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Night Eternal - Philippe & Hel

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Freak on a leash
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MessageSujet: Night Eternal - Philippe & Hel   Mar 10 Oct - 0:24

« Night Eternal »
Le 18 février 2018


Philippe & Hel




« Rentre, j'vais finir. »

La brune qui me sert de collègue acquiesce avec gratitude, attrape son sac et passe rapidement la porte du bar qui se referme dans un petit claquement sec. Seule, je pousse un soupir. De lassitude, de fatigue, de tout ce que vous voulez. J'attrape d'un geste le chiffon pour finir de nettoyer les dernières tables que l'autre n'a pas eu le temps de finir. J'ai la main, depuis le temps. Mouvements énergiques et rapides ; ça ne devrait pas me prendre beaucoup de temps. Pourtant, je n'ai pas envie de rentrer. Clairement pas. M'enfermer entre quatre murs, me cloîtrer sous une couette, me perdre dans des rêves qui me laisseront en sueur, paniquée, au réveil. Vraiment, la perspective ne m'enchante guère. Pourtant... Va falloir. Je vais pas dormir ici, allongée par terre ou sur le comptoir. Et je ne peux pas trainer tard dehors, à moins d'être très douée pour la discrétion. Merci, foutu couvre feu. Merci, foutues lois humaines. J'en avais rien à foutre concrètement, je n'avais aucun scrupule à les enfreindre toutes la tête bien haute, le majeur des deux mains bien levés, un sourire empli de fierté aux lèvres. Sauf qu'il y avait la meute. Saleté de meute à laquelle je m'étais attachée malgré moi, et à laquelle je ne voulais apporter plus d'ennuis que ce qu'elle en avait déjà. C'est con, hein. Tout ça pour de la loyauté. C'était un peu plus que cela à mes yeux, tout de même. CTa l'était devenu au fil des ans, par la force des choses... Je ne saurai mettre un nom sur ce lien qui me relie à mes semblables, au tout que nous formons, qui m'est d'autant plus vital que je rêverais d'être capable de m'en penser. Le fait est là : je ne peux pas vivre sans eux, je ne peux pas vivre seule. Je ne le veux pas vraiment non plus. Peut être parce que je n'ai plus rien d'autre. Je ne sais pas. Tout semble contradictoire dans ma tête, à chaque fois que j'y pense. Alors j'évite. Je préfère. C'est plus simple.

Je me contente de nettoyer les tables.

Réfléchir n'a jamais été mon fort.

Finir de nettoyer me prends un peu moins de dix minutes. Trop court à mon goût. Un nouveau soupir. J'ai l'impression de faire que ça de ma vie, bordel. Soupirer et faire la moue. J'me lasse de moi même, à force. Ces derniers temps plus que d'habitude, parce que je me sens encore plus seule, encore plus paumée, encore plus énervée, encore plus désespérée, encore plus tout. J'attrape mon sac. Attrape aussi une bouteille de whisky derrière le comptoir, sans même réfléchir. Pas grave, j'arriverai tôt demain et en rachèterai une. Ni vue ni connue. Je l'ouvre, avale une gorgée avant de la cacher dans mon sac et de sortir du bar. Ca fait du bien. Ca me brûle le palais, enflamme ma gorge, me réchauffe le corps. Le cœur, moins. J'en ai pas encore bu assez pour ça. Je fais un dernier tour de vérif' avant de sortir et verrouiller la porte derrière moi. Je rentre à pied. C'est mieux. J'ai besoin de prendre l'air ; c'est viscéral. Besoin d'être seule, de juste voir le monde circuler devant mes yeux ; les artères animées, les ruelles sombres. J'ai pas peur des recoins, je suis pas la dernière lopette de la ville. J'ai des rangers et je sais bien viser les couilles. Ok, comme ça, ça fait petite fille qui a juste écoouté les conseils de self défense de son papa. Alors que mon père m'a jamais vraiment adressé la parole. Mais en vrai, si quelqu'un me cherche des noises, je le bouffe direct. Faut pas pousser mémé. Et j'suis pas d'humeur.

Machinalement, je resors la bouteille et la porte à mes lèvres. Encore une bonne gorgée. Faudra quand même que j'évite d'arriver ivre au domaine... et bordel, j'ai aucune idée de l'heure. J'aimerai bien me poser quelque part, même solo, avant de rentrer, me dis-je alors que je bifurquais dans une rue où quelques bars semblaient pleins. Je choppe un type un peu à l'écart, qui semblait sortir de l'un d'eux. Ou d'autre part. J'en avais aucune idée et je m'en foutais bien.

« Excusez moi, vous auriez l'heure ? Avec ce couvre feu là, faut toujours être au taquet. »

Sérieux, à une minute près, on pouvait se retrouver dans l'illégalité. Bon, je devais avoir au moins un quart d'heure de marge, vu que ça grouillait encore un petit peu dans certains bars... Mais il me fallait un peu plus de temps pour rentrer. Si je devais me prendre un hôtel, autant le savoir. J'ajoutais, lui désignant ma bouteille, décidant pour une fois d'être un peu sympa.

« Vous en voulez ? J'vais sûrement tout finir en rentrant chez moi sinon, et c'est pas une bonne idée. »

Moi, suicidaire, inconsciente ? J'vous pas de quoi vous parlez.

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MessageSujet: Re: Night Eternal - Philippe & Hel   Ven 13 Oct - 22:52

Je ne suis pas rentré, ce soir. Je suis bon pour dormir dans ma voiture. De toute manière, je suis en roue libre. Je ne rends plus de compte à personne. J’ai prévenu ma boss, Mrs Orvandil, qu’elle pouvait compter sur mon absence pendant les semaines à venir, tandis que j’avais fait le mort auprès de la famille aujourd’hui, jusqu’en début de soirée où j’avais passé un coup de fil à la chambre d’hôtel, juste pour m’assurer que tout le monde était bien rentré à bon port. Puis, j’étais sorti. J’avais un travail à faire. Je me mettais dans la peau de celui qui aurait pu vieillir dix ans de plus dans l’uniforme d’un sous-officier de reconnaissance chez les paras. Ne manquait plus que le béret rouge, un peu de cirage et de peinture de camouflage. J’avais déjà mon flingue qui me rassurait… Sous le casier du poste passager, sous le niveau du plancher. J’avais mes jumelles. Les lunettes infrarouges, filées par Anders. Il avait filé des batteries rechargeables. Je pouvais même les brancher sur mon allume-cigares, même si ça prenait du temps et que mes trajets, de plus en plus courts maintenant que je ne bossais plus. J’avais au moins l’avantage de pouvoir opérer une rotation entre les différentes batteries que j’avais à disposition. C’était déjà ça. Bref. Deux heures de surveillance de la zone que la rumeur indiquait comme la place-forte des loups garous ne m’avaient rien appris, c’était même plutôt tout le contraire. J’avais suivi un véhicule en ville, jusqu’à ce bar. Mais je n’avais rien vu qui ressemblait à un lycanthrope en puissance. Choux blanc. Je reconnaissais ma défaite, et noyait la consternation dans le whisky.


Plus j’y pensais, plus je ressentais une haine constante et objective, rationnelle, envers ces créatures. Pourquoi nourrirais-je de la compassion pour eux alors qu’il était clair qu’ils avaient suffisamment peu de scrupules pour chercher des noises à une jeune femme innocente. Ma propre fille en l’occurrence. Ils allaient en baver, putain de merde. Ils avaient cramé ma maison et agressé ma fille. S’ils estimaient que le pire qui pouvait leur tomber dessus serait la loi du Talion, ils se trompaient lourdement. Ils avaient pas fait chier le bon mec, putain de merde. Pour avoir brûlé ma maison et agressé ma fille, j’allais faire péter leurs voitures, j’allais démonter leur maison morceau après morceau, abattre sans pitié tous ces putains de sac à puces. Régler le problème à l’ancienne ; pas d’homme, pas de problème. Ca marche aussi avec les putains de bêtes de foire. Je suis là, à enquiller les whisky. J’essaie de capter des conversations, de prendre la mesure des événements. Je suis là, à continuer de m’envoyer whisky sur whisky. Je n’ai plus aucune idée de l’heure. Est-ce que ce connard pâlot là bas, c’est un vampire ? Celui qui glisse sa main sous la jupe de la jeune fille d’un air affamé qui ne l’est peut être pas seulement, qui est peut être aussi libidineux.


Une jeune femme blonde à l’air qu’il fallait pas l’emmerder, me demande l’heure qu’il est. Je me frotte les yeux aux paupières presque collées de fatigue.



| L’heure d’aller se coucher. Fait nuit depuis longtemps, on est en plein hiver. C’est mort pour le couvre-feu, si les flics passent devant le bar, on finit tous au poste. |


Et l’inconsciente me demande si je veux picoler. Une étincelle de convoitise, de désir à l’état brut, s’allume dans mon regard.


| Oh bah ouais, toujours prêt à rendre service moi. Moi je m’en tape, je rentre pas chez moi c’est déjà trop tard. Je vous dois combien ? |

_________________

"Omnia si perdas, famam servare memento.
Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver"


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