas présent. Mais mon manque de force physique ne m’empêcha pas de tenir tête à l’ennemi. Car oui, je pouvais être une teigne et surtout j’avais un sacré caractère lorsque l’on s’en prenait à ma famille.


Cependant, alors qu’il était face à moi, le vampire disparut de mon champ de vision pour très vite se retrouver derrière moi. Ma mâchoire se contracta lorsque son souffle se fit sentir sur ma nuque pour me confirmer qu’il était une bête tout comme ma maîtresse. Je ne jetais même pas un regard à Maja lorsqu’il me demanda si elle m’avait parlé des horreurs qu’elle avait faites… Non ! Je faisais volte-face et me contentais de lever les yeux au ciel.
J’aurais pu mentir et lui dire que je savais. Cependant, j’ignorais ce dont il parlait et je me fichais royalement de ce fait. Si Maja n’avait pas jugé important de me parler de telles ou telles choses c’est qu’elles ne l’étaient.


- Quelle manœuvre sans subtilité ! Vous pouvez raconter ce que vous voulez… Mademoiselle Myklebust a toute ma confiance et ma loyauté. Je choisirais la mort plutôt que la trahison ! déclarais-je avec conviction.


Mais visiblement mes paroles ne devaient avoir aucun sens pour lui puisqu’il avait fait preuve de traîtrise à leur égard. Et maintenant que cherchait-il ? On aurait dit qu’il se justifiait… Mais la trahison en reste une malgré les raisons qui l’ont entraîné. Attentive aux échanges entre les deux vampires je crus même comprendre que la déloyauté avait eu pour cause… une histoire d’amour !? Il avait trahi les siens à cause de ce genre de… de broutille ? Et je ne pensais pas de cette façon parce que je n’étais jamais tombée amoureuse mais uniquement parce que je savais que l’amour, plus que tout autre chose, est éphémère ou factice ! Cela me fit même pousser un léger soupir de désapprobation totale.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Sam 21 Jan - 0:09

Je suis assez âgé pour comprendre que tout cela ne rime à rien, ne mènera à rien. Je connaissais Maja ; depuis plusieurs décennies, presque la moitié de mon existence immortelle, en fait. Mais sans la connaître vraiment. Son côté loyaliste jusqu’au bout des ongles n’était pas une surprise, mais c’était malgré tout une déception. Les Myklebust se cachaient derrière leurs relations « saines » et « fécondes » avec les humains, alors que leurs armes étaient celles de tous les autres. Mensonges. Corruption. Meurtres. Ils faisaient la même chose. J’avais fait la même chose. On détestait les Orvandil ? Allons tuer quelques Orvandil. On détestait les loups-garous ? Allons tuer quelques loups-garous. J’avais été l’instrument de cette politique, du congrés de Vienne deux cent ans plus tôt à aujourd’hui, en passant par le nouveau monde, les guerres mondiales, et tout le reste. Maja ne pouvait pas croire vraiment à ce qu’elle faisait. Mais la trouver ici, avec son humaine… Quoi que je dise ou que je fasse, ça ne me ferait pas avancer. Encore que… Il fallait que je la joue fine. Ce n’était pas dans mon caractère. Pas non plus dans mon apprentissage humain ou vampirique. Je devais me montrer malin. Ce qui n’avait rien de commode pour un type qui avait utilisé tous les ressorts humains ou extra-humains pour tuer encore plus de gens.


Je ricane quand Maja me dit que j’ai été « froissé » par ma créatrice. Quelle ironie. Digne d’être un Myklebust. Que savait-elle de la dignité ? J’avais été l’homme à tout faire de la lignée. J’avais aidé à faire s’effondrer des gouvernements, manœuvrer pour sécuriser l’Empire des Hommes pour nous permettre de les saigner, ‘javais œuvré pour des plans bancals, j’avais aidé l’accession au pouvoir du mal incarné, moins d’un siècle auparavant. Tout cela sur ordre de la lignée, et pour son seul bénéfice. Une peine de cœur ? Ma mâchoire se serre. Mes muscles maxillaires se contractent. Cette pauvre conne ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Et son humaine, en parfaite petite pomme de sang, dit amen à toutes ces insultes. Etre aimé ou détesté m’a toujours si peu importé, mais je ne supporte pas l’aveuglement. Je m’adresse à l’humaine.



| La mort plutôt que la trahison ? Mais qui te dis que tu auras le choix, humaine ? |


A quoi bon raconter mon histoire ? La blonde est fanatisée. La norvégienne, sous son emprise. Je dois pourtant tourner les choses à mon avantage. Sinon, je mise la vie de Théa. Et Leila risque déjà sa peau pour moi.


| J’avoue, la subtilité n’est pas mon fort. Mais elle est celle de la Lignée, pas vrai ? Prête à pactiser avec le diable pour atteindre ses pauvres objectifs. As-tu révélé à ton humaine de compagnie, Myklebust, sous quel uniforme nous avons travaillé ensemble ? |


Je souris.


| Ce que ta blondinette ne te dis pas, fillette, c’est que si je me suis rebiffé, c’est parce que tous les miens ont été assassinés par ces gens. La lignée. Ma femme. Mon fils. Ma fille. Mes parents. Mon frère et toute sa famille. Tout le monde est mort. Pour que je me précipite vers mon destin. Et on m’a utilisé. Comme ils t’utiliseront toi. Ou ils te tueront. Crois-tu vraiment que le loup se préoccupe des moutons ? |

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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mar 7 Fév - 13:35

Le 12 décembre 2017


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Désolée pour le retard les amis !

Je n’aimais pas cela. Je n’aimais pas me retrouver face à un traitre en compagnie de Gaïa. Elle était ma pomme de sang et je me devais de la protéger. Je n’aimais pas ça car si l’autre vermine décidait de nous attaquer, je me retrouverais dans une position de faiblesse, à devoir protéger deux personnes au lieu d’une seule. Je ne pouvais pas me lancer dans un combat en oubliant totalement la présence de l’humaine fragile. Même s’il y avait du monde autour de nous, rien ne nous certifiait que l’autre traitre n’allait pas essayer de nous nuire. Sa perfidie n’avait aucune limite. Il avait bien trahi les siens après tout. On pouvait s’attendre à tout avec lui.

D’un autre côté, c’était un bon exercice pour Gaïa. Elle le savait déjà, le monde était cruel et sans pitié. Mais elle ne s’était jamais encore confrontée à un vampire. Elle était assez bien placée pour savoir combien nous étions dangereux et sans pitié. Pour autant, elle n’en avait jamais fait l’expérience. Cela lui servirait, à être plus attentive, à être plus prudente… Mais aussi à beaucoup plus s’affirmer. J’étais présente, à ses côtés, pour la protéger. Elle pouvait parler ouvertement et s’exprimer comme elle le désirait. Elle m’appartenait oui, pour autant, elle n’était pas une poupée dénuée de sentiments, ni une poupée que je manipulais. Elle pouvait prendre ses propres choix, ses propres chemins. J’étais semblable à une sentinelle dans sa vie, et non pas marionnettiste.

Je souriais à ses réponses au vampire. Elles ne m’étonnaient guère en effet. Pour autant, j’en tirais une certaine fierté. Je ne lui avais rien chuchoté à l’oreille. Les mots qu’elle prononçait était les siens et non les miens. Je lâche un léger rire à sa question envers l’humaine. Je ne réponds pas à sa place pour autant. Elle était assez grande et compétente pour le faire elle-même après tout. Pour ce qui était du reste, je lâchais un rire franc. C’était… Amusant et pathétique. Tu es bien stupide. Penses-tu que cela changerait la moindre chose ? Ce que j’ai fait pour MA lignée a toujours était assumé. Contrairement à toi, j’ai toujours servi les intérêts des miens avant les miens. Je ne suis pas égoïste, mais fidèle. Racontes lui donc ce que tu veux. Mais tu perds ton temps. Je n’éprouve aucune honte concernant mon passé et je n’ai jamais rien eu à cacher contrairement à toi. J’ai toujours avancé à visage découvert. Tout son contraire c’était indéniable. Qu’il s’amuse à raconter ce qu’il voulait, je m’en fichais complètement. Gaïa m’était dévouée. Leygh lui avait sauvé la vie et offert une existence dont elle rêvait. Et j’en avais ensuite fait de même. Elle connaissait mon statut au sein de la lignée. Et elle savait que je n’étais pas enfant de cœur. Je suis une guerrière, une combattante et mes mains sont pleines de sang.

Je lâchais un rire franc, me moquant ouvertement des sentiments de l’Autre vampire. C’était dangereux, mais je m’en fichais. Oh mon pauvre petit bouchon, tu as perdu des proches ! Tu veux un calin pour te consoler ? Réveilles toi. Que crois-tu Reiner ? Le monde est cruel, le monde est malveillant. Nous avons TOUS perdus des nôtres. Nous ne sommes que des marionnettes dans les mains de Svering pour servir son dessein et les nôtres. C’est l’une des premières choses que nous apprenons. Que ta créatrice aurait dû t’apprendre. Voilà l’une des nombreuses erreurs qu’elle a commise à ton encontre. Morgane avait commis bien des erreurs, des erreurs qui nous avaient coûté cher. Elle avait de la chance, elle n’avait pas été condamnée à la mort véritable. Oui, elle avait eu beaucoup de chance. Maïa avait été un bon mentor. Et lorsque j’avais dû lui donner la mort, elle avait accepté mon choix, mon positionnement. Elle n’avait pas cherché à me détourné, consciente qu’elle avait su m’inculquer les valeurs de la fidélité et du dévouement, ses valeurs qu’elle ne partageait plus. J’avais souffert de devoir la tuer. Mais je l’avais fait. Parce que ce sacrifice était nécessaire pour les nôtres. Von Reiner n’était pas assez forts pour être des nôtres.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Mer 8 Fév - 10:27

Au clair de la lune...


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Toute cette situation aurait pu être évité si ces derniers jours je n’avais pas traîné sur mon lieu de travail, obligée de faire des heures supp’ à cause d’une idiote fainéante. Maja ne se serait pas pointé ici pour venir me chercher et elle n’aurait pas croisé le chemin de celui qui était un traître. Mais dans ce cas là, j’aurais sûrement croisé le vampire en étant seule… Aurait-il perçu mon appartenance à Maja ? Oui, je pense… et que ce serait-il passé ? Je frissonnais légèrement en me posant mentalement la question mais je ne cherchais pas à avoir la réponse. Avec des ‘‘si’’ on pourrait refaire le monde.
Avec un simple ‘‘si ma famille m’avait aimé’’ j’aurais pu ne pas me retrouver à la rue, ne pas m’être fait poignarder et ne pas avoir connu cette vie. Alors non, je ne regrettais rien de toutes ces horreurs que j’avais pu vivre et je n’acceptais pas que mes maîtres soient traiter de monstres. Je me doutais que le passé de Leygh, de Maja, de la Lignée n’avait sûrement rien à voir avec un conte de fées, que du sang avait dû être versé. J’imaginais aussi que des personnes avaient dû mourir pour leur cause et aussi à cause de celle-ci. Des personnes qui devaient sûrement être considérées par leurs proches, par le monde, comme des personnes innocentes !  Mais la vie se fout des innocents… je le sais car je m’étais moi-même retrouvée agonisante dans un caniveau sans aucune raison, pour avoir seulement voulu me réchauffer.


Alors même si j’avais peur de ce qui pourrait se passer, je tenais tête au vampire et je lui répondais. Il pouvait salir verbalement celles et ceux qu’il avait trahis je m’en fichais royalement. Je ne répondais pas à sa réplique concernant la trahison et la mort. Je me contentais de lever les yeux au ciel avec un léger soupir ! Il ne connaissait rien de ma vie…
Puis je reportais mon attention sur Maja quand il s’adressa à elle. Selon lui, elle aurait dû me parler de certaines choses. Je ne me demandais pas lesquelles, je savais que la vampire me disait ce que j’avais besoin de savoir et c’était tout ce qui importait. J’avais confiance en elle ! Maja était un modèle de par sa force, son courage et sa détermination. Et même si elle se montrait parfois dure avec moi je savais que cela n’était pas contre moi. Elle me rendait plus forte et c’était ce que je voulais.


Sortant de ma rêverie admirative, je regardais le traître qui parlait de sa famille. Mon regard se fit plus obscur ! De mon point de vue il était préférable de perdre une famille aimante que de se retrouver à la rue à sept ans parce que votre famille vous considère comme un élément indésirable !


- C’est une perte de temps que de parler ‘‘famille’’ à quelqu’un dont on ne connait pas l’histoire ! déclarais-je froidement en fixant le vampire. Car les liens du sang ne sont que des chimères. Je l’ai appris à mes dépends lorsque je me suis retrouvée à la rue, continuais-je d’une voix glaciale en précisant avec un sourire mesquin, à l’âge de sept ans !


Il aurait pu croire que j’étais une écervelée d’ado qui faisait chier ses parents qui, excédés, l’avaient mise à la porte ! En réalité, je n’avais été que l’enfant d’une autre pour une belle-mère odieuse et concernant mon géniteur… on s’en fichait ! Il ne m’avait jamais aimé. Je me souvenais parfaitement des coups… tout était gravé dans ma mémoire ! Mais je détestais m’en souvenir ; donc je haïssais le traître qui avait fait remonter ces horreurs à la surface.
Mon silence laissa à Maja le loisir de répondre au vampire et elle ne fut pas tendre dans ses paroles. Je compris alors qu’elle connaissait la créatrice de celui qui nous faisait face. Visiblement elle n’avait pas su faire son travail de mentor. Était-elle morte pour cela ? Je jetais un regard au vampire en guettant sa réaction…



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MessageSujet: Re: [Livre I] Au clair de la lune   Dim 12 Fév - 16:06

Les Myklebust n’étaient que des hypocrites. A jouer les connards tolérants, à prendre des humains sous leur aile, à ne les saigner qu’en s’assurant de leur consentement, voire même de leur plaisir. Foutus menteurs. J’étais bien placé pour savoir que la vie n’avait pas plus d’importance pour eux que pour n’iumporte quelle autre lignée. N’avais-je pas porté un uniforme honni de l’humanité, moins d’un siècle plus tôt, participant directement à une tuerie de masse comme l’espèce humaine en avait peu connu dans son histoire ? J’avais participé à de multiples génocides, où la vie humaine n’avait comme importance que sa valeur nutritive et au-delà de ça, le nombre d’auxiliaires susceptible de se battre sans le savoir pour notre propre cause. Maja Myklebust n’était pas une imbécile. Elle devait en avoir conscience, de cela aussi. Mais elle avait sa relation, quelle qu’elle soit, à sauver avec l’humaine aux cheveux… Blonds ? Blancs ? Teints ? J’en savais rien et je m’en cognais. Le fait était que quoi que je fasse j’étais maintenant repéré en Norvège et j’allais devenir une cible. Je pouvais vivre avec cela, mais ce n’était pas forcément le cas de Théa, qui avait déjà trop subi du fait des créatures surnaturelles. Théa ne méritait pas ça non plus ; elle était une des rares personnes innocente que je connaisse.


| Tu as raison, ça ne change rien. Et rien non plus au fait que je pense que l’idéal Myklebust n’est qu’un mensonge. |


Lorsqu’elle évoque ma créatrice, tout de même, je sens la colère monter. Mon réflexe est de défendre Morgane, mais je le musèle, ne ressentant que de la haine pour elle. Ce que Maja oublie, toutefois, c’est que Morgane est bien plus vieille qu’elle. Plus forte, aussi. Et qu’elle a fait de moi un tueur plus efficace. Mais à quoi bon venger une garce félone dans le sang, alors que je n’aurais pas le temps de liquider la vampire et l’humaine avant que la police ne soit appelée ? Je n’allais pas le faire.


| Je ne suis la marionnette de personne. |


Pour le meilleur et pour le pire, j’étais seul. Je me retournais vers l’humaine.


| Et tu étais pourtant plus en sécurité à ce moment-là que maintenant, petite humaine. |


J’inspirais alors, même si je n’en avais nul besoin.


| Très bien. C’était très plaisant d’échanger ces quelques politesses avec vous deux, mais je ne voudrais pas vous retenir plus longtemps. Bonne soirée, mesdames. Espérons que nous n’ayons pas à nous revoir. |


Et je me retirais de quelques pas en arrière, avec un dernier sourire en coin, puis m’enfonçais dans l’obscurité.

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