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[Livre I] Une proposition en or

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"Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence..."
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MessageSujet: [Livre I] Une proposition en or   Sam 6 Mai - 21:10



Gaïa Livny Skimrende & Saara Nygård



Mi-janvier 2018, fin de journée

La perte est inestimable. Saara a le cœur serré en passant à côté de la pancarte En travaux qui interdit au public l’accès à l’aile gauche du Musée des Beaux-arts. L’incendie date de quelque temps en arrière, mais son bouleversement est toujours aussi vivace à chaque fois qu’elle se remémore les œuvres réduits en cendre. En montant les escaliers, elle déplore l’immense gâchis. Heureusement qu’elle a pu admirer à maintes reprises les œuvres exposées depuis son installation à Valhöll. D’ailleurs, il n’y a pas une semaine où elle ne fait pas au moins un saut ici. Cela lui procure un sentiment de félicité de pouvoir s’assoir face à une toile durant de longues minutes jusqu’à oublier toute notion de temps et d’espace, et faire corps avec. Dans l’escalier qu’elle monte, elle croise une historienne des arts qu’elle salue. Les deux femmes échangent quelques mots avant de convenir de se recontacter bientôt pour prendre le temps de parler. Une chose pour laquelle Saara démontre un certain talent est de savoir se faire connaître et plaire aux cercles artistiques. L’ouverture de VeriArt ne remonte pas à si loin et pourtant, le nom de sa galerie circule déjà sur les lèvres des collectionneurs, des artistes et autres amis de l’art. Sa élégante silhouette longe un couloir pour se rendre au café. Elle y a donné rendez-vous à une jeune étudiante qu’elle expose dans sa galerie. À une table libre qui leur permettra de discuter à la discrétion des oreilles curieuses, elle s’installe. Elle préfère voir Miss Skimrende en dehors de l’Université et de VeriArt, car elle veut lui parler d'affaires qui ne sont pas directement en lien avec le partenariat avec l’Université.

Sachant ce qu’elle va commander, au lieu de jeter un œil à la carte du café, elle déplie un flyer qu’on lui a donné dans la rue. Elle lit alors un manifeste du groupe de défense contre la cruauté envers les animaux qui appelle à dénoncer les récents massacres de loups. La cause est honorable, mais la galeriste n’est pas vraiment chaude pour s’impliquer dans des rassemblements en descendant personnellement dans la rue. En général, sa contribution s’exprime dans l’organisation ou la participation de galas de soulèvement des fonds. Cependant, les récents événements bousculent tout un chacun, elle comme les autres. Peut-être devra-t-elle sortir de sa zone de confort ? En remarquant la jeune photographe qui s’approche, ses traits préoccupés se détendent et elle glisse le flyer vers le bord de la table. « Bonjour Gaïa. », l’accueille-t-elle avec son doux sourire. « Merci de votre disponibilité. Je demande à vous voir et c’est presque à vous de vous adapter à mon agenda. », s’excuse-t-elle par considération. Ce n’est pas parce que Gaïa est étudiante que cette dernière est à sa disposition. Elle en est bien consciente, malheureusement, ses obligations professionnelles lui donnent peu de flexibilité.

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“Ange terrestre soumis à la tentation...”
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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Dim 7 Mai - 23:47

Le 11 janvier 2018


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Pour cette dernière heure de cours j’avais l’impression que le temps passait au ralentit. Il était rare que je regarde ma montre toutes les cinq minutes pourtant ; mais aujourd’hui c’était le cas. Alors après un énième soupir je me décidais à participer au cours de français et comme part magie le temps sembla s’accélérer. Un immense sourire apparu alors sur mon visage lorsque la sonnerie retentit ! Il me tardait de savoir pourquoi Saara voulait me voir et c’était à peine si je disais au revoir à mes camarades. Ils savaient où je filais et si certains me jalousaient, les autres étaient ravis que j’ai la chance, pour ne pas dire le talent, d’être exposé dans une galerie de la ville. Autant dire que mes amies proches étaient aussi impatientes que moi de connaître le dénouement de cette rencontre.
Cependant, avant de passer le portail, je n’oubliais pas le principal. Je récupérais mon portable et envoyais un message à Maja pour lui dire que mes cours étaient finis mais aussi pour lui rappeler que je ne travaillais pas ce soir puisque je devais voir Saara et réviser pour un examen de français. Lorsque ce fut chose faite je prenais la direction du musée en écoutant de la musique française. C’était une technique comme une autre pour améliorer mon apprentissage de la langue.

Arrivée devant l’édifice, je me stoppais et poussais un soupir. Toute une partie ce majestueux édifice en forme d'étoile avait été ravagé par les flammes suite aux récentes émeutes. Cela me touchait car le musée accueillait régulièrement les étudiants de l'Université pour rénover certaines œuvres sous l’œil averti du directeur des lieux et j’avais fait parti de l’un des groupes qui avait redonné une nouvelle jeunesse à une des œuvres d'art de la renaissance italienne. C’était cette aile qui avait été touchée et mon travail minutieux, passionné avait sûrement dû s’envoler en fumée. Nous avions été tellement fiers de pouvoir donner au public la chance de regarder de nouveau cette œuvre et tout avait été détruit.
Je soupirais mais je ne m’attardais pas. Je filais vers le lieu de rendez-vous et ôtais ma veste après être rentrée dans le café. Je repérais Saara de suite et me dirigeais vers elle le sourire aux lèvres.



- Bonjour Saara ! Vous allez bien ? demandais-je en restant debout. Et c’est avec plaisir que je suis là… j’ai déjà commencé à réviser pour mon examen de français et je ne travaille pas ce soir. Voyant qu’elle avait du m’attendre pour consommer, j’indiquais le bar. Vous voulez que j’aille commander ?


En attendant sa réponse, je déposais mon sac et ma veste sur le dossier de ma chaise. Je remarquais le flyer sur les loups au même moment. Ils étaient vraiment le centre d’attention en ce moment. Et je me demandais si au final ce n’était pas une bonne chose. Parlez donc des loups et oubliez les vampires !




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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Sam 13 Mai - 20:08



*Les affaires sont les affaires*, c’est ce que se répète Saara pour se dédouaner du sentiment de trahison qu’elle ressent à l’égard de son petit frère depuis sa décision de faire signer un contrat d’exclusivité à Gaïa. Il y a l’art, et il y a le marché de l’art. Elle décèle dans les remarquables photographies de l’étudiante un véritable potentiel pour devenir très prisées dans un avenir proche. Cela n’enlève rien au talent d’Ezeÿel, ni des quelques autres artistes de la faculté d’art de Valhöll qu’elle promeut en exposant leurs œuvres dans un espace de sa galerie. Seulement, on sent encore dans leurs œuvres qu’il manque le petit « je ne sais quoi » qui fait la différence. C’est juste trop tôt pour qu’elle mise à fond sur eux dès à présent, mais cela peut changer dans quelque temps. Elle se mordra peut-être les doigts pour ceux qu’elle ne pourra pas récupérer par la suite, mais soyons lucides, tout talentueux que sont certains étudiants en art, parmi eux, tous ne perceront pas. De toute façon, faire connaître un artiste demande un énorme investissement d’argent et de temps qui ne paye pas forcément en retour. Pour prendre un tel risque, elle se doit d’être élitiste et intimement assurée de la valeur potentielle de l’artiste.

« Je ne crois pas que vous m’ayez dit pourquoi vous avez choisi d’apprendre le français. », remarque-t-elle à la jeune photographe lorsque celle-ci revient du bar après avoir transmis leur commande. À vrai dire, c’est leur première rencontre où il n’y a pas dans les parages un prof ou les autres étudiants que Saara expose. Elles vont pouvoir s’entretenir sur des sujets plus personnels si l'envie s'en fait sentir. « Je connais des rudiments en français parlé. C’est une langue très difficile, je trouve. J’ai renoncé à apprendre à l’écrire. ». Comme la plupart des norvégiens qui voyagent dans le monde pour leur travail, elle maîtrise l’anglais. Sinon elle a les bases de plusieurs autres langues. De quoi se débrouiller dans des échanges balisés, mais pas pour tenir une conversation sur la beauté d’une œuvre. En tout cas, si d’aventure, Gaïa accepte sa proposition, celle-ci pourra l’accompagner en France et parler elle-même de ses photographies.

« Merci. », fit-elle lorsqu’on leur apporte leur commande. Elle a des petites habitudes dans les endroits qu’elle fréquente régulièrement. Par exemple, ici, elle boit un macchiato. Dans un café proche de sa galerie, elle y boit plutôt du thé. « Vous vous demandez sans doute de quoi j’aimerais vous parler. ». Machinalement, elle tourne la tasse, ce qui remue imperceptiblement la surface. « Vous savez que je crois beaucoup au talents des étudiants que j’ai choisi d’exposer. ». Elle leur a d’ailleurs parlé d’un vernissage pour visibilité leur travail. Le couvre-feu a mis la tenue de l’événement sur pause. « Mais en vous, je ressens de la certitude. Vos photographies touchent quelque-chose de profond à l'intérieur de soi ; on ne peut qu’être happé. Il y a des photographies qui sont fortes par leur contenu, les vôtres le sont par la manière qui n’appartient qu’à vous de capturer le réel. Si jeune et déjà une personnalité artistique identifiable et originale, c’est rare. ». Et précieux de surcroît ! Saara n’est pas avare de compliments, mais ce qui est mieux, c’est qu’elle est sincère. « J’aimerai vous faire une proposition, si vous êtes intéressée par une forme de collaboration à long terme avec moi. ». Ce n’est pas pour ménager le suspens que la galeriste ne vient pas au fait. Il se trouve que ce genre de proposition ne se lance pas en l’air juste pour voir, il faut qu’il y ait au moins de l’intérêt de par et d’autre. Peut-être que Gaïa ne la sent pas plus que cela, après tout, elles se connaissent de fraîche date.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Mar 16 Mai - 16:42

Le 11 janvier 2018


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Je ne savais pas pourquoi j’étais là mais cela ne m’empêchait pas de sourire. Et puis s’il y avait un souci avec les œuvres que je lui transmettais, Saara aurait sûrement eu la mine plus grave. Ne voulant pas attendre et étant curieuse de nature, je proposais d’aller commander nos boissons afin de ne pas être dérangées par la suite. Un macchiato pour Saara et je prenais pour ma part un smoothie mangue façon Piña Colada après avoir hésitée et surtout après que l’on m’ait certifié à cent pour cent que cette boisson ne contenait aucune trace d’alcool. Je profitais d’être au bar pour également régler la note et je retournais m’asseoir face à la jeune femme car il y avait un peu d’attente pour la préparation de ma boisson.
Je n’eus pas le temps de le dire à Saara car cette dernière prit la parole avant que je n’aie eu le temps d’ouvrir la bouche. Peu importe ! Je n’étais pas pressée et elle ne semblait pas l’être non plus. Je souris et hochais en signe d’affirmation avant de répondre.



- Oui, j’apprends le français ! Je voulais étudier la langue de ce pays car il cache de merveilleux musées et salles d’expositions, expliquais-je. Pouvoir faire de la photographie là-bas doit-être merveilleux, ajoutais-je rêveuse. Puis je me concentrais de nouveau sur mon interlocutrice et je me rendais compte que cela me faisait plaisir qu’elle ait retenu quelle langue j’avais choisi d’étudier. Oui, le français est difficile à écrire ! Il se compose de règles grammaticales et orthographiques tellement étranges, déclarais-je amusée. Il y a de quoi devenir fou ! Mais je m’accroche et je ne m’en sors pas trop mal. Il suffit de regarder des films en VO et d’écouter de la musique en français… ça aide.


J’étais assez fière de mon niveau même si mon accent était trop persistant à mon goût. Enfin, il ne devait pas être horrible puisque le père de Solvei l’avait trouvé mignon. Après, il avait peut-être dit cela pour être gentil…
Bref, je n’y pensais pas plus longtemps et tout comme Saara je remerciais la personne qui nous amenait notre commande avant de me saisir de la brochette de bonbons qui servait de décor à mon smoothie. Je n’en mangeais que très rarement et les appréciais donc à leur juste valeur tandis que Saara s’adressait à moi. Tout en avalant ma bouchée j’acquiesçais d’un signe de tête. Effectivement je me demandais pourquoi elle avait demandé à me voir, surtout en tête à tête car cela n’était jamais arrivé. Je buvais une gorgée en l’écoutant dire qu’elle croyait au talent des étudiants qu’elle exposait. Je lui souris…



- C’est plaisant à entendre… Et je ne vous remercierais jamais assez d’exposer mes photos, déclarais-je en toute honnêteté avant de la laisser continuer.


A ce moment précis de la conversation je ne prêtais plus aucune attention ni à ma brochette de bonbons, ni à mon smoothie. J’écoutais avec une telle attention son avis sur mon travail que tout le reste ne semblait plus exister, un peu comme si nous étions dans une bulle. Entendre de telles choses à propos des mes clichés me noua la gorge et quelques picotements se firent sentir ans mes yeux. Je n’étais pas excessivement émotive mais la photographie c’était ma passion… c’était toute ma vie ! Je murmurais un « Merci » sincère et touché alors qu’elle poursuivait.
J’entrouvrais la bouche sans trop savoir quoi dire. Je n’étais pas certaine d’avoir compris !



- Une collaboration à long terme ? répétais-je émerveillée. Oui, je veux bien… Enfin, je ne sais pas vraiment ce que cela signifie mais ça a l’air d’être une superbe opportunité, déclarais-je enthousiaste. Je veux bien écouter votre proposition ! ajoutais-je toute ouïe.





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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Dim 28 Mai - 21:19



Il y a des artistes qui font plus parler par leurs frasques et leur personnalité exécrable. Même si son look pourrait le laisser craindre, Gaïa ne paraît pas de cette veine-là. Et c’est tant mieux ! Selon la galeriste, il se tisse un attachement tellement plus intime quand on doit percer l’âme d’un artiste à travers ses œuvres, le cerner un peu plus œuvre après œuvre, se rapprocher pas à pas de ce qui le rend à part. Quelle pure satisfaction de comprendre par soi-même ! Sa conviction se scelle à mesure qu’elle perçoit l’éclat chatoyant dans la façon d’être de la jeune photographe. Elle sourit en l’écoutant, et par moment, elle dodeline de la tête pour marquer son assentiment. Grâce à son travail, elle voyage régulièrement à l’étranger pour des vernissages et capter ce qui se murmure dans les milieux de l’art. Elle peut donc confirmer en connaissance de cause : la France est divinement inspirante ! « Il m’arrive de correspondre avec des Français. Pourrais-je me tourner vers vous pour m’inspirer d’élégantes tournures ? Une ou deux phrases en français suffiront pour agrémenter mes messages. Je pense que cette marque d’attention fera un effet charmant. ». Même si en anglais pour tout le monde, elle prend déjà soin d’écrire un contenu personnalisé à chaque destinataire. Et si elle peut encore plus plaire à ses interlocuteurs français, ça serait gâché que de ne pas mettre le paquet. La personne qui leur apporte la commande repart sans laisser l’addition. Saara s’apprête à la rappeler pour lui signaler son oubli, mais elle se remémore soudain qu’à son retour du bar, Gaïa avait rangé son porte-monnaie dans son sac. Préoccupée par Ezeÿel, elle n’avait pas tiqué sur le moment. Elle sourit, appréciant l’amabilité de l’étudiante. « Je vous remercie Gaïa. ». Pour désigner quel est l’objet de sa gratitude, elle lève légèrement sa tasse.

À l’origine, si elle s’était mise en relation avec l’Université de Valhöll s’était dans le but de forcer la rencontre avec son demi-frère. Elle ne s’attendait pas à être bouleversée par ses peintures, et encore moins, à découvrir d’autres diamants bruts. D’abord prétexte, le projet de promouvoir des jeunes artistes n’en est plus un. C’est avec sérieux qu’elle s’y investit. Et c’est encore avec plus de sérieux qu’elle voudrait faire signer la jeune étudiante. Ses photographies sont autant d’invitations à plonger dans un doux mélange de grâce et d’intensité. Qu’a bien pu vivre Gaïa par le passé ? Voilà ce qui intrigue Saara. Elle serait franchement étonnée que la profondeur du regard qu’elle porte sur le monde à travers son objectif émerge d’une enfance sans histoire. « Je vais vous l’expliquer. », fit-elle dans un plus large sourire. La réaction de l’étudiante manifeste un intérêt certain et l’encourage assurément à en dire plus. « En tant qu’agent d’artistes, j’aimerais vous proposer de faire connaître votre travail auprès des gens qui comptent dans le milieu de l’art, de prendre en charge les frais pour exposer dans ma galerie et ailleurs, de vous procurer des opportunités de projets artistiques, et surtout de vous positionner sur le marché de l’art. Je vous promouvrai de manière plus significative que dans le cadre du projet avec votre faculté. » Avec l’université, il s’agit d’un sponsoring. Les étudiantes engrangent quelques ventes grâce à la visibilité d’être exposés, mais sinon elle ne développe pas activement leur identité pour un positionnement sur le marché de l’art. « Je serai votre agent, mais vous n’aurez pas à me rémunérer directement. ». Elle lève sa tasse pour boire une gorgée. On arrive à la contrepartie. Évidemment, Saara quête des intérêts financiers dans l’histoire. Si dans les premières années, elle va devoir financer pour des kopecks. À moyen terme, elle espère un fructueux retour sur investissement. « Je prendrai une commission sur toutes vos ventes et tous vos gains en lien avec votre activité artistique. De plus, il s’agit d’un contrat d’exclusivité sur plusieurs décennies. ». C’est une collaboration avantageuse, mais qui comporte des contraintes et des risques non négligeables pour chaque partie. Même si Saara en veut et se donne corps et âme dans sa galerie, elle est encore nouvelle dans la profession. Gaïa peut préférer tenter sa chance avec quelqu’un de plus chevronné. « J’ai conscience que c’est gros. », admet-elle volontiers. « Je ne vous demande pas de réponse ferme là tout de suite. », la rassure-t-elle avec un doux sourire. « Si cela vous va, je vais contacter mon avocat pour qu’il vous transmette les termes du contrat. Vous pourrez y réfléchir et prendre conseil auprès de vos proches. Nous rediscuterons ensuite. ». À la perspective d’une visite au cabinet de maître Jelsi, c’est hors de son contrôle, ses joues chauffent. Elle incline la tête sur son macchiato pour dissimuler ce trouble exagéré, mais sur lequel elle n’a aucune prise. Elle se décide à boire une nouvelle gorgée, des fois que la boisson chaude apaiserait comme un baume. « Est-ce que durant votre temps de réflexion, je peux vous demander la discrétion sur cette proposition avec Ezeÿel ? ». Tant que rien n’est signé, elle préfère ne pas ébruiter. D’autant que si finalement, cela ne se fait pas avec Gaïa. Elle ne va pas soumettre la proposition à quelqu’un d’autre pour l’heure. « Et à vos autres camarades aussi, évidemment. », précise-t-elle précipitamment lorsqu’elle se rend compte qu’elle n’a parlé que de son frère. « Si j’ai d’abord mentionné Ezeÿel, c’est parce que vous m’avez l’air de particulièrement bien vous entendre tous les deux. »

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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Mar 13 Juin - 10:16

Le 11 janvier 2018


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Je me faisais une joie de voir Saara ! Notre relation était professionnelle mais je ne me lassais pas de la voir puisque nous partagions une passion commune, celle de l’art. Les autres personnes qui aimaient ça autant que moi étaient les autres étudiants de mon université et malheureusement pour moi ils étaient la représentation parfaite de comment les gens les imaginaient. Beaucoup trop festifs à mon goût ! Non pas que je n’aimais pas faire la fête… mais boire et fumer ce n’était pas pour moi. Le truc était que certaines personnes ne voulaient pas le comprendre. Cependant, ne pensons plus à cela. J’avais rejoins Saara après avoir commandé nos boissons et déjà j’étais fortement intéressée par ce qu’elle me disait.


- Oui, je serais ravie de vous aider pour trouver de belles formulations en français, répondis-je sans hésiter. Je trouve que c’est une très langue très poétique et cela m’aidera à la maîtriser davantage.


Je m’interrompais ensuite en voyant notre commande arrivée. J’étais très curieuse concernant la nourriture et les boissons aussi ! Autant dire qu’il me tardait de goûter mon smoothie mangue façon Piña Colada. Pour commencer, j’adorais la mangue et ensuite j’aurais un aperçu de ce à quoi ressemblait ce fameux cocktail alcoolisé. Bien sûr, mon smoothie ne portait aucune trace d’alcool mais le goût était très ressemblant selon la personne qui préparait les boissons. Après un « Merci » à la personne chargée du service, j’avais de suite mis la paille entre mes lèvres et apprécié la fraîcheur de la boisson. Je ne regrettais pas mon choix !
Puis je failli froncer les sourcils lorsque Saara me remercia. Je ne comprenais le sens de ses paroles que lorsqu’elle leva sa tasse. Il fallait dire que j’avais déjà oublié que j’avais réglé la commande en même temps que je l’avais passée. J’abandonnais ma paille et reposais mon verre.



- Il n’y a pas de quoi ! Ça m’a fait plaisir, dis-je en toute franchise. Je ne sais pas si vous aimez les smoothies mais celui-ci est délicieux et il me permet de savoir quel goût peut avoir le Piña Colada, précisais-je amusée.


Si Saara ne savais pas que je ne buvais pas d’alcool, elle aurait à présent de gros doutes. Je savais parfaitement que j’étais une curiosité à ce sujet car rares étaient les jeunes de mon âge qui ne buvaient jamais d’alcool. Saara allait-elle pensé aussi que j’étais bizarre ? Peut-être ! Mais au final ce n’était pas important, cela ne changerait en rien notre relation et puis elle saurait que je ne serais jamais du genre à trop boire durant un vernissage. C’était donc un plus !
Et en parlant boulot… Je délaissais ma boisson pour n’être concentrée que sur les explications de Saara. Sa proposition ne semblait pas anodine, du moins lorsqu’elle était adressée à une jeune étudiante. Voilà pourquoi je saisissais mon petit bloc-notes et mon stylo avant qu’elle ne commence.



- Je veux être sûre de ne rien oublier ! expliquais-je en lui indiquant les deux objets que je venais de récupérer dans mon sac.


Dès que la blonde reprit la parole tout le reste ne sembla plus exister. Je notais les choses importantes ! Pourquoi ? Parce que je ferais un compte rendu détaillé de cette proposition alléchante à Maja. Ainsi je notais ‘faire connaître mon travail auprès des gens qui comptent dans le milieu de l’art’, ‘prise en charge des frais pour exposer par Saara’ ‘me positionner sur le marché de l’art’. A chaque note, je souriais ! Cette proposition m’avait l’air forte intéressante mais je n’étais pas une pro à ce sujet… moi je photographiais. Pour le reste je n’étais qu’une débutante. J’ajoutais à mes notes que Saara serait mon agent mais que je n’aurais pas à la rémunérer. Sur ce point je regardais la jeune femme de manière intriguée… Elle n’allait pas travailler pour la gloire ! Mais l’explication arriva très vite. ‘Commission sur ventes et autres gains’ ‘contrat d’exclusivité sur plusieurs décennies !’ s’ajoutaient à ma liste.


- En effet, c’est une fabuleuse proposition, déclarais-je lorsqu’elle déclara que c’était gros. Concernant l’exclusivité… cela veut dire que vous serez la seule à pouvoir faire exposer et vendre mes œuvres ? Désolée, je ne suis pas très calée à ce sujet, expliquais-je sans détour.


Alors oui, comme elle me l’avait dit, j’allais réfléchir. J’en parlerais à Maja qui me dirait quoi faire ! Aussi, cela ne m’empêcha pas de hocher la tête avec enthousiasme.


- Oui, cela me semble très bien et j’en parlerais à ma sœur dès que je rentrerais. Je lui avais déjà dit que je devais vous voir… Elle attend sûrement d’en savoir plus, expliquais-je ravie.


Puis Saara me demanda d’être discrète auprès de mes camarades le temps de ma réflexion mais aussi auprès d’Ezeÿel qu’elle avait mentionné en premier. Je fus intriguée par cette formulation et cela dû peut-être se voir puisque Saara m’apporta quelques précisions. J’eus un léger rire… Entendre dire que le jeune homme et moi étions proches était amusant ! Cela l’était car son seul but me concernant était de vouloir me mettre dans son lit… Nous n’avions jamais eu de vraie discussion ce que je trouvais dommage ! Je restais persuadée que Zeÿ n’était pas seulement un dragueur compulsif imbu de sa personne et ce, malgré la soi-disante rumeur qu’il aurait balancé à mon sujet. Information que je n’avais d’ailleurs pas encore pu vérifier… Brishen était peut-être au courant !


- Disons qu’on est comme chien et chat… Je le trouve trop dragueur et… et puéril parfois ! Quant à lui il doit me trouver ennuyeuse à mourir. Mais on a tout de même l’art en passion commune. Et puis je suis persuadée qu’il n’est pas ce qu’il prétend être, ajoutais-je pensive.




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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Jeu 29 Juin - 16:00



Dans son carnet d’adresses, Saara dénombre certaines ententes qui tiennent à grand renfort de pincettes. Agréable et volontaire, Gaïa lui épargne cet effort-là. Elle y aurait toutefois consenti s’il l’avait fallu ; ni sa sensibilité artistique ni son sens du marché de l’art ne lui pardonnerait de passer à côté d’un filon d’or. "Gagnante-gagnante, c’est parfait !" Elle claque dans ses mains, plutôt réjouie de la poésie qui enjolivera ses futurs messages. Aucun doute sur le style d’écriture de Gaïa ; la galeriste les sent sur la même longueur d’onde.

Alors que leur commande leur est servie, elle ne manque pas de relever pour elle-même ce que leur choix de boisson révèle à propos de leur personnalité respective. Un smoothie frais et estival à l’image de la pimpante artiste, tandis qu’un macchiato ne dénote pas de l’image plus contrôlée de la négociante d’art. "Je veux bien vous croire, en tout cas, je salue la présentation qui donne vraiment envie.", opine-t-elle avec un regard gourmand sur les subtiles nuances de couleur. Dans son ensemble, elle est admirative de la patte artistique qui règne dans l’ensemble du musée. En déménageant, elle craignait de regretter les lieux culturels d’Oslo, mais Valhöll lui offre un épanouissement vital pour sa passion. Jamais déçue par le dessin réalisé avec la mousse de lait, elle contemple les contours travaillés d’une tige de rose. "J’ai accroché sur leur macchiato, c’est devenu mon petit rituel d’en commander un ici." On ne change pas une équipe qui gagne, dit-on, de même pour elle, tant qu’elle n’est pas déçue, elle a une tendance à être constante dans ses attachements. "Mais si un jour, je suis d’humeur aventureuse, je testerai, d’autant que j’aime le cocktail." Délicatement, elle tourne sa tasse pour regarder se défaire la rose. Elle aime la beauté des traits qui se torsadent, puis s’estompent, toutefois, elle éprouve en même temps une once de regret. "Vous ne buvez pas d’alcool ?", croit-elle déduire de ce qu'a dit Gaïa. C’est assez curieux, et néanmoins si remarquable pour une jeune et de surcroît étudiante. "J’imagine la pression des autres, ça ne doit pas toujours être évident à s'en tenir." Est-ce qu’elle pourrait se passer d’alcool ? Nope, pas totalement. Elle est principalement une buveuse sociale ; un verre en main lui donne une contenance et le cran pour se libérer de la retenue qui l’inclinerait plutôt à faire tapisserie au lieu d’aller au devant de potentiels clients. En de rares occasions – notamment pour évacuer une forte frayeur –, il lui arrive de boire seule. Sinon, juste pour se détendre, l’alcool n’est pas son premier recours. Elle lui préfère la contemplation d'une oeuvre, un bain relaxant ou une heure à dessiner au fusain.

Lorsque la conversation arrive sur la raison derrière sa demande de rencontre, les dernières réserves de Saara ont été délogées. C’est confiante et convaincue qu’elle fait part à Gaïa de son envie de la faire signer. C’est de manière plutôt informelle qu’elle lance la proposition, mais celle-ci n’en est pas moins très sérieuse. "Tout à fait. Je serai la répondante pour tout le versant commercial et promotionnel de votre activité d’artiste. Cela vous permet de vous consacrer pleinement sur la photographie.", confirme-t-elle ce qu’implique la clause d’exclusivité. Ce n’est pas rien, en cas d’enfreint à cette clause, les poursuites seront onéreuses. "Mon installation à Valhöll est récente, mais à Oslo, je gérais aussi ma galerie. Je me suis faite un certain nom en national et à l’international." C’est normal pour elle de devoir également se vendre. Elle conçoit leur collaboration sur un plan d’égalité ; chacune apporte à l’autre ce pour quoi elle est douée. "Je ne vous cache pas que je me lance comme agent d’artistes avec vous. C’est une nouvelle corde que j’aimerai ajouter à mon arc." Pour elle, c’est un moment favorable. Son activité de directrice de galerie d’art est sur de bons rails ; elle a les ressources pour spéculer sur les artistes de demain.

Compte tenu de l’engagement, un temps de réflexion est assurément requis. Saara le comprend et de toute façon, le contrat n’est pas sous pli. Avant de poser sur papier les termes, elle voulait d’abord connaître le sentiment de la jeune photographe. La rougeur naissante fait place à un sourire qui se crispe l’espace d’un instant. De nature patiente et compréhensive, il faut y aller pour l’énerver. Et pourtant, celle que Gaïa considère comme une grande sœur possède le don de la pousser à bout. Si elle sait devoir s’armer d’une surdose de vaillance dans ses échanges avec Sara Olsen, elle lui reconnaît toutefois le mérite d’agir dans les intérêts des ses proches. C’est sur la conviction d’un bon fond chez miss Olsen qu’elle abonde : "Elle sera sûrement de bon conseil… et j’imagine qu’elle aura sûrement à redire.", laisse-t-elle échapper avec un fin sourire quelque peu goguenard. "Mon avocat sera à disposition pour vous expliquer toutes les clauses, mais si vous voulez l’avis d’un autre avocat, je peux vous donner des noms de très bien. Vous savez, comme j’ai dû en chercher un ici pour ma galerie.", se justifie-t-elle comme si on peut soupçonner une anguille sous roche. En vérité, dans sa quête d’un petit cabinet de bonne réputation, elle est assez vite tombée sur le cabinet Týr. Si elle s’est remise à prospecter, c’est dans l’éventualité où elle aura l’audace de tenter quelque chose… Mouaip inutile d’ouvrir les paris là-dessus, c’est plus qu’improbable !

De manière générale, elle a une bonne capacité à compartimenter. Dans son activité, c’est le secret pour avoir une ligne de conduite qui concilie des intérêts parfois en contradiction entre ce qui relève de l’Art et ce qui relève du commerce de l’art régie par le marché. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de se tracasser sur ce que pensera son frère en apprenant qu’elle veut faire signer Gaïa. Elle n’est pas à l’aise, elle craint de lui faire de la peine. En l’état, leur relation ne leur permettra pas de s’expliquer et ça l’embête vraiment. Pour se donner du temps, elle demande de la discrétion de la part Gaïa. Dans l’emballement, elle focalise d’abord sur Ezeÿel, puis se rattrape sans se douter qu’elle ouvre ainsi une brèche pour sa récolte d’information. Dans sa tête, elle fait écho du tac au tac à Gaïa. Parce que non son frère n’est pas un dragueur invétéré ! La preuve, il n’a rien tentée avec elle. Puéril !? Non plus, mais spontané et enflammé ! D’abord bouillonnante de défendre la réputation de son frère, elle plonge aussi vite en déprime. S’il peut trouver barbante une jeune femme adorable comme Gaïa, que pense-t-il d’elle alors ? Elle a pour le coup rien de rien de déluré ! Elle se rabat sur sa boisson chaude pour pêcher un peu de réconfort, mais c’est dans les dernières paroles de l’étudiante que lui revient le sourire. Elle repose sa tasse, plus apaisée. "J’en suis persuadée également. Ses peintures sont des bouts de son âme, et elles sont touchantes." Elle aimerait qu’Ezeÿel s’ouvre avec elle autrement qu’à travers ses œuvres, mais dans leur relation, tout est à construire. "Vous croyez qu’il a quelqu’un avec qui il peut montrer ses vulnérabilités ?" Sans doute que Gaïa n’est pas la mieux placée pour le savoir. "Je ne sais pas si cela compte, on ne se connait pas beaucoup, mais je ne vous trouve pas ennuyeuse.", précise-t-elle. Peut-être s’est-elle trompée et l’étudiante photographe se fiche qu’on pense cela d’elle.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Mer 12 Juil - 23:37

Le 11 janvier 2018


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J’étais ravie d’avoir trouvé un nouveau moyen de tester mon français et ce, sans même le chercher. La chance me souriait vraiment et cela me fit soupirer d’aise. Dans le même temps je hochais la tête pour signaler mon accord à Saara. Sur ce point de vue nous serions effectivement gagnantes toutes les deux. Je savais qu’il était plaisant de recevoir, pour des étrangers, quelques mots dans leur langue maternelle… ne serait-ce qu’une toute petite phrase ! Bien entendu je prendrais cette tâche à cœur car cela me faisait plaisir d’aider Sara. Elle était si agréable, la discussion se faisait d’elle-même en sa présence. Nous avions certes un énorme point commun mais je sentais qu’il n’y avait pas que ça. L’affinité qui s’était créé allait au-delà de nôtre passion commune. D’où exactement ? Je m’en contre-fichais et chassais ces pensées sans réponse en buvant une nouvelle gorgée de ma boisson.
D’ailleurs je vantais le goût délicieux de cette dernière à mon interlocutrice qui me confirma que la présentation était jolie. Je me reculais pour observer la dite présentation et je remarquais qu’elle était agréable à regarder. A vrai dire je n’y avais pas prêté plus attention que ça. Après tout, l’habit ne fait pas le moine ! La preuve est que mes tenues originales me faisaient souvent passer pour une jeune fille délurée et sans cervelle alors que ce n’était absolument pas le cas. C’était même le contraire et cela étonnait parfois… et les gens me posaient des questions comme celle que venait de m’adresser Sara. J’affichais un large sourire et secouais la tête de manière négative avant de reprendre la parole.



- Non, je ne bois pas d’alcool… je ne fume pas non plus. Ça ne m’a jamais attiré ! déclarais-je sans mentir. Et puis pour la cigarette, il n’y a que des inconvénients de mon point de vue. Ensuite pour l’alcool je me contente des cocktails pour les enfants, expliquais-je amusée. Bon, j’avoue que j’ai goûté une fois un mojito et ça ne m’a pas déplu… mais ce n’est pas non plus ma tasse de thé. Je préfère largement le virgin mojito !


Pour la suite, j’eus une légère pause pensive. Les autres… précisons les autres étudiants ! Ils ne me comprenaient pas vraiment et ne faisaient pas d’effort pour que cela soit le cas. Bien sûr, mon naturel enjoué faisait que je n’étais pas mise de côté à l’université… loin de là ! Cependant, concernant les soirées, je recevais beaucoup moins d’invitations que les autres jeunes filles de mon âge.
Cela ne m’ennuyais pas vraiment. J’étais tellement occupée que c’était à peine si je m’en rendais compte. Je haussais donc les épaules avec nonchalance.



- Il n’y a pas vraiment de pression de la part des autres… ils s’en amusent et pour le reste ils se contentent de ne m’inviter que très rarement à leurs soirées. Ils ont la fâcheuse tendance de croire qu’il faut boire pour s’amuser alors que ce n’est pas mon cas. Je suis un vrai bout en train ! Dommage qu’ils ne me laissent pas l’opportunité de leur montrer. Je marquais une nouvelle pause. Quoique, je suis toujours occupée aussi !


J’avais le sourire aux lèvres en ajoutant ces quelques mots. Je ne voulais pas que Saara me plaigne ou quoique ce soit. Ma vie me convenait très bien comme elle était et j’aurais peut-être bientôt l’occasion de faire des sorties avec Bribri. Mais ce sujet sorti bien vite de mon esprit lorsque Saara aborda les raisons de ce rendez-vous ! J’en restais bouche bée mais trépignais tout de même sur ma chaise. Même le terme d’exclusivité ne modérait pas mon enthousiasme à cette nouvelle.
Consciencieusement je prenais note de tout ce qui me semblait important, c'est-à-dire presque tout. Je ferais le tri plus tard, juste avant d’en parler à Maja. Puis je relevais la tête de mes notes en entendant une chose précise.



- Un agent ? Moi… j’aurais un agent ? répétais-je en souriant. Wouaaah ! Ça fait classe… Oui, je suis bien Gaïa et voici mon agent, Mademoiselle Nygård, déclarais-je en mimant une fausse présentation. J’adore ! Et je suis sûre que vous serez excellente dans ce rôle, précisais-je en toute honnêteté.


Je ne passais pas à côté du sourire plus crispé de Saara lorsque j’évoquais ma sœur. J’esquissais un léger sourire à mon tour mais je ne disais rien ! Maja, connue sous le prénom de Sara auprès de mon interlocutrice, était très pointilleuse lorsque cela concernait mon art. Elle ne se gênait pas pour dire que tel cliché était mal éclairé ou tel autre pas assez mis en valeur. Cela me touchait mais j’imaginais que ce ne devait pas être simple à supporter pour Saara.
Puis mes pensées captèrent la suite des paroles de la jeune femme. Carrément, elle avait un avocat ! Enfin, c’était peut-être normal… moi je n’y connaissais pas encore grand-chose.



- Vous avez carrément un avocat ! Le top… du moins s’il est aussi sexy que dans les séries télévisées, déclarais-je amusée. Quoique… je me demande si c’est bien réaliste, continuais-je avec un haussement d’épaules. Le combo beau, intelligent et avec une bonne situation je ne suis pas certaine que ça se croise à tout les coins de rue. Enfin, ne nous égarons pas ! Je commencerais déjà à en parler à Ma sœur.


Maja… Ma Sœur… Heureusement que cela commençait de la même manière. Mon enthousiasme aurait pu me jouer de mauvais tour ! Il fallait que je soit plus vigilante. Cependant, je n’en aurais pas vraiment besoin si nous venions à parler d’Ezeÿel. Je ne savais plus trop comment on en était venu à parler de lui mais je ne cachais pas le fait que je pensais que sa véritable personnalité n’était pas à cent pour cent celle qu’il dévoilait aux yeux de tous. Quand il ne tentait pas de me séduire j’avais eu l’occasion de l’observer et j’avais cette impression. Pourquoi ? Je n’en savais rien. Mais je fus rassurée d’entendre que Saara était du même avis que moi. Je n’étais pas folle !


- Il est vrai que ses peintures sont magnifiques… même si je ne lui ai jamais dit en face ! Il serait capable de s’en vanter pour l’éternité malheureusement ou de répondre qu’il le savait déjà. Puis je haussais les épaules. Alors là, je ne vois pas ! Je l’imagine très mal ôté le masque. Puis je levais l’index comme pour indiquer qu’une idée m’était venue. Je ne dirais pas qu’il va jusqu’à montrer ses vulnérabilités mais il est assez proche d’un autre étudiant. Brishen ! Ils n’ont pas grand-chose en commun au premier abord mais il passe du temps ensemble. C’est certain ! expliquais-je sûre de moi. Puis j’esquissais un sourire après avoir bu une gorgée de mon smoothie et en entendant les paroles de Saara à mon attention. Merci, c'est gentil. Le truc c’est que je crois qu’il trouve ennuyeuse toutes les filles qui ne veulent pas prendre du bon temps… il a d’ailleurs été raconté que j’étais homo a ce que l’on m’a dit, précisais-je avec un léger rire.




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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Sam 15 Juil - 20:10



Sensible à ce qui se dégage des gens, Saara écoute l’étudiante en admirant l’éclat pétillant que lui confère une personnalité épanouie. Cependant, la chaleureuse lumière de Gaïa n’est pas exempte de nuances plus pâles. On sent une confidence teintée de gravité qui se dérobe dans certaines des œuvres de la photographe. Si Saara est curieuse de mettre le doigt dessus, elle n’est pas pressée pour autant. Le dévoilement de l’être derrière l’artiste est un cheminement qu’elle prend plaisir à faire durer… même si s’agissant d’Ezeÿel, l’impatience domine. "Je suis admirative, je n’étais pas aussi affirmée étudiante. J’étais assez à suivre le mouvement de mes amis. Ça me paraissait plus facile de faire comme les autres. On n’a pas besoin de s’expliquer, de se faire remarquer. Par chance, j’avais des fréquentations raisonnables. Sinon je pense que j’aurais pris de très mauvaises habitudes." Depuis petite, Saara a eu la vie facile. Père avocat d’affaires florissantes, mère cardiologue, l’argent et le confort ne lui ont jamais manqué. D’aise, la petite princesse s’est même payé le luxe de se sentir mal dans sa peau ! A vouloir se faire accepter à tout prix, la jeune fille qu’elle était autrefois, aurait pu plonger la tête la première dans tous les vices. Mais l’ombre d’un père avocat a été aussi dissuasif que celle d’un père policier pour que ses amis ne l’embarquent pas dans des déboires. "Je dois beaucoup à l’art pour m’avoir aidé à me trouver. Si c’est vrai que je ne suis pas une artiste, l’art m’a tout de même permis de m’exprimer. Grâce à lui, j’ai commencé à donner de la voix. Lorsque je regarde une œuvre, j’ai l’impression de toucher une vérité. Et cette vérité-là me semble importante à partager, même si je dois la défendre seule." Elle ne pensait pas se confier sur une part aussi personnelle d’elle. Mais Gaïa la met en confiance, assez pour qu'elle dévoile des faiblesses passées.

Bien que la galeriste prenne plaisir à mieux connaître Gaia et qu’elles pourraient bavarder de tout et de rien encore longtemps sans s’ennuyer, il lui faut tout de même venir dans le vif du sujet. Elle lance sa proposition avec une conviction affirmée par ce premier tête à tête. Si avant, elle appréciait déjà la photographe pour son talent et son entrain, maintenant, elle pense même se prendre d’une réelle affection. Lorsque la blondinette mime une présentation, elle sourit d’amusement. Puis réellement touchée par la confiance accordée, sa main tournicote gracieusement en l’air comme pour accompagner la révérence galante d’un dandy : "La céleste photographe Gaïa Livny Skimrende me fait trop d’honneur. Je vous promets de faire en sorte d’en être digne."

La suite de la conversation passe tour à tour de la chipoteuse Sara Olsen, à l’avocat pour qui elle éprouve un méchant béguin, – notez qu’elle ne se l’avoue pas encore ! Autant dire qu’un changement s’opère dans la teneur du sourire de Saara. De crispé, il devient flottant et par moment confondu de gêne. Pour se donner contenance et avoir une excuse de ne pas rebondir, elle va bon train vider sa tasse. Elle lâche des « ah bah » guère élaborés, mais dans son flot de paroles, Gaïa ne semble pas tiquer sur sa loquacité subitement aux abonnés absents. Heureusement ! Elle aurait été en grande peine de devoir donner son opinion, non par incapacité de décrire l’avocat. L’examen des œuvres d’art a aiguisé son sens de l’observation, en revanche, sa mémoire peut lui faire défaut pour tout se rappeler. Une mémoire défaillante n’est cependant pas un risque qu’elle court avec Maître Jelsi ; il trotte bien trop souvent dans ses pensées pour quelqu’un à qui elle a si peu affaire. "Oui faites cela d’abord !", s’engouffre-t-elle avec tout le soulagement de pouvoir éluder le reste.

La conversation prend un nouveau tournant lorsqu’Ezeÿel arrive sur le tapis. Saara essaie de ne pas se montrer indiscrète ou fouineuse, ni même particulièrement intéressée à l’encontre du jeune homme. Mais elle l’est à 100% ! Elle n’a pas pu beaucoup lui parler et jamais seul à seul. Ou presque, il lui semble avoir des conversations avec lui lorsqu’elle admire ses toiles. Elle a un sourire fier et attendri, lorsque Gaïa reconnaît la beauté des peintures d'Ezeÿel. Elle a envie de dire que c’est de son petit frère qu’il s’agit, mais elle ne peut pas. Elle se contente d’un rire. "Vous le connaissez bien. Il n’est pas aussi vantard avec moi, mais c’est de peu." Cela ne la dérange, elle aime le voir content de lui. Pour autant, elle ne complimente pas les toiles d’Ezeÿel à la légère. L’art est une affaire sérieuse pour elle, comme pour lui. Elle ose une question qui la turlupine. Un prénom tombe qu’elle ne resitue pas : Brishen. Lequel est-ce ? "C’est un ami d’une autre filière que vous avez en commun ? Je n’ai pas le souvenir d’un Brishen dans la liste des étudiants en art. Le prénom est original, je pense que je l’aurais retenu, si je l’avais vu passer sous mes yeux.", glisse-t-elle sans l’air d’y toucher pour affiner l’identité de l’étudiant. À la pêche d’informations, elle ne pense pas qu’elle sera malheureuse. Elle ne sait à quoi c’est dû, sans doute à la façon dont Gaïa a prononcé le prénom, mais il lui semble que la photographe en sait assez long sur le prénommé Brishen. Bien que la confiance en soi de Gaïa est un roc en comparaison de la sienne, elle veut néanmoins lui faire savoir son opinion. *Il fait courir ce genre de rumeur sur les filles qui l’éconduisent ?!* "D’accord.. je comprends mieux pour le côté puéril.", déclare-t-elle, en panne d’excuse pour son frère. "Il ne pensait sans doute pas à mal, mais c’est gentil à vous de prendre bien la blague." Est-ce qu’elle va donner l’impression d’avoir une préférence pour Ezeÿel ? Il y a des chances si elle continue d’arrondir tous les angles pour lui. Elle s’empare du flyer qu’elle avait abandonné sur le bord de la table et le plie. Au lieu de le ranger dans son sac comme cela avait été d’abord son intention, elle le déplie et partage pensivement : "La situation ne semble pas s’arranger. Vous avez lu ? Des fous abattent des loups. C’est idiot, la créature dans la vidéo n’a rien à voir avec un loup ordinaire. On ne sait même pas s’il nous veut du mal…" Si elle est révoltée par le massacre des loups dans la forêt, elle ne met clairement pas beaucoup de vigueur pour défendre l’homme-loup de la vidéo. Ce dernier ayant fait exploser une tête, le curseur pour sa dangerosité est a priori très élevé. "Nous ne devrions pas trop tarder."

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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Mar 18 Juil - 1:13

Le 11 janvier 2018


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J’adorais Saara ! Bien sûr ce n’était pas le genre de propos que je tiendrais devant Maja mais c’était un fait. La jeune femme avait su me mettre à l’aise des nos premières rencontres et à force de se voir j’en venais presque à la considérer comme une amie… Pas de celle avec qui on sort en soirée mais une avec qui on bavarde autour d’un verre. C’était exactement ce que nous faisions même si ce n’était pas le but de ma venue.
Notre relation n’était pas basée uniquement sur le professionnel car si tel était le cas, Saara en serait venu directement au fait. Mais non ! Nous étions en train de parler de mes habitudes. La blonde semblait impressionnée que je ne boive pas et ne fume pas non plus. Je fus amusée par sa réaction ! Pour le reste, je me contentais de hausser les épaules. Je ne pouvais pas tout lui dire. Ma force de caractère faisait que je ne cédais pas aux tentations mais ce mode de vie s’était imposé à moi pour pouvoir être une pomme de sang exemplaire.



- Il faut dire que je suis très têtue et que je préfère rester fidèle à moi-même plus que d’agir comme un mouton. L’avantage est que mes amis le sont réellement.


Puis j’écoutais la jeune femme me parler de l’art. Elle m’expliqua qu’il avait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui et je souriais. Je la comprenais parfaitement car je ressentais la même chose qu’elle ! C'était cette passion commune avait fait que je me sentais si proche de Saara. Si j’avais eu une sœur, j’aurais aimé qu’elle soit comme la jeune femme. Ne vous trompez pas ! Maja restait bien plus importante à mes yeux mais j’appréciais réellement Saara.
Je ne disais rien vis-à-vis de mon histoire, de la façon dont je m’étais découvert cette passion. Elle était liée à ma vie dans la rue ! Cependant, pour les personnes extérieures à la Lignée j’étais une orpheline qui avait été adopté. Je n’avais pas encore eu le temps de trouver un beau mensonge au sujet de ma rencontre avec l’art ou alors était-ce juste que je n’en avais pas envie. Je ne cherchais pas plus longtemps à savoir car la proposition que venait de me faire Saara accapara toute mon attention. Bien entendu, j’étais partante à cent pour cent Mais il faudrait que je voie ça avec Maja.

Ce fut donc avec un grand intérêt que j’écoutais Saara me détailler son offre et avec une grande application que je prenais des notes. Si mon travail m’avait rapporté peu jusque là, cette offre risquait de changer la donne. Je me relisais pour être sûre de n’avoir oublié et je reportais mon attention sur Saara.



- Si ma sœur a des questions je lui dirais donc de contacter votre avocat. Il sera sûrement plus enclin à connaître les moindres détails du contrat.


Maja se montrait très pointilleuse et il me semblait plus logique de la diriger vers l’avocat de la jeune femme. Bien entendu je ne doutais pas qu’elle voudrait sûrement la revoir mais cela était une autre histoire.
Puis allez savoir comment nous en étions venues à parler d’Ezeÿel ! La première définition qui m’était venue à l’esprit le concernant n’était pas très polie. Un connard qui pense que toutes les nanas rêvent qu’il leur écarte les cuisses ! Je n’allais sûrement le définir ainsi surtout qu’au fond de moi j’avais des doutes le concernant. Ses peintures qui étaient exposées dans la galerie de Saara ne collaient pas avec l’individu. C’était plus sympa de dire quelque chose comme ça. Et puis je n’étais du genre à dire du mal des gens… Je fus amusée d’entendre Saara me dire que je connaissais bien Zeÿ. C’était plutôt ses techniques de drague que je connaissais mais je gardais ça pour moi et me contentais de hausser les épaules.



- Oui, il ne fait pas des études d’art… du moins il n’en fait plus, répondis-je au sujet de Brishen. Il a changé d’orientation. Mais il est peut-être déjà passé à la galerie puisqu’il reste intéressé par l’art. Et c’est vrai qu’il a prénom original… et très beau, confirmais-je pensivement et en souriant. Puis je ne cachais pas les coups foireux dont était capable Ezeÿel et haussais les épaules face aux propos de Saara. Ce n’était pas bien méchant ! Et puis ça a eu tendance à éloigner les garçons qui recherchent des filles faciles alors je ne vais pas me plaindre, déclarais-je en finissant ma boisson. Je jetais un coup d’œil au prospectus que tenait Saara. J’espère que ça va se calmer ! Mais les hommes trouveront toujours des excuses pour justifier leurs massacres. S’il n’y avait pas eu cette vidéo rien de tout ceci ne serait en train d’arriver ! Je récupérais mon sac. J’allais dire la même chose. Je file parler de tout ça à ma sœur. Au revoir Saara.





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MessageSujet: Re: [Livre I] Une proposition en or   Sam 22 Juil - 16:28



Entre amusement et perplexité, Saara sourit devant la chaise désormais tristement vide. Prévoyant de faire ses courses, elle s’est déplacée en voiture, or, elle n’a même pas eu le temps – ou plus exactement Gaïa ne lui a pas laissé le temps – de proposer de la raccompagner. C’est curieux, cette impression que lui laisse le départ précipité de la petite blonde ; ce n’est d'ailleurs pas la première fois qu’elle ressent cela. Vous savez, comme si quelque chose nous échappe... Elle se secoue la tête et rit légèrement d’elle-même. Elle imagine un quelconque mystère, là où il n’y a qu’un empressement juvénile d’annoncer une bonne nouvelle aux proches ! Gérant de front son job de serveuse, les études et la photo, l’étudiante déborde de vivacité et d’énergie, pas de quoi s’étonner de ses prises de congé hâtive.

En se levant, Saara sort hors de son sac son téléphone pour relever d’éventuels nouveaux messages. Un professeur de la fac d’art auprès de qui elle a sollicité un rendez-vous lui a écrit pour confirmer leur rendez-vous du surlendemain. Peut-être croisera-t-elle Ezeÿel sur le campus, ou repérera-t-elle le prénommé Brishen. Si elle n’avance pas avec son frère, les prochaines fêtes de fin d’année s’annonceront déprimantes à souhait ! Elle y a échappé ce Noël-ci. Avec la suractivité liée au démarrage de sa galerie, elle n’a pas eu un moment à elle. L’absence de son père ne lui a pas tant pesé durant cette période qu’on passe normalement entourer de sa famille, et non seule dans une ville nouvelle. En pensant à son père à elle, ses pensées se dirigent vers Dr Sköell… Sera-t-il un allié pour elle ? Elle sait si peu de choses sur la relation qu’il a eue avec Elise. Comment l’accueillera-t-il lorsqu’elle se présentera à lui ? Leur rencontre est plus retardée qu’elle ne l’a prévue. Le chirurgien doit être très occupé pour n’avoir toujours pas mis les pieds dans la galerie où son fils expose… Tirée de ses pensées, elle tourne la tête vers un gardien du musée qui lui souhaite de rentrer prudemment. "Merci, courage pour votre fin de journée." Le froid de ce début de soirée est mordant. Avant de ranger son téléphone pour prendre ses gants, elle consulte la météo par précaution. Elle ne compte pas sortir de ses courses et découvrir des routes enneigées. Elle sourit. Normalement, le temps ne devrait bouger jusque tard dans la nuit. Elle loge son téléphone dans une pochette de son sac, non sans avoir hésité à passer un appel au cabinet de Týr. Mais il n’y a pas d’urgence, cela peut attendre demain… surtout que ce n’est pas comme si Maître Jelsi répondait lui-même aux appels.

RP TERMINE

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