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[Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte

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Mortal ♦ Agent de l'Etat
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MessageSujet: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Lun 27 Fév - 11:43

Je devrais me sentir coupable. Ce que je m’apprête à faire est bien loin des moments que j’ai pu passer avec Leygh dont je ferme la parenthèse dès que je quitte le CNRB. J’en viens presque à me dire que ça fait partie de mon travail, quel qu’en soit le plaisir que je peux en tirer. La mauvaise foi n’a pas de limites, ça je veux bien le reconnaitre. Et pourtant, je ferme les yeux sur cette aventure, comme si elle n’était pas, en plus du reste, en train de détruire le peu de choses qu’il reste de mon mariage. Mais, la situation avec Johannes est bien différente. Il ne s’agit pas d’une relation de travail qui dérape, d’un moment d’égarement que je pourrais tenter de justifier tant bien que mal. Je pars juste me perdre dans les bras d’un inconnu parce qu’il me plait, parce que sa façon de me parler, de me regarder, réveille des sensations qui sont en train de disparaitre ces derniers mois. Je devrais pourtant arrêter la voiture et lui dire de descendre, affirmer que c’était une idée ridicule. Et pourtant, rien que de penser à la façon dont il a murmuré à mon oreille, je sens le peu de raison qui me restait encore d’effriter à mesure que la distance qui nous sépare de l’hôtel s’amoindrit. Nous n’avons pas dit grand-chose de plus alors que je l’ai entrainé avec moi en direction de ma voiture, mon regard en disant suffisamment lorsqu’il m’a fait cette proposition.

Une fois garés devant l’hôtel, je lui jette un regard en coin, me faisant plus malicieuse que je ne le suis réellement, chassant cette nervosité d’une pichenette mentale. Il faut que j’admette que je n’ai pas envie de faire marche arrière, encore moins depuis que j’ai compris qu’il était vampire. Et plus tard, j’analyserais tout ça, je remettrais mon existence en question. Mais pas maintenant. Je me contente de pencher vers lui et de souffler, dans un murmure, tout contre son oreille.

"Je vous laisse mener la danse et vous occuper de la réservation. Que j’ai déjà un avant-goût de votre doigté pour maitriser la situation."

Discret ou pas, je n’ai pas particulièrement envie d’être face à face avec le gérant. Alors je sors de la voiture et je suis le vampire, légèrement en retrait, rougissant légèrement à l’idée de ce que je m’apprête à faire, réalisant que le goût de l’interdit est encore plus agréable que je ne l’aurais cru. Et, si je reste sagement dans mon coin alors que l’ascenseur nous emmène à la chambre, je me rends compte que je suis en train de le dévorer des yeux, me rendant compte pleinement du charme qu’il dégage, que ce soit de par sa nature ou par ce physique qui ne m’est pas habituel.

Une fois à l’intérieur, je croise les bras, après un coup d’œil appréciateur à la chambre. Il est vrai que l’hôtel est, ma foi, de qualité. J’essaie d’éviter d’écouter mon cœur qui bat à tout rompre et de garder une mine amusée qui, je le suppose, est de circonstance.

"Vous aviez raison, le cadre est des plus sympathiques. Et donc c’est ici que vous comptez me dévorer toute crue c’est bien ça ? Ma foi, j’aurais pu tomber plus mal, même si je suppose que je ne suis qu’une des proies que vous vous amusez à dévorer entre ces murs. Oh, attendez, c’est vous ou moi la proie ? J’ai un doute sur ce que nous avions décidé."
Je lui lance un regard amusé, pas vraiment dupe de la façon dont il doit connaitre cet hôtel. Pour autant, je ne m’en moque, ce n’est pas vraiment ce qui importe le plus en cet instant précis. Je m’avance vers la fenêtre, jetant un bref regard en songeant vaguement que la soirée est bien moins avancée que je ne l’aurais cru. Nous nous sommes esquivés rapidement et j’espère que personne n’y aura prêté vraiment attention.

"Oh, avant que vous ne posiez la question, je connaissais l’existence des vampires depuis quelques temps déjà. C’est l’avantage d’œuvrer dans l’ombre. Et, bien évidemment, je n’irais pas clamer sur tous les toits que vous en êtes un. Je sais me tenir et il parait que le secret a son importance dans cet univers."

Evidemment, je suis curieuse. J’aimerais savoir quel âge il a réellement, ce qu’il fait vraiment. J’ai du mal à me l’imaginer en simple garde du corps. Mais, en même temps, je me demande ce que je pourrais éprouver en sentant ses lèvres sur ma peau et cette question commence à supplanter tout le reste alors que j’ai un frisson à cette pensée. Hors de question pourtant que je fasse le premier pas et que je franchisse les quelques mètres qui nous séparent. Comme si ne pas me jeter sur lui rendait ma culpabilité moins flagrante.  

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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Sam 4 Mar - 17:48

La première phase avait été relativement aisée ; j’avais pu douter de la finalité de la soirée mais j’avais eu conscience, dès le tout début, de l’avantage qui était le mien, avantage que j’avais choisi de pousser de plus en plus loin, sans m’arrêter. Je voulais aller jusqu’au bout, pour plusieurs raisons. La première était une question de fierté ; je voulais avoir cette femme qui ne ressemblait pas à mes maîtresses habituelles. La seconde était que son corps semblait délicieux ; svelte, gracile. Elle me fouettait les sangs et je voulais la posséder, l’entendre souffler mon nom. Ensuite, troisièmement, son intelligence m’avait flatté ; je savais que je pouvais la conquérir, au moins provisoirement, malgré le fait qu’elle fasse preuve de plus de jugeotte que beaucoup de mes proies humaines, que je chassais d’ordinaire par facilité, pour éviter d’avoir à combattre un éventuel risque de repérage de la part des humains. L’humaine nous conduit en voiture. Je ne la touche pas. Je ne parle pas. Mais je la regarde. Promesses implicites, qu’elle comprendra forcément. Elle me pousse à aller m’occuper de la chambre d’hotel. Je lui souris, ma moustache s’animant alors que ces lèvres iront bientôt rejoindre les siennes.


| C’est d’accord. Vous noterez que je sais gérer tous les situations requérant un certain… Doigté. |


Et nous voilà à l’intérieur. Prêts à commettre ensemble une infidélité envers son époux, qu’elle a laissé de côté pour la promesse de ces ébats sans la plus petite once de résistance. Je savais que cette attitude était significative, aussi bien de leur couple et de son état, que de sa propre personnalité. L’infidélité est presque toujours dûe à une certaine forme d’égoïsme, qu’il soit ou non justifié on en venait toujours aux besoins physiques et affectifs de la personne qui provoquait cette meurtrissure dans le ciment d’une union. Je m’avance jusqu’au guichet où je demande une suite, tirant ensuite mon porte-feuille de ma veste de cuir d’un marron sombre. Je paie par carte, ma carte professionnelle. Autant ne pas avancer ses propres frais… Quand on est finalement un peu en mission, en rencontrant une humaine qui connaît notre existence. Je n’ai pas oublié cet état de fait, devenu central pour l’évolution de la situation. Nous arrivons jusqu’à la chambre, où la brunette découvre l’endroit. J’entends presque son cœur battre, et cela fait plus encore à mon envie de le lui faire éclater. Je suis resté discret, jusque là. Autant pour d’éventuelles bandes vidéo… Que pour la laisser monter en impatience. Une fois dans la chambre, je m’avance vers le lit, et jette sur un fauteuil ma veste, avant de tirer sur le nœud de ma cravate pour le desserer un peu, lui jetant un regard lourd de sous entendus.


| Je doute que vous ayez ce qu’il faut pour faire de moi une proie, Jaana. Et maintenant, vous êtes prise au piège avec moi. |


Une lueur bestiale, animale, passe dans mon regard alors que je dévoile mes canines. Je me rapproche d’elle. Pas en conquérant, pas en roulant des mécaniques, mais sans pour autant manifester la moindre gêne. Je passe une de mes mains contre le bas de son dos, attire doucement mais fermement son bassin contre le mien, et plonge mon regard dans ses grandes prunelles sombres. Elle me dit qu’elle connaît déjà l’existence des vampires, et me garantis le secret de notre présence. Je commence à la frôler, mon nez humant l’odeur de sa clavicule, de son cou, de la naissance de ses cheveux, de ses lèvres. Je goûte sur ma langue son odeur, frôlant à nouveau ses lèvres et fermant les yeux.


| Délicieux. Qui donc connaissez-vous, chez nous ? Que je sache si je marche sur les plates-bandes d’un ami ou d’un coéquipier... |


mes mains descendent sur son postérieur, dont je viens apprécier la fermeté, glissant ensuite sur ses cuisses, remontant sur sa chute de reins.


| Bien que cela ne m’arrêterait pas. |


Mes mains passent sur la fermeture de sa robe, et j’entreprends de la dévêtir, lentement, très lentement, alors que je l’embrasse dans le cou, passe mes dents et mes canines sur la chair tendre de sa clavicule.

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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Mar 7 Mar - 14:24

Je me rappelle encore du jour où nous avons prononcé nos vœux avec Philippe. De ce mariage presque féérique, magique, dans lequel je me suis jetée corps et âme sans même y réfléchir. J’avais refusé d’écouter mes parents et certains de mes proches qui me pensaient aveuglée, qui étaient persuadés que je rentrerais à la maison au bout de quelques mois, ayant découvert qu’il n’était pas pour moi. Et le temps leur avait donné tort. Jusqu’à présent en tout cas. Et maintenant je roule en direction d’un hôtel inconnu, en compagnie d’un vampire tout aussi inconnu qui me fait oublier toute prudence et toute raison. Et pourquoi ? Parce qu’il a réussi en quelques mots, quelques regards, à éveiller des sensations que même Leygh ne fait qu’approcher. Et j’ai pleinement conscience que ce que je m’apprête à faire là est autrement plus conséquent, brise d’autant plus mes vœux de mariage que cette mascarade que je m’amuse à mener avec le vampire qui travaille avec moi.

Mais je ne fais pas demi-tour, alors que je sens un frisson me parcourir l’échine sous son regard. Pas besoin d’en dire plus, ce serait inutile et je me doute qu’il a pleinement conscience de l’effet qu’il peut avoir sur moi. J’arque un sourcil à ses propos avant d’esquisser un sourire amusé et de me pencher vers lui, la mine complice.

"Je note surtout que vous vous en vantez avant tout. Nous verrons bien ce qu’il en est réellement."

Et j’attends tranquillement, ou presque. Evitant de me ronger les ongles, de songer à mon cœur qui commence à battre la chamade et au rouge qui doit certainement me monter aux joues. Ce goût de l’interdit, le fait de devoir rester discret, de garder un secret a quelque chose de grisant qui me donne l’impression d’être une toute jeune femme qui n’a cure des conséquences de ses actes. Et j’avoue, c’est tout aussi plaisant que l’idée de sentir son souffle sur ma peau et tout le reste qui ne manquera pas d’arriver. Car l’idée de m’enfuir a bien évidemment disparu alors qu’il ouvre la porte sur cette chambre où je ne vais pas manquer de me perdre avec lui. Je le suis des yeux avant de laisser filer un rire à sa réponse.

"Je n’ai peut-être pas ce qu’il faut mais vous pourriez en avoir envie, ne serait-ce que pour changer vos habitudes. Quant à être prise au piège… est-il vraiment pertinent de dire ça dans la mesure où je suis venue de mon plein gré ?"

Je défais mon chignon et je me passe une main dans les cheveux alors qu’il se rapproche. Et plus que jamais j’ai le sentiment d’avoir réellement un prédateur face à moi. Une part de moi s’en inquiète mais l’autre, qui prend le pas sur le reste, ne peut manquer d’apprécier ce qu’elle voit. Je devrais pourtant être bien plus effrayée, parce que je sais de quoi ils sont capables, tout du moins, j’en ai une bonne idée, surtout en voyant ses canines se dévoiler sous mes yeux. J’inspire pourtant doucement et je le laisse faire sans faire le moindre geste envers lui, ne cherchant pas à cacher le frisson qui me parcourt alors qu’il commence à me frôler.

"Pensez-vous vraiment être en train de marcher sur les plates-bandes de quelqu’un ? Je peux tout simplement travailler avec certains d’entre vous non ? En tout cas, je ne pensais pas que vous pouviez avoir un sens de la propriété aussi… aigu. Ou alors c’est juste une impression trompeuse."

J’esquisse un sourire quand ses mains se posent sur moi et que je tends les doigts pour le débarrasser entièrement de sa cravate, avant de défaire les premiers boutons de sa chemise et de rire doucement au reste de ses propos.

"Etonnamment je vous crois. Je suis même persuadée que cela ne ferait que rendre ce petit aparté encore plus excitant, non ?"

Et je me fige totalement quand je sens ses canines effleurer ma peau, ma respiration se coupant l’espace d’un instant et mes doigts restant suspendus dans le vide. Avant de laisser échapper un soupir et de glisser ma main sous sa chemise entrouverte. Tout aussi doucement que lui. J’ai beau être la proie, hors de question qu’il croit être en mesure de me faire languir tout autant qu’il semble vouloir le faire avec moi. Et ça me convient parfaitement.  

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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Lun 27 Mar - 19:10

J’avais affaire à une femme plutôt sophistiquée ; elle n’avait rien des catins à soldats que je fréquentais jadis, ou de certaines vampires hédonistes. Elle était très moderne en fait, de par sa position sociale aussi bien que son maintien, son discours, ce qu’elle semblait attendre. Finalement, le seul point commun que je retrouvais avec les femmes de mon époque, c’était ce goût pour la séduction ; elle voulait que l’on prenne soin d’elle. Pas dans le sens de la protection, mais qu’on la traite comme quelqu’un à part, quelqu’un d’unique. C’était la clef, sans aucun doute, qui m’ouvrirait le mieux les portes de son intimité, des portes qui déjà s’entrouvrent. Elle me tance, mais seulement pour faire monter un petit peu le niveau d’attente naissant de ces échanges. Je dévoile mes dents dans un sourire carnassier ; j’ai hâte de ce qui va suivre, peu importe de quoi il s’agira au bout du compte je suis maintenant persuadé que ce sera digne d’intérêt.


| Je vous le prouverai, sans nul doute. |


J’avais plus de deux siècles d’expérience dans le domaine, après tout. Il avait parfois été vital pour moi de faire jouir une femme, sur certaines missions particulièrement complexes où l’on m’avait demandé du « doigté » pour mon infiltration. La maison Myklebust attendait de ses membres une dévotion pleine et entière, dans chaque facette de l’accomplissement de notre devoir. Je sens que l’humaine est tendue ; son odeur devient piquante, sur le bout de ma langue. Je me retourne vers elle alors que je me libère de ma veste, mon visage fendu d’un sourire.


| Mais en ressortirez-vous indemne ? |


Comment son mari pouvait il laisser échapper pareil trésor ? Il fallait vraiment être un humain pour ne pas se rendre compte à ce point de la chance qui était la sienne. Je commence à goûter son odeur, à humer tout ce qui fait d’elle une proie, à mes yeux. Elle me donne faim ; c’est une bonne chose, autrement j’aurais eu toutes les peines du monde à me forcer. Ses doigts viennent déboutonner ma chemise alors que je continue de parcourir ce corps, presque du bout des doigts. Comme si je craignais de le briser. Ce qui pouvait toujours arriver, au cours de nos échanges. Je la pousse doucement sur le grand lit à baldaquin, alors que ma tête s’enfouit entre ses seins pour venir embrasser leur naissance, avant de descendre sur son corps encore masqué par sa robe.


| Nous fonctionnons comme ça, nous autres, Nocturnes Rouges. Vous pourriez être en « affaires » avec mon supérieur, aussi bien il pourrait réclamer ma tête. |


Je relève les yeux vers elle, alors que je suis toujours baissé sur son corps, embrassant le centre de ses cuisses.


| Ne me forcez pas à vous supplier. Cela sonnait autant comme une demande que comme une directive. |



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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Mar 4 Avr - 22:47

Le trouble que je ressens sous le regard de Johannes est quelque chose de nouveau. Oh, bien évidemment que Philippe m'a déjà troublée. Et qu'il continue de le faire, quand bien même les choses ont bien changé depuis bientôt 20 ans. Mais là c'est différent, même si je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. Peut-être parce que je n'ai pas connu beaucoup d'hommes durant mon existence et que ces derniers temps, je ressens le besoin d'être séduite de nouveau. Pas comme avec Leigh avec qui le travail et le plaisir semblent difficiles à dissocier. Ou peut-être que je me cherche simplement des excuses, parce que je ne suis pas capable de pousser mon propre mari pour obtenir ce que je voudrais ou, au moins, mettre les choses au clair. Au lieu de ça, je me précipite dans un hôtel avec un parfait inconnu ou presque. Et le désir réussit à supplanter tout ce que je peux ressentir d'autre, que ce soit l'inquiétude d'être découverte ou la mauvaise conscience de tromper Philippe.

Et même ce sentiment d'être une proie entre les mains d'une des races les plus dangereuses qu'il m'ait été donné de voir n'atténue en rien cette envie grandissante que je ressens. J'inspire doucement, m'amusant de nos échanges malgré tout et je souffle, avec un sourire en coin.

"Tant d'assurance, c'est impressionnant. Certains diraient que vous êtes un vantard, vous le savez ?"

Pour autant, j'imagine que ce ne doit pas être le cas. Je n'arrive pas à deviner son âge mais il est assurément bien plus vieux qu'il n'en a l'air. Et il doit être expérimenté. Cette pensée m'arrache un frisson, mais j'arrive tout de même à garder une certaine contenance. Je ne suis pas une jeunette que l'on peut impressionner facilement. Tout du moins, j'aime à m'en persuader, quand bien même je me suis retrouvée bien trop rapidement à mon goût dans cette chambre d'hôtel pour ne pas me sentir… me sentir quoi au juste ? Une proie facile ? Il semblerait bien. Sa question semble faire écho à mes propres pensées et je le fixe un instant, avant de hausser les épaules et de rétorquer, d'une voix douce.

"Nous savons tous les deux que non. N'est-ce pas ?"

Voilà qui est plus que téméraire, surtout en sachant à qui je m'adresse. D'autant qu'il se rapproche, qu'il commence à sentir ma peau, comme un prédateur devant son prochain diner. Et, au lieu de fuir, mes doigts glissent sur son torse, le débarrassant de sa chemise avant de courir sur sa peau. Je le laisse faire alors qu'il me pousse sur le lit. Je le suis des yeux, laissant filer un rire.

"Je vois. Nous sommes des propriétés exclusives que vous ne vous prêtez pas ? Je ne pense pas… j'espère qu'il n'est pas votre supérieur en tout cas. Ce serait dommage que vous perdiez la tête à cause de moi."

Je sens mon corps se tendre vers lui et je déglutis, essayant de continuer comme si de rien était.

"Je serais curieuse de vous voir supplier. Mais je dirais que cet autre… nocturne… est une relation de travail avec quelques bénéfices. Rien de vraiment très sérieux voyez-vous."


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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Mer 19 Avr - 22:16

J’ai faim. La bête que je suis sent l’odeur de la viande fraîche lui monter au nez et rien ne va plus ; je veux mon content de gibier pour la soirée. Tout ce que je désire en cet instant, c’est me glisser dans l’intimité de cette brunette, de cette femme à la fois si semblable et si différente de toutes celles que j’ai connues. Je sais qu’on me pardonnerait mal cet écart, si cette humaine devait être le passe-temps d’un de mes supérieurs. En changeant de lignée, en trahissant mon sang et mon nom, j’étais retombé dans les abysses de la hiérarchie des Nocturnes Rouges. Mais j’étais prêt à aller aussi loin qu’il le faudrait. Je n’avais en effet pris le risque de venir ici pour la séduire et aller plus loin encore que ça, uniquement parce que je ne ressentais plus beaucoup le frisson de l’immortalité, ces derniers temps. Oh, je connaissais bien la bravade, la lutte contre l’interdit, mais ça ne changeait rien. Sauver deux humaines et les protéger n’était rien pour mes responsables à côté d’aller chercher la maîtresse de l’un d’eux pour la faire sienne. Nous autres, fils de la nuit, avions toujours eu un fort instinct de propriété. C’était aussi pour cela que tant des nôtres mourraient des mains de leur créateur. Ou de leur créatrice. Je savais fort bien quel sort Morgane me réserverait si elle me remettait la main dessus. Je dévoile un sourire carnassier, habilement masqué d’ordinaire par la moustache, qui détournait depuis toujours l’attention. J’étais vieux jeu, que voulez-vous.


| Un vantard ? | Je fuse derrière elle, lèche l’arrête d’une de ses cervicales. | Quand vous n’aurez plus que mon nom sur les lèvres, hachant votre souffle… Nous verrons s’il s’agit de vantardise. |


J’étais un homme de parole, de mon vivant. Maintenant je ne suis plus qu’un vampire de parole. Allez chercher la différence. Mon sourire s’accroit.


| En effet. Quand je dis que vous me donnez faim, je ne me complais pas dans des figures de style. |


L’humaine semble avoir peur, mais elle n’en reste pas moins habile et déterminée à aller jusqu’au bout, riant de la perspective de rompre à ce point toutes les limites, tous les interdits auxquels nous pourrions avoir à faire face. Elle est cuisinée à point et commence à se confier, mais je comprends malgré tout que si je vais plus loin, je prends le risque de la brusquer. Je me concentre donc sur elle, et sur elle seule.


| Désireriez-vous être prêtée, ou continuerais-je de chercher votre conquête ? |



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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Jeu 4 Mai - 11:31

Je pourrais encore et toujours m’interroger sur les raisons de ma présence ici. Me trouver de fausses excuses, chercher des réponses dans mon mariage qui part à vau l’eau, sur mon besoin d’être séduite, sur les doutes que j’ai à ce propos. Oh, je sais que les humains sont particulièrement doués pour se retrancher derrière ce genre de chose pour pouvoir arguer que, dans le fond, ce n’était pas vraiment leur faute. Je me demande si c’est le cas des autres races. Mais, en cet instant précis, il faut que je sois parfaitement honnête avec moi-même. Si je suis là, c’est de mon plein gré, parce qu’il a réussi à éveiller des envies, des appétits qui ne le sont plus que rarement. Qu’il me fait oublier tous les masques qu’il m’arrive de porter, avec plus ou moins de succès, pour ne me focaliser que sur ce que je ressens viscéralement. Et s’il me serait déjà difficile de masquer mon état face à un humain « normal », je suppose que c’est encore pire face au vampire qui doit entendre mon cœur s’emballer, déceler la plus petite rougeur sur mes joues. Mais peu importe, il faut tout de même de continuer à jouer le jeu. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Un jeu. Excitant. Effrayant. Grisant. Et si je pensais avoir découvert le goût de l’interdit avec Leygh, autant dire que là, c’est une toute autre affaire.

J’ai un frisson que je ne songerais même pas à dissimuler quand il effleure mes cervicales de sa langue, fermant les yeux un instant avant de rétorquer, non sans malice. "Un vantard, parfaitement. Après tout, je ne vous ai encore pas vraiment vu à l’œuvre. Mais vous avez tout de même réussi à éveiller suffisamment ma curiosité… et mon envie, pour m’attirer dans vos filets sans que je ne puisse vraiment opposer de résistance. Je ne sais pas si je dois me dire faible ou me dire que vous êtes déjà passablement doué."

Et j’inspire, me demandant à quel point c’est une idiotie, une folie même, de me jeter de la sorte dans les bras d’un vampire. Je sais qu’ils ont des codes, des façons de fonctionner qui me dépassent de loin et que je pourrais être plus une source de discorde qu’autre chose. Et tout ça pourquoi ? Pour quelques instants de plaisir qui seront probablement oubliés dès que nous aurons passé cette porte ou presque. A moins qu’il n’ait envie de recommencer. Ou que ce soit moi. Mais ce serait déraisonnable à bien des points de vue. Et pourtant, à voir son sourire, à sentir mon cœur s’emballer, je sens le peu de raison qui pouvait m’habiter filer entre mes doigts.

"J’espère en tout cas que les façons dont vous pensez à me dévorer me seront aussi plaisantes qu’à vous. Et que nous y trouverons notre compte tous les deux…"

Je me demande si je vais ressentir le même plaisir à sentir ses crocs sur mon cou ou si ce sera mieux encore. Je le fixe, m’interrogeant tout de même sur cette idée d’être prêtée alors que je souris doucement.

"J’aime l’idée que vous ayez encore envie de me conquérir après ce moment. Et de ne pas vous appartenir totalement, qu’il y ait encore un peu de challenge une fois que vous aurez obtenu ce que nous voulons tous les deux."

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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Sam 6 Mai - 16:16


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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Dim 28 Mai - 13:30


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MessageSujet: Re: [Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte   Lun 12 Juin - 21:44

[HJ comme convenu, je conclus. Tu lances le prochain ?]



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"Les idéaux sont pacifiques. L'Histoire est violente."
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[Livre I] L’adultère, c’est comme les cadeaux, c’est l’intention qui compte
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