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Shake It Off

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TC ADMIN ♦ Alors... Cap ou pas cap?
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MessageSujet: Shake It Off   Mar 3 Oct - 22:33

Le 22 février 2018


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Je foudroyais du regard la jeune femme avant de lui mettre une claque magistrale sur le visage. Je la voyais on ne peut plus colérique et offencée comme j’avais si bien appris à le faire. Sale petite trainée ! Elle ne comprennait pas un traitre mot de ce que je lui hurlais dessus, vu que je le faisais en français, mais elle comprendrait l’intention. Elle jeta un vague regard vers le cabinet de l’avocat avant de tourner les talons et s’en aller vexer. Et BOUUUUM encore une cliente de moi monsieur le Pyromane ! Il y avait pas à dire, j’adorais trainer sur son lieu de travail et y semer la zizanie et le chaos. Enfin c’était ma première matinée et je m’amusais comme une folle. Oh bien sûr il ignorait que j’étais là sinon cela n’aurait pas été drole. Ni même que je l’espionais et que je faisais fuir toutes ses sédusantes clientes qui l’avaient approché d’un peu trop près. Je leur désignais toujours la porte d’entrée, avant de leur montrer un énorme diamant que j’avais volé plus tôt et que je portais à l’anuaire gauche. Puis je les frappais pour passer pour une épouse bafouée et en colère. En trois heures, j’étais arrivée à faire déguerpir quatre clientes, dont une qui n’avaient même pas passé la porte. J’avais usé du pouvoir de l’homme pour faire s’enflammer son briquet et qu’elle se brule les doigts. Elle était partie aussitôt voir un médecin et j’avais ramassé son paquet de clope et son briquet.

Je lâchais un léger rire moqueur avant d’aller me chercher un café bien chaud et bien noir. Il faisait bien trop froid dans ce pays de malheur. Ouais, je m’amusais comme une folle depuis mon arrivée. Surtout depuis que j’avais appris que tant que je n’aurais pas trouvé avec ma sœur et mon fils un logement nous resterons chez le semi-démon. Ais-je besoin de préciser qu’on comptait bien s’éterniser ? On avait décidé avec Andro et Cal’ de se faire passer pour sa femme et son fils délaissés et trompés. On allait s’éclater encore plus comme des malades. Et Baël n’avait rien trouvé à y redire quand on avait décidé de cela. Après tout pourquoi trouverait-il un truc à redire que nous sémions le chaos ? Ce serait stupide et le démon ne l’était pas.

Je posais le gobelet fumant sur le muret à ma hauteur, avant d’allumer une clope et d’en tirer une taffe. C’était le genre de trucs qu’on faisait toujours après une bonne baise ou une « bonne » action de semi-démone avec Andro. C’était un peu notre péché mignon, même si, je l’avouais, je préférais l’alcool. Mais c’était moins son truc alors j’évitais de trop boire en public. On saurait nous différencier sinon, vu qu’elle tenait moins bien la route que moi et ça c’était juste hors de question. Elle est moi et je suis elle et rien ne devra changer ça, rien. Adossé au mur, à l’abris de la neige qui se remettait à tomber, je finissais ma clope avant de la balancer sur un passant. Il ne remarqua pas que son manteau fut légèrement troué, trou que j’augmentais en attisant la légère flamme, juste assez pour qu’il soit irrécupérable, mais pas assez pour qu’il le remarque tout de suite. Je récupérais ensuite ma boisson et entrais dans la salle d’attente pour m’installer derrière le bureau de la secrétaire. J’étais mon épais blouson et l’accrochais, ainsi que mon écharpe et mon bonnet. Une main passée dans mes cheveux puis un nouveau trait de rouge sur les lèvres et j’étais parée à prendre un nouveau rôle pour faire tourner en bourrique l’avocat et ses clients.

La porte s’ouvrait alors que j’étais en train d’envoyer des emails d’annulation à ses rendez-vous de la semaine, en français bien évidement. J’imaginais sans mal la tête qu’il allait tirer quand il s’en rendrait compte et encore plus celle qu’il fera quand je l’oublierais à nous babysitter ma sœur, mon fils et moi toute l’aprem. J’envoyais les emails de masse avant de relever la tête de l’ordinateur et regarder le nouvel arrivant. Je me coupais d’ailleurs dans ma phrase prononcé en français – toujours - Samichou d’amour n’est pas disp…. Philippe ! Je me levais de ma chaise et avança jusqu’à lui un grand sourire sur le visage, qui n’était même pas factice. J’étais contente de tomber sur lui. Un visage familier… Un nouveau humain avec qui m’amuser ! Tu t’as pas changé ! lui dis-je avant de le serrer dans mes bras. Ouais, comme ça et alors ? Ce mec, il avait refusé mes avances ya des masses de temps pour coucher avec ma sœur. Je comptais bien prendre ma revanche et lui faire payer ça C’est Andy ! Tu te souviens quand même de moi ?


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mar 3 Oct - 23:34

Je me réveillais en sursaut. Jaana n’était pas là, pas à côté de moi. J’avais daigné dormir avec elle cette nuit, vues les circonstances et vue sa sincérité retrouvée, j’aurais refusé de bien mauvaise grâce. Ma femme avait besoin de moi, et même si je ne savais pas vraiment où kj’en étais avec elle, vis-à-vis d’elle, je ne pouvais tout simplement pas me contenir bêtement et méchamment alors qu’elle se trouvait en pleine détresse. Bref. Mon cœur battait à cent à l’heure et cognait à toute vitesse dans ma poitrine. J’avais un léger voile de sueur sur le front, et j’avais vaguement conscience que je m’étais redressé l’air un peu fou, les yeux exorbités. Encore ce maudit rêve qui me poursuivait depuis dix ans. Encore cette ombre dans la nuit. Les cris de mes hommes, les claquements secs et sonores des armes à feu, les détonations des explosifs et le bruit lointain des retors d’un hélicoptère. J’avais revu ces deux yeux, aux pupilles animales dont la lumière de l’incendie se réfletait à l’intérieur. Jaana devait être avec les gosses. Ils devaient bien reprendre le chemin des cours, et comme on était sous protection… Elle avait dû me laisser dormir. Aujourd’hui encore en tout cas, je n’irais pas travailler. Par contre j’allais accomplir des tâches essentielles pour la survie de ma famille… Une bonne douche, bouillante. Un coup de peigne, un coup de rasoir électrique et au moins trois brossages de dents intensifs pour chasser l’odeur du whisky ingurgité la veille. J’avais pas forcément la classe ni la tête des meilleurs jours, mais en enfilant costume je me sentais homme, je me sentais solide. Prêt à affronter cette chienne de vie et ses foutus sbires, nés pour m’emmerder.


Je me rendais pour onze heures à mon rendez-vous chez Anders, mon collègue de chez Total, ancien militaire norvégien, qui avait encore quelques raccords au sein du ministère de la défense… Et qui avait pu subtiliser avec un de ses contacts ce dont j’avais besoin, moyennant l’équivalent de plusieurs mois de mon salaire confortable de cadre supérieure d’une multinationale. De toute façon, ce pognon je n’en avais rien fait jusque là. Merci Colt et merci à moi-même pour n’avoir jamais été trop dépensier. Les sacs de sport remplis d’armes et de munitions, je repartais les mettre en lieu sûr, prenant des détours pour m’assurer de ne pas être suivi, jusqu’à attendre à l’arrêt derrière un coude routier, dans les montagnes, pour voir si un véhicule était sur mes traces. Personne. Ma planque sécurisée, j’y laissais le matériel, et je retournais finalement en ville pour rejoindre ma sœur et lui exposer la première étape de mon plan.


Pas de réponse à mes messages, pas sa bagnole devant. Haussant les sourcils, clope au bec, je me demandais si elle était pas en déplacement avec son boss, aujourd’hui. Je ne risquais rien à rentrer, on dirait que c’était ouvert… Faisant tomber ma chemise par-dessus le flingue passé dans l’arrière de ma ceinture, je poussais la porte d’entrée et découvrais un cabinet vide… Ou presque ! Une jeune femme était là, souriant jusqu’aux oreilles et m’appelant par mon prénom. Je la dévisageais, estomaqué et visiblement sur le cul, alors que la jeune femme se précipitait vers moi pour m’enlacer brièvement. Je restais figé, alors que tactile, elle me disait que je n’avais pas changé. Bordel, il m’arrivait quoi là ? Andy ? Se souvenir d’elle ? Une nana qui me tripotait à peine rentré ? Je cherchais dans ma mémoire mais j’étais incapable de mettre ce nom sur un visage qui, maintenant, me paraissait vaguement familier.



| Euh… Oui oui, moi aussi je suis content de te voir, Andy. Toi aussi, tu n’as pas changé. |


Putain, mais c’est qui elle ? Vu comment elle me parlait je devais bien la connaître, voire un peu plus … Mais une française ? Je n’avais plus côtoyé de françaises en dehors de ma sœur depuis des années, et une fille dont j’avais pu être proche ça remontait au moins à vingt ans… Et si j’étais bourré ce soir-là y’avait aucune chance pour que je me rappelle d’elle.


| Hmmm… Qu’est ce que tu fais ici, après tout ce temps ? En Norvège je veux dire… |


Horriblement gêné, j’essayais de me refaire une contenance en prenant l’initiative de lui poser des questions. J’espérais que j’allais pas avoir droit à un bad trip en mode « mais si, on a niqué y’a vingt ans et je suis venu avec Natacha, c’est ta fille ! ». Un cauchemar à la fois, si vous le voulez bien.

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 8 Oct - 19:43

Le 22 février 2018


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Je lâchais un léger rire. Et bah, finalement Andro n’avait pas été aussi mémorable qu’elle me l’avait décrit. Ca ne faisait aucun doute que l’humain ne se rappelait plus d’elle, ou de nous. C’était aussi fâcheux pour moi. Après tout ne suis-je pas une personnalité que l’on oublie jamais ? Après, à sa décharge, nous étions très jeunes. Lui n’avait pas vraiment changé alors que nous oui. Nous étions devenues bien plus femmes que nous l’étions, bien plus pulpeuse et mature aussi. Nous avions gagné en beauté avec les années, je devais bien le reconnaitre et nous étions devenues une très belle femme qui faisait tourner plus d’un regard masculin. J’adorais la manière dont il essayait de se rattraper aux branches et je comptais bien jouer la dessus. Après tout, pourquoi s’en priver ? J’allais m’amuser comme une folle. Arrêtes, tu me flattes lui répondis-je en tapotant sur épaule, avant de laisser trainer mes mains le long de ses bras, jusqu’au bas de son dos même si je reculais légèrement pour pouvoir mieux le regarder. Je lui souriait chaleureusement, comme une vieille amie, avant de me mordiller la lèvre inférieure comme une ancienne amante. Je ne le lâchais pas. Je ne comptais pas le faire alors qu’il était on ne peut plus gêné. Ce ne serait pas drôle sinon après tout et j’étais là pour m’amuser. C’était d’ailleurs pour ça que je m’étais rendue au cabinet de l’avocat. Semer le chaos, ça fait partie de moi après tout.

Sa question fit légèrement vaciller mon sourire et je le lâchais pour m’écarter un peu plus de lui alors que mon regard se voilait légèrement d’amertume. Je lâchais un soupir avant de secouer la tête comme pour me reprendre. Disons que j’essaye de voir s’il est possible de donner à mon fils le père qu’il mérite ou si cela est vain. lui répondis-je doucement. Le téléphone sonna et je lui fis signe de m’excuser un instant pour répondre. Un homme me baragouina un truc en norvégien que je ne compris pas bien évidement. Je me contentais de lui répondre en français que le cabinet aller fermer d’ici quelques semaines et que je ne pourrais rien faire pour l’aider, avant de répéter mon message en anglais puis de raccrocher. J’appuyais ensuite sur plusieurs boutons jusqu’à mettre en silencieux le combiné et me tournais de nouveau vers l’homme que j’avais laissé dans son jus. J’imaginais sans mal qu’il devait se demander si je parlais de lui ou d’un autre. Et je ne comptais pas lui mâcher le travail. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Cela fait si longtemps maintenant… Ca remonte à combien de temps hein ? Le temps passe tellement vite, si vite qu’on ne le voit pas passer. Et pourtant j’ai l’impression que c’était hier qu’on s’est vu pour la dernière fois… En même temps, ça avait été assez… Mémorable.


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mar 10 Oct - 21:50

J’étais mal à l’aise, j’avais l’impression que je ne m’en sortais jamais vraiment de toute cette merde, de ces problèmes, de ces interrogations et ces contretemps, c’était un petit peu comme si à chaque fois que j’essayais de combattre un obstacle, je me retrouvais à faire face à un nouveau remblai, une nouvelle barricade mise sur ma route par le destin pour me foutre en vrac. Et là ce coup-ci, c’était ma sœur qui disparaissait sans raison apparente et une foutue française dont je ne me rappelais pas un seul instant, qui me faisait du gringue comme si je l’avais déjà fait grimper au plafond. Bordel. C’était bien possible à vue de nez, franchement elle était loin d’être dégueu. Grande, brune, elle était plutôt bien foutue. De là où j’étais je ne voyais pas son cul et elle semblait un peu menue niveau poitrine, mais sa chute de reins et ses longues jambes étaient prometteuses. Oui, j’avais pu coucher avec elle. Mais ça remontait au moins à vingt ans quoi, mais elle semblait encore jeune et à l’époque elle n’était peut-être même pas majeure, or j’avais toujours fait attention à ça. Donc je ne comprenais pas très bien ce qui m’arrivait mais le sentiment de gêne, de malaise, que je ressentais, se renforçait et un certain mal-être venait m’enserrer le cœur, comme si j’avais fait une énorme connerie en rentrant ici, en parlant avec cette mignonne… Qui me connaissait. Ca devait être ça le problème. D’où elle me connaissait, putain ? Non seulement elle m’avait de suite reconnu mais en plus elle m’avait directement relié à mon prénom. Je n’aimais pas ça, pas avec tout ce qu’il se passait en ce moment. La jeune femme est flattée, alors que moi je me sens étrangement rassuré de porter un flingue.


Je ne rebondis pas sur son contre-compliment ; je ne veux pas glisser dans ce petit jeu de l’ex qui se sent charmée par le type qui l’a sautée très longtemps auparavant. Et voilà qu’elle semble mal prendre quelque chose, quand je lui demande ce qu’elle fait là. Une ombre passe sur son visage, mais malgré mon malaise je n’avais pas du tout l’impression qu’il m’était adressé. Et mon cœur se serra, me flanqua la nausée, quand elle me parla d’un fils qui devait avoir un père.



| Ah…. |


Ce fut tout ce que je trouvais alors à dire. Pas très intelligent, pas spirituel non plus, j’étais baisé. Et voilà que j’ai un instant salutaire… Même si je comprends qu’elle est en train de foutre le bordel. Je fronce les sourcils. Client mécontente alors, mais pourquoi ma sœur n’était pas là pour l’empêcher de foutre le boxon ? Mais je n’avais pas vraiment le temps de réagir, quand elle me disait que ça remontait à loin et elle me dit que ça avait été mémorable… Sous entendant donc encore plus clairement que jamais qu’on avait baisé ensemble. Là, quand même… Ah mais putain ! Ca y est !


| La Tatoueuse, quand j’ai fait le chat noir sur mon bras, quand j’étais para ! Mais oui ! Mais enfin, du coup, en quoi ça a été mémorable ? Tu n’as fait que me faire un putain de beau truc sur l’épaule rien de plus. Tu dois me confondre avec quelqu’un d’autre, ça fait quinze ans ou un truc du genre ; j’étais déjà marié et je n’ai jamais trompé ma femme. J’imagine que t’as dû en voir des clients, dans ta boutique. C'était ta soeur qui me faisait plein d'avances, la pauvre, excuses moi de dire ça mais qu'est-ce qu'elle avait chaud. Et donc, t'as eu un gosse, et le père est norvégien? |


Pieux mensonge. Mais autant ne pas déraper, je n’étais pas là pour ça, et elle avait peut être quelque chose à me dire sur ma sœur.

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 22 Oct - 12:36

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L’humain ne sait pas comment il doit interpréter mes paroles et je sens qu’il doit être en train de se demander si je parle ou non de lui. Tant mieux. J’aime semer la confusion dans la vie et les pensées des autres. Je suis née pour ça après tout et j’ai ce grand talent d’ailleurs. Avec Andro, nous l’avions perfectionné depuis de longues années et nous continuons à le faire chaque jour un peu plus. Nous ne vivions que pour cela d’ailleurs, répandre encore et toujours plus ce joyeux bordel et chaos. Et c’est ce qui faisait de nous des semi-démones aussi remarquables et douées. Baël était fier de nous, et nous étions fières d’être source de fierté pour lui. Il était notre mentor, notre chef, notre général, notre modèle. Nous vivions en partie pour le servir. Et je regrettais la mortalité de mon corps autant que j’enviais son immortalité. Mon existence était éphémère, et c’était pour cela d’ailleurs qu’avec Andro nous voulions d’autant plus laisser notre trace.

L’homme cherche dans sa mémoire mon souvenir et je suis légèrement froissée qu’il ne m’ait pas resitué. Je ne suis pourtant pas femme que l’on peut facilement oublié. Ni même ma sœur d’ailleurs. Je commençais de plus en plus à douter qu’elle est couchée avec lui. Il n’aurait pas pu oublier une nuit d’ivresse avec l’une d’entre nous. C’était tout simplement impossible. Et cette impression se confirma lorsqu’il finit par se rappeler qui j’étais. Ou du moins qui était ma sœur. Je lâchais un rire quand il parla de moi en pensant que j’étais Andro, en indiquant que j’avais chaud. S’il savait à quel point en cet instant c’était vrai. Je pourrais le cramer vif si je le décidais. Ah ! Donc tu ne m’as pas reconnu au début. C’était bien ce qu’il me semblait. Un tatouage c’est éternel et donc par définition mémorable. A moins que tu ne t’en ai fait tatouer plusieurs par différentes personnes. C’est vexant de voir que je n’ai laissé finalement que de l’encre dans ta chair. lui dis-je avec un léger sourire triste réaliste alors même que je ne l’étais pas du tout. Je jubilais au contraire. Andro m’avait menti et je comptais bien me venger d’une manière ou d’une autre en impliquant le petit humain. Et elle n’a pas changé ! C’est fou ce qu’elle aime toujours courir les garçons ! Si je n’étais pas sa sœur, je suis certaine qu’elle aurait couché avec mon fiancé. Ajoutais-je amusée d’abord avant que mon regard ne se voile et que mon rire ne s’éteigne légèrement. Je secouais la tête comme pour me reprendre avant de sourire faussement, comme une humaine qui essayait de se reprendre. Un fils adorable oui, qui a grandi trop vite malheureusement. Norvégien non, mais travaillant dans ce pays. Donc nous voilà à devoir braver le froid. On dit qu’au nord de Paris il fait jamais beau et que c’est austère… Comme quoi, les français sont bien loin de la réalité. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Le monde est sacrément petit pour qu’on se croise ici, à cet endroit précis d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Lun 30 Oct - 16:26

Je suis totalement paumé dans tout ce qui est en train de se passer. J’ai l’impression que le destin me pisse dessus depuis le ciel et qu’il m’exècre autant qu’il se marre de moi. Je n’ai aucune idée au fond de qui est vraiment cette fille, mais le fait est qu’elle me tutoie comme si on avait passé un sacré bon moment ensemble, et elle évoque aussi l’existence d’un garçon. Il n’y a pas de fumée sans feu et si je commence à flipper intérieurement c’est surtout parce que je savais très bien que j’avais pas fait super gaffe tout au long de ma vie, et qu’il y avait bien eu des moments où j’avais couché avec des femmes sans faire plus gaffe qu’à notre plaisir à chacun. Et vu comment celle-là était bien roulée, j’osais pas imaginer ce qu’elle avait été vingt ans plus tôt et comment j’aurais pu traiter sa vertu et la mienne avec toute la désinvolture d’un monte-en-l’air ridicule et empressé de faire son office. Je flippe, donc, et j’angoisse à l’idée qu’une connerie supplémentaire du passé ne vienne empiéter plus ou moins lourdement sur le présent.


La jeune femme rit et je sens bien qu’elle se moque, mais que voulez-vous que j’y fasse ? Je méritais qu’elle me tourne en dérision, en fait. Surtout maintenant qu’elle s’était bien rendue compte que je ne me rappelais absolument pas d’elle. Putain mais quel con ! Et voilà qu’elle joue le jeu de celle qui comprend pas. Je fronce un peu les sourcils, plus tant habitué à parler avec quelqu’un dans ma langue maternelle ; je n’étais pas sûr qu’elle parle de la même chose que moi.



| Ben qu’est ce que t’aurais voulu y laisser d’autre ? Ce chat noir et l’écussion de mon bataillon était vraiment pas mal. Il n’a pas eu tendance à s’efface avec le temps, comme on le voit parfois. |


Les norvégiens utilisaient peu d’images et de figures de style dans leur discours, j’étais donc un peu dérouté par la tournure de cette conversation-ci. Ah, un fiancé. Ouf ! Au moins j’étais à peu près sûr qu’elle me foute la paix et j’avais mal dû comprendre le début de la conversation, quand elle semblait me faire sous-entendu sur sous-entendu. Je ne pouvais pas cacher que j’étais finalement assez rassuré !


| Félicitations, alors, si tu es fiancée. C’est pour quand ? |


Moi j’étais marié depuis longtemps mais elle le savait ; lorsque j’étais venu dans son tripot je l’étais déjà, et c’était pour ça d’ailleurs que j’avais refusé les avances de sa sœur. Enfin, je crois. Putain, certaines périodes de ma vie étaient maintenant tellement dans le brouillard, ça fait peur putain. Je haussais les épaules, n’osant pas dire que les emmerdes me collaient au cul comme les mouches traînaient autour de l’anus d’une vache.


| Oh, toujours la même. Je suis plus dans l’armée, mais dans une multinationale. C’est pareil mais en moins dangereux et en mieux payé. Et toujours marié. La même aussi. |


Et sans doute plus pour longtemps.


| Et pourquoi tu foutais le bordel, quand je suis arrivé ? Le père de ton gosse bosse ici ? Je croyais que c’était norvégien, Jelsi. |

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 19 Nov - 16:13

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Le français n’était pas un bon comédien. Cela s’était vu comme le nez au milieu du visage qu’il ne m’avait pas reconnu… Et je l’avais, cela m’avait beaucoup amusé de le faire tourner un peu en bourrique. J’ai toujours aimé manipuler les autres après tout, et cela n’allait pas changer aujourd’hui. Au contraire même. Baël nous avait fait venir pour ça, pour qu’on sème encore et toujours de chaos. Et vu l’équipe qui l’entourait actuellement, pas étonnant qu’il nous ait appelé. Oh ils avaient du potentiel oui, mais ils ne s’en servaient pas totalement. Ils gardaient de l’ordre dans leur vie, un ordre qui ne devait pourtant pas avoir sa place dans ce monde. Il était tellement plaisant en plus de s’adonner totalement à ce chaos. Nous n’étions nous même qu’en l’embrassant totalement. Et nos pouvoirs en étaient renforcés d’ailleurs. Nous étions enfant du chaos. Nous nous devions de lui rendre hommage à chaque instant de notre vie. Et bien sûr, sans jamais se soucier des autres. Au contraire, plus nous causions de dommage et mieux c’était.

Bon je l’avoue j’avais été surprise de comprendre que ma sœur m’avait menti en m’indiquant qu’elle, elle était arrivée à partager la couche de l’humain. Elle allait me la payer, cela ne faisait aucun doute. Je comptais bien me venger en m’appropriant totalement le semi-démon chez qui j’étais en train de foutre le bordel professionnellement parlant. Je lâchais un léger rire quand il me demanda ce que j’aurais voulu lui laisser d’autres. Un bon souvenir, même si je n’ai plus doute sur le fait que ça n’a pas été le cas. lui répondis-je avec une petit mou un peu déçue. Nous n’étions pourtant pas le genre de femmes que l’on pouvait oublier aussi facilement. Sans être les plus belles qui soient, nous avions quand même un certain charme. Et surtout, nous étions deux. Je l’avoue, j’étais un peu vexée qu’il n’ait pas gardé de souvenir de nous… Je me promettais d’ailleurs que cela n’arrive plus. Hors de question qu’il nous oublie une fois de plus.

Je répondais à sa question en lui mentant ouvertement. Avec Andro, nous avions monté un plan de toute pièce, dont Samuel était l’élément central même s’il l’ignorait pour l’instant. Il ne tarderait pas à s’en rendre compte… Mais en attendant nous nous amuserions à son détriment. C’était en plus pour son bien. Il devait laisser le chaos bien plus entrer dans sa vie. Elle était trop calme pour un semi-démon, bien trop calme. JE me mordais un peu la lèvre, faisant mine d’être gênée par sa nouvelle interrogation, répondant uniquement avec un haussement d’épaule. Cela faisait partie de notre stratégie. Nous allions faire passer l’enfant de l’enfer pour le grand connard du monde, sans le faire de manière explicite bien sûr. On allait pousser les gens à le penser par eux-mêmes pour que cela s’ancre bien entre eux. C’est… Compliqué. Je changeais de sujet en lui demandant ce qu’il était devenu. Lui aussi haussa les épaules avant de me répondre que sa vie n’avait que peu changer, si ce n’était qu’il avait changé de métier. Une multinationale ? C’est sûr que tu as plus le profil militaire qu’homme de grand pompe lui dis-je avant de soupirer à sa dernière question. Je ne fous pas le bordel je remets de l’ordre au contraire… Il ne fait pas que bosser ici, il est à la tête de ce cabinet. J’imagine du coup que tu le connais... Et qu’il ne t’a jamais parlé de nous. Il suffit simplement de voir son bureau… Ou son train de vie de célibataire... lui dis-je un peu amèrement avant de montrer d’un vague geste le cabinet.



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MessageSujet: Re: Shake It Off   

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