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"Sacre" franchement une foutue racine de mots ! (Johannes)

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MessageSujet: "Sacre" franchement une foutue racine de mots ! (Johannes)   Mer 31 Jan - 18:55

Elle continue de faire des allers-retours dans sa chambre comme un lion en cage. Des pensées lui reviennent au milieu des souvenirs qu'elle s'efforce de noyer, encore, qui taraudent son échine à coup de frissons désagréables. Alors qu'aujourd'hui elle n'avait eu aucune mission à accomplir et qu'elle n'avait pas su quoi faire pour se rendre utile, le constat est affligeant.

Rappele-toi ce qui s'est passé, que disait la voix de la vérité.
Rappelle-toi, Neva, de ta perte de sang-froid avec Leila, de ton retard, de cette colère te donnant envie de massacrer les clients d'un bar.
Qu'est-ce qui t'arrive ?

La menace des souvenirs... Si son passé avait un impact sur elle en ce moment c'était parce qu'elle faisait du surplace. Oui... c'était l'unique raison pour laquelle son passé la rattrapait, forcément !
Elle, d'habitude si méticuleuse, ressentait dorénavant son calme habituel comme un ralentissement sur tous les plans. Le couvre feu, un groupe de démons qui allait et venait on ne savait où, et duquel les vampires semblaient moins se préoccuper que ces histoires de chiens, et ces parlotes, ces gens qui continuaient à vivre leur quotidien... si ce n'était que les humains elle s'en ficherait, mais non, ses pairs surtout! Ils se renseignaient sans jamais se montrer véritablement ébranlés par tout ce qui se passait. Si le domaine avait dû revetir l'esprit de Neva, les vampires auraient couru en tout sens, des tonnes de dossiers dans les mains, à stipuler chaque agissement suspect, des milices se seraient déjà formés, les mines auraient été graves ! Etait-elle la seule qui ne supportait plus cette situation ?! Etait-elle la seule que cette ville étouffait au point que sourire, expliquer, commander, lui donnait l'impression de jouer dans un mauvais soap du dimanche ?! Mais ce n'était pas tout, non ! Elle avait beau s'entraîner et déverser toute sa rage, les vampires qui se mesuraient à elle tombaient K.O trop vite. Aussi sa rage ne savait plus sur quoi se rabattre. Hunter n'était plus là pour lui mettre une raclée lors d’entraînements ; en temps normal, elle détestait qu'on ait le dessus sur elle, mais pas quand il s'agissait d'une vampire qui avait eu tout son respect et chez qui les coups envoyés étaient un moyen d'apprentissage des plus bénéfiques.
Alors elle avait fait.... elle avait fait ce qui l’écœurait au plus haut point.

Elle s'arrête un instant devant le miroir accroché à son mur et observe son visage déconfit, presque incapable.

Cet ancien lieutenant... cette insulte à leur lignée... elle avait besoin de lui pour s'entraîner. Sa mâchoire se crispe à cette seule pensée. Elle se détourne et refait les cents pas pour éviter d'arracher le miroir et de le balancer à travers la pièce.
Des sacrifices !
Elle n'avait eu de cesse de faire des sacrifices. Lui, il n'était ici que par défaut. Arrogant, frondeur et sans respect, pourquoi ? Pourquoi son sire, pourquoi son maître lui avaient permis de les rejoindre ?!

Bon sang...
Sa colère a raison d'elle : elle envoie voler une des chaises de la pièce vers l'entrée. Au même moment, la porte qui s'était ouverte se referme aussitôt. Manifestement, le vampire qui vient d'arriver semble préférer s'annoncer en restant derrière la porte..

— Neva, excusez-moi de vous...euh...déranger... mais vous m'aviez demandé de vous informer pour l'entraînement d'aujourd'hui, si le soldat Johannes était prés..."

— Ne prononce pas son nom ! aboie-t-elle. Elle ne supportait pas d'entendre son nom quand cela la concernait directement. Il se tait tandis qu'elle fulmine et refait deux trois allers-retours. "S'il était présent..." Oui, elle avait envoyé un des siens le trouver pour qu'il se rende immédiatement en salle d'entraînement.

Donner des ordres à quelqu'un qui, quelques temps encore, possédait le même statut qu'elle, une situation qui aurait fait plaisir à bon nombre de vampires. Mais pas pour Neva. C'était même tout le contraire...  Cela lui rappelait, une fois de plus, qu'il avait craché sur son rang et avait insulté la confiance que son maître avait versé en lui.
La confiance qu'ELLE s'était efforcée de développer à son égard ; aujourd'hui, ce genre d'efforts était bel et bien terminé.
Seulement voilà, un fait inéluctable était trop visible pour qu'elle se permette de l'ignorer. Il était à son niveau au combat : il savait se battre, et être un Myklebust lui offrait l'avantage - il resterait toujours un Myklebust, dans ses gestes et sa façon de se comporter, il n'avait strictement rien d'un Orvandill.
Elle devait accepter cette réalité et rester professionnelle en exploitant cette configuration -plus déplaisante soit-elle.

Finalement elle traverse sa chambre et sort. Le vampire se recule un peu, craignant sans doute qu'elle l'engueule, mais elle n'a aucun regard pour lui. Elle se rend au sous-sol, faire une fois de plus ce qui était dans le but d'honorer sa lignée.
Des sacrifices.

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Ses cheveux étaient comme vraiment très noirs, ses yeux clairs comme vraiment très paisibles et limpides, le teint comme vraiment très tendre et pâle, mais d'une santé comme trop claire (...) et, en même temps, il avait comme quelque chose de repoussant. On disait que son visage faisait penser à un masque ; du reste, on disait beaucoup de choses.. Fiodor Dostoïevski

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MessageSujet: Re: "Sacre" franchement une foutue racine de mots ! (Johannes)   Dim 4 Fév - 22:40

Je regardais le plafond. Perdu dans mes pensées. Je devais avancer sur tous les tableaux, aujourd’hui. J’en avais besoin. Pour me sentir utile. Pour me donner l’impression d’avancer. Pour me permettre de chasser certains démons pour les remplacer par d’autres. Quoiqu’il arrive, je ne pouvais plus me permettre la plus petite erreur. Maintenant je devais faire en sorte de faire suffisamment profil bas pour me faire oublier ; toutes les actions entreprises sous le commandement de Hunter n’avaient finalement poussé qu’à me mettre en porte à faux vis-à-vis de toute la lignée. Quand on pensait que je l’avais mise en garde… Pour l’affaire avec les flics. Je ne l’avais certes pas protégée, mais elle n’était pas directement impliquée. Et ça m’avait valu un alloer-retour pour l’enfer. Alors qu’à côté de ça, j’avais approché le CNRB comme attendu, et j’avais réussi à manœuvrer comme je le désirais pour obtenir les informations. Je savais où Leygh Myklebust pouvait se rendre, à certains moments. Et j’étais en mesure de transformer la directrice, qui possédait toutes les informations que je désirais. Pas si mal, pour un transfuge ici, que tout le monde détestait. Autant dire que je trouvais tous ces connards bien ingrats, mais d’un autre côté, je faisais comme toujours…. J’encaissais en silence, et je continuais ma route.


Je n’ai pas froid, même si je ne porte presque pas de vêtements. Je n’ai plus eu froid depuis si longtemps… La Russie me resterait à jamais imprégnée dans la peau. Dans chacun de mes pores, dans ma barbe gelée, dans mes cheveux plaqués par le gel et le froid glacial. Je me rappelais très bien de ce moment. De cette « Retraite », qui nous avait tant coûté. Décembre 1812, quand le monde tout entier était devenu blanc ou bleu. Comme la mort. Les gens s’imaginent toujours que la mort est noire, qu’elle est le vide absolu, mais ce n’est pas la vérité. La mort c’est blanc. Et puis c’est bleu. Et puis c’est froid. La mort, c’est d’abord un silence. Un silence de mort. J’étais parti avec mon escadron et le reste du régiment des Gardes du Corps. Trois cent cavaliers de renom, l’élite de la Lourde dans toute l’Europe. Il y avait eu Smolensk, puis la Moskowa, Moscou, et la destruction du Corps de Cavalerie. Puis la retraite. La déroute. Nous étions revenus à trois. Trois sur trois cent. Et ça n’avait pas été fini. Il avait fallu endurer huit semaines de route dans une neige collante et épaisse, qui recouvrait tout, qui ensevelissait tout. Et la guerre avait continué. Il y avait eu Dresde, puis Leipzig. Leipzig où j’étais mort, mais encore une fois, pas pour de bon.


Qu’étaient les problèmes d’égo auxquels j’étais confronté, aujourd’hui, face à tout ce que j’avais vécu de ma courte existence d’être mortel ?


On toque à la porte. On rentre. On me dit que la chef veut me voir. Je souris, et acquiesce. Je finis ma clope, d’abord. Hunter a tapé fort en une seule fois. Quoiqu’il arrive, rien de ce que pourrait faire la ruskov n’arrivera à la cheville de sa propre supérieure. Hunter m’avait aliéné à elle à tout jamais. Tout en prenant cette perspective pour elle seule, la refusant à tous les autres. Je termine la clope que je laissais se consumer au bout de mes lèvres en ressassant le passé, tandis que je finis par l’écraser sur le cendrier non loin du lit. Je m’habillais en vitesse. A la militaire, à l’ancienne. Mais décontracté malgré tout. D’après ce qu’avait soufflé la mule, c’était pour un entraînement. Alors T-shirt blanc, pantalon sombre, chaussures classiques. Je me présentais dans les sous sols comme demandé. J’arrive le premier, et j’attends, immobile. J’attends. Quand on est un vampire, on apprend vite à le faire. Et à le faire bien.


Lorsqu’elle arrive, je lui donne un salut impeccable. Après Hunter Orvandil, plus rien ne peut m’atteindre.


Je suis ce que je suis, et je fais ce pourquoi je suis fait.



| Vous m’avez fait demander, madame ? |

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MessageSujet: Re: "Sacre" franchement une foutue racine de mots ! (Johannes)   Ven 16 Fév - 13:33

— Non, non... je crains qu’un vampire t’ait fait une méchante blague, je ne sais pas ce que tu fous là à vrai dire.

Répond Neva d’une voix absente. Il y avait vraiment de ces questions protocolaires qui la fatiguaient, surtout quand elle sortait de la bouche de Johannes. Clairement, elle n’était pas d’humeur. Pourtant elle se donne le temps de paraître parfaitement détendue. Ôtant sa veste sans lui jeter le moindre coup d’oeil, afin de rester en débardeur et s’offrir une meilleure manoeuvre de mouvement, elle va chercher quelque chose dans un coin de la pièce ; une chose qu’elle laissait toujours ici sans que personne ne comprenne pourquoi. Des bandages.
Qui avait besoin de bandes de combat quand on était un vampire ? Neva n’avait jamais répondu à la question. Pourtant, à chaque entrainement, elle continuait de bander ses paumes. Alors c’est ce qu’elle fait, d’un geste machinal, le regard versé ailleurs...


— Je dois m’entraîner. Je n’ai trouvé que toi.

Traduction : je n’ai pas le choix et ça me fait bien chier. Quand elle relève son regard vers lui, elle paraît un peu lasse... désabusée. Sa tronche ne lui revient pas et elle aimerait qu’il ne soit pas là, elle voudrait qu’il soit resté dans sa lignée ; c’est étrange à dire, elle ne se l’explique pas en détail, mais il possède une certaine arrogance qui l’insulte à chaque pas qu’il fait dans le domaine, à chaque mot qu’il prononce, c’est vraiment insupportable.
Finalement elle soupire en fermant les yeux, puis attache ses cheveux avant de faire rouler un peu des épaules. Calme, elle est calme, extrêmement calme... mais elle ne sait pas si ça durera.
Au moins le combat, elle connaît, ce bonheur de s’y perdre et ne penser à rien d’autre. Il y avait même une personne avec qui elle prenait plaisir à s’entraîner de la sorte... il y avait, avant.

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