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[Livre I] Hey, honey

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Running After My Fate
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MessageSujet: [Livre I] Hey, honey   Dim 9 Juil - 19:00

Dimanche… D’habitude, c’est plutôt calme, tranquille. Si Jaana bosse sur ses expériences, ou sur n’importe quoi d’autre peu importe, je pars souvent marcher, faire un peu de vélo ou en tout cas n’importe quoi qui me permette de m’aérer un peu. Ou alors je m’intéressais aux gosses. Et si Jaana était là et bien… On faisait pas forcément autre chose. Je savais qu’en semaine elle devait toujours s’occuper de l’administratif, de la gestion du CNRB. Mais je savais aussi qu’elle était directement impliquée dans certains projets. Je pense que si elle l’avait voulu, elle aurait sans doute pu s’attacher à gagner un nobel ou une récompense du genre. Mais maintenant je savais pourquoi elle ne parlait jamais de ses recherches. C’était de « première importance pour l’avenir du monde », voyez-vous ça. Maintenant, je ne dormais plus du tout avec elle. Et je passais plus de temps que jamais dehors… mais pas aujourd’hui.  Aujourd’hui j’avais promis à celle qui était encore ma femme de profiter de mon jour de congé hebdomadaire, sans astreinte de sécurité dans ma propre boîte, pour venir faire la « sécurité » de sa boîte défaillante. Etrange qu’elle ait fait appel à moi, j’imaginais, si ses recherches étaient aussi importantes qu’elle le disait, que les flics ou même l’armée se seraient occupés de la protection de l’endroit… Qu’importe.


Je roulais donc doucement, sans précipitation, vers le laboratoire de recherche. Je passais le portail de sécurité sans problème, ma femme m’avait déjà fait entrer et le gardien me connaissait. Mais ce n’était pas une excuse, rien que ça, c’était déjà limite. Peut-être avait-il noté mon heure d’entrée et la raison de ma venue sur un cahier ou sur son pc après mon départ du poste de sécurité, mais je ne l’avais pas vu faire, alors le doute persistait. J’allais me garer, et notais qu’il y avait bien des caméras sur le parking. C’était déjà quelque chose, mais elles n’étaient pas toutes orientées pour pouvoir surveiller le coffre de chacun. J’entrais finalement, mais à l’accueil tout restait verrouillé en ce jour chômé, alors je devais sonner au bipeur de l’accueil. J’attendais que ma femme descende de son  bureau, et quand elle le fit j’adoptais sciemment une posture neutre, d’attente. Je ne fis aucun geste dans sa direction.



| Salut, Jaana. Tu me fais le tour du propriétaire ? Je ne connais que ton bureau. Ne me montre que ce que je suis sensé pouvoir voir. Je ne veux pas de problèmes avec tes patrons, au gouvernement. |

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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Mar 11 Juil - 14:17

Le temps file tellement vite que j’ai du mal à tout suivre en ce moment. J’ai du mal à savoir quel jour on est, je commence même à avoir du mal à garder bien en vue mes priorités. Il faut dire que je n’ai pas vraiment arrêté depuis quelques jours et que mon esprit commence un peu à saturer. Mais au moins, réfléchir à la reconstruction du CNRB m’empêche de me focaliser sur l’agonie de mon mariage. Ou sa mort définitive, je ne sais pas trop comment on peut encore l’appeler à ce stade. Philippe m’aide pourtant bien à sa façon, à passer toutes ses nuits ou presque dehors. J’imagine très bien quelles doivent être ses occupations alors je ne me prive pas pour avoir les miennes. Après tout, c’est bien ce qu’il voulait non ? Le champ libre pour aller s’encanailler je ne sais où avec je ne sais quelle petite pétasse. Oh, je sais, je ne suis qu’une hypocrite. Mais c’est lui qui l’a avoué le premier et moi, je ne lui ai toujours rien dit. Parce que je n’ai toujours pas digéré la façon dont il m’a balancé ça, sans la moindre once de remord, limite en me le reprochant comme le reste. Et ça, je n’arrive pas à l’oublier. Qu’il m’en veuille pour mon boulot, le sien, les enfants ou je ne sais quoi ça, d’accord, mais le fait que lui soit allé voir ailleurs. Ca non. Alors forcément, je suis soulagée de le voir le moins possible.

Pourtant, il a bien fallu me rendre à l’évidence. J’ai besoin de ses lumières. Je sais que lui pourra être objectif, pourra me dire ce qui cloche ou pas dans le système de sécurité et les pistes qu’il suivrait. Après tout, autant que le fait d’avoir couché avec un spécialiste en sécurité me serve à quelque chose non ? Prévenue par un vigile, je finis par quitter mon bureau et par le rejoindre à l’accueil. Je suis fourbue et je suppose que cela doit se voir sur mes traits. Tout comme il n’a pas l’air particulièrement en grande forme. Je m’en moque de toute façon non ? Evidemment que non mais, dans l’immédiat, j’ai envie de m’en convaincre. J’enfonce les mains dans mon jeans, sans faire attention à ma chemise boutonnée de travers et j’ai un hochement de tête dans sa direction. Voilà. 20 ans de mariage pour ça. Parfait.

"Bonjour Philippe. C’était l’idée oui. Mais j’aimerais que tu vois mon bureau quand même. Il n’y a plus aucune expérience en cours pour le moment, pas ici en tout cas. Le temps que la sécurité fonctionne correctement et que tout soit rétabli." J’ai réprimé un soupir à ses propos. A peine quelques mots et déjà une petite pique. "Ce ne sont pas mes patrons. C’est… enfin. Peu importe. J’aimerais un regard neutre, objectif sur la sécurité et ses lacunes. J’ai visiblement une tête de pigeon dans ce domaine et j’aimerais autant que les mêmes erreurs ne se répètent pas deux fois. J’ai retenu ce qu’il ne fallait pas faire donc à voir comment l’appliquer pour que tout se passe au mieux et que j’évite d’avoir à me demander comment ils ont pu saccager mon bureau à ce point-là." Et encore, je ne parle pas du reste. Je lui tends alors un badge, pour qu’il ait déjà un premier aperçu du système. "Normalement, personne n’a accès à certaines ailes du centre sans ce badge. Enfin, c’est ce que je pensais. Avec celui-là, tu as les mêmes accès que moi. C’est-à-dire partout. Labos, réserves, bureaux, poste de sécurité. Tu veux commencer par quoi ?" C’est fou d’en arriver à ce degré de neutralité. Comme si je ne bouillais pas intérieurement en sa présence, comme si je n’attendais pas une réaction de sa part, quelle qu’elle soit. J’aimerais presque autant qu’il me hurle dessus.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Sam 15 Juil - 15:15

Ces retrouvailles sentaient plus que jamais la fin. Je ne savais pas pourquoi. Je n’en avais pas du tout envie mais je ne pouvais pas m’empêcher d’emprunter cette voie, comme s’il était impossible pour moi de prendre une décision qui nous permettrait de remonter la pente. Par défi, par obstination, je n’avais pas du tout envie de faire des efforts. Malgré mon infidélité, je considérais que c’était Jaana qui était responsable de tout ce qui nous arrivait, que ce soit la mise en danger de la famille du fait de ses activités, ou du fait du naufrage de notre mariage faute d’amour, d’attention, de dialogue. Je n’étais sans doute pas très juste, et pas non plus objectif. Mais au final qui est-ce que cela intéressait ? Peu importe. Nous nous accueillis avec une fraîcheur glacée qui n’a rien de rafraîchissante, c’est plutôt un peu comme un froid de mort. Classe et distingué, on se fait la gueule comme des collégiens mais qu’importe au final. Elle me salue peut être de manière encore plus négligée que je ne l’avais fait moi-même. Elle me dit qu’elle aimerait bien que je puisse voir son bureau. Je garde le silence une seconde. Il n’y avait plus d’expériences là, mais elle ne rentrait pas plus tôt pour autant. Tout ça n’était qu’une vaste fumisterie. Je n’avais vraiment plus de remords à repasser chez Tonni de plus en plus souvent.


| Ton bureau, donc. D’accord. Mais ça n’est pas par là qu’ils sont rentrés. Et je mettrais ma main à couper qu’ils ne sont pas non plus rentrés par la porte principale. Il y a constamment de l’activité ici, tu me l’as déjà dit. Devant ils prenaient trop de risques d’être repérés avant même d’avoir mis un pied à l’intérieur. |


Elle me dit que ce ne sont pas ses patrons, et qu’elle aimerait un regard extérieur. Je reprense à un détail alors qu’elle me parle de son chef de sécurité et elle reconnaît en tout cas mon expertise. Je repense à ma récente discussion avec ma directrice, ma responsable hiérarchique chez Total. Hunter Orvandil. Drôle de nom tiens, me disais-je pour peut-être la millième fois. Et je repensais à mon fils, forcément.


| J’ai eu mon audition chez ma responsable hier, pour l’affaire de mon ordinateur dont je t’ai parlée il y a quelques temps. J’ai couvert Joran et la rumeur se répand que je me branle au boulot, mais j’ai toujours mon job. Je vais essayer de faire en sorte que les gamins n’en sachent rien. |


Je pris son badge et le tournais entre mes mains. Visiblement il s’agissait d’un simple badge électro-magnétique, comme on en faisait partie. Facile à produire, facile à tracer, facile à copier.


| Il va falloir penser à mieux rentabiliser nos impôts que ça. Passez aux scanners digitaux, c’est moins facilement copiable. On commence par le visionnage des bandes de ce soir-là. Vous en avez, n’est ce pas ? |


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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Lun 21 Aoû - 9:30

Est-ce que les choses vont vraiment finir comme ça ? Aussi stupidement ? Sans que nous n’arrivions à rattraper quoi que ce soit ? Je ne sais pas si je dois me sentir frustrée ou soulagée, si j’en suis heureuse ou si j’ai envie de le secouer, par principe. J’ai envie de lui dire toute la vérité, qu’on crève l’abcès pour de bon et qu’on puisse avancer chacun de notre côté. Oui, j’ai du mal à ne serait-ce qu’imaginer qu’on puisse de nouveau le faire ensemble et, à cette pensée, j’ai un soupir avant de le fixer un instant, sans rien dire. Je me demande à quoi il pense, à quel point il peut me détester. Et une part de moi jalouse un peu le fait qu’il trouve son équilibre ailleurs, sans moi. Je grimace un sourire qui ne gagne pas mes yeux et je souffle, alors que nous nous dirigeons vers mon bureau. « A ta façon de parler, on dirait qu’ils savaient exactement par où passer. C’est ce que je n’arrête pas de me dire, que c’est quelqu’un qui travaillait pour nous qui a fait le coup ou qui, a minima, a renseigné les coupables. Autant te dire que mon niveau de parano est grimpé en flèche depuis. Pourtant, ils sont tous supposés avoir une sérieuse étude de leur dossier avant d’être autorisés à travailler au centre. Et c’est encore pire quand il s’agit d’avoir accès aux zones sensibles. »

Si ça se trouve, ils n’ont pas eu besoin de se cacher des caméras ou du service de sécurité. Parce qu’ils en faisaient partie. A cette pensée, j’ai un frisson et je croise les bras, mon regard se perdant un peu dans le vide. Tout semble vouloir s’écrouler en même temps et, autant dire que si j’ai envie de le gifler, je suis quand même reconnaissante à Philippe d’être là. Et d’être doué dans son boulot. Je me demande si je lui ai déjà dit un jour. Probablement pas. Et je suppose que c’est un peu tard pour le faire, comme tout le reste. J’arque un sourcil quand il parle de ses problèmes au boulot. J’avais presque oublié mais pas totalement, à ma propre surprise. Peut-être parce que Joran était lié à l’histoire ou parce que je me mettais enfin à écouter ce qu’il disait. A quel point la situation est ironique ? Difficile à dire.

« Et comment ta responsable a pris les choses ? Mis à part les rumeurs sur tes habitudes sexuelles j’entends. » Je fronce les sourcils alors que je reprends, plus hésitante. « Loin de moi l’idée de vouloir être le nombril du monde mais, tu ne t’es pas demandé si ce n’était pas… enfin si Joran n’avait rien à voir avec ça ? Et si quelqu’un n’avait pas tenté de trafiquer ton ordinateur pour avoir accès à des informations qui pourraient nous concerner ? » C’est stupide comme idée et de toute façon, si c’est le cas, il est peu probable qu’il m’en parle. Je ne sais même pas pourquoi j’ai pensé à ça à dire vrai. Je le fixe un instant, me demandant à quel point il couvre tout ce qui se peut se passer dernièrement mais je me contente de souffler, à mi-voix. « Merci. Je sais que tu le fais pour eux mais… enfin… » Et je secoue la tête, incapable de trouver des trucs intelligents ou pertinents à dire. Comme quoi, je peux même me retrouver à court de mots.

Je grimace en voyant la façon dont il fixe le badge et je hausse une épaule. « Je n’ai pas vraiment eu mon mot à dire là-dessus. Mais je suppose qu’avec les récents évènements, nos impôts vont être mieux investis. Ou alors, on se passera des impôts, c’est pas mal aussi. » Je sens mes mâchoires se contracter et je hoche la tête au reste de ses propos. « On a ça oui. Mais la police ne les a pas trouvés exploitables. Visiblement, ils savaient exactement où elles étaient et comment se positionner pour s’en cacher. Je ne sais même pas si on peut deviner combien de personnes étaient là ou non. » Je me pince l’arête du nez avant de reprendre, d’un ton pensif. « Je me sens prise pour une conne comme c’est pas permis dans cette histoire. » Bon, pas que dans cette histoire, d’accord. Mais on ne v pas changer de sujet tout de suite non ?

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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Mar 29 Aoû - 20:52

J’essaie de ne pas me poser trop de questions mais c’est presque trop pour moi. Pas que je sois forcément un cérébral, loin de là, mais c’était difficile de tourner le dos à un passé si long, si rempli, qu’il avait totalement structuré ma vie. Je ne me voyais pas vraiment d’avenir désormais. En fait je n’en voyais plus depuis des années, à part celui de lentement péricliter, de me reconvertir vers quelque chose, n’importe quoi, en attendant patiemment la retraite et tout ce que cela impliquait. En conséquence de quoi, j’avais déjà quelque part commencé à conclure ma vie. L’essentiel était dérrière moi ; le coup de foudre, la jeunesse de mes enfants, le job de ma vie. Ca ne me rendait pas triste, mais je devais reconnaître que j’étais perdu. Je pouvais perdre mon emploi actuel, mes enfants allaient bientôt partir de la maison maintenant, ma sœur revenait rajouter au bordel général et mon mariage était en train de se terminer comme gangréné par les mensonges, par l’inaction, par le désintérêt mutuel. C’était triste. Pas désespérant, je rebondirais comme uj’avais toujours rebondi, mais ça n’était pas pour autant la fête du slip, loin de là. J’essaie de me concentrer sur mon boulot, mais ça putain de merde, ce n’était pas du tout facile. Je coule un regard en coin à Jaana. Même la regarder, c’était pas si facile que ça. Dur d’affronter la vérité en face.


| Peut-être que la fuite ne vient pas de tes employés. Pas directement. Il est facile de retourner quelqu’un sans qu’il s’en rende compte. Tu l’aurais su en regardant une ou deux séries d’espionnage. | je plaisantais, mais vaguement seulement. | Et du côté de tes « partenaires », de tes « investisseurs » ? Tu travailles avec des gens dangereux. Tu crois vraiment que des contrats et des caméras les arrêteraient ? |


La question était plus rhétorique qu’autre chose. Je ne sais pas trop si Jaana plaisante, si elle se fout de moi, en me demandant comment la responsable a pris la chose. Devais-je vraiment lui dire ? Je préférais lui répondre évasivement. Evitons de trop nous impliquer sur ce sujet. Cela pourrait porter préjudice plus tard. Je savais très bien que l’option dont me parlait mon épouse était tout à fait possible. Mais du même coup, je ne pouvais pas le lui dire. Car la seule raison qui pouvait pousser quelqu’un qui connaissait un tant soit peu Jaana à venir fouiller dans mon ordinateur ce serait… Cassie. Parce qu’elle avait commis une énorme bourde et qu’on était maintenant tous en danger. Alors je réfutais. Quel serait le prix d’un mensonge de plus ? J’avais l’impression de ne plus devoir grand-chose à Jaana. Et pas la vérité en tout cas ; j’étais convaincu qu’elle continuait de me cacher plein de choses.


| Oh, c’est sûrement quelqu’un qui voulait avoir accès à mon pc. Je suis important pour la sécurité de ma boîte, justement. Et les gens qui en volent aux pétroliers sont légion. Y’a pas à chercher bien loin. Je ne pense aps que ce soit les mêmes gus que ceux qui s’en sont pris au CNRB ; s’ils sont venus sur place c’est qu’ils savaient déjà comment faire, et ils n’auraient rien trouvé de plus dans l’ordinateur du mari de la directrice. |


Je soutiens le regard de Jaana sur ce coup-là.


| Déjà les caméras, il faut toutes les changer d’endroit. Et en plus ça serait encore mieux de les planquer sous les grilles d’aération, dans le faux plafond ou n’importe quoi qui peut les camoufler. Prends les services d’un service du gouvernement, et pas un privé. Le gouvernement n’empêchera pas la fuite mais si ça devait se reproduire ce sera facile de savoir qui en sera la cause. |




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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Lun 11 Sep - 18:47

En fait, plus les minutes, moins j'ai l'impression que je pourrais vraiment garder cette pseudo neutralité de façade qu'il y a entre nous. Je me dis qu'il faudrait que ça pète vraiment, bien plus que lors de cette nuit, lorsque certaines choses ont été enfin mises sur le tapis. Mais non, tout continue de flotter entre nous, ne faisant que renforcer cette amertume que nous avons l'un pour l'autre. Et qui n'ira qu'en grandissant au rythme où ça va. Je ne sais pas si tout balancer pour de bon, si se gueuler dessus vraiment servira à quelque chose mais ça ne pourrait de toute façon pas être pire si ? Et puis, je déteste me réfugier derrière cette froideur, cette distance que je réserve aux inconnus. Je ne devrais pas avoir à agir de la sorte avec l'homme qui partage… qui a partagé ma vie… depuis 20 ans. J'inspire, réalisant que ce flot de pensées ne va pas vraiment m'aider à garder mon sang-froid. D'autant que ce qu'il me dit ne m'aide pas vraiment beaucoup.

J'ai un soupir en secouant la tête, avant de souffler, d'un ton un peu las. "Tu ne m'aides pas beaucoup tu sais. Mais oui, je suppose qu'il est facile de manipuler les gens, que soit en leur promettant quelque chose ou juste en leur mentant." Je me contente d'une grimace au reste de ses propos, me figeant un peu quand il parle de mes partenaires. Avant de répondre, d'un ton un peu plus sec que je ne l'aurais voulu. "Ils auraient plus à y perdre que moi dans cette histoire. Même si nos outils humains ne les arrêteraient pas oui…" Je me suis fait plus songeuse alors que je regarde autour de nous, par réflexe. Avant de l'interroger un peu plus quand il me parle de son histoire d'ordinateur. Je sais pas si je suis parano ou pas ou, plutôt, si je m'attends à ce qu'il me mente maintenant que nous n'avons plus vraiment de comptes à nous rendre mais, pour le coup, je ne suis pas vraiment convaincue par ce qu'il me dit. "J'espère que tu dis vrai. De toute façon, il n'y a rien d'intéressant sur moi dans tes affaires." Et ce serait probablement le mien qu'ils auraient piraté de toute façon. Je me demande d'un coup si c'est le cas et, à cette pensée, je fronce les sourcils, la mine brusquement plus fermée, n'écoutant qu'à moitié ce qu'il me dit.

Je finis par secouer la tête, me pinçant l'arête du nez. Et essayant de retenir ce qu'il me dit, sans trop essayer de m'appesantir sur son ton un peu sec. "Planquer les caméras, demander à nos impôts de financer tout ça. J'en connais qui vont adorer. Mais je comprends, pour la fuite. Enfin, pour le principe. Je pense." Et d'un coup, le silence qui s'installe entre nous. J'ai envie de lui plus de choses et l'envie de tout déballer revient d'un bloc, sans que je sois capable de comprendre pourquoi. Peut-être à la façon dont il a de soutenir mon regard alors qu'il me parle. L'espace d'un instant, j'ai l'impression de retrouver l'homme dont je suis tombée amoureuse, sans arriver à comprendre exactement pour quelle raison. Et je me sens stupide là, d'un coup, bénissant presque le téléphone qui se met à vibrer dans ma poche. Un bref regard et je grimace avant de souffler, en direction de Philippe. "Loin de moi l'idée de te congédier mais je vais devoir rappeler et ça va prendre un moment. Et je suppose que tu as mieux à faire que d'attendre que j'ai terminé. Déjà que tu n'aimais pas ça avant… ça n'a pas du s'arranger." J'aimerais qu'il me dise oui, qu'il m'attendra, mais c'est illusoire je suppose. Il y a bien longtemps qu'il a cessé de le faire. Et pour un peu je comprendrais presque pourquoi.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Hey, honey   Lun 25 Sep - 18:14

C’était vraiment difficile d’œuvrer avec ma femme. D’essayer de la comprendre, d’essayer de faire ce que j’avais à faire même si pour cela je devais lutter contre mes propres sentiments, qui étaient de toute façon très divisés à l’égard de mon épouse, violemment contradictoires même. Difficile à gérer. Et en plus ma femme elle-même ne semblait pas trop savoir à quoi s’en tenir. Comme si ce que nous vivions était quelque chose d’inconfortable, pour l’un comme pour l’autre. Je ne pouvais en aucun cas prédire ce qui allait survenir, ensuite, mais de notre mariage en tout cas il semblait qu’il ne restait que bien peu de reliquats. Des ruines, après tout ce temps. Ca allait foutre en l’air mes parents, eux qui ne m’avaient jamais considéré qu’à mesure de mon avancement d’un point de vue social ; carrière militaire, mariage, enfants, travail stable et mesuré. Ils avaient toujours préféré se passionner pour ce que faisait ma sœur, même si elle ne pouvait pas leur dire grand-chose. Ce que je ne pouvais que comprendre sachant ce que j’avais moi-même dû cacher à ma propre famille. Bref… Ma femme soupire, et me dit que je n’aidais pas beaucoup. Je fronçais les sourcils, la colère enflait déjà.


| C’est moi qui rend les choses difficiles ? Vraiment ? |


Mais bon, je soupire à mon tour, essayant d’évacuer ce stress et ce dépit que je ressentais, et me concentrant sur ce qu’elle dit. Outils humains. Drôle de formulation. Je lui fais remarquer, mais plus comme une réplique à l’emporte-pièce qu’une véritable demande d’éclaircissement de sa part. Impossible pour moi de toute manière que de la laisser s’en tirer à si bon compte, sans rebondir un minimum.


| Des « outils humains » doivent être particulièrement ravis d’exercer leur travail dans ce cas. |


Jaana note ce que je lui dis sur les caméras. Et pour le reste aussi. Silence. Et j’ai envie de l’engueuler pour son erreur, son manque de clairvoyance ; à aucun moment ne s’est elle doutée qu’elle risquait de rencontrer des problèmes dans son job ? Bref, qu’importe. Son vibreur sonne et l’instant est rompus. Elle me fout dehors, quoiqu’elle en dise. Je maugrée


| Nan, prends cet appel va, tu me dois rien. Même pas la plus élémentaire des politesses on dirait bien. |


Et je tourne les talons, avant d’aller me griller une clope sur son parking, comme quand j’étais jeune et toujours en colère. Et je file, ne préférant pas m’attarder dans cet endroit.


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