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Paradise Circus

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Running After My Fate
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MessageSujet: Paradise Circus   Sam 2 Déc - 15:11

Il m’avait fallu de la patience. Alors que j’avais réussi à montrer un peu d’efficacité avec ma sœur, on avait convenu ensemble de suivre des pistes liées aux apparitions télévisées des lycanthropes. J’en avais repéré un, donc. Enfin, je présumais qu’il l’était, mais il faisait les allers-retours entre la zone identifiée comme celle d’où ils venaient et un endroit en ville, enfin, en périphérie près du port. L’homme avait des allures de mac ou de dealer, une espèce de grande brute, la quarantaine, qui se trouvait être aussi musclé que barbu. Le norvégien typique, qui croyait que sa virilité passait par une allure de bûcheron. Bref. Le type restait assez discret dans son genre, malgré son physique un peu atypique pour un homme « continental » comme moi. Il parlait peu et marchait sans jamais être trop près des gens, sans jamais les déranger. Lorsqu’il prit sa voiture, je filais à sa suite, en en laissant deux entre nous. Je n’avais pas appris à filer quelqu’un à l’armée, mais les compétences et réflexes appris lorsque j’étais dans la reconnaissance ; discrétion, distance de sécurité, concentration et analyse rapide de mon environnement… Le type finit par s’arrêter près du port, et j’éteignais mes phares avant même d’être garé, afin d’éviter qu’il soit alerté par des lumières plus haut sur la route. Garé à mon tour, je constatais après être arrivé sous l’enseigne dans laquelle il était entrée, que les néons blancs et rouges illuminaient la rue. Je ne connaissais pas cet endroit, mais une longue expérience des lieux d’hommes en tant qu’ancien parachutiste un peu fêtard, ça m’avait filé l’instinct pour identifier ce type de lieu. Un bar à filles.


Peu importe l’habillage, peu importe les services qui y étaient pratiqués, il y avait toujours des filles, plus ou moins vêtues, qui soulageaient d’une manière ou d’une autre ou la compagnie, ou les fantasmes des hommes. Je poussais la porte, et fus fouillé à l’intérieur par deux butors. La prostitution était interdite en Norvège, et assez peu tolérée. Mais comme partout, le vice existait. L’homme palpa l’endroit où je rangeais habituellement mon pistolet, et je me félicitais de n’avoir rien pris avec moi et d’avoir tout laissé dans la voiture ; si les choses se gâtaient, le but n’était pas de commencer à défourailler tout azimut. La vertu première de la reconnaissance ; si vous la pratiquiez trop armé, vous preniez le risque que les choses dégénèrent vraiment et que vous ne collectiez pas ce pourquoi vous étiez venu. Je prenais un whisky, déjà pour me fondre dans la masse des mâles venus se rincer l’œil sur la chair qui se trémoussait sur l’estrade autour d’une barre de pole dance, mais aussi et surtout pour calmer les tremblements de ma main gauche. Il me fallut un moment pour retrouver ma cible ; il discutait avec une jeune femme brune, légèrement vêtue, et elle l’emmena un moment dans ce qui devait être les coulisses. Ils se connaissaient. En était-elle une, elle aussi, ou est-ce que comme tous les gens vivant dans la clandestinité, ce mec avait besoin de complices ? Je n’en savais rien. J’attendais un long moment qu’ils reviennent. Et lui ne revint pas, et ne sortit pas. Elle revenait, toute seule. Je fronçais les sourcils. Autre sortie ? Ou il était toujours dans les coulisses ? Je n’en savais rien. La jeune femme se promenait au milieu des spécimens malheureux de mâles qui traînaient ça et là, et je la vis décliner quelques propositions. L’air de rien, je me plaçais sur sa route, et reprenais un whisky. Je me sentais plus détendu, une fois le deuxième attaqué. Elle arriva enfin à mon niveau, mais sans s’être fait pincer les fesses par un connard en costume, derrière elle. Je saisis son bras et lui retournais le poignet ; si je serrais dans ma direction, il y perdrait quelques os.



| Lâche la madame et file-lui cinquante billets, sinon je te jure que ta main pourra même plus te servir à te branler. |


L’homme hoche la tête malgré ses potes à l’air revêches alentours, et tends un billet de son autre main. Facile. Les gars ici ne s’attendent pas à ce que quelqu’un leur tienne tête ; le client est roi. Si je tenais l’inventeur de cette maxime pourrie. Lâchant le type, je rejetais son poignet contre lui et me retournais sur mon tabouret de bar, faisant signe au serveur de nous servir un fortifiant.


| C’est pour moi ; pour m’excuser de pas l’avoir vu plus tôt, j’aurais pu l’empêcher de vous toucher comme ça. |

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Moon
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Sam 2 Déc - 22:05


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L’exécutrice était sur les dents. La mort de l’oméga était un choc violent qui avait ébranlé la meute dans ses fondations les plus profondes. Depuis l’exécutrice ne lâchait pas d’une semelle l’Ulfric. Elle devait le protéger. Sans l’oméga, certains loups pouvaient ne pas être en mesure de se maîtriser et se lancer dans des provocations dangereuses. Ezeÿel en était un bon exemple. Nat lui avait déjà rabattu son caquet plusieurs fois. Mais il ressemblait à un chien fou ces derniers temps, toujours à provoquer une bagarre dès que l’occasion s’en présentait. Natalia était inquiète. Elle aurait donné sa vie pour celle de Sebastian. Serait-elle de taille ? Elle le devait, c’est tout. Pour cette nuit, l’exécuteur était de garde. Natalia, elle, s’était rendue à son travail. Strip-teaseuse. Car le monde de la nuit permettait de voir beaucoup de monde, des hommes principalement bien sûr, mais il permettait surtout d’en apprendre plus sur les rumeurs qui circulaient, sur les ennemis de la meute. Bien sûr, depuis la conférence de presse, l’exécuteur était connu. Mais pas elle. Elle était apparu sous sa forme lupine aussi avait-elle pu conserver son anonymat pour le moment. Cela ne durerait pas indéfiniment. Natalia avait ordonné à ses frères de prendre autant de renseignements qu’ils le pourraient. Pour le moment, hors de question d’agir de façon inconsidérée. Mais il fallait savoir. Savoir qui étaient ces fumiers qui avaient posé la bombe qui avait tué trois des leurs. Et le leur faire payer ensuite.

La boîte était bondée ce soir, comme souvent. Les hommes venaient oublier leurs tourments dans la boisson et surtout dans l’observation de jeunes beautés à moitié dénudées. Certains préféraient la grande salle au rez-de-chaussée où plusieurs filles ondulaient autour de barres de pool-dance tandis que d’autres privilégiaient le côté intime des salles privées qui étaient plus chères. Interdiction de toucher les filles naturellement. Natalia était vêtue d’un ensemble assez court plein de paillettes. Elle avait pour le moment délaissé sa perruque blonde aux reflets roses pour laisser ses cheveux au naturel. Elle ne dansait pas encore pour l’heure. Elle attendait quelqu’un. Et ce quelqu’un venait d’arriver. Elle le salua d’un sourire et ils échangèrent quelques mots. Elle regarda autour d’elle et lui fit signe pour aller dans les coulisses.

Alors ? As-tu des informations ?
Deux hommes auraient rodés près de la voiture dans l’après-midi.
Tu les as retrouvé ?
Pas encore. Je suis sur leur piste. Ca ne devrait pas être long.
Bien. Le temps presse. Ne me déçois pas.

Le loup la salua respectueusement d’un signe de tête et elle lui montra la porte de derrière afin qu’il parte. Reprenant son rôle, elle marcha d’un pas assuré mais lent parmi la foule d’hommes en rut. Elle venait de mettre sa perruque. Quelques clients lui proposèrent d’arrondir ses fins de mois et elle refusa. Sa louve l’avait parfois poussé à s’amuser un peu avec certains hommes qui lui plaisaient mais elle n’avait pas la tête à cela. Alors qu’elle continuait sa marche, un homme en costume lui pinça élégamment le postérieur. Elle était prête à riposter mais avant qu’elle ait pu faire quoi que ce soit, un homme intervint, attrapant le bras du fautif et le lui tordant sans ménagement. Natalia savait se battre. Elle n’avait nul besoin d’être maternée. Elle était l’exécutrice de la meute et ce n’était pas pour rien. Et elle savait également reconnaître une clef de bras. L’homme connaissait également l’art du combat. Elle fut donc immédiatement sur ses gardes.

Natalia attrape le billet tendu par le type en costard et le glisse dans sa jarretière. Toujours ça de pris. Elle ne va pas cracher sur quelques billets. Natalia observe son « sauveur ». La quarantaine bien tassée. Un verre de whisky entamé, un deuxième vide à côté. Méfiante, elle accepte cependant le verre.

Je sais me défendre, vous savez. Je ne suis plus une petite fille depuis bien longtemps. Des types comme lui, j’en mange deux au petit déjeuner.

En ce moment, au vu des derniers événements, elle devait se maîtriser pour ne pas réellement dévorer les humains qui dépassaient franchement les bornes.

Alors ? On vient dans les bouges jouer les princes charmants et secourir les demoiselles en détresse ?

Qu’est-ce qu’il foutait là, voilà la question à laquelle elle tenait à avoir une réponse.         
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 3 Déc - 0:00

J’avais froid. Même ici à l’intérieur. J’avais toujours froid en ce moment. La fatigue sans doute. Les épreuves, qui me touchaient de toujours plus près. Mais il n’y avait pas que ça. Il y avait aussi la perte de poids, progressive mais soutenue, depuis deux mois. Les disputes avec ma femme avaient commencé par empirer avant d’atteindre un nouveau point d’orgue, mais surtout c’était les problèmes du boulot et ceux de ma sœur qui avaient fini par me rattraper, et depuis que la maison avait crâmé… C’était encore pire. Je ne me voyais plus faire de vraies nuits depuis longtemps, ni de vrais repas. Pour la première fois de ma vie, je me sentais vieux. Vraiment vieux. Las, usé même. Comme jamais auparavant. Pourtant, perdre quelques kilos ne m’avait pas fait de mal. Je retrouvais aussi une certaine forme à devoir m’entraîner pour savoir aider ma sœur. Mais du coup, j’avais froid. Constamment. Rien n’arrivait jamais vraiment à me réchauffer. La haine venait de cette froideur et il était clair qu’elle ne me lâcherait plus de sitôt. Cette bonne vieille haine, qui pouvait me servir de moteur, qui pouvait m’aider à tout encaisser, et à surmonter tous les obstacles. Ce soir, je devais rester concentré, et j’éprouvais moins de mal à garder la tête froide même en présence de toutes ces nanas plus ou moins dénudées. Je n’étais pas là pour ça.


La jeune femme qui arrivait était mince, svelte, il était clair à mes yeux que danser en mode pole dance ça requérait une sacrée dose d’entraînement physique, et elle était visiblement affûtée. Une perruque de cheveux blonds recouvraient ses cheveux, et elle était franchement jolie. Elle n’avait pas les mensurations des bombes que l’on voyait dans ce genre d’endroits, d’habitude, des pétasses aux seins refaits et aux lèvres charnues. Elle, ce n’était pas le genre, visiblement, et ça la rendait assez particulière de prime abord. C’était peut être ce que le monstre lui avait trouvé au départ. Je n’en savais rien, encore, et je n’avais pas vraiment de moyens d’en savoir plus pour le moment. Tout ce que je sais c’est ce que je vois, et la nana ne se laisse pas démonter par l’incartade du sale type qui venait de la peloter. Le billet produit par le mec finit sous sa jarretière, contre la peau de ses cuisses, sur lesquelles je laissais traîner un très court instant le regard. Et elle me dévisage, comme si elle s’attendait à ce que je lui demande une récompense, me disant qu’elle savait se défendre.



| Oh, je n’en doute pas une seule seconde, que vous n’êtes pas une petite fille ; le peu que vous portez vous va très bien et vous êtes bien une femme, personne ici n’en douterait. Quant à les manger… Vous faites ce que vous voulez de votre bouche, mademoiselle. Mais je ne m’y risquerais pas, si j’étais vous. Ce genre de connard, c’est plein de nerfs. |


J’ai un mince sourire quand elle se fait plus ironique encore, et j’engloutis le reste de mon second whisky, le gardant en bouche avant de l’avaler.


| Je suis venu ici parce que je cherchais quelqu’un. Et c’est peut-être toi. C’est combien, dans les salons privatifs ? |


Direct, sans détour, je n’étais pas le genre de mec à s’embarrasser de fioritures.

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Moon
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 3 Déc - 14:10


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Natalia était une femme d’honneur. Elle avait des valeurs, des principes. Une personne sur qui on peut compter. Elle semblait d’une grande douceur mais cette façade dissimulait une grande force de caractère. Elle avait vécu sa vie d’humaine dans les bas-fonds et savait se faire respecter. Elle en imposait mais savait aussi jouer les innocentes et les jeunes effarouchées. Mentir se révélait fort utile lorsqu’on était l’exécutrice de la meute. Cela pouvait permettre de parvenir à ses fins. Et elle n’hésitait pas à le faire. La mort de son frère avait cependant bouleversé Nat. Elle était résolue à venger sa disparition et à leur faire payer au prix fort. Ils s’en mordraient les doigts pour peu qu’il leur en resterait. Natalia était prête à tout pour défendre les siens, c’était son devoir, c’était son job. Infiniment plus que de se trémousser à moitié à poil devant des inconnus. Trop c’était trop. Les humains les avaient toujours utilisés, les vampires les saignaient à blanc, les loups avaient à présent averti qu’ils entendaient mener leurs affaires comme ils l’entendaient. Ils étaient maintenant en dehors des lois des humains. Et Natalia comptait bien que cela reste ainsi tant que cela était possible. Les loups avaient une loyauté, une fidélité qui était bien loin de tout ce que les humains pourraient un jour ressentir.

L’homme en face d’elle était âgé, du moins le semblait-il. Il avait les traits tirés, fatigués. Un homme au bout du rouleau semblait-il. Elle avait l’habitude de voir ce genre de type dans ce rade. Ils venaient souvent pour oublier un quotidien pesant, usant. Une rombière qu’ils n’aimaient plus et des gosses qui leur tapaient sur le système. Natalia ne méprisait pas les humains. Elle était seulement prudente. Ils étaient méprisables pour certains. Mais d’autres sortaient du lot. L’homme en face d’elle, aussi miteux qu’il puisse paraître, était loin de sa clientèle habituelle, elle en avait l’intuition. L’instinct de la louve l’enjoignait d’être prudente. Il semblait siroter un verre tranquillement en lorgnant les filles mais un elle ne savait quoi la poussait à le considérer d’abord comme un intrus.

Après avoir glissé le billet sous sa jarretière, elle sourit à l’humain qui lorgne ouvertement sur ses cuisses. Bah, elle a l’habitude. Pas que cela la dérange outre mesure. Les compliments affluent et Natalia se fend d’un sourire. L’homme maîtrise bien le verbe et cet échange a quelque chose d’agréable.

Je vous remercie, vous êtes trop flatteur. Quoi que pas très original comme compliment. Merci de vos avisés conseils. Je tâcherai d’utiliser ma bouche pour de meilleurs usages dans ce cas. Auriez-vous une suggestion à ce propos ?

Elle ne lâche pas son interlocuteur du regard, tentant de le jauger, de l’évaluer. Elle cherche à savoir pour quelle raison il se trouve ici et il lui répond. Mais est-il sincère ?

Alors ça y est, on se tutoie ? Avec toi, l’intimité se fait vite à ce que je vois. Les salons privés, c’est 400.

Natalia reste immobile. Elle attend d’en savoir plus. Mais elle reste sur ses gardes.          
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Mar 12 Déc - 14:25

Je pouvais sans aucun doute passer pour un client du crû. Un local, un homme malheureux dans sa vie qu’elle soit maritale ou non, un mec qui se sent seul, qui se rend donc qu’il lui faut un peu de compagnie. Féminine, et jolie. Avec de la répartie. Un paumé qui a du fric, parce qu’il n’a déjà plus de grands projets dans la vie. Un homme marié, qui a déjà tout. Enfants, maison, voiture pour ses déplacements... Le reste était assuré par un boulot confortable, bientôt plus considéré comme une rente que comme une vocation ou un sacerdoce. Le malheur social et urbain était le creuset de tous les vices, mais dans le rôle qui était le miens on se jetait moins sur le paradis artificiel des drogues, beaucoup plus sur le délassement éthylique ou sur la chaleur d’un compagnon de jeu. La Norvège avait depuis longtemps interdit la prostitution, mais les « lieux de charme » existaient toujours. Le plus vieux métier du monde, avec celui de chasseur et de cueilleur, allez donc imaginer faire table rase de milliers d’années de cette aptitude commune à faire ce qu’il fallait pour survivre tout en assurant le fait que ses instincts puissent être comblés.


J’étais le pâle type qui traînait ce genre de bouge, ce soir. D’ordinaire, ce n’était pas le cas, mais ça n’empêchait pas que ce rôle m’allait comme un gant. J’avais toujours aimé boire, et j’avais toujours aimé les femmes, même durant tout mon mariage avec Jaana et nos meilleures années, toutes passées dans la plus grande fidélité, qui ne m’avaient pourtant pas fermé les yeux sur ce que j’étais et sur ce que j’appréciais. Le goût âcre mais tourbé du whisky m’emplit la bouche, me la brûle, et bouleverse mes sens. La jeune femme, quoiqu’il en soit, ne se laisse pas démonter par mon attitude, par le regard qui est le miens quand je le laisse vaquer sans gêne sur ses courbes. Elle sourit. Franchement, mais je savais que comme toute commerciale, les femmes d’ici savaient forcément enjôler le client, et l’appâter.



| J’aurais bien quelques idées en tête, mais je n’ai pas pour autant envie de les énoncer à haute voix et de me faire dégager d’ici à coups de pieds au cul par les butors de l’entrée ; la soirée commence à peine. |


Même si je me sentais assez en confiance, et intérieurement en colère, pour leur casser les bras à ces deux connards. Une clé, un coup vicieux dans l’angle du coude, et c’était fini, ils gueuleraient et appelleraient leur mère. Mais je n’étais pas là pour ça. La femme que j’avais sous les yeux disposait d’informations que je pouvais encore utiliser. Je ne fais même pas mine d’être gêné lorsque je me mets à la tutoyer et qu’elle me le fait remarquer. Je hoche la tête.


| Il faut dire que le peu de vêtements que tu portes m’incline peu à te vouvoyer, pour le moment. Tu en dévoiles beaucoup. |


Ce qui rendait la chose toujours étrange. Jadis, j’avais déjà couché avec des prostitués, quand j’étais en opérations à Bangui et qu’il n’y avait simplement aucune femme à trouver dans le secteur qui ne soit ni mère de famille, ni prostituée. Parfois l’un n’empêchait pas l’autre, mais je n’avais jamais poussé le glauque à ce niveau-là, préférant les bars branchés de la capitale où être para français signifiait un certain prestige. Je sors mon porte feuille et lui montre discrètement que j’ai plus du double que ce qu’elle demandait. Les indicateurs ça se soignait. La discrétion aussi. Toute opération comme celle que je lançais avec ma soeur nécessitait des complicités et mon fric de côté servira au moins à autre chose qu’à financer un futur divorce avec ma femme.


| Fais-moi la surprise de ce que tu me réserves contre ça, dans un salon privé. |

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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Ven 15 Déc - 0:17


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Natalia avait une connaissance intime de la gent masculine. Elle connaissait des hommes forts et des faibles. Des gros, des minces, des petits, des longs. Chacun avait ses raisons d’être là mais il y avait souvent des similitudes entre les différentes histoires de ces hommes. Natalia avait tendance à considérer les humains comme du bétail. Elle ne méprisait pas le bétail mais de là à fricoter avec… Car, contrairement à ce qu’on pourrait croire, la louve n’arrondissait pas les fins de mois comme certaines collègues de la boîte. Et pour cause. Se mêler aux humains ne l’intéressait pas, si ce n’est pour obtenir des informations. Et en ce moment, les tensions étaient tellement vives qu’il valait mieux laisser traîner une oreille dans les milieux louches pour savoir à quoi s’en tenir. Natalia avait déjà senti la présence de vampires. Elle se maîtrisait pour ne pas leur sauter à la gorge. La Norvège était très stricte en ce qui concerne les femmes de mauvaise vie. L’exécutrice faisait donc profil bas.

Pour l’heure, elle analysait l’homme en face d’elle. Elle se demandait pourquoi il l’avait choisi. Qu’est-ce qu’il voulait réellement ? Natalia sentait son odeur, l’odeur de sa sueur, celle de l’alcool qui l’environnait. Il avait quelque chose de particulier. Il n’était pas là par hasard, elle en était intimement convaincue. Quand on ne le regardait pas de trop près, il pouvait passer pour un membre de sa clientèle habituel. Mais il y avait une sorte de nonchalance affichée, de volonté de se fondre dans la masse qui mettait la puce à l’oreille de la louve. Et elle avait le pif pour ça. Natalia reste donc de marbre lorsque l’homme la dévisage, la dévore presque du regard. Elle sourit de façon aguicheuse à la réplique de son interlocuteur.

Dans ce cas, murmures-les moi à l’oreille et la soirée pourrait prendre une belle tournure…

Natalia avait toujours su attirer les hommes et elle en jouait à présent. Et elle savait également se défendre. Elle n’avait pas spécialement eu besoin des deux vigiles à l’entrée pour expédier les impertinents se faire voir ailleurs. Le tutoiement ne la choquait pas en soi. Certains hommes la tutoyaient directement, sans même passer par la case vouvoiement. En général, ça ne lui plaisait pas. Ils la considéraient souvent comme une moins que rien.

Si j’en dévoile beaucoup, c’est pour te donner un avant-goût… Il y a beaucoup plus à voir sous le peu qui reste.

L’homme sort son porte-feuille et lui montre son contenu. Natalia hocha la tête de façon admirative. Elle lui adresse un sourire puis, en le prenant par la main, monte avec lui à l’étage. Elle rentre dans la première chambre et lui lâcha la main. Elle monte sur l’estrade au centre.

Alors ? Qu’est-ce que tu veux ?

Elle n’était pas si idiote que ça. Certes, elle était belle. Mais personne ne payait aussi cher pour un simple show.          
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 17 Déc - 21:28

Je devais manœuvrer prudemment, avec la jeune femme. Il me semblait assez évident qu’elle n’était pas du genre à se laisser avoir, et des petits malins elle devait en croquer treize à la douzaine. Ca ne voulait pas dire que je n’avais aucune chance, loin de là, mais je devais malgré tout prendre garde à comment je négociais la situation. J’avais suffisamment l’impression comme ça de n’être qu’un abruti alors je n’allais certainement pas laisser encore tout gâcher par simple bêtise, par empressement, ou par quoi que ce soit d’autre. De toute façon maintenant, les choses ne pouvaient pas vraiment empirer ; j’avais touché le fond, avec Cassandra. Avec Jaana. Avec tout le monde. Je me demandais ce que je foutais là, mais aussitôt je me rappelais, bien sûr, la menace que faisaient peser sur moi et sur ma famille ces saloperies de bêtes poilues et vindicatives. Quand j’en aurais fini avec elles, je n’avais absolument aucune idée de ce que je ferais. A quoi bon continuer, je me demandais parfois. A quoi bon, quand tout va mal comme en ce moment ? Après, j’avais des fonds, et j’avais des armes. Et je n’avais plus grand-chose à perdre en dehors des personnes que j’aimais, et ça, c’était la plus puissante des motivations. Pas de la détermination à proprement parler, mais un motif de continuer de se relever, d’avancer. Quoiqu’il en coûte. Le whisky que je bois n’est pas mauvais. Il me donne presque envie de me plonger tout entier dedans, jusqu’à en perdre conscience. Mais non. Je dois continuer.


La jeune femme m’aguiche intentionnellement. J’entre dans le rôle, mais je ne nourris pas de désir. J’ai trop eu de problèmes avec le sexe pour souhaiter m’envoyer une espèce de danseuse de charme qui est sans doute un contact de mes ennemis. De ce fait, on ne peut pas dire que je sois particulièrement décidé à succomber, mais je dois malgré tout le jouer. Et ca vient naturellement, chez moi. Je hausse les sourcils, prenant un air naïf.



| Ah bon, parce que c’est le genre de la maison ? |


J’en étais étonné. De ce que j’avais compris à peine rentré, à force d’affichettes et de confidences des uns et des autres que j’entendais alentours, la boîte n’était pas sensée, en tout cas pas officiellement, louer des services de prostitution à ses clients. Cela ne m’étonnerait guère que certaines y aient recours, ici, mais ça ne m’empêchait pas de penser que ça devait rester assez rare ; s’il y avait moyen de gagner sa vie sans tout dévoiler… Ca devait en ravir plus d’une.


| Super… J’ai hâte de voir ça. |


Je n’avais sans doute jamais autant ressemblé à un de ces connards libidineux qu’en cet instant précis, mais sincèrement à ce stade qui s’en souciait ? En tout cas, l’oseille l’appâte comme convenu. Je claquais beaucoup d’un coup, ça faisait pas mal de munitions qui s’envolaient, potentiellement… Mais à quoi servait de s’armer si on ne savait même pas dans quelle direction pointer son arme ? La jeune femme me prend la main, et sa paume est douce, mais ferme. Elle semble du genre à avoir un super contact avec les gens, mais à savoir y faire quand les choses s’échauffent, dans un sens comme dans l’autre. Ca importe peu, au final. Et elle monte sur l’estrade, au centre. Je haussais les épaules, me mettant à mon aise, virant mon manteau, desserant ma cravate et retroussant mes manches ; il faisait plus chaud, ici en haut.


| Surprends-moi. Des choses que tu ne fais pas pour ceux qui paient le tarif normal. Comme les clients précédents. Je veux de l’inédit. |


Elle était belle à tomber, mais tout ça, cet endroit, sa perruque, sa sensualité… Tout était factice. Comme sa couverture. Et pas comme ses liens avec les loups garous.

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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Jeu 28 Déc - 12:24


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L'homme essayait de l'enfumer. Elle le voyait. Et elle n'aimait pas cela. Ok, il voulait jouer au plus con des deux ? Elle allait le faire. Il ne savait pas à qui il avait à faire. Natalia connaissait beaucoup d'hommes. Elle avait observé l'humanité. Elle n'était pas mauvaise en ce qui concernait le jugement sur autrui. Et son flair lui disait que tout n'était pas net. Son frère lycan était parti, il ne risquait rien. Natalia s'en était assuré, comme c'était son devoir. Elle devait protéger les siens. Et juste après son départ, elle tombe sur cet homme qui semble particulièrement intéressé par elle. Coïncidence ? Peut-être. Mais quand on faisait ce métier depuis tant d'années, on ne croyait plus aux coïncidences. Elle observait son visage, ses traits affaissés par l'âge, les petites rides qui commençaient à apparaître ça et là. Les humains se flétrissaient bien plus vite que les lycans. Natalia avait aussi été humaine, il y avait de cela si longtemps que cela lui paraissait parfois être une autre vie. A présent, les humains représentaient l'ennemi. Certes, Natalia était obligée de les côtoyer. Mais elle y voyait une utilité. Elle apprenait énormément de choses dans ces lieux. Des éléments qui pouvaient être utiles à la meute et à son Ulfric. Et peut-être l'homme en face d'elle détient-il des informations intéressantes, qui sait ? Pour l'heure, il sirote son whisky, semblant particulièrement l'apprécier. Il a une bonne descente. Sûrement une habitude.

Natalia le charme, l'appâte. Elle sait faire. Elle sait en montrer. Pas trop ni trop peu. Et elle ne parle pas que de chair étalée sous les yeux. Mine de rien, le caractère de la fille joue également, quoi qu'on en dise. Jouer une partition, de la flûte, rien de plus. Elle n'a aucunement envie de cet homme. Son boulot consiste à leur faire croire que se désaper devant eux, ça l'excite. Alors qu'il n'en est rien. Alors qu'elle fait ça de façon mécanique, réflexe. Elle l'observe sans cesse, l'analyse sans en avoir l'air. Elle voudrait se faire une idée précise de qui il est réellement. Elle se contente d'un sourire lorsque l'homme exprime sa hâte de voir ce qu'elle lui réserve. Elle lui répond :

Ce n'est pas le genre de la maison. Mais parfois, on ne peut résister à certaines pulsions... Entre adultes consentants.

Il se donnait du mal pour ressembler à ces hommes qu'elle voyait tous les jours, dont elle avait l'intime habitude. Elle les reconnaissait au premier coup d'oeil. Il n'en faisait pas partie, ça se voyait. Quelque chose sonnait faux chez lui. Il n'était pas un salaud. Mais le monde ne se divisait pas entre les salauds et les héros. Non. On pouvait se plonger dans des nuances de gris sans fin. Il voulait quelque chose d'elle et Natalia était déterminée à savoir quoi. Sans rien lui donner pour autant. A ce jeu-là, elle était meilleure que lui. Bien meilleure. L'homme se jetait dans la gueule du loup sans même savoir où il mettait les pieds. Elle empoche le magot et se saisit de sa main pour l'attirer avec elle. Le contact de sa peau chaude la laisse de marbre. Il a les mains moites, elle le sent. Pourquoi ? Est-ce simplement la chaleur qui règne dans le bâtiment ou bien autre chose ? Elle en aura le coeur net rapidement.

Jamais Natalia n'avait couché pour arrondir ses fins de mois. Elle n'en avait nul besoin. Sa louve comblait ses pulsions avec ses semblables, pas avec des humains. En revanche, aguicher les hommes pour obtenir des informations ne lui faisait pas peur. Elle arrive dans la pièce, refermant derrière eux et montant sur l'estrade. L'homme se met à l'aise, décrochant sa cravate et s'installant sur une des banquettes. Il lui demande de l'inédit. Elle sourit, se penchant vers lui pour effleurer ses lèvres sans les toucher toutefois.

Tu es sûr de pouvoir y résister, à l'inédit ?

Elle s'éloigne, tournant autour de la barre de pool-dance. La musique d'ambiance est particulièrement lascive et Natalia se laisse bercer par elle. Elle se tourne de dos par rapport à l'homme, se penchant en arrière, dévoilant son postérieur parfaitement sculpté avant de remonter langoureusement le long de la barre. Elle pivote avec souplesse, écartant les jambes autour de la barre, le regard fiévreux. Elle sait parfaitement bien jouer cette comédie-là. Elle descend de l'estrade lentement, au rythme de la musique, et sourit, ondulant son bassin. Elle pose ses mains de chaque côté de la banquette, de part et d'autre des cuisses de l'humain. Par ce mouvement, elle lui offre une vue plongeante sur son décolleté. D'ordinaire, elle se contente de danser sur la barre. Mais il lui a demandé de l'inédit. Il va être servi. Elle lui sourit, pivotant à nouveau pour lui tourner le dos et s'assoir presque sur ses genoux, son bassin ondulant toujours contre celui de l'humain. La lap dance n'est pas spécialement la spécialité de la maison mais Natalia sait très bien la danser.
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Jeu 4 Jan - 21:20

La jeune femme semblait intelligente. Elle me dévisageait et me regardait, les yeux dans les yeux, comme si elle essayait de lire mes cartes dans le reflet de mes pupilles. Je n’aimais pas ce genre de regard qui vous transperçait ; cela n’éveillait en moi aucun sentiment de culpabilité, mais cela me mettait surtout sur mes gardes. Sur le moment, cela ne faisait plus que clignoter « alerte » dans ma tête. Et si j’étais parti du principe que cette nana n’était pas qu’un exutoire, qu’une fragile petite jeune femme qui a roulé du cul devant un jeune pervers pour l’aider à assouvir ses instincts bestiaux ? Et si elle était son contact, son informatrice ? J’aurais alors un coup à jouer. Me mettre en avant, me dévoiler un rien. Pour qu’elle l’appelle et qu’il vienne. Oui, ce pourrait être une solution, mais ça rendait les choses plus difficiles pour moi à manœuvrer, car il fallait que je puisse l’alerter sans la faire paniquer. Je jouais à un drôle de numéro d’équilibriste, ce soir, mais il fallait encore que mes 1000 boules servent à quelque chose. J’avais un salaire de cadre sup’ depuis dix ans qui m’avait rapporté gros avec les primes, puisque la maison était déjà payée à l’époque. Mais quand même. Si on devait tenir longtemps avec Cassandra, je devais faire attention à ne pas tout claquer pour rien. Et pas maintenant non plus.


Je pense que mon côté vieux bonhomme qui se la pète, qui sirote son whisky comme du petit lait et qui mate des culs me protège dans un premier temps de trop de suspicion. Je n’ai même pas vraiment à mentir ; ce genre de rade est fait pour moi. Je n’ai qu’à faire semblant de croire à son petit manège, que oh mon dieu, je suis trop beau pour qu’elle se retienne de me faire tout un tas de trucs salaces, moi, le vieux beauf’, plutôt que tous les minets qui devaient se mettre à ses pieds en ville. J’étais vieux, alcoolo et j’aimais les nanas, mais je n’étais pas con. Je savais très bien quand on me désirait ou pas, et ce n’était pas le cas. Ca se voit dans les yeux, dans la voix, dans les réactions physiques. Cette meuf-là, je lui faisais rien du tout. Et ses airs de séductrice n’y changent rien ; elle joue son rôle. A moi de jouer le mien.



| Ah oui, je vois. Quand ils sont beaux gosses comme moi… Et qu’ils ont de grosses coupures sur eux. |


Je la traitais de pute et de femme vénale, et moi de vieux con friqué, de poule aux œufs d’or masculine. Je n’avais pas beaucoup à forcer le trait pour y ressembler, et cela faisait naître en moi un profond sentiment d’écoeurement ; quand est-ce que les choses avaient dégénéré ainsi ? Je ne me rappelais même pas. Finalement avec le recul, c’était la merde depuis longtemps dans ma vie. Parmi tous les connards présents ce soir, j’étais sans aucun doute le pire fils de pute qui soit. Et voilà qu’elle m’aguiche, sans oser toucher mes lèvres, se flattant elle-même pour m’exciter, me défiant du regard, du corps et des mots.


| Est-ce seulement de l’inédit ? |


La balle est dans son camp, et je fais le mec expérimenté. Il fut un temps, quand j’étais très jeune, je fréquentais ce genre d’endroit en moins huppé avec mes camarades paras. Mais j’avais perdu cette habitude avec les années. Et j’avais fini par étouffer ma libido des années durant alors que nous entrions dans une torpeur dénuée de toute sensualité avec mon épouse, les choses se tassant et empirant encore avec le temps jusqu’à ce qu’il y ait trop d’indifférence entre nous. J’imaginais que c’était un peu la même chose pour la plupart des mecs ici. On venait tous dans ce genre d’endroit parce qu’on avait quelque chose à combler. Bien sûr, je suis excité et stimulé par la musique, la danse. J’inspire profondément en fermant les yeux une seconde, avant de les rouvrir et de profiter de la vue, des sensations. Son regard m’allume, évidemment, mais je me contrôle plus que je ne contrôle la chose dans mon pantalon. Sa proximité me tend encore plus, son regard aussi. Elle pivote et me frôle, sans cesse. Je ne la touche pas ; je sais que ça ne se fait pas. La voix rauque, je reprends la parole.


| Pas mal. Pas mal du tout… C’est aussi ce qu’a eu le précédent ? Il avait le même sourire de con que moi maintenant quand il t’a quittée, avant que tu ne t’approches de moi… Si c’est le cas, je veux plus. Plus que lui. J’ai de sacrés appétits. Je suis pas comme les autres hommes. |


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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 21 Jan - 18:22


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Ils jouaient tous les deux un jeu de dupes pour mieux duper l'autre. Et ils avaient conscience l'un comme l'autre que l'adversaire y voyait clair, dans leur jeu. Elle l'observait, le jauger à l'aune de ce qu'elle connaissait de la nature humaine et de son instinct de louve. Natalia en avait vu des salopards pervers ici. Elle savait se défendre mais leur contact n'avait rien fait pour améliorer la vision que Natalia avait des humains en général. Elle se demandait ce que cachait cet homme. Ce qu'il désirait réellement d'elle. Peut-être était-ce ce qu'il semblait, un client paumé, tombé dans l'alcool et qui cherchait à assouvir ses pulsions. Mais peut-être était-il bien plus. Elle devait en avoir le cœur net. Personne ici ne savait qu'elle était une louve mais si quelqu'un venait la trouver pour se renseigner sur la Meute, sa famille était en danger. Après les pertes que la Meute avait subi ces derniers temps, ils ne pouvaient se permettre la moindre défaillance.

Elle continue de dévisager l'homme, tentant de percer ses défenses d'un simple regard, d'une simple œillade. De déboutonner sa tenue pour révéler sa véritable nature. La jeune femme n'a que peu de respect pour l'humanité qui les a utilisés depuis des siècles. Pourtant, elle a été humaine elle aussi, oui. Mais lorsqu'elle a appris l'histoire de sa nouvelle espèce, elle a tourné le dos à son passé, à ce qui faisait d'elle une femme pour devenir une véritable louve, ne faire qu'un avec sa bête, corps avec elle. Elle n'en concevait aucun regret.

L'homme en tout cas jouait bien son rôle, elle ne pouvait le nier. Elle avait trouvé un adversaire à sa mesure et la chasseresse qu'elle était trouvait cela plaisant. Non pas que l'homme soit son genre, non. Mais elle reconnaissait la valeur d'un adversaire et être ennemis ne signifiait pas manquer de respect à l'autre pour autant. Elle sourit davantage.

Bien joué, Sherlock. Tu m'as percé à jour. Quelle découverte fabuleuse tu as faite. Une strip-teaseuse qui est sensible à l'argent. Bravo.

Un rien d'ironie. Natalia n'avait aucunement de gêne d'être considérée ni plus ni moins que comme une prostituée, ce qu'elle n'était pas. Elle savait ce qu'elle était et ce que pouvait bien penser un minable petit homme ne l'affectait en aucune façon. Elle avait un but, découvrir ce qu'il lui voulait et elle y parviendrait d'une façon ou d'une autre. Elle était douée mais l'homme en face d'elle semblait vouloir quelque chose de précis. Lorsqu'elle le taquina en lui demandant s'il supporterait l'inédit, il lança une réplique qui l'interpella. Elle n'en laissa rien paraître et continua de danser lascivement, se frottant de façon beaucoup plus appuyée sur lui.

Un sourire amusé joue sur les lèvres de la louve lorsqu'elle sent l'homme plus que tendu. Son corps répond malgré la maîtrise dont il fait preuve. Elle est impressionnée. Beaucoup d'hommes n'auraient pas résisté longtemps à ce traitement. L'impression qu'il la mène en bateau n'en est que renforcée. S'il n'est pas là pour lui sauter dessus, pourquoi est-il là ? Pourquoi payer si cher pour quelque chose dont visiblement il refuse la possession alors même que tout son corps crie son désir ? D'une voix rauque et cassée, il murmure que l'autre avait le même sourire. Le sourire de Natalia se fige un quart de seconde. Ainsi donc, nous y voilà. Il a repéré son frère lycan et cherche des informations. Mais sait-il la véritable nature de l'homme qu'il a suivi ou non ? Elle est à présent à califourchon sur lui, ondulant son bassin contre le sien avec des pressions plus que fortes. Elle murmure à son oreille en la lui mordillant :

Serais-tu jaloux ? Si tu me disais plutôt ce que tu veux, hum ?
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 21 Jan - 20:01

Bon, ce n’était pas si bien engagé. Visiblement, la jeune femme était sur ses gardes, elle me manoeuvrait, elle se doutait de quelque chose. Je doutais qu’elle pense immédiatement à ce que j’attendais vraiment d’elle, ou sur ce que j’étais vraiment venu faire ici, mais ça ne changeait rien. Qu’elle me prenne pour un flic infiltré, un psychopathe en puissance ou un journaliste qui bossait sur une enquête de fond, dans tous les cas j’étais déjà crâmé. Quel imbécile. J’avais vraiment pas de pot, et pas de talents non plus. Je comprenais mieux ce qui nous avait éloignés, Jaana et moi, pendant tout ce temps. Ca n’avait jamais été une affaire d’amour ou de complexe d’infériorité ; j’étais vraiment pas au niveau, c’était tout simplement ça. Ce n’était pas qu’une sensation, c’était la réalité. J’enfonçais mon nez dans mon verre, engloutissant une petite gorgée supplémentaire. Je n’avais pas besoin de courage, ni vraiment de réconfort. A quoi peuvent servir ces deux choses quand on a déjà la conviction d’être dans le vrai ? Je devrais peut-être claquer ce qu’il me restait comme liquide, boire jusqu’à plus soif, et aller marcher dans la neige… J’y pensais, parfois. De plus en plus souvent.


Jamais je n’avais eu à ce point le sentiment d’être un abruti complet, parfaitement inutile. Je connaissais d’anciens camarades qui avaient ressenti ça beaucoup plus tôt, quelques semaines ou quelques mois après leur retour des zones de combat. Ils n’arrivaient tout simplement pas à se refaire à un rythme de vie normal, à une perspective d’existence pacifique avec un métier, un salaire et des responsabilités sociales. C’était mon cas, aujourd’hui, avec dix ans de retard. Et avec en supplément, l’intense et terrible sentiment d’être incapable de protéger ma famille, parce que ces nouvelles menaces étaient pires que tout ce contre quoi j’avais été préparé dans ma vie. Avant, je considérais ma vie comme une clope allumée, posée contre un cendrier. Qui se consumait lentement, sans surprise. Maintenant, elle était allumée des deux côtés, et la combustion menaçait en plus de la faire tomber d’un côté comme de l’autre. La strip-teaseuse se fait sarcastique. J’ai un vague sourire, alors que sur le côté, assez dissipé, je me ressers un verre de la bouteille achetée en bas. Ca au moins, c’était une valeur sûre.



| Touché. Mince, ça fait pas longtemps qu’on se parle, et vous savez déjà que je ne suis pas très vif. |


Et c’était tout le problème avec Jaana. J’étais trop bête pour elle. Et même trop bête pour remonter une simple piste, semblait-il. Cette seule pensée suffit à me faire redescendre, à me redonner le contrôle plein et entier de ce corps. Son corps pourtant, aguiche et attire le mien. Mais le fait de savoir que tout cela est factice ne me fait pas perdre le contrôle, pas même un court instant. Je maîtrise ; il ne se passera jamais rien. Je lui ai donné beaucoup de blé pour délier sa langue, ou la pousser à se dévoiler un peu plus. Elle ne fait ni l’un ni l’autre. C’était pareil autrefois, en Afrique ou en Afghanistan. On rétribuait grassement des informateurs qui disparaissaient dans la nature. Ca ne durait jamais longtemps, et ce n’était pas souvent. Ceux qui pensaient nous doubler se faisaient souvent abattre quand on devait les « interpeller ». En général, ça avait plutôt tendance à calmer les autres, à les faire se tenir tranquilles. Là, je me suis fait simplement baiser. Ca arrive. Ce n’est pas grave. Un lieu, ce n’est pas si mal. Inutile de jeter ma couverture aux orties et de tout miser sur un si petit enjeu, j’avais déjà avancé. Le pas était minuscule, mais bien réel.


Je perçois son sourire bloqué, un court instant avant qu’elle ne reprenne sa danse lascive. Je le sais d’instinct, du coup ; je suis repéré. J’ai déjà eu ce sentiment jadis. Un regard croisé avec une femme voilée, et tu sais d’un coup, comme si l’info tombait du ciel jusque dans tes tripes, que la nana portait une ceinture d’explosifs. Ce genre de sixième sens m’avait toujours permis de rentrer en vie, c’était une capacité d’analyse presque instinctive, la détection d’infimes détails qui allait si vite que l’esprit n’avait même pas tout à fait le temps de le remarquer. Mes mains se posent sur ses hanches, sur son bassin. Et la soulèvent juste assez pour la repousser sur le côté, sans brutalité aucune. Je me relève. Choux blanc.



| Plus possessif que simplement jaloux, je confesse. Je pensais un peu bêtement que t’aimais le pognon suffisamment pour me faire à peu près n’importe quoi, mais tu es plutôt incorruptible. Je respecte ça. Mais j’imagine que tu ne pratiques pas le « satisfait ou remboursé ». Du coup, tu as une collègue qui propose ce que je cherche ? |


Mieux vaut passer pour un pervers que pour un abruti.


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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Mer 24 Jan - 12:54


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Natalia depuis le départ sent que l'homme n'est pas franc, pas honnête. Ca non. Son sens de louve le lui hurle et elle l'a toujours écouté, il ne la que rarement trompé. L'homme semble déjà découragé. Natalia n'est pas là pour s'apitoyer sur le sort d'un humain. La plupart sont trop lâches pour prendre en main leur vie, les autres sont avides du moindre pouvoir qui leur permettraient d'écraser les autres, créatures ou non. Natalia n'a pas spécialement d'attachement pour son ancienne espèce. Elle la méprise plus qu'autre chose et l'homme en face d'elle ne fait que conforter ce qu'elle pense. Il est petit. Si petit. Comment les humains ont-ils pu utiliser pendant si longtemps les lycans dans leurs guerres sans en payer le prix ? Elle l'ignore et elle ne comprend pas. Ils sont tellement inférieurs à eux. Ok, certains sont malins et s'en sortent comme ça mais ce n'est visiblement pas le cas de tous. L'exécutrice était une combattante, une femme qui savait ce qu'elle voulait. Et tout ce qui comptait pour elle, c'était la Meute. Les siens. Mais si l'homme semblait intéressé par son frère lupin, elle se devait d'en savoir plus. Qui était-il réellement ? Pour qui travaillait-il ? Elle devait en savoir plus. L'homme était-il manoeuvrable ?

Natalia n'était pas une femme stupide, elle n'aurait jamais survécu au poste d'exécutrice dans le cas contraire. Elle avait toujours su ce qu'elle voulait, avoir toujours eu un caractère bien trempé, assuré. Jamais elle n'avait été prise en défaut. Elle soupçonnait même l'Ulfric depuis quelques temps de penser à elle pour la place de Lupa restée vacante depuis la trahison de l'humaine. Mais Natalia n'était pas une ambitieuse. Elle se donnait juste corps et âme aux siens. Prête à tout sacrifier pour eux. Quoi qu'il lui en coûte. Elle était le genre de femme qu'il fallait suivre si vous ne vouliez pas qu'elle vous laisse derrière elle. Mais elle savait se montrer protectrice et maternelle avec les loups. Pas les humains. Les humains, sans aller jusqu'à les détester, n'étaient que broutilles.

L'homme avait plongé le nez dans son whisky. Tentait-il de dissimuler son échec cuisant ? De se redonner une contenance que visiblement il avait perdu depuis longtemps ? Elle n'en savait rien et à dire vrai, elle s'en fichait. Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond avec lui. Et elle voulait savoir quoi. Il ne semblait pas être le pervers qu'il voulait incarner.

Mieux vaut ne pas jouer avec moi. Vous risquez de perdre… Et de perdre plus que votre argent…

La phrase pouvait être interprétable de différentes façons et elle laissait le soin à l'humain de le prendre comme il voulait. Elle sait qu'il joue la comédie. Certes, son corps répond à ses avances mais quel homme resterait de marbre ? Cela ne veut nullement dire qu'il est réellement intéressé. D'ailleurs, il finit doucement par l'écarter pour se relever. Et les phrases qu'il prononce sonne tellement faux… Elle sourit, amusée. Puis, elle se relève, se rapproche de lui. Doucement, sensuellement. La louve aime jouer avec sa proie. Après tout, elle ne sait toujours pas pourquoi il est là, même si elle le suspecte. Elle veut en savoir plus. Elle pose ses mains sur les épaules de l'humain puis, d'un geste vif et rapide, elle crochète ses jambes d'un coup de pied et le fait chuter au sol. S'installant à califourchon sur lui, elle enserre ses poignets de ses mains, fortement, les plaçant au-dessus de sa tête. Souriante, elle se rapproche de son visage et murmure :

Ne joue pas à ça avec moi, chéri. Je t'ai demandé ce que tu voulais exactement. J'attends une réponse. Et moi, je ne paye pas avec de l'argent mais avec bien mieux que cela…

Elle reste à l'observer, le regard provocateur. Les sens de la louve commencent à s'échauffer sérieusement.
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 4 Fév - 15:46

Rien ne fonctionne jamais vraiment, dans ce foutu pays. Le jour où j’avais tout plaqué pour venir ici, j’aurais sans doute mieux fait de me fracasser les deux jambes. Je n’avais pas envie de tout ceci, je n’avais vraiment pas le besoin de regarder ma vie se foutre en l’air sans réagir, sans réussir à faire quoi que ce soit qui permette d’enrayer cette spirale infernale. Je me sentais pris au piège, par mes propres actions et par le résultat de celles des autres. Bon à rien, mauvais en tout, la paix m’avait empâté et voilà que je n’arrivais pas à progresser, à trouver et recueillir des informations pour pouvoir aller dans le bon sens ; celui de la sécurisation de mes proches. La jeune femme en face de moi ne semble pas dupe une seule seconde. Je suis vraiment mauvais. Finalement, j’avais sans doute choisi une approche beaucoup trop complexe pour quelqu’un comme moi, une approche qui ne me permettait pas de progresser sans me dévoiler. L’un semblait aller avec l’autre, quand on n’était pas fait pour prendre la peau d’un autre. J’étais seulement Philippe Raulne, le teubé qui avait épousé une femme plus belle, plus intelligente et plus riche que lui, et qui vivait à son crochet depuis des années. J’avais mes propres revenus, conséquents vue ma place de cadre, mais franchement… A quoi me servaient-ils ? Je n’avais pas vraiment de passion dans la vie, et j’avais plutôt des besoins simples. Finalement, je gagnais bien des choses par moi-même; je m’auto-suffisais. A quoi bon ?


Et la jeune danseuse me menace. Que je ne devais pas jouer avec elle. Bla-bla-bla. Perdre plus que mon pognon. Genre quoi, ma vie ? Pour ce à quoi elle servait… Je la dévisage, indifférent, alors qu’elle se la joue en se rapprochant de moi. Il y a quelque chose de vaguement animal dans sa démarche, mais je ne saurais trop décrire pourquoi. Son regard, ou la façon si fluide dont son corps se déplace ? Aucune idée. Je lâche un cri de surprise quand la nana me fait chuter au sol et elle me grimpe dessus. Je me débats. Hors de question de perdre le contrôle. Et elle m’interroge à son tour. Je me sens comme une mouche prise dans la toile d’une araignée. Son regard se fait provocateur, mais là, je n’ai certainement pas envie de sexe. Je ne réagis pas par le désir quand on me malmène, et étant percé à jour, je n’ai même plus à manifester la moindre envie. Je serre les dents, décidant d’adopter une autre technique.


Je la repousse violemment sur le côté, sans ménagement et sans prendre de gants. Et je la chope par le cou, la dévisageant sans plus prendre la peine de faire semblant.



| Dis au connard qui t’a visitée tout à l’heure que Philippe Raulne le cherche, et qu’il aura sa peau si jamais ces fils de putes de loups-garous s’en prennent encore à ma famille. |


Je la lâche en la repoussant en arrière.


| Tu peux garder le pognon, j’ai eu ce que je voulais, finalement. |


Je tourne ensuite les talons. Inutile de m’attarder ; ces gars-là ne tarderont plus à venir à ma rencontre, désormais.


» PV ♦ 15
» FO ♦ 2
» RL ♦ 4
» Relances bonus ♦ 6
» AF ♦ 0 / Pas d’arme à feu – pas de balle en argent.
» AB ♦ 0 / Pas d’arme blanche.
» Actions effectuées dans ce post ♦ Je repousse la jeune femme sur le côté sans ménagement

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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Dim 4 Fév - 15:46

Le membre 'Philippe Raulne' a effectué l'action suivante : On passe à l\'action !


'ACT' :
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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Mar 13 Fév - 16:05


PARADISE CIRCUS
PHIL & NAT
La vie réserve parfois nombre de surprises. Natalia sait qu'il faut rester vigilante en permanence sinon on ne fait pas de vieux os dans ce pays et dans cette ville plus précisément. L'exécutrice est tout sauf une personne qu'on peut manipuler aisément. Et elle n'aime pas qu'on essaye de le faire. La jeune femme était une louve dans l'âme, jusqu'au fond de ses tripes. Certes, elle n'irait pas dézinguer de l'humain sans raison particulière. Mais elle n'avait pas spécialement une haute estime de l'espèce Homo Sapiens. Et la créature en face d'elle confirmait plutôt ses impressions. L'homme était un mauvais menteur, c'était indéniable. Il lui faisait presque pitié si elle avait seulement su ce que ce mot signifiait. L'homme a la tête du raté. Du zéro. Celui qui sait qu'il est déjà mort. Qu'il ne peut rien changer dans sa vie. Cela transpire à présent de tout son être. Cela se voit dans ses pupilles dilatées. L'homme qui fonce droit dans le mur. Elle ignore encore son identité. Mais elle sait qu'il est une proie et elle une chasseuse. Il n'y a de dominants dans le monde que parce que des dominés se laissent faire. Et elle a une petite idée de quel camp cet homme a plus ou moins choisi.

La menace a fusé de la part de la louve et l'homme n'en semble pas ému pour le moment. Le discours de l'exécutrice le laisse de marbre, du moins en apparence. Mais évidemment, il tombe le masque lorsque Natalia se jette sur lui. Le percutant au sol, il pousse un cri d'effroi. Réflexe sûrement. Surprise. Il se débat, risible insecte sous la poigne de la louve. Il ignore bien sûr sa nature mais la différence de poigne va forcément à un moment donné le mettre au parfum. Elle voit la panique naître dans son regard. Et elle s'en amuse. Il a cru qu'il pourrait la manipuler ? Mignon petit humain bien sûr de lui. Certes, il y a pire créature que Natalia dans cette ville. Mais se jeter dans la gueule du loup ou venir lui tirer la queue n'est pas très malin. Ca non.

Une fraction de seconde, elle se laisse déconcentrer et il n'en faut pas plus pour qu'elle se sente projeter au sol. L'homme la saisit par le cou et crache ses propos vaguement menaçants. Un nom la fait tiquer. Raulne. Mais la menace fait mouche. Insulter son frère lycan. Menacer les siens. S'il savait qu'il est tombé sur l'exécutrice, peut-être n'aurait-il pas été aussi stupide. Quoique...

Natalia saute en direction de Philippe mais trop tard, il parvient à se glisser par la porte. Elle sort dehors mais les personnes qui attendent dans le couloir leur tour lui bloquent le passage. Ce n'est que partie remise... Elle le retrouvera...

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MessageSujet: Re: Paradise Circus   Mar 13 Fév - 16:05

Le membre 'Natalia Vodianova' a effectué l'action suivante : On passe à l\'action !


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