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Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes

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MessageSujet: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Mer 13 Déc - 11:57

Le regard perdu dans le vide, je regarde sans vraiment les voir les flammes que j'ai sous les yeux. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis installée là, enroulée dans un plaid mais, dans le fond, ça n'a pas vraiment d'importance. Après tout ce qui s'est passé, j'ai eu besoin de prendre la fuite. Quelques heures, pas plus. Juste ce qu'il faut pour respirer un peu, pour essayer d'oublier les mains de Philippe sur ma gorge et tout ce que nous nous sommes dit. J'avais déjà beaucoup de mal à dormir avant cet évènement mais là, c'est de pire en pire. Alors, les enfants ayant demandé s'ils pouvaient recevoir quelques amis, je me suis dit que je pouvais m'éclipser, le temps d'une nuit au moins. J'ai envoyé un message à Johannes, sans bien savoir s'il viendrait ou non, songeant un instant que j'aurais peut-être du l'envoyer à Philippe. Pour essayer de discuter, pour essayer d'oublier tout ce qui s'est passé. Mais je n'ai pas eu envie.

Je ne sais pas si Johannes viendra mais, en tout cas, les dernières heures m'ont fait du bien. J'ai pu accéder aux sources chaudes avant que la nuit ne tombe et je me sens un peu plus détendue que d'ordinaire, même si mon esprit continue de se perdre dans toutes les directions. Et les mêmes questions reviennent en boucle, sans jamais faire mine de vouloir me laisser en paix. A quel point me suis-je fourvoyée ? Est-ce que Philippe n'avait pas raison d'une façon ou d'une autre ? Le pire dans tout ça, c'est que je ne suis pas sûre de pouvoir répondre un jour à tout cela. Ou, pire encore, que les réponses me plaisent. Je ne sais pas où est mon futur ex-mari, je n'ai eu que quelques nouvelles de la part des enfants. Mais il se tient à ce qu'il dit, il ne nous informe de rien, pour ne pas nous mettre en danger probablement. J'ai beau avoir tous les griefs du monde à son égard, c'est probablement la seule chose sur laquelle il ma confiance la plus totale. Ca ne fait que quelques jours que nous nous sommes vus pour la dernière fois et je sais qu'il faudra du temps avant qu'il n'arrive à faire le ménage comme il l'entend. J'ai peur, évidemment. Pour lui, pour les enfants mais aussi pour Johannes. Je ne lui ai pas parlé de lui, je n'en ai de toute façon pas eu le temps, mais je ne sais pas quelles sont ses ressources pour aller au bout de son idée.

Je pousse un soupir et je finis par me relever en délaissant mon plaid pour aller fouiner dans les sacs de courses que j'ai ramenés avec moi. J'avais trouvé étonnant la construction de ces chalets lorsque j'avais dû venir la première fois ici. Pour en apprendre plus sur la maitresse de Philippe. J'ai une grimace à cette pensée, la chassant de mon esprit alors que je sors une bouteille de vin. Et je pars à la recherche d'un tire-bouchons, sursautant lorsque la porte d'entrée s'ouvrent dans une bourrasque de neige pour laisser place au vampire. Je m'adosse contre l'un des meubles de la cuisine tout en ouvrant la bouteille et j'ai un sourire dans sa direction, qui ne masque ni mes cernes ni les quelques traces que j'ai encore sur le cou. "Tu savais que cet endroit était en passe de devenir particulièrement touristique ? Les sources chaudes sont un vrai régal en tout cas. Je vais peut-être me recycler et investir ici. Ce serait autrement moins dangereux pour ma santé mentale et physique." J'arrive étonnamment à paraitre amusée, détachée de toutes les catastrophes qui se sont cumulées dans ma vie depuis les dernières semaines et je réalise que je ne l'avais pas revu depuis que ma maison a brûlé, que j'ai été accusée en public et… enfin depuis que tout a fini par s'écrouler pour de bon donc. A peine quelques semaines mais j'ai parfois l'impression que ça fait plusieurs siècles en réalité. Et je soupire longuement, incapable de faire quelques pas dans sa direction et me demandant à quel point c'est stupide de songer à trouver du réconfort entre les bras de l'ennemi, si j'en crois Philippe en tout cas. Mais difficile, pour ne pas dire impossible, de voir Johannes de la sorte. Qu'il soit dangereux oui, mais quelqu'un qui me veut vraiment du mal ça, je ne peux pas le concevoir. C'est probablement stupide, naïf et j'en passe, mais je n'ai plus grand-chose à quoi me raccrocher. Alors je le fais, que ce soit une bonne ou une mauvaise idée. Et je souffle, d'une voix plus douce. "Bonsoir Johannes. Je suis heureuse de te revoir."

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Dim 17 Déc - 19:57

Il me faut un moment pour rejoindre l’adresse, alors qu’il neige pas mal dehors. Le froid est intense, il mord les chairs, lacère la peau et les vêtements. Je me revois en Russie, comme une vie auparavant. J’avais attrapé la mort, à l’époque. La vraie. Celle qui est bleue, qui est froide, qui m’enserre dans son étreinte. Avez-vous déjà connu la Russie ? Moi oui ! Deux siècles plus tôt. C’était venu d’un coup, après les fortes pluies du mois d’Octobre, qui avaient transformé les plaines en bourbier immense. Il avait fait froid, ensuite. Si froid. Les chevaux avaient du mal à tenir. Sans fourrage, ils mourraient les uns après les autres. Et nos propres rations diminuaient, surtout après Smolensk. Les italiens avaient été accroché à Mairoslavets, à ce qu’il se disait. Nous, on ne voyait jamais rien. Bien plus au sud. La Bérézina n’était pas si loin, mais ça n’empêchait pas les montures de s’effondrer les unes après les autres, à bout de forces. Les Autrichiens avaient bifurqué vers leurs dépôts des Carpathes, mais avaient refusé aux Saxons et aux Polonais de les suivre, sous prétexte qu’ils n’étaient pas dans l’Empire. Nous avions poursuivi avec le corps de réserve de cavalerie ou ce qu’il en restait. L’essentiel du Corps de Reynier tomba près de la frontière polonaise. Puis, ce fut la Bérézina. Il faisait si froid, durant ces quelques jours… Je montais alors un canasson des uhlans du Roi, un cheval qui n’avait plus de maître. Mon bon Bucéphale était mort quelques jours plus tôt, la trachée transpercée des plombs d’un tromblon de cosaque. Et ces fumiers étaient encore là, alors que l’artillerie russe pilonnait les pontonniers de ce qu’il restait de l’armée. En tant que Capitaine, je rassemblais ce qu’il restait de mon escadron de quarante sabres… Nous étions encore cinq, à ce moment-là. Quatre charges, une échauffourée contre les dragons russes, et nous n’étions plus que deux. Les russes accroissaient la pression, mais Ney et son corps nous dégagea finalement. Je repassais le fleuve, sans monture, et avec les deux seuls autres survivants de mon régiment. Trois cavaliers, dont deux démontés, sur trois cents au printemps.


Je chassais ces mauvais souvenirs, bien engoncé dans mon blouson de cuir doublé de fourrure, sac à dos avec mes affaires à l’épaule. Je serrais les dents dans une bourrasque plus forte et plus violente que les autres, avant de me retrouver sur le pas de la porte de cette location, à laquelle Jaana m’avait convié. Je pensais qu’elle devait avoir pris sa décision, sinon pourquoi me faire venir ? J’attendais de voir… La nuit est noire comme la mort, comme les abysses de 1812. Il ne ffait pas si froid, jadis je me rappelais d’un canon fendu par un choc, dont l’affût s’était effondré sur lui-même, le bronze détruit par la glace aussi facilement que s’il s’était agi d’une poterie en terre cuite. Bref. Je lâche un rire bref, sourire canaille au coin des lèvres.



| Tu ne veux pas être en danger physique et mental ? N’invites pas un vampire à te rejoindre, ma toute belle. Parce que le loup dans la bergerie est bien vite rendu fou par la nourriture. |


Je laisse tomber mon sac sur le côté, dénoue mon écharpe et la dévisage.


| Moi aussi. |


Et je la regarde. Et nous nous regardons. Un long silence s’installe, qui n’est rompu ni par l’un ni par l’autre pendant un bon moment.


| Alors ? | ui demandais-je comme si c’était évident.

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Mar 9 Jan - 19:36

Avec tout ce qui s'est passé ces derniers temps, j'ai eu maintes fois l'occasion de réfléchir à cet avenir que m'a laissé entrevoir Johannes. Certains verraient ça comme une fuite en avant d'accepter sa proposition, si c'en était vraiment une, mais, d'une autre façon, cela me permettrait d'éviter de me perdre pour de bon. Peut-être que de frôler l'éternité me permettrait de donner enfin un sens à une vie qui, à mesure que les jours passent, ne semble plus du tout en avoir. J'ai perdu Philippe pour de bon, mes enfants se sont plus que détachés de moi et n'ont plus besoin de moi. Et ma mère ? C'est de pire en plus. Il ne lui reste que quelques semaines, tout au plus. A cette pensée, mon cœur se serre et j'essaie de chasser cette pensée qui reviendra bien lorsque j'aborderais plus franchement le sujet avec Johannes.

Et il est surprenant de voir comme je suis heureuse de le voir arriver. Avant que ne me demande à quel point ce n'est qu'une illusion supplémentaire alors que j'essaie de me raccrocher à la seule personne qui me laisse entrapercevoir un futur où je pourrais avoir ma place. Même si cette place m'effraie et pas qu'un peu. Je ne sais pas vraiment quelles seront les conséquences sur ma personnalité, mes envies, si Johannes ne va pas juste se contenter de me tuer. Tant de pensées qui se bousculent dans mon esprit et dont je n'aurais de réponse que si je me décide à sauter dans le vide pour de bon. Je souffle pourtant, esquissant un sourire mutin. "Au moins, quand le loup est dans la bergerie, l'on sait où est le danger. Je pourrais te faire porter un petit panneau, au cas où j'aurais tendance à l'oublier. Mais tu aurais préféré que je ne t'invite pas ?" Mon sourire se fait plus doux au reste de ses propos. C'est sobre mais c'est ce dont j'avais besoin. Et je suppose qu'il le sait.

Son regard accroche le mien et je garde le silence, incapable de dire quoi que ce soit. Je finis par inspirer doucement et par hocher la tête. "Alors oui. J'ai beaucoup réfléchi avec tout ce qui m'est arrivé ces dernières semaines. Je sais, à ton échelle, ce n'est qu'un battement d'ailes de papillon, j'en conviens. Mais ça a été la goutte d'eau pour l'humaine que je suis. Je ne trouve plus ma place ici, la femme que j'ai été n'est plus et je n'aime pas celle qu'elle pourrait devenir." Je croise les bras, les frottant dans un geste un peu las et je continue, toujours d'un ton posé. "Est-ce que ta proposition était sérieuse ? Est-ce que tu veux vraiment faire de moi… une des vôtres ? Ou n'était-ce qu'une plaisanterie pour te divertir ?" Je pourrais aussi demander si c'était pour arriver à obtenir ce qu'il veut mais, à part mon corps et mon sang, je ne vois guère ce qui aurait pu l'intéresser d'avantage. Ah si, faire un pied de nez à son ennemi de toujours mais, à bien y réfléchir, j'ai presque envie de faire de même après tout ce qui a pu arriver au CNRB.

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Dim 14 Jan - 18:18

Je tançais l’humaine, mais elle savait bien qu’il s’agissait d’humour. Elle me prenait trop pour un homme, ou plutôt, comme un Humain, ce que je n’étais plus depuis suffisamment longtemps pour oublier de quoi ça parlait. Il n’en fallait pas plus pour que je me retrouve à être le monstre des nuits les plus obscures. Jaana n’avait pas peur de moi, et c’était peut être l’une des dernières barrières qu’il restait à son changement de nature, d’espèce. Elle n’avait pas encore très concrètement compris comment on fonctionnait chez les vampires. Elle ne savait pas que sur un coup de tête, un coup de crocs, je pouvais violer et tuer sa propre fille, malgré notre lien, pour ensuite abandonner son cadavre froid et souillé dans un fossé. Cela faisait-il de moi un monstre ? Sans aucun doute, quelqu’un avec qui elle avait finalement assez peu en commun, du point de vue de la biologie ou de l’espèce. Nous nous ressemblions, clairement, mais sans pour autant que nous partagions un mode de vie. Pas encore, du moins, mais il me restait à convaincre Jaana de ce à quoi elle allait renoncer pour toujours. La belle sourit, me tance encore.


| Oh, tu pourrais me faire porter ce panneau… Si toi tu ne portais rien. Bien sûr que j’aime quand tu m’invites, c’est l’évidence même. |


Elle me dit alors qu’elle a bien réfléchi, et que son petit univers, autrefois bien lisse, peint de blanc et continuel, pérenne dans le temps, qui s’est fissuré, craquelé, et qui s’est effondré sur lui-même. Et là, elle me demande frontalement ce que j’avais en tête. Je médite, difficile de me contenir, maintenant. Je me rendais bien compte que j’avais de fait des difficultés à anticiper l’avenir, à me projeter. En fermant les yeux, je voyais Hunter Orvandil, nue, qui me donnait son sang, qui me manipulait dans mes songes… Je la désirais elle, mais certes, j’avais toujours envie de Jaana… Mais Hunter m’avait ramené à ce que j’étais. Le paria de deux maisons, incapables de se projeter et de vivre dans chacune d’entre elle. Je reste honnête, toutefois, bien que la faim se lise dans mon regard. La faim de son sang, de son sexe, la faim de sa vie même. J’avais envie de la tuer, mais de la faire renaître. J’avais envie d’éloigner le spectre de la Orvandil, de le remplacer, s’il le fallait vraiment, par un autre. Je ne lâche pas son regard.


| Me divertir, j’y arrive très bien quand j’emballe ton cœur en te prenant du sang. Quand je tire un coup, avec toi ou une autre, et que je me crame totalement, ou quand je bous sous les flots de sang que je verse, dans une orgie de massacres. |


Je l’attire contre moi, avec une certaine possessivité.


| Ce qui me retient, c’est le sentiment que tu fuis quelque chose, et pas que tu es réellement prête à les abandonner pour autant. Est-ce que tu t’amuseras, à libérer ta faim, et ta soif ? Est-ce que tu le vivras, ou est-ce que tu feras partie de ces vampires qui finissent par mourir, se suicider à la lumière ? |

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Mer 17 Jan - 20:58

Johannes est effrayant. Je le sais depuis le début, je l'ai senti au moment-même où il a posé les yeux sur moi. Et pourtant, impossible de me détourner de lui. Parce qu'il a quelque chose de fascinant, d'unique, que je suis incapable de définir. Peut-être parce qu'il est vampire depuis tellement longtemps que cette humanité à laquelle je suis habituée n'a plus vraiment lieu d'être chez lui, je ne saurais pas vraiment le dire. J'ai déjà eu cette sensation, plus fugace, quand je passe du temps avec Leygh mais là, c'est encore autre chose. Que je devrais finir par comprendre, j'en suis persuadée. Je le fixe, non sans sourire et je souffle, toujours malicieuse. "Attention, je vais finir par te prendre au mot. Ce serait amusant de te voir avec ce panneau. Je vais donc y penser pour la prochaine fois. Et je suis heureuse de savoir que tu aimes mes invitations, même si elles sont un peu… au milieu de nulle part." Mais je ne pouvais pas vraiment lui donner rendez-vous à l'hôtel-même où je loge. Ce serait plus que malvenu, surtout si on venait à nous découvrir.

Il ne tourne pas autour du pot et j'avoue que j'en suis soulagée. Ca m'évite d'avoir à trop tergiverser et à me poser des questions dont il est le seul à avoir la réponse, quand bien même je me demande si je suis prête à les connaitre. Et pourtant, je ne vais pas m'interroger encore et encore alors que tout finit par me ramener vers lui et cette envie de renouveau. J'arque un sourcil quand il commence à me répondre, le laissant faire quand il me ramène vers lui, mon regard rivé au sien alors que je l'écoute avec une attention non feinte avant que je ne reste silencieuse quelques instants. Je souffle alors, d'un ton un rien narquois. "Ravie de savoir que tirer ton coup avec moi te divertit. Au moins, je n'aurais pas tout perdu." J'inspire longuement avant de reprendre, un rien plus sérieuse. "J'aime les moments que nous passons tous les deux, ce serait te prendre pour un idiot de prétendre le contraire. J'ai rarement été… possédée de la sorte. Même si j'en ressors tout autant satisfaite qu'en ayant l'impression qu'il me manque encore quelque chose. Peut-être ces flots de sang que tu évoques, je n'en sais rien en fait. Quant au reste…" J'ai une ombre de sourire alors que je pose mes deux mains sur son torse. "J'ai arrêté de fuir en réalité. Je le faisais quand je me persuadais que je pouvais encore sauver les choses, que je pouvais me satisfaire de la vie dans laquelle je m'étais embourbée. J'ai envie de plus. De quelque chose de plus grand. Quelque chose qui transcende ce que j'ai pu être jusque-là et qui me fasse oublier les désastres que j'ai pu vivre. Je sais ce que je perdrais, c'est un fait. Mais je ne peux pas vivre pour les autres si ?" Quoi qu'il se passe, les enfants m'en voudront. Mais là, j'ai envie de croire que je pourrais les protéger, d'une façon ou d'une autre. Même si je ne peux plus les approcher. Peu m'importe tant qu'ils restent en vie. Et j'ajoute, pensive. "Et si j'avais dû me suicider, je suppose que je l'aurais déjà fait. Ce n'est probablement pas dans mon tempérament." J'inspire et je continue, toujours sur le même ton. "Pourquoi moi ? Qu'est ce que ça va bien t'apporter ?"

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Sam 20 Jan - 12:45

Je suis au bord d’un abîme de décision ; je n’ai plus le choix que de me conformer à mes instincts, aux nécessités de mon devoir et de ce qu’il restait de mes ambitions, mais aussi à des impératifs physiologiques nés de l’action d’Hunter Orvandil sur mon corps et mon esprit. Morgane a refait surface, elle aussi, et cela ne fait rien, bien sûr, pour simplifier la situation. Je sens que Jaana est elle aussi à la croisée des chemins ; quoiqu’elle décide, son existence risque d’en être bouleversée à tout jamais et on ne peut pas dire qu’elle soit particulièrement claire sur ce qu’elle attend de l’existence. Comment aurais-je réagi à sa place, si je devais me retrouver dans une pareille position ? Comment aurais-je pu me retrouver à faire ce choix ? Tout dépendait toujours du timing, de toute façon. Si c’était arrivé avant la mort de ma famille, que je pensais massacrée par des pillards cosaques peu avant Leipzig, j’aurais sans doute choisi de rester avec eux, de me battre jusqu’à la mort. Je me retrouvais malgré tout à penser qu’après la bataille, je n’aurais sans doute pas hésité une seule seconde. Un peu comme elle, finalement. Elle avait encore quelque chose à perdre, mais si elle finissait par ne plus rien avoir de si précieux dans l’existence… Elle n’hésiterait plus une seule seconde. Je coule un regard concupiscent dans sa direction.


| Et donc, tu ne dois rien porter. |


Pour le reste elle avait raison, c’était vraiment un trou paumé, cet endroit ! Mais qu’importe. Je préférais cela à l’effervescence de la ville, à tout ce qui pourrait me contraindre et me limiter dans mes actions avec l’humaine, qu’il s’agisse de sexe ou de transformation, si nous devions en arriver jusque là. Je la laisse me poser ses questions, même si j’ai urgemment besoin d’une orgie de sang, et probablement de sexe aussi, pour éviter de devenir fou des hallucinations, sensations fantômes et vices remontés à la surface par le manque d’Hunter, qu’elle avait induit en moi en me donnant son sang. Elle se fait narquoise, quand j’évoque nos parties de jambes en l’air, mais je comprends bien que ce n’est pas le vrai sujet de cette entrevue, nous ne nous sommes pas vus pour ça. Et elle continue de me faire part de son cheminement intellectuel tout en m’expliquant sa position et me demandant de détailler la mienne. Ma main s’insinue sous son pantalon, cherche son entrejambe alors que mon souffle passe sur son cou, sur sa clavicule. Mes pupilles se dilatent sous l’effet de l’appel du sang, mais je me contrôle encore suffisamment pour ne pas lui déchiqueter l’épaule et me gargariser de cette débauche d’hémoglobine.


| Renoncer à la vie, c’est aussi renoncer à ta indépendance hiérarchique, mais tu auras beaucoup de libertés individuelles malgré tout. Tu deviendras un prédateur. Tu auras envie de prendre ce dont tu auras envie. Ce sera plus fort que toi. Tu tueras, que ta victime l’ait mérité ou non, parce que c’est ton existence qui veut ça. Et tu pourrais être aussi ma compagne pour l’éternité… Ou suffisamment longtemps que ça y ressemble. Te vautrer dans la débauche et le meurtre, dans la gourmandise… Nous vivons plus comme nous sommes sensés le faire, comme nos instincts nous guident, que les humains qui se recouvrent du vernis mensonger de la civilisation. Tu seras au service de ma lignée, mais tu seras grassement rétribuée. Fortune, luxe, nourriture en pagaille, tout ce dont tu peux rêver, tu pourras l’accomplir. En deux siècles d’existence, j’ai sillonné l’Amérique des Rocheuses au Canada jusqu’à la Terre de Feu, y chassant le lycanthrope. J’ai parcouru le monde, connu ses meilleurs endroits, et aussi ses pires. Etre vampire, c’est tout connaître, et courir après ce savoir qui sans cesse s’élargit devant nous. Ce que j’y gagne, moi ? C’est simple. Une femme à ma mesure. Intelligente, belle, et si je ne m’abuse… Qui a déjà des instincts de prédateurs. Tu sais déjà « manger » les gens quand il le faut, n’est-ce pas ? Et parfois, tu aurais envie de leur infliger pire qu’une rebuffade. J’y gagnerais une compagne, et ma lignée un bon appui avec des connaissances précises sur les Myklebust, les loups-garous, et un savoir scientifique qui nous échappe totalement aujourd’hui. |


Ma main flatte son entrejambe. Frotte contre. S’insinue dedans. Mes dents se pose sur sa chair, la mordent doucement mais sans percer sa peau.


| Et je suis là parce que je pense que ça te plaira |



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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Mer 24 Jan - 14:50

Je devrais probablement être plus inquiète ou, a minima, plus sérieuse. Parce que ce qui se joue là n’est pas qu’une simple infidélité, une partie de jambes en l’air particulièrement distrayante. C’est ma vie qui est dans la balance et tout va changer, d’une façon ou d’une autre. Parce que même si je me fais hésitante, je sais qu’au fond de moi, ma décision a été prise le jour où j’ai commencé à préférer la compagnie des vampires à celle des humains. Pourquoi ? Je ne saurais le dire. Mais l’attraction que j’ai pour leur monde depuis le début est réelle et pas seulement due au fait que je suis perdue dans les méandres de ma propre existence. C’est peut-être pour ça que je suis moins angoissée que je le devrais. Parce que c’est dans l’ordre naturel des choses finalement. Alors, forcément, je soutiens son regard dans lequel je devrais trouver toutes ces réponses que je cherche, d’une façon ou d’une autre. Je lui adresse une œillade un rien provocante avant de hausser les épaules. « C’est à peu près comme ça que finissent toutes nos rencontres non ? Autant que ce soit par défi cette fois alors. »

Et voilà que je commence à lui expliquer que ce n’est pas vraiment une fuite. Pas comme il semble le croire en tout cas. Cette façon d’évoluer, ce changement dans ma vie s’avère plus logique que je ne l’aurais cru au premier abord et je me rends compte que j’ai envie de savoir ce qu’est cette existence qui est la leur. Que j’ai envie d’en faire partie, d’avoir d’autres buts, d’autres attentes et de briser les limites que j’avais pu avoir jusque-là. Je soupire, mon cœur ayant un raté quand sa main se glisse sous mes vêtements mais je garde encore toute ma tête et je me raccroche à la discussion, quand bien même j’ai un frisson quand je sens son souffle contre ma peau. Et j’avoue que les mots qu’il utilise font mouche. Cela ne devrait pas. Je devrais me raccrocher au vernis d’humanité qui est le mien depuis toujours ou presque, vouloir garder ces limites, les brandir en bouclier face à tout ce qu’il me propose mais une part de moi me souffle qu’il est trop tard. Que j’aurais dû le faire avant de commencer ces expériences, avant de tomber dans les bras de créatures de la nuit. Que j’aurais pu le faire si je l’avais vraiment voulu. L’éthique que j’ai brandie pendant des années ne s’avère être qu’un leurre lorsqu’il s’agir de faire des découvertes scientifiques. Et je n’ai encore eu jusqu’à aujourd’hui aucune sensation qui vaille celle de ce moment où la découverte est si proche, où je suis sur le point de comprendre quelque chose que personne encore n’avait pu saisir. Même le sexe, que ce soit avec mon mari ou les vampires, n’a pas réussi à me faire atteindre ce plaisir-là. Pourtant, je sens qu’il pourrait m’emmener encore plus loin. Qu’il se limite, à cause de mon humanité.

Sans réfléchir, je passe une main dans son dos pour le ramener contre moi alors que je souffle, pensive. « Et qu’est-ce que ça implique d’œuvrer pour ta lignée ? A quel point devrais-je obéir alors ? Quant au fait d’avoir déjà des instincts de prédateur…» J’ai un sourire alors que je réalise qu’il a raison, que j’ai déjà écrasé les gens qui m’empêchaient de faire ce que je voulais, que je suis loin d’être cette femme lisse et socialement convenable que j’avais réussi à paraitre depuis des années. « … je suppose que c’est donc un point positif me concernant. Il y a encore nombre de recherches que je n’ai pas pu mener. Parce qu’il y avait des limites à ne pas franchir. Mais il y a plein de choses à apprendre sur les loups-garous. » Maintenant qu’ils se sont attaqués aux miens, je n’ai plus aucune raison de les ménager après tout non ? Et s’ils m’en donnent la possibilité, je sais que je peux faire avancer la science de bien des façons. J’ai envie de tout ce qu’il évoque, de pouvoir parcourir le monde sans me limiter, de pouvoir faire des découvertes encore et encore. Quant à écouter mon instinct… je soupire de plus belle, alors que ses doigts se font plus pressants avant de tiquer sur ses dernières paroles. « … j’ai envie de tout ça. Même si j’ai parfaitement conscience de ce que je vais perdre. Et à quel point penses-tu que ça me plaira ? » Je sens mon corps qui réclame plus, comme à chaque fois qu’il me touche de cette façon. Mais j’ai besoin de réponses à mes questions, quand bien même j’attends de lui qu’il prenne tout ce dont nous avons envie tous les deux.

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Dim 4 Fév - 21:35

C’était un peu lassant de devoir sans cesse comprendre cette humaine, de devoir sans arrêt la convaincre, la décider. Comme si c’était moi qui l’achetait, alors que sous les faux semblants de notre conversation, c’était elle qui se vendait. C’était comme ça. Mais elle discutait, elle tergiversait. Je ne pouvais pas niquer qu’elle pouvait encore refuser, qu’elle pouvait encore faire machine arrière. Elle le pouvait. C’était ça qui était constant, intéressant dans notre relation. Dans tous les cas, j’allais la décider.


Ou alors, je la tuerais.


Elle croyait que je l’aimais sans doute, en tout cas que je m’étais attachée à elle. C’était vrai. Mais je restais son prédateur. Le chien peut tolérer les autres animaux du ménage. Mais si l’un d’eux fait un pas de travers, oh, accident. Et nous savions tous les deux combien je jouirais sans doute d’un pas de travers de sa part. Je la dévorerais, et je jetterais ses restes dans le Fjord. Hunter Orvandil m’avait plus fait voir en une soirée que Morgane en deux siècles. J’avais toujours assumé ce que j’étais, mais j’avais gardé ma muselière. Aujourd’hui, je ne l’avais plus. Elle était retirée.



| A force de me donner le goût de ta chair, il ne faudra pas t’étonner que j’en devienne gourmand. Et ça n’est pas toujours si plaisant. |


Et la voilà qui se fait un rien possessive. Je salue le geste, et la bravoure qui va avec. Elle sait que je peux lui mordre la main. Ou lui lécher la paume. Ou lui sucer les doigts. Avant de la croquer, elle, et tout le reste. Elle me questionne, encore, tandis qu’elle convient de ce que je dis à propos de sa propre rapacité, de son appétit carnivore. Et elle réveille autant mon intérêt que celui de la lignée, toute entière. Lorsqu’elle évoque les Loups-Garous. C’est presque le mot magique, dans ces circonstances. Je ne peux certainement pas passer à côté. Et elle le sait.


| Je crois qu’il est temps que tu l’expérimentes, n’est-ce pas ? Mais tu l’aimeras au moins autant… |


Je laisse planer mes mots une seconde, avant de me jeter sur sa clavicule et de la mordre férocement, inspirant son sang comme on aspire le jus d’une orange bien en chair. Je la relâche au bout de longues secondes où je l’ai brutalement maintenue contre moi, et je garde la bouche ouverte, venant lui frôler ses propres lèvres.

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Ven 9 Fév - 17:32

Je me demande à quel moment il décidera qu'il en a assez de m'entendre et qu'il me tordra le cou. Je ne me leurre pas, je sais que je reste une proie. Intéressante visiblement, mais tout de même, je ne suis pas une égale pour lui. Peut-être que ça viendra, plus tard. Si je deviens vraiment celle dont nous parlons. Et je peux voir dans son regard que quelque chose a changé ces derniers temps. Quant à savoir comment cela m'impactera, difficile à dire. De toute façon, s'il décide d'en finir, je ne serais pas en état de lutter. Et je n'en aurais probablement pas envie. Je le fixe, la mine un rien curieuse face aux mots qu'il emploi et je souffle, un peu plus sérieuse. "Oh, je me doute bien que ce n'est pas toujours si plaisant et que ça ne l'a été pour moi que parce que tu as bien voulu que ça le soit. Je ne suis pas aussi stupide pour ne pas l'avoir compris. Quant à apprécier le goût de ma chair… je suppose que c'est un compliment ?"

Et si je crois savoir ce dont il est capable, je ne suis pas sûre d'en prendre toute la mesure en réalité. Je n'ai jamais vu un vampire réellement déchainé, en colère, enragé ou je ne sais comment cela pourrait bien s'appeler. Et je ne sais pas si je suis totalement prête à le voir en fait. Mais nous continuons d'échanger alors que je suis de plus en plus convaincue par cette décision qui changera toute mon existence. Ou la terminera, je ne sais pas. J'arque un sourcil à sa réponse pour le moins énigmatique mais je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il se jette sur ma clavicule. Et je laisse échapper un cri de surprise et de douleur, même si au final, c'est l'excitation qui prend le dessus. Je me crispe quand il me relâche, sentant le goût de mon propre sang lorsque ses lèvres frôlent les miennes. Je bats des cils, sans bien savoir si je dois avoir peur ou pas alors que je sens une douleur sourde pulser dans mon épaule. Je ne sais pas du tout ce qui va se passer mais je finis par murmurer, sans même m'en rendre compte. "… comment ça va se passer ?" Et quand ? Est-ce que c'est douloureux ? J'avoue que cette dernière question ne me tracasse pas plus que ça au final. La douleur physique sera passagère, tout du moins, j'arrive à m'en persuader. Le pire dans tout ça ? C'est que je me rends compte qu'il n'y a rien qui me retient de l'autre côté, que j'ai envie de me jeter à pieds joints dans tout ce qu'il me propose. Sans totalement réaliser les enjeux je suppose mais, je vais bientôt le savoir probablement.

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   Dim 25 Fév - 17:19

Je ne me prive pas de la saigner ; je la dévore, je la bois, je la suce, l’aspire. Je me gorge d’elle et de cette vie qu’elle m’offre bien volontairement, mais toujours en parlant, parlant et parlant. Jaana a un esprit rationnel, cartésien, mais elle a peur. Elle a peur de tout, en fait, et elle est obligée d’objectiver le moindre de ses doutes, sa plus petite tension ressentie. Je ne la blâme pas, même si je viens d’une époque où l’on échangeait différemment entre hommes et femmes, où les discussions et conversations étaient autrement plus rares. Comment, pourquoi, à quel moment. Jaana ne s’abandonne pas. Elle ne le fait que rarement de façon pleine et entière, et jamais pour de bon. Une femme probablement déjà blessée et impactée par la vie et ses déboires, qui se méfie et ne peut jamais donnr pleinement et entièrement sa confiance. C’est ainsi, mais cela ne m’empêche pas de la consommer à mon tour ; d’en retirer le sang, le plaisir et le pouvoir, comme j’extraderais le jus d’un fruit particulièrement sucré et savoureux. Elle parle encore, mais je la mords, aussi ne m’interromperais-je pas pour lui répondre. Il y avait le temps où on pouvait se renvoyer la balle d’un côté comme de l’autre, mais à un moment donné il fallait passer à autre chose, et là en l’occurrence, au sang.


La jeune femme lâche un cri de surprise et de souffrance mêlées, ce qu fait rien de mieux que m’exciter un peu plus. J’ai envie d’elle, de la posséder entière, sous mon contrôle et au gré de mes envies, de mon désir. Je ne souhaite rien de plus que d’avancer sur cet axe, de jouir d’elle… Et elle se laisse faire, visiblement totalement incapable de se modérer, de se retenir, ni même de me résister. Dans tous les cas, ça ne semble pas la déranger que de perdre autant de sang, au travers des plaies infligées à son corps déchiré sous mes dents. Elle me pose une questions ; une de plus. Elle n’est toujours pas prête à me faire confiance les yeux fermés, à faire le grand saut. Comme je le disais, Jaana a un esprit cartésien ; elle doit savoir, elle doit tout connaître, avant de prendre une décision.


J’embrasse la peau tendre près des trous dans sa peau, effleurant le bord des lèvres de sa chair mise à nu.



| Tu dois d’abord mourir, pour ensuite renaître. |


Au sens scientifique du premier terme, bien sûr. Nous n’étions pas des créatures naturelles, bien que les origines précises de notre peuple se soient perdues dans la nuit des temps, dans les légendes et dans les faits. Aujourd’hui, plus personne ne savait vraiment de quoi nous étions faits.


| Et tu me seras liée, tu m’appartiendras quelque part, et ceci à tout jamais. |


Je secoue doucement la tête.


| Tu n’es pas encore prête. Tu le seras peut-être bientôt. N’oublie pas qu’on se voit bientôt… Et à ce moment-là, il sera temps pour toi de choisir. |


[HJ : si c’est ok pour toi, j’ai fait le lien avec la mission, histoire que ça nous évite d’aller trop loin trop vite ]

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MessageSujet: Re: Si tu regardes dans un abîme, l'abîme regarde aussi en toi... | Johannes   

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