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Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones

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MessageSujet: Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones   Dim 22 Oct - 18:42

Je claque des dents alors que je tape du pied sur le trottoir gelé pour essayer tant bien que mal de me réchauffer. Je pensais être habituée au froid mais en fait, en comparaison des trois flocons qu'on a pu voir à Lille, autant dire que là, c'est carrément le cran au-dessus. Et bordel, je suis pas sûre d'être capable de m'habituer un jour. Sérieux, il aurait pas préféré foutre le bordel dans le sud ? Là où on aurait pu se balader en mini-short et débardeur moulant, histoire de retourner quelques têtes juste en nous baladant dans les rues ? Mais non, il a fallu choisir le NORD. Mais genre le méga nord. Même le Père Noël se gèlerait les couilles s'il venait là, j'en suis persuadée.

Je renifle un coup, me demandant si ça gèlerait instantanément si j'éternue ou si j'en fais quand même pas un peu trop et je regarde mon téléphone, me demandant quand cette radasse va décider à se joindre à moi. Je parie qu'elle fait exprès de me faire poireauter, pour voir quelle teinte de bleue je peux prendre. Mais, avant que je commence à m'énerver, je vois deux silhouettes familières se dessiner au bout de la rue. Oh, elle a embarqué Caleb dans notre petite partie. Ma foi, pourquoi pas, faut bien qu'il se fasse les dents le gamin. Et puis, il me fait marrer à lever les yeux au ciel quand on essaie de lire un truc de leur baragouin local. Je me rapproche d'eux, sautillant un peu pour virer ces foutues fourmis et je me plante devant mon parait miroir, non sans un clin d'œil. "J'ai failli vous attendre. Pour un peu, la vieille aurait crevé de mort naturelle avant qu'on puisse jouer un peu avec. Je vous ai dit qu'elle était avec ses petits enfants en plus ? De quoi faire une pierre deux coups. Des petits traumatisés à vie, y a moyen qu'ils répandent le chaos ailleurs, ce serait pas trop la classe ?"

Sans même leur laisser vraiment le temps de répondre, je les entraine vers le square où j'ai vu Bael quelques heures plus tôt. Je désigne alors la mamie tout en restant à distance respectueuse, en soufflant à l'intention de mes deux comparses. "Si vous aviez vu sa gueule tout à l'heure quand j'étais à côté d'elle. A croire qu'elle avait jamais vu une fille tatouée de sa vie. Remarque, c'est peut-être le cas en fait. Faut dire que dans le quartier, ils sont un peu cul serrés non ou c'est juste une impression ?" J'entends Caleb étouffer un rire et je l'imagine très bien lever les yeux au ciel donc avant de finir par me tourner vers eux, les deux mains sur les hanches et avec notre mine habituelle des jours à connerie.

"Bon… cap ou pas cap de faire mourir la vieille ? De peur, en la choquant, peu importe. Et je tricherais presque pas, promis !" Mais, avant que j'ai le temps d'en dire plus, je vois qu'elle se lève et entraine ses deux petits enfants avec elle. Jusqu'au zoo. Ma foi, ça peut être drôle aussi hein. Moi ça me va bien. Et je parie que les autres ont plein d'idées supplémentaires les connaissant.
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TC ADMIN ♦ Alors... Cap ou pas cap?
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MessageSujet: Re: Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones   Mer 6 Déc - 16:19

Le 20 février 2018


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Caleb trainait. Et je l’avoue, je ne le pressais pas non plus des masses. Après tout, telle mère tel fils non ? On avait rendez-vous avec ma sœur et je l’imaginais sans mal en train de manquer de patience, dehors, dans ce putain de froid de canard de ce pays de merde. Ouais, je n’avais aucun mal à l’imaginer nous maudire vu qu’elle et moi étions tout simplement pareilles. Elle était moi et j’étais elle. Nous étions de vraies jumelles, et pas seulement sur le papier. Peu de personnes étaient capables de nous distinguer. Elles se comptaient sur les doigts d’une main, et plus précisément sur deux doigts : Caleb et Notre Prince Démon. Mise à part eux, aucun être vivant ne pouvant nous dissocier. Nous avions toujours tout fait pour cela, tant sur nos traits physiques que de caractères. D’ailleurs c’était parce que nous nous ressemblions tant sur l’aspect psychique que nous avions poussé cette ressemblance aussi loin. Et cela nous permettait en plus de nous moquer des autres alors nous étions tout bénef.

Je jetais au visage de mon fils son manteau, une écharpe et un bonnet, avant de récupérer la télécommande et d’éteindre la tv. Il jura en français ce qui lui valut une claque derrière la tête. Il le savait très bien, je ne supportais pas les injures ou les grossièretés sortant de sa bouche. Il y a deux ans, je lui avais lavé la langue avec du savon. Et c’est pas juste une figure de style mais bel et bien ce que j’avais fait. C’était une leçon qu’il n’avait jamais oublié et c’était le but d’ailleurs. Je m’habillais alors qu’il en faisait autant puis nous quittions la chambre sans un regard en arrière.

Il ne nous fallut pas beaucoup de temps pour retrouver ma moitié qui pestait dans sa barbe. Je la regardais, un grand sourire aux lèvres et sans le moindre remord alors qu’elle nous engueulait pour notre retard. Caleb se contenta de sortir son téléphone comme si sa tante ne l’intéressait pas le moins du monde. Sale petit con. Qu’est-ce que j’étais fière de lui-même s’il allait se prendre un coup derrière la tête. Andro est comme moi, elle est à cheval sur la politesse… Enfin entre nous du moins. Bouarf elle va bientôt mourir de toute façon… par contre les gosses, tu m’intéresses soeurette ! lui répondis-je avec un sourire aux lèvres avant de tourner mon regard vers les innocents tout autour de nous. Mon fils étouffe un rire aux propos de sa tante, alors que je lève les yeux au ciel… Juste pour emmerder ma sœur bien évidemment, réaction qu’elle attendait bien sûr. Nous nous connaissions que trop bien pour ne pas deviner ce que l’autre ferait. Cap de te laisser la tuer… Je préfère m’occuper des gosses… A votre avis, il vaut mieux qu’ils basculent dans la cage du lion ou des crocodiles ?





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MessageSujet: Re: Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones   Mar 9 Jan - 18:41

Elle va le payer. Je sais pas trop comment mais elle va morfler. Sérieux, elle sait que je DETESTE poireauter dans le froid comme ça. Je frappe le sol, un pied, puis l'autre, espérant vaguement me réchauffer. Mais voilà qu'elle débarque. Comme à chaque fois qu'elle est là, je me sens entière, capable de tout et surtout du pire. Même si, pour le principe, ça m'a gonflée d'attendre et elle le paiera, d'une façon ou d'une autre. J'envisage vaguement de me faire un tatouage mais, à force, la punition finira par ne plus vraiment en être une. Et j'ai pas d'idée en ce moment en plus à me graver sur la peau. Enfin si, j'en ai des milliers, comme toujours. Ca me manque d'ailleurs de bosser, va falloir que j'y remédie pour écrire le prénom d'une autre fille sur le cul d'un mec. Ou l'inverse, ça marche super bien ça. Enfin bref. J'arque un sourcil à la réaction de Caleb avant de lui asséner un taquet sous la main qui tient le téléphone. Comme je m'en doutais, il le tenait pas suffisamment bien et je le récupère, ignorant son cri indigné avant de le balancer dans la poubelle la plus proche. Evidemment, il va le récupérer en levant les yeux au ciel alors que j'ai un large sourire à l'attention de ma sœur. "Tout le monde peut bientôt mourir. On est pas là pour ça d'ailleurs ? Ce qui compte, c'est la façon dont ça va se passer en fait. Et c'est là que ça devient marrant. Parce que bon, si elle crève devant une bande de marmots, je te dis pas le traumatisme et le bordel que ça va engendrer. Et ça, ce serait vraiment super cool."

Je me passe la langue sur les lèvres à la pensée de ce qu'on va pouvoir faire et la réaction de ma frangine m'arrache un rire qui fait écho à celui de Caleb. Et je penche la tête sur le côté, la fixant un instant avant de souffler, d'un malicieux. "Pas cap de les faire tomber dans le truc des crocodiles…l'enclos tu dis ? Juste après avoir vu la vieille mourir. Ca me parait un bon combo." Je fais claquer ma main dans la sienne avant de pousser Caleb en direction du caissier. Qui s'avère être une caissière. Qu'il se démerde pour obtenir des tickets d'entrée sans fric, voilà un défi intéressant. Il commence à discuter avec la fille qui se met à glousser au bout de quelques instants et je siffle, non sans un regard en direction de ma frangine. "Et bah putain, va falloir qu'on fasse gaffe. Il va finir par être meilleur que nous." Evidemment, j'arrive pas à cacher ma fierté quand il revient avec trois tickets dont un où le numéro de la nana a été griffonné. Et je souffle, le plus sérieusement du monde. "Elle est pas trop moche. Essaie de la mettre en cloque, ce serait parfait." Voilà qui mettrait un joyeux bordel si on en croit la croix qu'elle portait autour du cou, son petit chemisier boutonné jusqu'en haut, son chandail et son air de première de la classe. Et Caleb se contente de sourire, arborant son air de petit con qui me donne envie de le serrer dans mes bras. Ou de l'étrangler. Ou alors, les deux en même temps, c'est plus probable. Je finis par tapoter l'épaule de ma frangine pour lui désigner la vieille et ses deux petits enfants. "T'as vu la dégaine ? La prochaine fois que tu me saoules, je m'habille comme ça. Je parie que ce genre de petit chapeau t'irait super bien." Elle, moi, peu importe, c'est la même chose. On ne fait qu'une depuis si longtemps que rien ni personne n'y changera jamais rien. Mais, en attendant, il est l'heure de s'amuser un petit peu. Et je bats de cils, alors que la vieille s'arrête en toussotant un peu, privée d'air pendant quelques secondes. Ca ne dure pas plus, il faut toujours être soft pour que leur inquiétude grimpe petit à petit. Le pied total, moi je vous le dis.
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MessageSujet: Re: Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones   Dim 4 Fév - 21:36

Le 20 février 2018


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Je souriais aux paroles de ma sœur jumelle. Je n’aurais pas mieux dit qu’elle. En même temps rien d’étonnant à cela. J’étais elle et elle était moi. Nous étions faits du même bois, complètement interchangeable. C’est ce qui faisait notre force d’ailleurs. A deux, nous étions invincibles. Ou devrais-je dire à trois. Caleb nous complétait parfaitement. Il était cette troisième personne qui nous avait manqué, et dont on n’avait pas conscience du manque avant. C’était ce que nous avions fait tous les deux de plus beau. Il était sorti de mon utérus, mais il était notre fils à toutes les deux. Il nous aimait de la même manière et aucune de nous deux n’était plus l’importante que l’autre à ses yeux. Il avait pris le meilleur de nous, et le sublimait sur bien des points même s’il n’en avait pas encore conscience. Nous étions parfois dures avec lui mais c’était pour son bien, pour qu’il développe toujours plus ses capacités et ses conséquences. Il n’avait pas notre pouvoir offensif, mais le sien n’en était pas pour autant faible même s’il pensait pour l’heure le contraire. Il était un vrai caméléon, plus que je ne le serais jamais. Rien ne lui échappait. Il n’oublierait rien non plus. Il était bien plus intelligent que nous le saurions toutes les deux réunies. Nous savions toutes deux cela, et un jour, mon fils s’en rendrait compte. Et avec l’éducation que nous lui avions donné, il ne sera jamais un simple « archiviste », mais le véritable capitaine des deux soldats que nous étions ma sœur et moi.

J’arque un sourcil à sa question. Elle savait très bien que j’étais cap. Je l’étais toujours quand il s’agissait de faire mourir les gens. Je la regardais avec la même lueur de malice que l’on pouvait trouver dans ses yeux. Caleb lève les yeux au ciel avant de se pincer le nez. Je savais très bien qu’il maudissait notre aptitude à foncer dans le tas sans réellement avoir de plan. Mais cela l’amusait quand même, même si avec l’âge, il faisait mine que ce ‘n’était pas le cas. On le connaissait trop bien pour le savoir. Je claque dans la main de ma sœur et laisse notre fils s’occuper des places. J’ai le même regard de fierté lorsque je pose les yeux sur Caleb et complète les paroles de ma sœur Mais heureusement, il ne s’en rend encore pas compte. Notre vie va devenir un vrai calvaire quand il le réalisera. On a vraiment fait du bon boulot frangine. Je sais que mes mots feront échos à ses pensées. Ca a toujours été comme ça. Oh, nous sommes parfois différentes bien évidemment. On s’en aperçoit quand on nous connait comme Caleb par exemple. Mais on avait toujours fait en sorte de nous conduire comme l’autre le ferait, nous cachant parfois derrière ce masque que nous portions. J’étais bien plus fonceuse que Andro. Et elle était plus forte que moi en termes de pouvoir. Mais je nous avais donné Caleb, et j’avais plus de courage qu’elle. On se complétait l’une et l’autre. Ensuite tu t’arranges pour qu’elle perde le gosse. Tu lui rabâches sans cesse que c’est sa faute et up, elle se suicide ! Enfin tu vas me dire c’est pas un vieux signe qu’on apprend à faire la grimace pas vrai Cal ? ajoutais aux paroles de ma sœur. Ouais Caleb est très doué dans ce domaine et on ne comptait plus le nombre d’humain qu’il a tué directement ou indirectement. Il avait fait bien plus de victime que nous deux à son âge. On s’était certes bien rattrapé, mais il était en bonne voie pour nous dépasser. D’ailleurs son sourire de réponse et son air malicieux me faisait présager de belles choses pour lui dans cette ville. Brave fils.

Je regardais de haut en bas celle que me montrait ma sœur avant de me tourner vers elle un regard outré. Fait ça et je me fais percer le nombril… Tu sais cette partie de ton corps dans laquelle tu ne veux pas qu’une aiguille s’enfonce… Car tu vois, après ça, il ne suffit que d’un pas pour que je le fasse tu dis-je en désignant cette putain de licorne qui orne notre bras. Et tout aussi tatoueuse qu’elle l’était, elle détestait les piercings. Ca avait été un vrai supplice pour elle quand j’avais fait percer mes oreilles par trois fois sur le lobe et par deux fois le cartilage. C’était ma réponse ultime quand elle allait beaucoup trop loin. Elle avait les tatouages pour elle, et moi j’avais les piercings. Chacune son arme de dissuasion massive.

La vieille se met à tousser et sa famille commence à paniquer. Je fais un léger signe de tête à Caleb et nous nous précipitons tous les deux à sa rescousse. Ou du moins en apparence. Alors qu’il éloigne les enfants pour les rapprocher de l’enclos, je vais mine d’essayer d’aider à respirer la vieille alors que je ne fais qu’accentuer le pouvoir de ma sœur. Elle devient de plus en plus bleu avant de finir par rendre son dernier souffle. Je me tourne, le visage panique et ravagé de larmes – merci les cours de théâtre – vers sa famille et leur fais un signe négatif de tête. Caleb leur explique en Norvégien qu’il n’y a plus rien à faire, et à l’aide d’un coup de pouce démoniaque, on les fait peu à peu reculer vers le bord de l’enclos sans qu’ils ne s’en rendent compte. Caleb crie pour les alerter mais c’est trop tard. Une bourrasque de vent les renverse et ils passent par-dessus la cordelette pour tomber dans le bassin du croco plus bas. Mon fils se précipite et hurle en regardant tantôt les bestioles, tantôt les enfants tout en tendant sa main. Cela nous aide à nous guider Andro et moi. Nous ne voyons rien mais il est nos yeux. Les cris redoublent, et même si nous pleurons, nous sourions intérieurement.

Alala, le travail en famille, il n’y a que ça de bon !



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MessageSujet: Re: Cap ou pas cap - Chapter one - to kill the old ones   Jeu 8 Fév - 17:00

Je me demande comment font les gens qui n'ont pas de sœur jumelle, sans avoir quelqu'un qui les comprend au premier regard, qui peut penser comme elle, sans avoir à parler, sans se poser de questions. Parait que c'est un lien unique en son genre mais, en plus, il a du être exacerbé par notre nature pas vraiment humaine. Mais en tout cas, je sais que je pourrais pas vivre sans elle. Je préfèrerais autant qu'on m'arrache un bras en vrai. Bon, par contre, ce genre de conneries larmoyantes entre nous, on évite. De toute façon, vu ce qu'on a déjà fait l'une pour l'autre, on sait bien qu'on se complète tellement bien que rien ni personne ne peut se mettre en travers de notre route. Même quand elle me prend la tête à être à la bourre.

Et Caleb est comme un prolongement de nous deux en fait, sans distinction. Il le sait, il le sent dans ses tripes depuis le début. Mère, tante, on s'en fout totalement en vrai. Et il en tire le meilleur… ou le pire, selon le point de vue. Il ira loin, vraiment. Et à cette pensée, j'ai une bouffée de fierté qui se dispute à l'envie de lui en coller une quand il lève les yeux au ciel à nos échanges avec sa mère. "Grave. Le jour où il tiquera, on va être dans la merde. J'ai hâte de voir ça et surtout, de voir comment il va répandre le chaos avec les billes qu'on lui aura filées." Mon sourire se fait plus large alors qu'elle renchérit sur mes paroles et qu'il secoue la tête, la mine dépitée. "Ou le gosse disparait et tu lui fais un procès. Je rêve de pouponner de nouveau moi. Rappelle-toi le bon vieux temps soeurette et le nombre de fois où on a perdu le gamin on savait pas où. C'était marrant." Je soupire, faussement nostalgique, tout en fixant la demoiselle. "Moi je dis, y a moyen de faire un truc." Et j'aime bien le sourire qui se dessine sur ses lèvres alors qu'il finit par nous dire d'attendre deux minutes, avant d'aller causer à la demoiselle. Il lui faut quoi, cinq minutes ? Même pas, pour qu'elle se penche et l'embrasse brièvement sur les lèvres. Je laisse échapper un sifflement admiratif et je souffle, ravie. "J'adore ça !"

Il finit par revenir alors que je suis focalisée sur ma sœur que j'ai fini par fixer les yeux plissés. "Ah non hein, déconne pas ! Je pige pas comment tu peux kiffer qu'on t'enfonce des aiguilles pour te faire des trous dans la peau. Et va pas me dire que c'est pareil qu'un tatouage, ça n'a rien à voir. Absolument rien." Ouais, je sais, paie ta cohérence. Pour la peine, je lui fais un doigt d'honneur, en parfait reflet de la licorne qui orne notre avant bras. Et je relève le nez, la mine faussement vexée pendant qu'on fait notre petit tour dans le parc. Je commence à m'amuser avec la vieille pendant que les deux autres entrent en jeu aussi. Je sens le pouvoir de Cassie accentuer le mien et un frisson d'excitation qui me parcourt l'échine. Ouais, y a vraiment ça que de vrai quand même, sentir une vie qui s'échappe petit à petit, aidée par ma frangine. Par principe, je crie à l'aide, désignant dans des gestes totalement affolés la scène qui se déroulent un peu plus loin. La vieille par terre, les gamins en panique. Le paradis quoi. Caleb les calme suffisamment pour les canaliser et que la suite des évènements se passe comme on le veut. Et j'avoue que j'ai du mal à ne pas taper dans mes mains comme une gamine quand ils passent par-dessus bord. La frangine et le neveu continuent leur grand numéro de diva et, puisqu'on se marre bien, j'en profite pour faire tomber le vigile qui vient d'arriver en courant. Il se tient le cou à deux mains, il étouffe et je vois les gens qui commencent à s'inquiéter, à murmurer entre eux, sans bien savoir ce qui se passe. Entre ça et les gosses dans la fosse, personne ne sait plus où donner de la tête. Alors, comme c'est pas suffisant, je finis par hurler, d'une voix paniquée. "Oh mon dieu ! Truc dans air ! Danger ! Mort !" Comme quoi, apprendre quelques mots de norvégien, même si j'ai le pire accent du monde, ça sert non ? Surtout à les voir tous se figer comme des lapins devant les phares d'une voiture.

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