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Shake It Off

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TC ADMIN ♦ Alors... Cap ou pas cap?
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MessageSujet: Shake It Off   Mar 3 Oct - 22:33

Le 22 février 2018


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Je foudroyais du regard la jeune femme avant de lui mettre une claque magistrale sur le visage. Je la voyais on ne peut plus colérique et offencée comme j’avais si bien appris à le faire. Sale petite trainée ! Elle ne comprennait pas un traitre mot de ce que je lui hurlais dessus, vu que je le faisais en français, mais elle comprendrait l’intention. Elle jeta un vague regard vers le cabinet de l’avocat avant de tourner les talons et s’en aller vexer. Et BOUUUUM encore une cliente de moi monsieur le Pyromane ! Il y avait pas à dire, j’adorais trainer sur son lieu de travail et y semer la zizanie et le chaos. Enfin c’était ma première matinée et je m’amusais comme une folle. Oh bien sûr il ignorait que j’étais là sinon cela n’aurait pas été drole. Ni même que je l’espionais et que je faisais fuir toutes ses sédusantes clientes qui l’avaient approché d’un peu trop près. Je leur désignais toujours la porte d’entrée, avant de leur montrer un énorme diamant que j’avais volé plus tôt et que je portais à l’anuaire gauche. Puis je les frappais pour passer pour une épouse bafouée et en colère. En trois heures, j’étais arrivée à faire déguerpir quatre clientes, dont une qui n’avaient même pas passé la porte. J’avais usé du pouvoir de l’homme pour faire s’enflammer son briquet et qu’elle se brule les doigts. Elle était partie aussitôt voir un médecin et j’avais ramassé son paquet de clope et son briquet.

Je lâchais un léger rire moqueur avant d’aller me chercher un café bien chaud et bien noir. Il faisait bien trop froid dans ce pays de malheur. Ouais, je m’amusais comme une folle depuis mon arrivée. Surtout depuis que j’avais appris que tant que je n’aurais pas trouvé avec ma sœur et mon fils un logement nous resterons chez le semi-démon. Ais-je besoin de préciser qu’on comptait bien s’éterniser ? On avait décidé avec Andro et Cal’ de se faire passer pour sa femme et son fils délaissés et trompés. On allait s’éclater encore plus comme des malades. Et Baël n’avait rien trouvé à y redire quand on avait décidé de cela. Après tout pourquoi trouverait-il un truc à redire que nous sémions le chaos ? Ce serait stupide et le démon ne l’était pas.

Je posais le gobelet fumant sur le muret à ma hauteur, avant d’allumer une clope et d’en tirer une taffe. C’était le genre de trucs qu’on faisait toujours après une bonne baise ou une « bonne » action de semi-démone avec Andro. C’était un peu notre péché mignon, même si, je l’avouais, je préférais l’alcool. Mais c’était moins son truc alors j’évitais de trop boire en public. On saurait nous différencier sinon, vu qu’elle tenait moins bien la route que moi et ça c’était juste hors de question. Elle est moi et je suis elle et rien ne devra changer ça, rien. Adossé au mur, à l’abris de la neige qui se remettait à tomber, je finissais ma clope avant de la balancer sur un passant. Il ne remarqua pas que son manteau fut légèrement troué, trou que j’augmentais en attisant la légère flamme, juste assez pour qu’il soit irrécupérable, mais pas assez pour qu’il le remarque tout de suite. Je récupérais ensuite ma boisson et entrais dans la salle d’attente pour m’installer derrière le bureau de la secrétaire. J’étais mon épais blouson et l’accrochais, ainsi que mon écharpe et mon bonnet. Une main passée dans mes cheveux puis un nouveau trait de rouge sur les lèvres et j’étais parée à prendre un nouveau rôle pour faire tourner en bourrique l’avocat et ses clients.

La porte s’ouvrait alors que j’étais en train d’envoyer des emails d’annulation à ses rendez-vous de la semaine, en français bien évidement. J’imaginais sans mal la tête qu’il allait tirer quand il s’en rendrait compte et encore plus celle qu’il fera quand je l’oublierais à nous babysitter ma sœur, mon fils et moi toute l’aprem. J’envoyais les emails de masse avant de relever la tête de l’ordinateur et regarder le nouvel arrivant. Je me coupais d’ailleurs dans ma phrase prononcé en français – toujours - Samichou d’amour n’est pas disp…. Philippe ! Je me levais de ma chaise et avança jusqu’à lui un grand sourire sur le visage, qui n’était même pas factice. J’étais contente de tomber sur lui. Un visage familier… Un nouveau humain avec qui m’amuser ! Tu t’as pas changé ! lui dis-je avant de le serrer dans mes bras. Ouais, comme ça et alors ? Ce mec, il avait refusé mes avances ya des masses de temps pour coucher avec ma sœur. Je comptais bien prendre ma revanche et lui faire payer ça C’est Andy ! Tu te souviens quand même de moi ?


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mar 3 Oct - 23:34

Je me réveillais en sursaut. Jaana n’était pas là, pas à côté de moi. J’avais daigné dormir avec elle cette nuit, vues les circonstances et vue sa sincérité retrouvée, j’aurais refusé de bien mauvaise grâce. Ma femme avait besoin de moi, et même si je ne savais pas vraiment où kj’en étais avec elle, vis-à-vis d’elle, je ne pouvais tout simplement pas me contenir bêtement et méchamment alors qu’elle se trouvait en pleine détresse. Bref. Mon cœur battait à cent à l’heure et cognait à toute vitesse dans ma poitrine. J’avais un léger voile de sueur sur le front, et j’avais vaguement conscience que je m’étais redressé l’air un peu fou, les yeux exorbités. Encore ce maudit rêve qui me poursuivait depuis dix ans. Encore cette ombre dans la nuit. Les cris de mes hommes, les claquements secs et sonores des armes à feu, les détonations des explosifs et le bruit lointain des retors d’un hélicoptère. J’avais revu ces deux yeux, aux pupilles animales dont la lumière de l’incendie se réfletait à l’intérieur. Jaana devait être avec les gosses. Ils devaient bien reprendre le chemin des cours, et comme on était sous protection… Elle avait dû me laisser dormir. Aujourd’hui encore en tout cas, je n’irais pas travailler. Par contre j’allais accomplir des tâches essentielles pour la survie de ma famille… Une bonne douche, bouillante. Un coup de peigne, un coup de rasoir électrique et au moins trois brossages de dents intensifs pour chasser l’odeur du whisky ingurgité la veille. J’avais pas forcément la classe ni la tête des meilleurs jours, mais en enfilant costume je me sentais homme, je me sentais solide. Prêt à affronter cette chienne de vie et ses foutus sbires, nés pour m’emmerder.


Je me rendais pour onze heures à mon rendez-vous chez Anders, mon collègue de chez Total, ancien militaire norvégien, qui avait encore quelques raccords au sein du ministère de la défense… Et qui avait pu subtiliser avec un de ses contacts ce dont j’avais besoin, moyennant l’équivalent de plusieurs mois de mon salaire confortable de cadre supérieure d’une multinationale. De toute façon, ce pognon je n’en avais rien fait jusque là. Merci Colt et merci à moi-même pour n’avoir jamais été trop dépensier. Les sacs de sport remplis d’armes et de munitions, je repartais les mettre en lieu sûr, prenant des détours pour m’assurer de ne pas être suivi, jusqu’à attendre à l’arrêt derrière un coude routier, dans les montagnes, pour voir si un véhicule était sur mes traces. Personne. Ma planque sécurisée, j’y laissais le matériel, et je retournais finalement en ville pour rejoindre ma sœur et lui exposer la première étape de mon plan.


Pas de réponse à mes messages, pas sa bagnole devant. Haussant les sourcils, clope au bec, je me demandais si elle était pas en déplacement avec son boss, aujourd’hui. Je ne risquais rien à rentrer, on dirait que c’était ouvert… Faisant tomber ma chemise par-dessus le flingue passé dans l’arrière de ma ceinture, je poussais la porte d’entrée et découvrais un cabinet vide… Ou presque ! Une jeune femme était là, souriant jusqu’aux oreilles et m’appelant par mon prénom. Je la dévisageais, estomaqué et visiblement sur le cul, alors que la jeune femme se précipitait vers moi pour m’enlacer brièvement. Je restais figé, alors que tactile, elle me disait que je n’avais pas changé. Bordel, il m’arrivait quoi là ? Andy ? Se souvenir d’elle ? Une nana qui me tripotait à peine rentré ? Je cherchais dans ma mémoire mais j’étais incapable de mettre ce nom sur un visage qui, maintenant, me paraissait vaguement familier.



| Euh… Oui oui, moi aussi je suis content de te voir, Andy. Toi aussi, tu n’as pas changé. |


Putain, mais c’est qui elle ? Vu comment elle me parlait je devais bien la connaître, voire un peu plus … Mais une française ? Je n’avais plus côtoyé de françaises en dehors de ma sœur depuis des années, et une fille dont j’avais pu être proche ça remontait au moins à vingt ans… Et si j’étais bourré ce soir-là y’avait aucune chance pour que je me rappelle d’elle.


| Hmmm… Qu’est ce que tu fais ici, après tout ce temps ? En Norvège je veux dire… |


Horriblement gêné, j’essayais de me refaire une contenance en prenant l’initiative de lui poser des questions. J’espérais que j’allais pas avoir droit à un bad trip en mode « mais si, on a niqué y’a vingt ans et je suis venu avec Natacha, c’est ta fille ! ». Un cauchemar à la fois, si vous le voulez bien.

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 8 Oct - 19:43

Le 22 février 2018


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Je lâchais un léger rire. Et bah, finalement Andro n’avait pas été aussi mémorable qu’elle me l’avait décrit. Ca ne faisait aucun doute que l’humain ne se rappelait plus d’elle, ou de nous. C’était aussi fâcheux pour moi. Après tout ne suis-je pas une personnalité que l’on oublie jamais ? Après, à sa décharge, nous étions très jeunes. Lui n’avait pas vraiment changé alors que nous oui. Nous étions devenues bien plus femmes que nous l’étions, bien plus pulpeuse et mature aussi. Nous avions gagné en beauté avec les années, je devais bien le reconnaitre et nous étions devenues une très belle femme qui faisait tourner plus d’un regard masculin. J’adorais la manière dont il essayait de se rattraper aux branches et je comptais bien jouer la dessus. Après tout, pourquoi s’en priver ? J’allais m’amuser comme une folle. Arrêtes, tu me flattes lui répondis-je en tapotant sur épaule, avant de laisser trainer mes mains le long de ses bras, jusqu’au bas de son dos même si je reculais légèrement pour pouvoir mieux le regarder. Je lui souriait chaleureusement, comme une vieille amie, avant de me mordiller la lèvre inférieure comme une ancienne amante. Je ne le lâchais pas. Je ne comptais pas le faire alors qu’il était on ne peut plus gêné. Ce ne serait pas drôle sinon après tout et j’étais là pour m’amuser. C’était d’ailleurs pour ça que je m’étais rendue au cabinet de l’avocat. Semer le chaos, ça fait partie de moi après tout.

Sa question fit légèrement vaciller mon sourire et je le lâchais pour m’écarter un peu plus de lui alors que mon regard se voilait légèrement d’amertume. Je lâchais un soupir avant de secouer la tête comme pour me reprendre. Disons que j’essaye de voir s’il est possible de donner à mon fils le père qu’il mérite ou si cela est vain. lui répondis-je doucement. Le téléphone sonna et je lui fis signe de m’excuser un instant pour répondre. Un homme me baragouina un truc en norvégien que je ne compris pas bien évidement. Je me contentais de lui répondre en français que le cabinet aller fermer d’ici quelques semaines et que je ne pourrais rien faire pour l’aider, avant de répéter mon message en anglais puis de raccrocher. J’appuyais ensuite sur plusieurs boutons jusqu’à mettre en silencieux le combiné et me tournais de nouveau vers l’homme que j’avais laissé dans son jus. J’imaginais sans mal qu’il devait se demander si je parlais de lui ou d’un autre. Et je ne comptais pas lui mâcher le travail. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Cela fait si longtemps maintenant… Ca remonte à combien de temps hein ? Le temps passe tellement vite, si vite qu’on ne le voit pas passer. Et pourtant j’ai l’impression que c’était hier qu’on s’est vu pour la dernière fois… En même temps, ça avait été assez… Mémorable.


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mar 10 Oct - 21:50

J’étais mal à l’aise, j’avais l’impression que je ne m’en sortais jamais vraiment de toute cette merde, de ces problèmes, de ces interrogations et ces contretemps, c’était un petit peu comme si à chaque fois que j’essayais de combattre un obstacle, je me retrouvais à faire face à un nouveau remblai, une nouvelle barricade mise sur ma route par le destin pour me foutre en vrac. Et là ce coup-ci, c’était ma sœur qui disparaissait sans raison apparente et une foutue française dont je ne me rappelais pas un seul instant, qui me faisait du gringue comme si je l’avais déjà fait grimper au plafond. Bordel. C’était bien possible à vue de nez, franchement elle était loin d’être dégueu. Grande, brune, elle était plutôt bien foutue. De là où j’étais je ne voyais pas son cul et elle semblait un peu menue niveau poitrine, mais sa chute de reins et ses longues jambes étaient prometteuses. Oui, j’avais pu coucher avec elle. Mais ça remontait au moins à vingt ans quoi, mais elle semblait encore jeune et à l’époque elle n’était peut-être même pas majeure, or j’avais toujours fait attention à ça. Donc je ne comprenais pas très bien ce qui m’arrivait mais le sentiment de gêne, de malaise, que je ressentais, se renforçait et un certain mal-être venait m’enserrer le cœur, comme si j’avais fait une énorme connerie en rentrant ici, en parlant avec cette mignonne… Qui me connaissait. Ca devait être ça le problème. D’où elle me connaissait, putain ? Non seulement elle m’avait de suite reconnu mais en plus elle m’avait directement relié à mon prénom. Je n’aimais pas ça, pas avec tout ce qu’il se passait en ce moment. La jeune femme est flattée, alors que moi je me sens étrangement rassuré de porter un flingue.


Je ne rebondis pas sur son contre-compliment ; je ne veux pas glisser dans ce petit jeu de l’ex qui se sent charmée par le type qui l’a sautée très longtemps auparavant. Et voilà qu’elle semble mal prendre quelque chose, quand je lui demande ce qu’elle fait là. Une ombre passe sur son visage, mais malgré mon malaise je n’avais pas du tout l’impression qu’il m’était adressé. Et mon cœur se serra, me flanqua la nausée, quand elle me parla d’un fils qui devait avoir un père.



| Ah…. |


Ce fut tout ce que je trouvais alors à dire. Pas très intelligent, pas spirituel non plus, j’étais baisé. Et voilà que j’ai un instant salutaire… Même si je comprends qu’elle est en train de foutre le bordel. Je fronce les sourcils. Client mécontente alors, mais pourquoi ma sœur n’était pas là pour l’empêcher de foutre le boxon ? Mais je n’avais pas vraiment le temps de réagir, quand elle me disait que ça remontait à loin et elle me dit que ça avait été mémorable… Sous entendant donc encore plus clairement que jamais qu’on avait baisé ensemble. Là, quand même… Ah mais putain ! Ca y est !


| La Tatoueuse, quand j’ai fait le chat noir sur mon bras, quand j’étais para ! Mais oui ! Mais enfin, du coup, en quoi ça a été mémorable ? Tu n’as fait que me faire un putain de beau truc sur l’épaule rien de plus. Tu dois me confondre avec quelqu’un d’autre, ça fait quinze ans ou un truc du genre ; j’étais déjà marié et je n’ai jamais trompé ma femme. J’imagine que t’as dû en voir des clients, dans ta boutique. C'était ta soeur qui me faisait plein d'avances, la pauvre, excuses moi de dire ça mais qu'est-ce qu'elle avait chaud. Et donc, t'as eu un gosse, et le père est norvégien? |


Pieux mensonge. Mais autant ne pas déraper, je n’étais pas là pour ça, et elle avait peut être quelque chose à me dire sur ma sœur.

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 22 Oct - 12:36

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L’humain ne sait pas comment il doit interpréter mes paroles et je sens qu’il doit être en train de se demander si je parle ou non de lui. Tant mieux. J’aime semer la confusion dans la vie et les pensées des autres. Je suis née pour ça après tout et j’ai ce grand talent d’ailleurs. Avec Andro, nous l’avions perfectionné depuis de longues années et nous continuons à le faire chaque jour un peu plus. Nous ne vivions que pour cela d’ailleurs, répandre encore et toujours plus ce joyeux bordel et chaos. Et c’est ce qui faisait de nous des semi-démones aussi remarquables et douées. Baël était fier de nous, et nous étions fières d’être source de fierté pour lui. Il était notre mentor, notre chef, notre général, notre modèle. Nous vivions en partie pour le servir. Et je regrettais la mortalité de mon corps autant que j’enviais son immortalité. Mon existence était éphémère, et c’était pour cela d’ailleurs qu’avec Andro nous voulions d’autant plus laisser notre trace.

L’homme cherche dans sa mémoire mon souvenir et je suis légèrement froissée qu’il ne m’ait pas resitué. Je ne suis pourtant pas femme que l’on peut facilement oublié. Ni même ma sœur d’ailleurs. Je commençais de plus en plus à douter qu’elle est couchée avec lui. Il n’aurait pas pu oublier une nuit d’ivresse avec l’une d’entre nous. C’était tout simplement impossible. Et cette impression se confirma lorsqu’il finit par se rappeler qui j’étais. Ou du moins qui était ma sœur. Je lâchais un rire quand il parla de moi en pensant que j’étais Andro, en indiquant que j’avais chaud. S’il savait à quel point en cet instant c’était vrai. Je pourrais le cramer vif si je le décidais. Ah ! Donc tu ne m’as pas reconnu au début. C’était bien ce qu’il me semblait. Un tatouage c’est éternel et donc par définition mémorable. A moins que tu ne t’en ai fait tatouer plusieurs par différentes personnes. C’est vexant de voir que je n’ai laissé finalement que de l’encre dans ta chair. lui dis-je avec un léger sourire triste réaliste alors même que je ne l’étais pas du tout. Je jubilais au contraire. Andro m’avait menti et je comptais bien me venger d’une manière ou d’une autre en impliquant le petit humain. Et elle n’a pas changé ! C’est fou ce qu’elle aime toujours courir les garçons ! Si je n’étais pas sa sœur, je suis certaine qu’elle aurait couché avec mon fiancé. Ajoutais-je amusée d’abord avant que mon regard ne se voile et que mon rire ne s’éteigne légèrement. Je secouais la tête comme pour me reprendre avant de sourire faussement, comme une humaine qui essayait de se reprendre. Un fils adorable oui, qui a grandi trop vite malheureusement. Norvégien non, mais travaillant dans ce pays. Donc nous voilà à devoir braver le froid. On dit qu’au nord de Paris il fait jamais beau et que c’est austère… Comme quoi, les français sont bien loin de la réalité. Et toi, qu’est-ce que tu deviens ? Le monde est sacrément petit pour qu’on se croise ici, à cet endroit précis d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Lun 30 Oct - 16:26

Je suis totalement paumé dans tout ce qui est en train de se passer. J’ai l’impression que le destin me pisse dessus depuis le ciel et qu’il m’exècre autant qu’il se marre de moi. Je n’ai aucune idée au fond de qui est vraiment cette fille, mais le fait est qu’elle me tutoie comme si on avait passé un sacré bon moment ensemble, et elle évoque aussi l’existence d’un garçon. Il n’y a pas de fumée sans feu et si je commence à flipper intérieurement c’est surtout parce que je savais très bien que j’avais pas fait super gaffe tout au long de ma vie, et qu’il y avait bien eu des moments où j’avais couché avec des femmes sans faire plus gaffe qu’à notre plaisir à chacun. Et vu comment celle-là était bien roulée, j’osais pas imaginer ce qu’elle avait été vingt ans plus tôt et comment j’aurais pu traiter sa vertu et la mienne avec toute la désinvolture d’un monte-en-l’air ridicule et empressé de faire son office. Je flippe, donc, et j’angoisse à l’idée qu’une connerie supplémentaire du passé ne vienne empiéter plus ou moins lourdement sur le présent.


La jeune femme rit et je sens bien qu’elle se moque, mais que voulez-vous que j’y fasse ? Je méritais qu’elle me tourne en dérision, en fait. Surtout maintenant qu’elle s’était bien rendue compte que je ne me rappelais absolument pas d’elle. Putain mais quel con ! Et voilà qu’elle joue le jeu de celle qui comprend pas. Je fronce un peu les sourcils, plus tant habitué à parler avec quelqu’un dans ma langue maternelle ; je n’étais pas sûr qu’elle parle de la même chose que moi.



| Ben qu’est ce que t’aurais voulu y laisser d’autre ? Ce chat noir et l’écussion de mon bataillon était vraiment pas mal. Il n’a pas eu tendance à s’efface avec le temps, comme on le voit parfois. |


Les norvégiens utilisaient peu d’images et de figures de style dans leur discours, j’étais donc un peu dérouté par la tournure de cette conversation-ci. Ah, un fiancé. Ouf ! Au moins j’étais à peu près sûr qu’elle me foute la paix et j’avais mal dû comprendre le début de la conversation, quand elle semblait me faire sous-entendu sur sous-entendu. Je ne pouvais pas cacher que j’étais finalement assez rassuré !


| Félicitations, alors, si tu es fiancée. C’est pour quand ? |


Moi j’étais marié depuis longtemps mais elle le savait ; lorsque j’étais venu dans son tripot je l’étais déjà, et c’était pour ça d’ailleurs que j’avais refusé les avances de sa sœur. Enfin, je crois. Putain, certaines périodes de ma vie étaient maintenant tellement dans le brouillard, ça fait peur putain. Je haussais les épaules, n’osant pas dire que les emmerdes me collaient au cul comme les mouches traînaient autour de l’anus d’une vache.


| Oh, toujours la même. Je suis plus dans l’armée, mais dans une multinationale. C’est pareil mais en moins dangereux et en mieux payé. Et toujours marié. La même aussi. |


Et sans doute plus pour longtemps.


| Et pourquoi tu foutais le bordel, quand je suis arrivé ? Le père de ton gosse bosse ici ? Je croyais que c’était norvégien, Jelsi. |

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 19 Nov - 16:13

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Le français n’était pas un bon comédien. Cela s’était vu comme le nez au milieu du visage qu’il ne m’avait pas reconnu… Et je l’avais, cela m’avait beaucoup amusé de le faire tourner un peu en bourrique. J’ai toujours aimé manipuler les autres après tout, et cela n’allait pas changer aujourd’hui. Au contraire même. Baël nous avait fait venir pour ça, pour qu’on sème encore et toujours de chaos. Et vu l’équipe qui l’entourait actuellement, pas étonnant qu’il nous ait appelé. Oh ils avaient du potentiel oui, mais ils ne s’en servaient pas totalement. Ils gardaient de l’ordre dans leur vie, un ordre qui ne devait pourtant pas avoir sa place dans ce monde. Il était tellement plaisant en plus de s’adonner totalement à ce chaos. Nous n’étions nous même qu’en l’embrassant totalement. Et nos pouvoirs en étaient renforcés d’ailleurs. Nous étions enfant du chaos. Nous nous devions de lui rendre hommage à chaque instant de notre vie. Et bien sûr, sans jamais se soucier des autres. Au contraire, plus nous causions de dommage et mieux c’était.

Bon je l’avoue j’avais été surprise de comprendre que ma sœur m’avait menti en m’indiquant qu’elle, elle était arrivée à partager la couche de l’humain. Elle allait me la payer, cela ne faisait aucun doute. Je comptais bien me venger en m’appropriant totalement le semi-démon chez qui j’étais en train de foutre le bordel professionnellement parlant. Je lâchais un léger rire quand il me demanda ce que j’aurais voulu lui laisser d’autres. Un bon souvenir, même si je n’ai plus doute sur le fait que ça n’a pas été le cas. lui répondis-je avec une petit mou un peu déçue. Nous n’étions pourtant pas le genre de femmes que l’on pouvait oublier aussi facilement. Sans être les plus belles qui soient, nous avions quand même un certain charme. Et surtout, nous étions deux. Je l’avoue, j’étais un peu vexée qu’il n’ait pas gardé de souvenir de nous… Je me promettais d’ailleurs que cela n’arrive plus. Hors de question qu’il nous oublie une fois de plus.

Je répondais à sa question en lui mentant ouvertement. Avec Andro, nous avions monté un plan de toute pièce, dont Samuel était l’élément central même s’il l’ignorait pour l’instant. Il ne tarderait pas à s’en rendre compte… Mais en attendant nous nous amuserions à son détriment. C’était en plus pour son bien. Il devait laisser le chaos bien plus entrer dans sa vie. Elle était trop calme pour un semi-démon, bien trop calme. JE me mordais un peu la lèvre, faisant mine d’être gênée par sa nouvelle interrogation, répondant uniquement avec un haussement d’épaule. Cela faisait partie de notre stratégie. Nous allions faire passer l’enfant de l’enfer pour le grand connard du monde, sans le faire de manière explicite bien sûr. On allait pousser les gens à le penser par eux-mêmes pour que cela s’ancre bien entre eux. C’est… Compliqué. Je changeais de sujet en lui demandant ce qu’il était devenu. Lui aussi haussa les épaules avant de me répondre que sa vie n’avait que peu changer, si ce n’était qu’il avait changé de métier. Une multinationale ? C’est sûr que tu as plus le profil militaire qu’homme de grand pompe lui dis-je avant de soupirer à sa dernière question. Je ne fous pas le bordel je remets de l’ordre au contraire… Il ne fait pas que bosser ici, il est à la tête de ce cabinet. J’imagine du coup que tu le connais... Et qu’il ne t’a jamais parlé de nous. Il suffit simplement de voir son bureau… Ou son train de vie de célibataire... lui dis-je un peu amèrement avant de montrer d’un vague geste le cabinet.



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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mar 28 Nov - 13:36

Je comprenais rien et j’avais mal à la tête. C’était évident en tout cas que quelqu’un ici se foutait de moi, c’était pas possible autrement. Tous ces rendez-vous avec le destin, c’était quoi ce bordel ? Le bon dieu là-haut, il devait bien se marrer en me matant depuis son petit nuage. Ma vie c’était vraiment de plus en plus de la merde et ça n’irait pas en s’arrangeant, c’était certain. Là en tout cas j’avais vraiment du mal à suivre ce que me racontait la tatoueuse et c’était clair que je me retrouvais dans la panade. Bon au moins, soulagement immense, il ne semblait pas que je doive répondre d’actes répréhensibles par la loi ou par la morale ; vous imaginez la gueule qu’aurait fait ma femme si je lui ramenais un gosse en mode « coucou c’est le mien, je l’ai eu avec une foutue allumeuse alors que je me faisais tatouer en France pendant une perm’ alors que tu entamais ton boulot à la direction du labo ». Je crois qu’elle m’aurait étranglé si je lui avais fait ça. Bref, ça n’est pas super important. La jeune femme rit de ma bêtise et s’avance sur le fait que je gardais un souvenir positif de notre rencontre. La saillie me fait rire de bon coeur à mon tour, alors qu’elle affiche une mine légèrement déçue.


| Mais oui, il était cool ce tatouage. Et ton salon aussi. Et ta soeur aussi, même si elle avait de quoi échauffer toute une compagnie de légionnaires. |


La jeune femme était en train de se mordre la lèvre maintenant, comme si elle était gênée par ce que je lui demandais. En même temps elle avait pas mal de choses à expliquer là, pas vrai ? déjà le fait qu’elle soit présente dans un bureau qui avait dû être logiquement fermé avant son arrivée, ensuite le fait qu’aucune alarme ne s’était déclenchée et son aversion évidente pour ce cabinet dont elle était en train de foutre en l’air tous les rendez-vous. Toutefois, si ce qu’elle dit me « rassure » d’une certaine façon, je dois quand même reconnaître qu’elle m’inquiète. Fronçant les sourcils, je me rapproche, ne m’appesantissant pas sur mon propre métier ou sur ma vie, elle partait déjà assez en cacahuète comme ça sans que j’en rajoute.


| Ok, c’est le bordel. Et qu’est ce que tu veux dire par son train de vie? Sans parler du fait que tu vas pas non plus me prendre pour un con ; tu es bien là pour foutre la merde, non ? J’ai entendu ce que tu disais aux clients du cabinet, eux ne comprennent pas notre langue mais moi si. Alors, si tu fous le bordel ici, ça peut aussi porter préjudice à ma soeur. Je sais pas c’est quoi vos histoires, à toi et le type qui dirige l’endroit, mais ça ne concerne que vous, non ? |

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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mer 6 Déc - 18:23

Quelle matinée de merde. Non mais genre vraiment. J'avais tenté un petit truc marrant au cinéma, en sortant de ce foutu cours de pingouin auquel je comprends que dalle, mais, bien évidemment,  à cette heure de la journée, y avait qu'une poignée de gamins qui se roulent des pelles ou des vieux qui trouvent une façon comme une autre de tuer le temps avant que le temps ne les tuent. Donc forcément le coté panique à la sortie du ciné, quand y a trois péquins ça ressemble pas à grand-chose.

Déception donc.

En plus, il fait de plus en plus froid. Je pensais même pas que c'était possible mais si, ce temps dégueulasse ne fait qu'empirer à mesure que passent les jours. Donc ouais, autant dire que je suis pas de la meilleure des humeurs. Du coup, aller faire un tour au bureau de Samuel me parait le meilleur plan du monde. Pour emmerder ma sœur, les clients, lui, un peu tout le de monde en fait. Y a bien un truc qui me sortira de ma mauvaise humeur. J'espère, sinon je vais devoir tuer des gens et voir les pompiers essayer de les sauver d'une rupture d'anévrisme ou je ne sais quelle connerie dans le même genre. Enfin, si je suis de bonne humeur, c'est aussi ce que je ferais au final. On change pas les bonnes habitudes quoi.

J'écrase ma clope sur le mur de l'immeuble, m'attirant un ou deux regards noirs et, pour la peine, j'en rallume une aussi sec. Je décoche mon plus beau sourire aux gens dans l'ascenseur qui me regardent d'un mauvais œil et j'en profite pour mettre une main aux fesses du vieux qui tient la main de sa femme en lui décochant un clin d'œil et en lâchant un "merci pour hier", seuls foutus mots que j'ai retenu de ma leçon de ce matin. Mais, vu la tête qu'il fait, et surtout celle de sa femme, ça en vaut carrément la peine. Je quitte l'ascenseur alors qu'ils commencent méchamment à se gueuler dessus et j'entends une voix familière. Ma voix. Celle de mon double. Mon sourire se fait plus large alors que je pousse la porte, pour la voir discuter avec un type qui m'est vaguement familier. Enfin, je crois. Disons qu'il a une tête que j'ai déjà vue quelque part mais alors où, ça c'est carrément une autre histoire.

Mais Cass' a l'air de le connaitre. Sauf que c'est elle qui le connait ou moi ? Dans le doute, je croise les bras, la clope toujours au bec, et je les fixe un instant, curieuse. Avant de lâcher, en français. "hey salut ! Je dérange pas j'espère ? Vous étiez pas en train de faire un truc super important." Bon, j'espère que si. En vrai, ça aurait été carrément plus marrant si je les avais surpris en train de baiser sur le bureau mais on peut pas tout avoir. Et j'essaie de capter le regard de ma frangine, juste histoire de savoir sur quel pied danser. Nous faut pas longtemps généralement, pour savoir ce que l'autre a trafiqué et se couler dans le rôle qu'elle lui a assigné. Ca fait partie du jeu et, j'avoue, c'est quand même une des parties les plus marrantes. Ca et quand la tête des gens explosent sous nos yeux. Autant dire que je m'en lasse jamais même s'il semblerait qu'on doive se calmer un peu de ce côté-là, juste histoire de pas trop se faire repérer en attendant le moment parfait pour mettre la Norvège à feu et à sang.
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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 7 Jan - 15:53

Le 22 février 2018


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(non non je n’ai pas un mois de retard c’est pas vrai :O)

Je lâchais un rire quand l’humain décréta que j’avais eu chaud aux fesses quand je l’avais rencontré. S’il savait ce qu’il avait manqué, il s’en mordrait les doigts. Après aurais-je vraiment couché avec lui s’il avait cédé ? Je n’en étais pas certaine. Ce que j’aimais c’est le challenge et narguer les hommes. Je ne prenais jamais mon pied avec les humains. Ils sont trop fragile, trop… Humain pour ça. Rien ne valait une bonne partie de jambes en l’air avec des semi-démon. Et peut-être les loups ? Je n’avais jamais couché avec de telle créature. Cela devrait valoir le coup vu qu’ils sont des êtres bestiaux par nature… hummm oui, imaginer un homme animal me prendre, me mordre, me faire mal… Et aimer que je lui fasse mal… Miam, cela avait un goût agréable dans ma bouche. Disons qu’elle aime les hommes. Et cela n’a pas changé avec le temps. lui répondis-je simplement, un léger sourire mystérieux aux lèvres.

Je changeais d’humeur quand il me demanda ce que je faisais ici, faisant mine d’être gêné par sa question. Je soupirais à sa réponse. Faisait chier putain. Pas moyen de s’amuser ici. Et puis, je m’en tapais que sa sœur bossait ici. Ok je gardais ça pour moi mais putain, j’en pensais pas moins. Etant donné que j’ai financé une grande partie de ce cabinet, il m’appartient bien plus qu’à lui. Et si je veux y remettre de l’ordre, cela ne te regarde pas répondis-je un peu sèchement, comme vexée à l’humain avant de souffler comme pour me calmer. Désolée . Je fermais les yeux et me pinçais l’arrêter du nez et ajoutais Je parle du fait qu’il saute tous ce qui a une paire de nibards, et principalement celles qui sont ses clients, voilà ce que je veux dire. Tu crois que cela m’amuse ? je montrais l’ensembles du cabinet. Tu crois que cela m’amuse qu’une partie de mon héritage serve à financer le baisodrome du père de mon fils ? Et qu’il ne se gêne pas de me tromper allègrement alors que nous étions censés être fiancés et qu’il m’avait demandé de l’attendre en France ? . J’étais amère, comme une femme dans cette situation pourrait l’être. Alors excuses-moi si ta sœur est le dernier de mes soucis. Surtout que j’imagine sans mal qu’elle aussi a pu tomber sous son charme, et passer sous son… je ne finissais pas ma phrase, coupée par ma jumelle. Je l’avais senti arriver depuis quelques minutes déjà. Son pouvoir était venu jusqu’à moi, me murmurant de l’utiliser et de faire un massacre. J’avais dû refreiner cette pulsion car j’avais encore de grands projets pour emmerder Samuel et salir sa réputation. Je mis un sourire forcé sur mon visage avant de m’approcher de ma sœur et la serrer quelques minutes dans mes bras Tu nous déranges jamais Cassi. Je suis contente de te voir. Caleb est resté à l’hotel ? Je savais très bien que ce n’était pas le cas. Il était avec Baël mais ça j’allais pas le dire. Tu te souviens de Philippe ? C’était l’un de mes clients au salon il y a une paire d’année maintenant… Tu sais celui que tu draguais sans cesse ? Il me disait à l’instant que sa sœur bosse ici. Tu l’aurais crû ? Le monde est petit parfois.



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MessageSujet: Re: Shake It Off   Dim 14 Jan - 17:21

Je hoche la tête aux paroles de la jeune française. Elle aime les hommes. Je me retenais de lever les yeux au ciel. Qu’est ce que ça avait pu me coller comme emmerdes, des femmes entreprenantes comme ça, franchement. Je ne disais rien du coup. Il était temps, à mon humble avis, de faire en sorte de nettoyer tout ça par le vide. Les femmes m’avaient trop foutu dans la merde. Ou plutôt, histoire d’être un peu plus cohérent, j’avais choisi tout seul de me mettre dans la merde en leur compagnie, et il fallait vraiment que je me bouge pour éviter que ça recommence, il y avait trop de choses qui étaient en jeu, maintenant. En tout cas, je change de sujet et la jeune femme soupire, visiblement agacée. Par le changement de sujet, ou par le sujet en lui-même ? Allez savoir, avec ce genre de fille. Elle s’agace et s’énerve un peu, mais je lève les mains en signe d’apaisement, sèchement rembarré.


| Ok, ok, je posais juste la question. |


Je n’aimais pas qu’on me parle mal, surtout quand j’avais rien fait, putain de merde. Ca me donnait l’impression d’être un putain de gamin et on ne pouvait pas dire que ça me plaisait, j’avais l’impression que ça devenait l’histoire de ma vie ça, putain de merde. Et la voilà qui s’excite à propos du patron de l’endroit,apparemment un joli cœur qui l’avait engrossée et promis de l’attendre. Quelle connerie. Ce genre de trucs ne marchait jamais, dans la vraie vie. Je n’aurais pas été rabroué aussi sèchement, j’aurais sans aucun doute conçu de la compassion, mais là je n’avais pas envie d’être super sympa. Si elle avait été assez conne pour se faire tirer par un salopard, alors, c’était un peu de sa faute aussi. Je m’apprétais à prendre congé et décidément, d’essayer de toucher un mot à ma sœur sur son cadre de travail, quand la porte s’ouvre sur une nana qui fume et qui est l’exact double de celle qui venait de me prendre un chouilla la tête. Je me grattais l’arrière de la tête, dans une posture un peu gênée, alors que la chaudasse faisait son entrée, pendant que sa jumelle l’annonçait.


| Ah oui, euh, et bien, salut ! Non non, rien d’important, visiblement, ce bureau est vide mais ouvert…. |


J’imaginais que la femme trompée devait avoir les clefs ou s’était débrouillée pour se faire ouvrir, elle avait visiblement l’air très persuasive. Je m’avançais donc vers la porte. Ma sœur n’étant pas ici, je n’avais plus rien à faire dans ce bureau.


| Bon, je vais essayer de remettre la main sur ma sœur, du coup, et me trouver quelques ennuis par la même occasion. Au plaisir, hein ! |


Ouais, on va dire ça. Encore un truc qui me poursuivait, bénin, mais bon, j’en avais ma claque de la Norvège, là.


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MessageSujet: Re: Shake It Off   Mer 17 Jan - 18:31

Cassie hein ? Je me demande quelle connerie elle a encore balancé sur moi tiens, surtout que ce type me rappelle vraiment quelque chose. Mais impossible de me rappeler qui c'est, ce qui est un peu con quand même. J'ai un sourire parfaitement innocent au sien, forcé et je hoche la tête à ses propos. "Oui, il est sous bonne surveillance, ce serait dommage qu'il lui arrive quoi que ce soit en notre absence, n'est ce pas ?" Et je me tourne vers le type qu'elle a chauffé donc. Sans succès. Et d'un coup, ça me revient. Mais oui, je lui avais fait croire que moi, j'avais réussi à arriver à mes fins. Alors, forcément, j'ai envie de me marrer, surtout qu'elle a dû piger l'arnaque, évidemment. Mais le type là, Philippe elle a dit, je crois, il a l'air sacrément mal à l'aise d'un coup. A croire que je lui rappelle pas de supers bons souvenirs. Donc, forcément, je lui décoche un clin d'œil avant de souffler, d'un ton léger. "Et bah dit donc, j'avais souvenir que t'étais plus loquace quand même. Je me trompe ? Et ça arrive souvent que le bureau soit vide et ouvert, les gens sont hyper tête en l'air dans ce pays. Ou alors persuadés que personne ne viendra leur piquer des trucs." Je lève les yeux au ciel, comme appuyer mes propos avant de laisser filer un silence en voyant qu'il a l'air de vouloir prendre congé.

Et je me campe devant lui, les mains posées sur les hanches, soufflant sur une mèche de cheveux. "Quoi ? Je te fais fuir ? Déjà ? T'en fais pas, je vais pas tenter de draguer aussi lourdement que la dernière fois, j'ai pigé hein. Et puis, c'est pas tous les jours qu'on tombe sur un compatriote. Sérieux, j'en ai marre de pas piger ce que les gens racontent. Tu veux pas rester cinq minutes de plus ?" J'ai un regard en direction de ma jumelle, curieuse de voir si elle va insister elle aussi ou le laisser se tirer parce qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait dans l'histoire. Mais, dans le doute, je continue d'un ton toujours aussi amusé. "D'autant que j'ai que ma sœur à qui causer. Ce serait criminel de nous abandonner ici, moi je te le dis. Et les ennuis sauront bien te trouver tous seuls va, pourquoi aller les chercher de toi-même ?" Tiens, je me demande pourquoi il balance comme ça, comme si de rien était. Peut-être qu'il était en train d'en parler avec Cassie. Ou que c'est un sous-entendu pour dire qu'on est des emmerdes. Remarquez, il aurait vraiment pas tort, surtout qu'à deux, il nous arrive de faire un carnage, au sens propre comme au sens figuré.
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