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[Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...

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MessageSujet: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Mer 20 Déc - 21:38

01 Mars 2018 - En matinée

Il y a quinze jours, Leila apprenait la menace proclamée par les loups garous à l’encontre de sa patronne Jaana Raulne. De toute évidence, ces derniers avaient su d’une manière ou d’une autre que le laboratoire travaillait sur des armes qui permettraient aux hommes de se défendre face à ses bêtes monstrueuses. Sa bosse avait une famille dont des enfants, cela ne réjouissait pas vraiment Leila que les loups aient su pour leurs recherches, pas comme ça en tout cas. Ils étaient très forts, ils pouvaient se régénérer, on pourrait presque dire qu’ils ne craignaient rien. La preuve en était qu’il avait brûlé le domicile de la famille Raulne. Après cela, les informations avaient uniquement relaté le fait que les autorités avaient mis la famille de Jaana sous protection rapprochée. La brunette n’avait pas croisé sa patronne depuis la déclaration ouverte des loups à son attention. Il est vrai qu’elle avait peu de chances de la croiser sans aller travailler et étant donné que l’aile où travaillait la jeune femme avait été cambriolé, son accès avait été interdit jusqu’à nouvel ordre. Cela signifiait vacances forcés pour tout le monde ! Avec toutes ces histoires, Leila voulait utiliser son temps judicieusement. Sa haine envers les loups garous était encore montée d’un cran. Elle n’avait jamais eu l’occasion d’en rencontrer un mais cette étape allait devoir arriver tôt ou tard si Leila voulait améliorer les prototypes volés. Après tout, ce n’était pas parce qu’on leur avait pris les prototypes au laboratoire que la brunette ne comptait pas en recréer d’autres dès qu’elle pourrait retourner au travail.

Leila avait réfléchi à tout ça, à cette situation qui s’était révélé au grand jour il y a quelques mois alors que ces créatures vivaient parmi eux depuis des années voir des siècles. Ces créatures avaient fait prendre un tournant décisif à sa vie lorsqu’ils lui avaient pris ses parents. Lorsqu’elle avait fini ses études, Leila avait postulé au CNRB afin de mettre à contribution ses connaissances pour le bien commun. Certes, la jeune femme n’est pas du genre à penser plus que ça aux autres mais sa curiosité avait besoin d’être satisfaite. Après quelques mois, elle s’était faite remarquée pour son expertise et on lui avait proposé un nouveau poste. La brunette fut convoquée afin qu’on lui présente le projet. La personne qui lui faisait face lui avait appris l’existence des loups garous, leurs force et leurs faiblesses connues et les recherches que le laboratoire allaient mener à ce sujet. L’entretien s’était terminé par une poignée de mains et une réponse à donner dès le lendemain. Leila avait senti qu’on l’avait suivi jusqu’à chez elle ce soir-là. Plus tard, elle avait compris qu’elle avait fait le bon choix en acceptant le poste. Cette nuit-là fut une des pires pour la jeune femme. Une fois qu’elle avait pris son verre de vin rouge à son appartement, elle s’était assise dans son canapé et avait commencé à brasser toutes les informations qu’on lui avait fourni durant l’entretien. Un tas de questions avait surgi dans son esprit dont la première, la plus importante : les loups garous étaient-ils responsables de la mort de ses parents ? Le fait d’avoir accepté le poste lui permit donc d’en savoir plus sur ses monstres. Sur son temps libre, Leila avait essayé de récupérer des informations complémentaires sur la mort de ses parents dont les témoignages des enquêteurs de l'époque. Absolument tout accusait les loups. La jeune femme se mit à nourrir une haine sans limite pour ces lycanthropes.

Depuis que la brunette était au chômage technique, elle avait commencé à mettre par écrit toutes les données obtenues au CRBN dont elle se souvenait. Puis elle étendit ses recherches sur tous les mythes qui existaient sur ses créatures. La grande question était : qu’est-ce qui se rapproche un peu de la réalité ? Sans rencontrer une de ses créatures, il allait être difficile de démêler le vrai du faux. C’était dangereux mais d’un autre côté, préférait-elle attendre que cela lui tombe dessus comme pour ses parents ? Non Leila n’était pas comme ça. Elle voulait décider de son avenir, du chemin qu’elle prendrait. La jeune se mit donc à fouiner de partout. Elle guettait le moindre indice qui aurait pu lui permettre d’avancer sur une piste viable. Et après les récents évènements, son meilleur point de départ était la famille Raulne. Sa patronne avait été publiquement menacé puis sa maison avait été incendié. C’est ainsi qu’elle se retrouva en milieu de matinée à partir se balader du côté de ce qu’on appelait Les Vanes. Leila avait entendu dire qu'un membre de la famille Raulne avait été vu dans le coin. La brunette ne savait pas trop ce qu’elle était censée chercher. Peut-être devait-elle simplement trouver des traces de loups ou bien des traces de leur passage, de leur dîner …
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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Mar 2 Jan - 22:38

Ces saloperies de lunettes à vision nocturne ne fonctionnaient pas bien. C’était en fait une vraie merde. Matériel américain, mais dépassé. Les norvégiens s’étaient fournis en quelle année putain de merde, en 1967, dans les surplus prévus au départ pour le vietnam ? Les enfoirés. Je n’avais pas l’habitude de ces modèles, j’avais changé les batteries et j’avais eu un mal de chien pour en trouver… Heureusement, ce genre de vieilles pièces, ça restait quelque chose de souvent trusté par les collectionneurs, les vieux trafiquants et autres « revendeurs », bref des gens discrets, qui acceptaient le liquide et qui se foutaient bien de savoir ce que vous en foutez à la fin. J’aurais pu chasser le loup ou aller reluquer les baignades nocturnes au lac tout proche que le mec s’en serait foutu aussi bien que sa première panade. Bref. J’avais fini par devoir les réparer ; ressouder la bordure de la sangle, changé les pièces en verre, une des deux lampes et j’avais aussi dû trafiquer la mollette de réglage pour qu’on sache enfin la bouger, cette conne. Mais j’y étais arrivé. Un peu de peinture de camouflage et de cirage, et j’avais la gueule peinte pour atténuer les éventuels reflets de la lune sur ma peau. J’avais pris soin de ne pas laver mes fringues. Elles ne sentaient que le bois, car remisées dans le cabanon du fond du jardin, resté intact alors que notre maison cramait. Je n’avais jamais été chasseur. Je n’avais pas appris tout ça dans une chasse au cervidé à flanc de Fjord, mais une vie avant aujourd’hui, quand je portais encore le béret rouge des parachutistes, et que j’étais sergent dans une unité de reconnaissance.


La même qui avait été décimée par un « monstre sorti du noir » dans une nuit afghane, dix ans plus tôt, peu de temps avant que je ne quitte l’armée. Les chats noirs avaient été massacrés par une espèce de monstre… Et on nous avait fait croire à une embuscade, que notre esprit avait fantasmée… Un vampire. Et ma femme se faisait tirer et sucer par ces salopards. Qu’ils aillent tous crever, mais avant de m’occuper d’eux, et de protéger ma sœur, je devais encore protéger mes enfants des conséquences des actions de leur mère. En s’acoquinant aux vampires et à un Etat peu scrupuleux, elle s’était mise en porte à faux vis-à-vis de l’éthique et voilà la « Meute » locale qui lui cherchait des noises. Et menaçait nos enfants.


Je n’avais finalement aucune idée de ce que je traquais vraiment sur ces montagnes. Des loups garous, je pensais bien, pour avoir cherché à retrouver un de ces connards passé à la télé. D’un autre côté, je ne savais pas ce qu’ils savaient faire. A part se transformer en loups. Alors, petite préparation pour atténuer les chances de me faire voir, de me faire sentir en laissant mes vêtements s’imprégner de l’odeur de sapin, et en progressant contre le vent. Au bout d’un long moment, je vis une silhouette. Je furette haut dans la montagne, avant de redescendre vers le lac et ses aménagements. La nuit était claire. Il faut dire qu’à cette époque de l’année on avait quoi, six heures de jour ? Ce n’était pas fou. Je m’approche et j’allume ma lampe de poche, sans tirer mon flingue, de sorte à éblouir la silhouette que j’identifie comme étant une jeune femme. Je dois lui faire peur mais tant pis, trop de gens cherchent à avoir ma peau, ces derniers temps.



| Vous êtes qui vous ? Pourquoi vous me suivez ? |

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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Mar 2 Jan - 23:58

A la recherche de la moindre trace de leur passage, Leila débutait clairement dans la chasse aux lycans. Elle connaissait beaucoup de théories mais n’avait aucun équipement excepté une vieille lampe torche qui lui permettait d’éclairer le sol par moment et un couteau afin de se défendre sait-on jamais. Elle était vêtue d’un jegging de sport noir et d’un sweat à capuche noir. Il faut dire que les loups garous avec lesquels la brune avait été en contact étaient volontaires pour les prélèvements. La jeune femme avait toujours pensé qu’ils n’étaient pas au courant des objectifs réels de leurs recherches jusqu’à cette annonce publique qui avait mis en faute sa patronne Jaana. Si seulement elle avait accès à un laboratoire équipé de la même façon que le CNRB, Leila aurait pu, avec le temps, concrétiser certaines choses. Mais voilà, le problème c’est qu’aujourd’hui elle n’avait accès à rien du tout même pas de façon ultra sécurisé et inviolable.

La brunette restait vigilante. C’est pourquoi lorsqu’elle entendit des bruits de pas s’approcher, elle mit sa main droite dans sa poche pour être prête à sortir son couteau si besoin. Lorsque la jeune femme se retourna pour faire face au nouveau venu, elle se prit une lampe assez puissante dans la face ce qui l’empêchait de voir l’homme en question. Pour autant, elle sut que c’était un homme grâce à sa démarche mais surtout grâce au ton de sa voix lorsqu’il s’adressa à elle. Son interlocuteur avait l’air plutôt agressif, Leila devait rester en alerte et être prête à réagir et à esquiver si besoin. Par réflexe, sa main gauche vint se mettre légèrement au-dessus de ses yeux afin d’essayer de limiter l’impact de la lampe torche dans ses yeux. Cela se concrétisa sans grand résultat. La jeune femme lui répondit :

« Je me promène tout simplement, je ne vous suis absolument pas. Qui êtes-vous pour vous montrer aussi arrogant et agressif ? »

Leila était un peu audacieuse. Il est vrai qu’elle aurait peut-être dû remballer son honnêteté pour une fois plutôt que de provoquer à son tour la personne qui lui faisait face. Il serait peut-être préférable pour la jeune femme de décliner son identité afin de rassurer la personne. Mais donner son vrai nom ne lui semblait pas être une idée judicieuse. Aussi la brunette se contenta de donner son prénom.

« Je m’appelle Leila et vous ? »

Leila ne souhaitait pas en divulguer trop car elle ne savait absolument pas qui elle avait en face d’elle. La jeune femme ne voulait pas faciliter le moindre traçage d’après son identité. Elle se doutait bien que cette faible précaution ne suffirait pas à la rendre introuvable mais pour autant, c’était toujours un petit truc en plus. Elle n’avait aucune expérience dans ce type de circonstances. La brune savait se battre depuis très longtemps avec ses entraînements de boxe. Mais réaliser une mission dangereuse pour se battre contre des créatures irréalistes et probablement bien plus fortes qu’elle n’avait jamais fait partie de ses objectifs dans la vie. Elle n’était pas flic, elle n’était pas militaire ni espion. Leila avait la niaque, la volonté de le faire, mais elle ne savait pas du tout comment si prendre et elle ne réalisait que maintenant qu’elle était arrivée sur le terrain, qu’elle n’était absolument pas prête. Si la personne qui lui faisait face était un loup-garou et qu’elle décidait de passer à table, Leila doutait pouvoir s’en sortir. Une fois encore son impulsivité avait pris le pas sur sa rationnalité. Sans parler d’étudier les lycans pour comprendre leurs comportements, leurs faiblesses, la jeune femme avait besoin d’apprendre à s’équiper, à s’organiser et à traquer le lycanthrope. Mais elle ne pouvait se fier à personne pour apprendre tout cela. Elle allait devoir s’instruire sur un autre sujet.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Ven 5 Jan - 23:23

Je ne ressens absolument aucun scrupule à effrayer cette jeune femme. A la braquer à l’aide d’une simple lampe, mais en pleine gueule. Je dois lui faire peur mais ça m’indiffère assez en fait, dans le sens où je me retrouvais clairement en position de force, mais je me savais menacé. Donc je ne prendrais aucun risque d’aucune sorte, tout en restant prêt à dégainer. Mieux vaut n’importe qui que moi. Mieux vaut n’importe qui que je claque et qu’il ne reste plus personne pour protéger ma famille des saloperies de lycanthropes et de ces fils de putes de vampires. Si cette nana en était une, de l’une ou l’autre de ces espèces de monstres, je jure que je l’emmène dans un coin tranquille pour avoir une petite discussion jusqu’au lendemain, sans doute. Le temps de lui faire cracher des noms, des endroits, des habitudes et tout le reste. Enfin, on verrait. Avec ce pays de merde où le soleil on le voit jamais, on pouvait pas savoir si elle était pas simplement une promeneuse un peu matinale, comme j’étais revenu un peu plus près des sentiers où il pouvait y avoir du passage… Mais je devais savoir. Et je m’en cognais d’avoir l’air un peu fou, même si je me faisais signaler au flic, j’aurais mes raisons, putain de merde. On avait cramé ma maison avec nous dedans, merde. Et voilà que la nana ne semble pas effrayée et même, se permet de me rembarrer un peu salement. Je fronce les sourcils.


| Vous vous promenez ? De nuit, dans cet endroit isolé, en plein couvre-feu, alors qu’il y a des saloperies surnaturelles qui errent la nuit ? A d’autres putain. Dites-moi la vérité | lâchais-je d’un ton froid, autoritaire et totalement péremptoire.


Je n’avais aucune patience. Et honnêtement, j’avais appris depuis des années à ne pas montrer d’états d’âme. Et dans certains cas, à ne pas en ressentir. J’avais dû faire des saloperies, pendant ma période militaire. Difficile à imaginer quand on savait la vie rangée que je menais depuis dix ans, mais c’était la putain de réalité, que je ne pourrais probablement jamais nier si je voulais encore pouvoir me regarder dans le miroir. Je voyais bien à sa carrure que j’aurais facilement le dessus si jamais on en venait aux mains… Sauf si elle était une de ces putains de saloperies, qu’elle pouvait me briser en deux sans effort. Mais alors là, je la ferais suer. Je peux au moins vous le promettre.


| Peu importe comment je m’appelle. Leila comment ? Et plus de cracks. Personne se balade ici par ce froid alors qu’il fait pas encore jour. Je vous le demanderais pas une troisième fois, je vous préviens. |


Ok, ça fait paranoïaque, mais tant pis. C’est ça ou crever, et pour le moment je peux pas me le permettre, surtout maintenant que j’avais bien compris que je ne pouvais faire confiance à personne.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Sam 6 Jan - 16:43

Leila put constater que son interlocuteur n’avait pas vraiment apprécié sa réponse. Quelle plaie, elle qui pensait pouvoir faire des recherches tranquilles voilà qu’elle avait besoin de s’expliquer voir de se justifier devant un membre de la gestapo. L’homme qui lui faisait face n’avait vraiment pas l’air serein. La brunette ne savait pas trop quoi en penser, elle serait actuellement incapable de l’identifier étant donné qu’elle avait la lumière de sa lampe torche en pleine face. L’honnêteté de la jeune femme avait encore fait des siennes. En lui disant la vérité, Leila espérait montrer à son interlocuteur qu’il n’avait pas à se comporter de la sorte. De toute évidence, il n’en fut rien. L’homme devant elle se moquait éperdument de son comportement.  Clairement, le point de vue de son interlocuteur se défendait, au grand regret de la brune. Même si sortir de nuit en Norvège était monnaie courante du fait d’un laps de temps assez court lorsqu’il faisait jour. Pour autant, maintenant que le monde connaissait l’existence des loups garous et des vampires, beaucoup avaient peur de sortir de chez eux. Pour autant, ce n’est pas comme s’ils venaient tout juste d’apparaître. A présent, tout le monde savait qu’ils existaient, mais ils étaient déjà parmi nous avant que tous les humains l’apprennent. Son interlocuteur l’agressa à nouveau verbalement. La jeune femme aurait aimé être sarcastique mais elle sentait que cela ne serait pas intelligent au vu du comportement de l’homme en face d’elle. Il enchaîna sur le fait que son nom à lui n’avait pas d’importance. Facile à dire, monsieur voulait le beurre, l’argent du beurre et la crémière sans rien en retour.

« Vu l’heure je ne sais pas si on peut encore appeler cela la nuit. Vous me semblez clairement à cran donc je préfère m’en aller avant que vous fassiez quelque chose que vous pourriez probablement regretter. »

Leila tourna légèrement la tête pour regarder un peu en arrière et commença à faire trois pas afin de s’éloigner de cet homme en ébullition. La brune pourrait revenir un autre jour ou bien chercher à un autre endroit. Elle s’était déjà mise en tête de chasser les loups garous qui étaient des ennemis très dangereux. Il serait bête pour la demoiselle de finir tuer par un fou furieux qui passait par là.

« Ne vous inquiétez pas je m’en vais juste et je ne vous reverrais probablement jamais. »

Reculant pas à pas très doucement, Leila évitait de faire des gestes brusques qui pourraient faire sur-réagir l’homme tendu qui lui faisait face. De toute évidence, sa chasse aux indices avait très mal démarré. C’était la crainte que la brunette avait d’ailleurs. Elle n’avait aucune connaissance ni expérience dans la traque d’individus. C’était une scientifique et non un flic, un gendarme ou autre chose du genre. Dans cette situation où tout le monde se méfiait de tout le monde, la brunette ne savait pas si elle pourrait trouver quelqu’un à qui elle pourrait accorder un peu de sa confiance.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Dim 14 Jan - 15:26

On se retrouve parfois dans de beaux draps, à agir un peu trop impulsivement. C’est totalement mon cas, et je ne peux pas prétendre que ce que je fais contribue à rendre ma vie un peu meilleure ou plus facile. Je ne fais qu’agir et réagir en fonction des événements, pris dans une telle spirale de violence, d’incompréhension et de problèmes que je ne sais tout simplement plus rien anticiper. Et là encore, toutes les alarmes de mon cerveau sonnaient à toute berzingue en mode t’es en train de faire une connerie, Phil. Encore une. Mais comment réagir ? Comment faire autrement ? Franchement, c’était impossible pour moi de me retenir. J’avais essayé pendant des années et ça n’avait jamais suffi, tout ce que j’avais pu tenter, ça n’avait jamais réussi qu’à museler ma personnalité et me laisser à la dérive, sans but et sans qualités pour la vie que j’avais menée jusque là. De toute manière, j’en étais venu à me demander ; à quoi cela servait-il de lutter ? Il était temps de me barrer pour de bon, de faire ce que j’avais à faire pour protéger les miens, et me barrer avec les enfants. S’ils voulaient encore de moi dans les pattes, cela dit. Quand on voyait à quel point Jaana avait fini par me détester, on pouvait légitimement se poser la question, non ?


Bref. Ce que me disait ma jeune vis-à-vis n’avait pas beaucoup de sens, pour moi. Le matin, ok, d’accord. Mais il faisait quand même nuit, et par les temps qui courent, avec les saloperies qui traînaient dehors, difficile de voir autre chose que les ténèbres. Quand elle me dit que je pourrais faire quelque chose que je pourrais regretter, j’ai un rictus désabusé. Se flattait-elle au point de considérer que cela pourrait me retenir ?


Et finalement, qu’est ce qui clochait chez moi ? Elle pouvait être une fille qui ne trouvait pas le sommeil. Une étudiante qui cherchait un peu de speed auprès d’un contact extérieur à sa fac. Une fille qui rentrait du matin d’une soirée, coupant par le parc. Ca pouvait être n’importe quoi. J’inspirais profondément.


Qu’est-ce qui clochait avec moi, bordel ? Quand est-ce que j’avais perdu à ce point le fil, jour, nuit, peur et réalité ?



| Ouais. Désolé. Chasseur, et j’ai été emmerdé récemment par les flics avec toutes ces histoires sur des monstres qui vivent la nuit… Je… Désolé. C’est moi qui vous laisse tranquille, désolé de vous avoir fait peur. |


J’allais ranger et baisser ma lampe, mais je me dis au dernier moment que cela lui ferait apercevoir mon visage et que ce n’était pas souhaitable, même peinturluré elle pourrait sans doute me reconnaître, si elle était amenée à voir passer une photo de moi. Je ne baissais pas la lumière, donc, pas avant de lui tourner le dos dans le même geste et de m’en aller pour retrouver le couvert des arbres.


| Je vous le souhaite en tout cas, j’attire les merdes ! | criasi-je par-dessus mon épaule en m’éloignant, sans me retourner.


A la limite, si elle voyait un flic et qu’elle se plaignait de « l’agression » qu’elle venait de subir, ça ferait renforcer les patrouilles… Peut être pas assez pour que je débusque ces monstres, mais si ça pouvait contribuer à mieux protéger les gens de véritables agressions cette fois… Il me fallut un moment pour retrouver mon pick-up, et j’essayais de calmer un peu ma respiration. J’avais une boite de médocs piqués à Jaana, à côté de moi. C’était tentant. Mais non, je préférais rouvrir la bouteille de whisky sous la trappe passager, et me barrer vers ma nouvelle planque. Choux blanc cette nuit !

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MessageSujet: Re: [Livre I] Promenons-nous dans les bois pendant que les loups n'y sont pas ...    Mer 17 Jan - 13:06

Leila n’était pas rassurée. Quelle idiote elle était d’avoir voulu partir en chasse sans plus de préparation. Elle savait, pour les avoir étudié de près, que les lycans pouvaient être dangereux. Lorsque la vidéo était sortie, la jeune femme avait feinté la surprise. Mais étant déjà au courant, cela ne l’avait pas plus perturbé que cela, elle savait que quoi ces créatures étaient capables. Pour sa première sortie, elle se retrouvait devant un homme dénué de bon sens et risquait de finir un pied dans la tombe parce qu’elle ne s’était pas méfiée de la réaction des gens normaux. Plus le temps passé et plus la paranoia de l’homme qui lui faisait face lui apportait plus de compassion que de crainte, ce qui n’était pas forcément la réaction qu’elle devrait avoir. Peu importait qu’elle meurt ici et maintenant dans un sens, elle préférait ne pas finir de la même manière que cet homme, seul et démuni.

La voix de son interlocuteur s’élève à nouveau. Elle était beaucoup moins agressive, presque reconnaissable. La brunette était persuadée de l’avoir déjà entendu quelque part mais où ? Il commença à reculer à son tour en se confondant en excuses. A priori, l’homme avait été alpagué par les flics récemment à cause des créatures qui rôdent. Le mot « monstre » résonnait comme une envie de vomir dans la bouche de son pseudo-agresseur. Etait-il ici pour les mêmes raisons qu’elle ? Il était en tout cas impossible pour la jeune femme de changer de position. Elle s’était déjà bien trop reculée et la brunette n’avait aucune certitude que son appréhension de la situation soit la bonne.

Il commença à reculer tout en continuant d’éblouir Leila. Cette dernière se retint de l’interpeller pour le rassurer qu’elle ne lui en voudrait pas. Mais au vue de ses réactions, il pourrait à nouveau virer de bords et réagir à l’extrême. Alors qu’il précisait qu’il ne fallait mieux pas le recroiser, la jeune femme fut interpellée par le ton de sa voix. Elle était quasiment certaine de l’avoir déjà croisé quelque part ou tout du moins entendu. Cependant, la brune était incapable de faire le rapprochement à cet instant. Elle ne put qu’apercevoir l’arrière de sa tête avec des cheveux bruns tout ce qu’il y avait de plus communs. Leila nota tout de même qu’il avait un accent particulier. Peut-être qu’un souvenir lui reviendrait plus tard.

Un peu secouée par cette rencontre légèrement brutale, la brune se décida à rentrer chez elle. Elle avait étudié les lycans et elle savait un minimum se battre grâce à la boxe contrairement à beaucoup. Mais la jeune femme ne connaissait absolument pas l’espionnage, la façon de faire pour traquer quelqu’un ou quelque chose. Elle avait encore des progrès à faire et elle pouvait s’estimer heureuse d’être toujours en vie. Son interlocuteur bien que brutal et paranoïaque de toute évidence, n’avait pas été violent. Leila mit ses écouteurs dans ses oreilles et repartit à pied en direction de la Valtechnologie et de son appartement.
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