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À nul autre pareil

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"Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence..."
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MessageSujet: À nul autre pareil    Dim 6 Aoû - 19:29



Samuel Jelsi & Saara Nygård




20 janvier 2018, matin

"Vous allez bien ?", s’inquiète le chauffeur de taxi en voyant la cliente qu’il transporte appuyer soudainement son front contre le siège avant, alors qu’une minute plus tôt, elle rayonnait en regardant l’écran de son téléphone. Il demande si elle a besoin qu’il s’arrête, car il n’a pas de sac. "Ça va… je ne suis pas malade… mais-mais je suis par-ti-ie ! Vous comprenez ?" Elle se décolle du dos du siège pour l’interpeler à travers le rétroviseur et poursuivre à toute vitesse : "Je suis partie, j’avais envie de rester pourtant, pourquoi je suis partie !? Je suis bête à flinguer !" Le chauffeur offre un sourire compatissant, tout en pensant qu’avec le manque à gagner à cause du couvre-feu, les courses ne sont pas assez élevées pour qu’il se farcisse des lamentations dès le matin. Mais il a posé la question fatidique, même si sa préoccupation était d’éviter le nettoyage de son véhicule. "Ça va s’arranger." C’est histoire de dire, il n’en sait rien et s’en fout à vrai dire. "Vous croyez ? Vous êtes gentil, monsieur, merci." La cliente a l’air de se satisfaire de son maigre réconfort. Elle s’est recalée dans son siège et commence à tapoter sur son téléphone… Il retient de justesse un « quoi encore ?! » quand la blonde se cogne à nouveau dans le siège avant. "Problème de réseau ?", grommelle-t-il en ayant l'air concerné. Il pense au pourboire, car elle a l’air friqué. "Non mais je ne peux pas ! C’est trop facile de dire que je suis désolée et que j’ai envie de le revoir.. genre maintenant !" Il ne pige pas grand-chose, mais pour un peu, elle le ferait presque rire. "Parce que vous vous êtes barrée ?" La demoiselle le regard avec un air piteux et hoche la tête : "Oui..."


23 janvier 2018, matin

Depuis dix minutes, Saara est assise sur un banc. Son regard est déterminé, osons-le dire conquérant... ou presque. Elle tient deux gobelets de café. De l’autre côté de la rue, pile en face d’elle, l’entrée d’un immeuble de bureaux. Elle tente la chance, car elle n’est pas sûre que son attente soit récompensée. Peut-être ne descendra-t-il pas pour fumer ? Il y a une terrasse à son bureau. Peut-être n’est-il même pas à son bureau ? Elle chasse ses pensées défaitistes. La porte de l’immeuble s’ouvre… mais ce n’est pas Samuel. Est-ce qu’elle ne devrait pas l’appeler ? Elle a son numéro, c’est à ça que ça sert, non ? Ces derniers jours, elle y a bien pensé à l’appeler, mais elle perd ses moyens à la seule idée de lui parler. Il lui semble qu’elle gérera mieux un face à face. Elle cherche son téléphone, alors qu’elle l’entend sonner. Le nom de l’appelant indique Eirik Lund, son avocat d’Oslo qui est par ailleurs son parrain. Elle décroche : "Oncle Eirik, ça va ?" L’homme n’est pas à proprement parlé son oncle, mais il l’a connu depuis petite et a été le meilleur ami de son père. Il l’appelle pour savoir à quelle heure elle arrivera à Oslo pour qu’il puisse venir la chercher à la gare. Il l’informe également qu’il a pris contact avec Maître Jelsi pour le contrat de mademoiselle Skimrende et qu’ils ont prévu une rencontre. Elle pensait qu’ils pouvaient régler la transmission du dossier par téléphone, mais ça sera une bonne occasion de lui faire visiter Valhöll, maintenant qu’elle en connaît bien la ville. Elle n’a pas le temps de demander quand il viendra à Valhöll, il doit raccrocher, sa réunion commence. Visiblement, le contrat de Gaïa est bien pris en charge par ses avocats… Du coup, ça ne lui sert plus à rien son rendez-vous en fin de semaine avec Samuel, elle va devoir appeler le cabinet pour l’annuler… ce qui ne serait pas un problème si elle arrivait à lui passer un coup de fil pour le voir autrement… Les cafés sont froids… De toute façon, elle doit penser à préparer son déplacement à Oslo…


Olso, 24 janvier 2018

Les cheveux enroulés dans un linge, Saara sort de la salle de bain de sa chambre d’hôtel. La journée a été dense. Ce matin-là, elle s’était rendue sur la tombe de son père avec Oncle Eirik. Ça fait deux ans jour pour jour qu’une sortie de route a coûté la vie à son père. Elle a mangé avec des membres de sa famille, venus aussi se recueillir. Dans l’après-midi, elle a retrouvé des amis et en ce début de soirée, elle a une rencontre professionnelle avec un artiste peintre de passage à Oslo. Elle pense l’emmener dans un bar où des musiciens jouent. Étonnée, elle regarde du côté de la porte. Quelqu’un vient de toquer. Bizarre, elle n’attend personne. Elle pose le chemisier qu’elle a choisi sur le lit. Elle déroule le linge pour laisser tomber ses cheveux mouillés, puis baisse les yeux pour vérifier que son peignoir la couvre correctement. Elle entrouvre ensuite la porte… face à une employée de l’hôtel qui lui tend une bouteille d’alcool en claironnant quelque chose en langue étrangère – de l’allemand, lui semble-t-il –, avant de paraître tout aussi surprise qu’elle, voire même déconfite. L’employée d’hôtel lui demande si elle est seule dans la chambre. "Oui, il n’y a que moi… pourquoi ?" L’employée semble rependre contenance et s’excuse de s’être trompée de porte. "D’accord, ce n’est rien." Elle referme la porte et continue de se préparer.

Dans l’ascenseur, elle sort son téléphone pour regarder l’heure. Elle a donné rendez-vous à l’artiste dans le hall de l’hôtel qui est assez connu des étrangers grâce à sa bonne situation. En sortant de l’ascenseur, elle s’aperçoit d’un appel manqué. Avec un mauvais pressentiment, elle écoute sa messagerie… "Oh non comme je vais faire..." Le traducteur qui doit les accompagner a eu un pépin et aura au moins une demi-heure de retard. Or, ils ne pourront pas l’attendre. L’artiste ne lui accorde qu’un moment, il doit participer à un événement après leur entrevue. Si elle parle convenablement l’anglais, en revanche, elle baragouine dans la langue de Goethe. Elle se rend à la réception de l’hôtel avec sa frimousse la plus embêtée car elle sait sa demande délicate. "Bonsoir, je suis vraiment dans l’embarras. Mon traducteur m’a lâché et sans lui, je vais perdre un important contrat. Je ne peux pas me permettre une telle erreur, ma patronne va me tuer !" Elle ment à peine, car elle va certainement énormément s’en vouloir de rater la possibilité d’exposer une œuvre de Julius Bahlow. Le réceptionniste parait désolé, mais aussi perdu sur la façon de lui venir en aide. "Est-ce que quelqu’un de l’hôtel ne parlerait pas allemand ?" Elle sent qu’il va lui dire que les employés ne peuvent pas quitter leur poste. "Un client peut-être ? Je crois qu’il y a quelqu’un à mon étage…" Elle donne son étage. Le réceptionniste semble ne pas savoir s’il est autorisé à accéder à sa demande. "Aidez-moi, je vous en supplie… Dites que j’offre votre meilleure bouteille. Ça ne sera pas long, une demi-heure grand max." Bon il se peut que le client ne parle pas norvégien, mais les étrangers dans cette hôtel parle fréquemment anglais, alors ça devrait le faire !

Un peu anxieuse, Saara va s’assoir dans un carré de fauteuil en attendant Julius Bahlow. Elle plisse sa jupe. Que faire si elle n’a pas de traducteur ? Le réceptionniste lui a dit qu’il va voir ce qu’il peut faire. Formule qui ne présage rien d’encourageant…

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Dim 6 Aoû - 23:03

Le 24 janvier 2018





20 janvier 2018, le soir

Épuisé, j’entrais dans ma salle de bains pour prendre une douche relaxante. Mon passage à la salle de sport m’avait rappelé qu’un entraînement régulier serait préférable… mais encore fallait-il trouver le temps maintenant que le complexe sportif ne fermait plus à vingt-trois heures mais vingt-heure. Cela étant, après un entraînement comme celui-ci j’allais dormir comme un bébé, un bébé qui fait ses nuits bien sûr !
Ce fut complètement détendu que je me rendais dans ma grande cuisine équipée pour récupérer le plat que j’avais commandé au traiteur. Car oui, je ne cuisinais jamais ! D’ailleurs je ne savais même où est-ce que j’avais pu ranger mes casseroles et autres ustensiles servant à la préparation de plats. Il ne s’agissait là que de ‘m’as-tu vu’ alors qu’il était rare que j’invite des gens ici. Heureusement je n’ignorais pas l’emplacement des couverts que je récupérais pour aller m’installer dans le salon.
Lorsque j’eus terminé de manger et de regarder vaguement ce qui passait à la télé je décidais d’aller me coucher. Je prenais le temps de jeter un coup d’œil à mon portable pour constater que je n’avais eu aucune réponse de sa part. Depuis quand est-ce que je me trompais à ce point sur les femmes ? Parce que là c’était une première. Moi qui avait été persuadé que Saara était le genre de femme a aimé la notion même d’amour je m’étais pris un vent monumental… sans parler de son départ le matin même ! Haussant les épaules, j’allais me coucher, m’interrogeant brièvement sur le pourquoi du comment.




Oslo, 24 janvier 2018

Allongé sur mon lit d’hôtel je desserrais ma cravate en soupirant. Il n’y avait rien de plus barbant que la convention annuelle des avocats et le pire c’est que cela durait quatre jours ! Une chance pour moi, j’avais déjà supporté la moitié et même si je ne supportais pas les trois-quarts des avocats présents j’avais été boire un verre avec eux avant de remonter dans ma chambre. J’avais décliné l’invitation le premier jour mais je ne pouvais pas les éviter constamment si je ne voulais pas me faire de mauvaise pub ou leur donner une sale image de ma personne. Car nous étions peut-être des requins pour beaucoup mais il n’était pas rare qu’un avocat conseille un confrère à un client qu’il ne pouvait pas prendre par manque de temps ou de compétence. Bien sûr le deuxième ne me concernait absolument pas. Cette réflexion me fit sourire alors que je filais sous la douche après m’être commandé une bouteille… même si je me fichais de la bouteille. Ce qui m’importait c’était celle qui me l’apporterait ! Avec un peu de chance il s’agirait de la jolie allemande qui travaillait ici et que j’étais arrivé à convaincre de passer la nuit avec moi il y avait quelques mois lors d’un autre déplacement.
J’eus à peine le temps de sortir de la douche et de me mettre une serviette autour de la taille que l’on frappa à la porte pour annoncer le room-service. Je reconnu immédiatement la voix de la beauté germanique ! Je la laissais entrer alors qu’elle me saluait joyeusement en allant déposer la bouteille sur la table. J’étais tout près d’elle lorsque eut finit de déposer le dessous de verre et le verre. Et elle se retourna pour m’embrasser sensuellement et y mettre un terme trop rapidement. Mais elle avait une bonne raison, elle était à présent fiancée et enceinte.
Par les flammes de l’Enfer ! Si ce n’était pas la poisse ça. Mon idée de remettre le couvert sans prendre aucun risque puisqu’elle était déjà enceinte la fit rire mais elle n’accepta pas pour autant. Je la laissais donc partir comme elle était venue.

Avec un soupir j’avais refermé la porte et j'étais retourner m’allonger sur le lit vêtu d’une simple serviette. Je ne savais comment occuper cette soirée maintenant que ce que j’avais imaginé tombait à l’eau. Un restaurant ! C’était une bonne idée. Je n’avais pas encore vraiment fin mais ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Bien sûr que si ! Je m’habillais donc simplement et j'allais réserver une table lorsque le téléphone de la chambre sonna. Je fronçais les sourcils ! Il me semblait avoir été clair quant au fait que je ne voulais pas être dérangé. Mais je répondais tout de même pour avoir à faire à un réceptionniste qui m’avait l’air très gêné car il voulait me demander un service… service qu’il me faudrait rendre pour une cliente de l’hôtel.



- Si j’ai bien compris vous m’appelez alors que j’avais indiqué ne pas vouloir être déranger pour que je rende service à une cliente ?


Le réceptionniste n’eut pas encore répondu que je l’entendais murmurer à quelqu’un « Oui, c’est pour Mademoiselle Nygård. L’interprète allemand ne sera pas à l’heure. » J’entrouvrais la bouche de surprise en entendant le nom de Saara. Ainsi donc elle était là et elle avait besoin d’une personne sachant parler l’allemand si j’avais bien compris. Alors avant que le réceptionniste ne pense que j’allais dire non je reprenais.


- Et en quoi pourrais-je être utile ? Après tout je n’avais rien de prévu…


Le réceptionniste me confirma ce que j’avais cru entendre. Il m’informa que Mademoiselle Saara Nygård patientait dans le hall et me décrit sa tenue ainsi que la jeune femme. Avant de raccroché, je précisais à mon interlocuteur de la prévenir de mon arrivée sans pour autant citer mon nom. Bien entendu je savais parfaitement à quoi ressemblait la jeune femme et il me tardait de votre la tête qu’elle ferait en me voyant débarquer.
Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrirent mon regard se posa directement sur la jeune femme qui attendait, assise et visiblement stressée. Elle ne m’avait pas remarqué et je me faisais un malin plaisir de ne pas m’annoncer ou de la saluer en arrivant près d'elle.



- Il semblerait que je doive secourir une jeune femme en détresse ! Si je m’attendais à cela, déclarais-je étonné en m’asseyant dans le fauteuil à côté du sien pour l’observer en détail. Bonsoir Saara, dis-je enfin en esquissant l’ombre d’un sourire et en la fixant droit dans les yeux.


Bien entendu je n’étais pas étonné mais je ne savais pas à quelle réaction m’attendre de la part de la belle blonde.



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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mar 8 Aoû - 20:08



"Je vous dois une fière chandelle, merci." Saara gratifie le réceptionniste d’un agréable sourire, seule contrepartie du service qu’il lui rend. "Dites-moi encore une chose. Est-ce que l’aimable client vous a semblé partant-partant ou juste partant?" Ses traits illustrent ses paroles avec un large sourire qui se tort en une grimace comme face à une corvée auquel on ne sait comment dire non. Si elle essaie de jauger le niveau d’enthousiasme du client, c’est pour le cas échéant réajuster ses projets. Le réceptionniste fait mine de réfléchir, fournissant un indice qui penche sur un service rendu avec réticence. Si on part sur un bouclage pronto de l’entrevue pour libérer le client le plus tôt possible, prendre un verre au bar de l’hôtel paraît plus confortable pour maximiser le temps. Ça sera sympa aussi, même si elle préfère l’ambiance confidentielle de l’autre bar. "Il me semble qu’il a dit n’avoir rien de prévu.", se prononce au final le réceptionniste. La blonde écarquille alors les yeux. Non, mais c’est une plaisanterie ? Plutôt fière de sa ville natale, elle prend ça presque comme un affront personnel. En séjour dans l’une des plus belles villes de Scandinavie – et pour elle, la plus agréable à vivre du monde –, et n’avoir rien de prévu pour la soirée ?! *Il est blasé ce type, ou pire, dépressif. Et dans les deux cas, sera ennuyeux à mourir !* L’humeur réjouie de la jeune femme descend de plusieurs crans, alors que le réceptionniste s’en retourne à son poste.

À cette heure creuse où la journée se termine, mais la soirée ne débute pas encore, la plupart des clients de l’hôtel sont en transit dans leur chambre. Saara n’a eu que l’embarras du choix pour une place où attendre son rendez-vous. Elle s’est installée dans un fauteuil d’où elle a vue sur la porte tournante de l’entrée de l’établissement. À la suite du départ du réceptionniste, elle se rassoit dans son siège. Son humeur à présent mi-figue, mi-raisin, elle s’occupe distraitement en ajustant les gros boutons puis la ceinture de son manteau… qu’elle va rapidement retirer, car le choix du bar de l’hôtel s’impose à elle. Bien sûr mieux vaut un interprète fade qu’aucun… Quoique. C’est très important que le feeling passe avec l’artiste. Et pour inspirer un bon sentiment, la conversation doit être vivante, fluide et naturelle. Peut-elle encore demander au réceptionniste de chercher un autre client allemand ? Cela la tente, mais, non seulement, elle va importuner le réceptionniste, mais sans doute aussi enterrer le moral du client qui malgré tout a accepté de lui rendre service. Elle fait la moue. *Je vais devoir jouer à la roue de secours, quel ennui parfois d’être une fille sympa* Bon ! Elle a combien de temps ? Un coup d’œil à son téléphone lui indique que l’artiste ne viendra pas avant dix minutes. Est-ce suffisamment pour redonner un peu de pêche à quelqu’un ? Il le faudra bien, son contrat en dépend. Elle incline la tête en l’air. Quel est le nom du client au fait ? Le réceptionniste ne l’a pas dit et elle n’a pas pensé à demander. Plus les minutes passent et moins elle sent ce client. Tarde-t-il parce qu’il est en train de siffler sa bouteille pour noyer sa dépression ? Causée par quoi ? Oh un chagrin d’amour ? Là d’accord, ça serait acceptable de penser à bouder les merveilles de la belle capitale !

Perdue dans ses pensées, Saara ressent soudain une décharge. L’espace d’un instant, le temps se suspend, alors qu’elle vient de percevoir un parfum qu’elle reconnait entre mille. Le cœur battant, elle n’a pas le temps de reprendre ses esprits pour esquisser un mouvement et foudroyer l’inconsidéré qui ose la troubler, qu’une voix masculine la chavire entre stupeur et tremblements. *Oh, mon dieu, oh-mon-dieu, oh-mon-dieu… Oh. Mon. Dieu !* Elle accueille le nouveau venu avec les yeux ronds, refusant d’abord de croire à la réalité de celui qu’elle distingue pourtant clairement. Comment Samuel pourrait être en train de se poser dans un fauteuil à côté du sien ?! D’un mouvement de tête qui ondoie ses cheveux, elle balaie ce que sa raison cherche à expliquer. Là tout de suite, on s'en fiche le pourquoi du comment ! Samuel se tient près d’elle ! Une aubaine pareille, ce n’est pas dans ses plans de la gâcher ! Désormais tout au plaisir de ces retrouvailles inattendues, un sourire trépignant danse sur ses lèvres. Captive du regard qui ne quitte pas le sien, elle entend prononcer son prénom comme un appel auquel elle ne saurait faire la sourde oreille. D’autant que, devant le sourire désincarné de Samuel, elle ressent le besoin de chasser les ombres qui l’assombrissent.

Dans un élan aussi prompt que naturel, la jeune femme tombe pratiquement sur l’avocat. Elle s’appuie de par et d’autre sur les bras du fauteuil, tandis qu’une de ses jambes pliée remonte sur la cuisse du beau brun à mesure que le haut de son corps pique sur lui. "Tu m’as man..." Un toussotement poussif attire son attention. Elle tourne la tête pour s’apercevoir du réceptionniste à leurs côtés. "Mademoiselle Nygård. Un appel pour vous, à l’accueil." Le sourire mutin de Saara se brouille. Elle prend conscience de l’endroit, et surtout de sa posture. Elle revient sur Samuel, et sa tête a un mouvement de recul, surprise elle-même de le voir de si près, mais surtout, enfin ! "Je suis désolée, j’ai perdu pied...", avoue-t-elle confuse de sa conduite depuis l’autre matin… A nouveau, le réceptionniste se rappelle à elle et force lui est de se carapate en arrière pour se tenir debout à distance décente de tout monde. Comment justifie-t-on de se ruer sur les gens pour leur grimper dessus ?! Elle navigue entre les deux hommes… et s’exclame tout soudain :"Fiou la peur ! J’ai failli te-vous-enfin tomber sur ce monsieur !" Elle désigne Samuel au bout de son index quelque peu accusateur. Elle calme son ton pour que son baratin paraisse plus posé. "Le sol est vraiment glissant à cet endroit. Je vous prie de mettre un panneau d’attention pour éviter les accidents. On peut se faire vraiment mal." Pour appuyer ses dires, elle râpe le sol d’un coup de botte dont la semelle loin de patiner, s’accrocher… *Je suis une calamité pour mentir* Elle force un rire. "J’ai un appel, vous dites ? Je vous suis alors !" Bien qu’incrédule, le réceptionniste tient bon l’air placide et a la charité de présenter des excuses pour sauver les apparences. Il la conduit ensuite vers le téléphone de l’accueil.

En revenant vers Samuel, Saara n’en mène pas large. Elle n’est pas préparée à s’expliquer. En plus, le moment est mal choisi. Elle a une entrevue professionnelle à tenir. Au lieu de se rassoir, elle s’arrête derrière un fauteuil. Un obstacle entre eux lui semble avisé. Elle amorce un sourire timide. "C’est surprenant qu’on se rencontre ici…", remarque-t-elle pour relancer la conversation. Elle tourne la tête et passe une main dans ses cheveux, ne sachant trop comment poursuivre. "C’est une chance pour moi, tu n'es pas le sauveur rasoir que j'imaginais.. mais est-ce toujours ok pour toi d’être la planche de salut, sachant que la demoiselle en détresse est plutôt une fugitive qui abuse du silence radio…" Elle le regarde avec un sourire sincèrement repenti qui, toutefois, ne fait pas long feu, alors qu’elle réalise d’un coup : "Oh mais tu parles allemand !" C’est une information qu’elle ignorait, parmi bien d’autres, mais ça la réjouit d’apprendre une nouvelle chose sur lui.

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mer 9 Aoû - 21:08

Le 24 janvier 2018






J’allais finis par croire que la convention annuelle des avocats se tenait toujours au pire moment de l’année ! Oslo était une ville touristique et pourtant je n’avais rien trouvé pour m’occuper ces deux derniers soirs… entendez par là que je n’avais pas eu la chance de tomber sur une demoiselle attirante, sexy et disponible. Je n’avais croisé que des jeunes femmes fades et complètement accaparées par leur travail ! En gros des avocates et encore des avocates… rien d’intéressant de mon point de vue ! Et voilà que ma superbe idée de séduire à nouveau la petite employée de l’hôtel tombait à l’eau. Non mais quelle idée elle avait eu de se faire engrosser puis demander en mariage… ou l’inverse ! Je m’en fichais royalement. Tout ce que je savais c’était que si rien ne changeait il me restait encore à passer deux journées bien merdiques dans le coin. Impossible ! Je ne tiendrais pas…
J’allais donc descendre manger dans le restaurant de l’hôtel et j’irais ensuite faire un tour en ville. Au moins je ne risquerais pas de tomber sur Avocats & Co là-bas et je pourrais même faire quelques rencontres sympathiques qui se finiraient par une nuit agréable. Oui ! J’allais faire ça. Du moins c’était ce que j’envisageais lorsque le téléphone de ma chambre sonna alors qu’il n’aurait pas dû. Interdiction de me déranger ! C’était pourtant clair… ça l’était d’autant plus lorsque j’entendis le motif de l’appel. J’imaginais déjà ce ‘pauvre’ réceptionniste en train de perdre son boulot lorsqu’un nom de famille me fit revoir mes plans machiavélique à son encontre. Combien y avait-il de chance pour que Saara et moi-même nous retrouvions dans la même ville, le même jour et surtout dans le même hôtel ? C’était infime ! Voilà pourquoi j’acceptais de rendre un service à cette cliente de l’hôtel qui était la mienne également.

Et au final, n’était-elle pas juste cela ? Une cliente ! A vrai dire je ne savais même pas quoi en penser, surtout lorsque je me remémorais sa visite surprise au cabinet et surtout son départ. Je ne m’attendais absolument pas à cela de la jeune femme. Moi qui avait considérer Saara comme quelqu’un de timide et manquant de confiance en elle vis-à-vis des hommes, son comportement n’avait pas collé du tout ! C’est sûrement pour cela que j’avais accepté de l’aider… du moins que j’avais dit oui pour sortir de ma chambre et la rejoindre sans le hall. J’avais besoin de savoir à quel point je m’étais trompé. Car je détestais cela… avoir tort ! Comme je détestais avoir subi un tel affront. Car oui, je prenais le départ de la blonde tout comme son absence de réponse à mon message comme un affront.
Mais cela ne m’empêcha pas de sourire en la voyant. Elle avait visiblement l’air stressée mais elle était magnifique ! Son besoin d’avoir un interprète était sûrement très important… tient donc !
J’arrivais donc sans crier gare et me rendais compte que la surprise sur le visage de la blonde était bien réelle. Elle ne s’attendait pas à me voir ! Avait-elle l’air gênée ? Pas vraiment à en croire son sourire et une fois de plus Saara me prit par surprise en me sautant quasiment dessus. Timide avais-je dit ? Oui mais là, son comportement ne ressemblait en rien à celui d’une personne timide. Et qu’allait-elle dire ? Que je lui avais manqué ? Je jetais un regard noir au réceptionniste qui avait le don d’emmerder son monde.



- Perdu pied ? répétais-je sans savoir à quel moment Saara faisait allussion.


Parce que ses paroles pouvaient être en rapport avec beaucoup d’instants… celui où elle avait débarqué dans mon cabinet à l’improviste, celui où elle avait accepté de coucher avec moi et ce souvenir me fit esquisser un sourire, celui où elle s’était tiré comme une voleuse ou celui-ci qui consistait à se jeter sur moi sans le moindre avertissement et en public...
Mais je ne cherchais pas plus longtemps et je la regardais perplexe après avoir jeté un coup d’œil au réceptionniste qui ne comprenait visiblement rien à la situation. Mais cela était un détail… Car la manière dont tentait de se justifier Saara commençait à me faire croire qu’elle était peut-être bel et bien timide. Dans le cas contraire elle n’aurait pas tenté d’inventer une excuse bidon concernant le fait qu’elle m’avait sauté dessus. Accueil qui de mon point de vue n’avait pas été déplaisant car il m’avait permis de revoir son joli minois d’assez près pour me rendre compte que je n’avais pas envie de me venger mais aussi parce qu’il avait mise la belle mal à l’aise.

Mi incrédule et mi amusé j’avais donc suivi la silhouette gracieuse et attirante de la jeune femme du regard alors qu’elle allait répondre à un appel. La question était maintenant de savoir ce que j’allais faire pendant son rendez-vous ? Parce que j’étais là pour un entretien professionnel avec un ou une allemande. Sans qu’elle ne s’en rende compte je pourrais lui faire foirer un éventuel projet mais est-ce que cela m'apporterait quelque chose ? Pas sûr ! En revanche, si je l’aidais elle me serait redevable et accepterait sûrement plus volontiers de me raconter pourquoi elle avait foutu le camp du cabinet ! Oui… je voulais une explication et je pensais que ce n’était pas trop demandé !
Lorsqu’elle revint de la réception je remarquais de suite qu’elle préférait garder une distance entre nous ce qui me fit lever les yeux au plafond. Mais mon regard plongea tout de même dans le sien lorsqu’elle reprit la parole après avoir esquisser ce sourire timide qui lui était si familier.



- Ou alors c’est le destin qui se montre cruel envers toi en t’imposant ma présence, dis-je d’une voix charmeuse avec un léger sourire. J’eus un léger rire en entendant la suite des paroles de Saara et je haussais les épaules. Le réceptionniste n’est pas très discret pour parler avec ses collègues lorsqu’il a quelqu’un au téléphone. Je savais parfaitement qui je venais aider puisque j’avais entendu ton nom… avouais-je en me levant pour venir me placer d’elle. Ich bin ein echter stratege ! déclarais-je avant de me pencher vers elle. Oui, je maîtrise parfaitement l’allemand puisque c’est ma langue maternelle, lui annonçais-je dans un murmure en frôlant volontairement son oreille du bout des lèvres. Puis je m’écartais à nouveau en lui souriant. Donc tu as besoin d’un interprète ! Tu dois rencontrer un artiste allemand connu ou non ?


Physiquement j’avais quitté mon pays natal mais cela ne m’empêchait pas d’en être rester très proche. J’aimais en suivre l’actualité et ce, de tous les domaines… politique, économique, artistique, sportif et j’en passe.




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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Sam 12 Aoû - 16:27



Dans un prompt mouvement qui trahit un élan, Saara s’est précipitée sur Samuel pour un accueil révélateur du manque de lui qu’elle éprouve depuis sa regrettée fuite. Ces derniers jours, elle s’est sentie si empotée et impuissante qu’elle a fini par se dire que c’est sans espoir. Et voilà qu’à la faveur de circonstances exceptionnelles, ils se rencontrent dans un hôtel à Oslo où ils séjournent tous deux. Si ce n’est pas la preuve que les miracles existent, ça ! Les pupilles de la jeune femme sont deux lumières qui brillent de plein feu, alors qu’elle est toute chose à mesure qu’elle penche résolument vers le beau visage de son avocat. Mais la magie de l’instant est perturbée par l’irruption d’un tiers importun. En reconnaissant le réceptionniste, la blonde réalise qu’elle s’est beaucoup trop emballée étant donné le lieu public. Néanmoins, dans l’ardeur, elle amorce un début d’explication, sauf que le trouble-fête ne compte pas leur accorder même une minute d’aparté. Ce qui est normal, ils se trouvent dans le hall d’un hôtel de haut standing. Pleinement conscience de ce que sa conduite a de déplacé, Saara a le bon goût d’être gênée devant ce qu’impliquait sa posture. Elle essaie de faire passer le tout pour une malencontreuse glissade. Personne n’est dupe, mais tant que les apparences sont sauves, tout va bien !

"Très bien, retrouvons-nous directement au bar." la galeriste donne une adresse et termine la conversation. Sur un sourire, elle tend le combiné au réceptionniste qui n’a pas manqué de lui jeter des coups d’œil de biais durant toute sa communication. *J’ai glissé, glii-sssé, ça arrive, n’en faites pas toute une histoire* Elle ne peut guère se justifier à nouveau au risque de s’enfoncer, aussi laisse-t-elle tomber. Qu’il pense ce qu’il veut après tout ! De toute façon, qui peut ne pas lui excuser un dérapage quand on voit l’homme aussi génialement beau qu’est Samuel ? Alors qu’elle s’apprête à repartir, elle voit le réceptionniste être rejoint par l’employée qui s’était trompée en frappant à sa porte. Vaguement, elle sourit à cette dernière pour remercier son erreur de l’avoir mise sur la piste de Samuel. Son regard s’attarde, car maintenant qu’elle lui prête plus attention, elle remarque que l’employée resplendit de l’éclat radieux des femmes épanouies… et en l’apercevant prendre quelques secondes pour contempler une bague à l’annulaire, la blonde croit percer le secret de sa félicité.

En chemin pour revenir vers Samuel, Saara est chiffon chiffon par une réflexion qui lui est survenue soudainement. *Et si… ça n’avait pas été moi ?* Elle a beau être la première à rendre service à tout bout de champ, n’empêche que ça ne l’embête un peu que lui occupe ses soirées à rendre service à des jeunes femmes, qui pour ce qu’on en sait, peuvent être juste en manque de compagnie. Elle se rabroue : non mais elle ne va quand même pas le blâmer d’avoir bon cœur ! Sans parler qu’elle n’est pas en droit de revendiquer le monopole de ses attentions. *Est-ce que les choses seraient différentes si seulement je n’étais pas partie l’autre matin… ?* Elle a l’impression que, quelle que soit la réponse, ça ne lui fera pas plaisir, car elle n’a aucun moyen de revenir en arrière.

Pour préserver son restant de réputation dans cet hôtel, Saara trouve sage d’entraver l’accès à Samuel. Elle relance la conversation en s’étonnant du hasard de leur rencontre. Il l’ignore sans doute, mais le plus incroyable, c’est que non seulement ils résident dans le même hôtel, mais en plus, sur le même étage. Avec tout ça, c’est presque de ne pas se croiser qui aurait été dingue ! Saara attribue ce petit miracle à la bonne étoile qui veille sur elle. Alors qu’elle pense à son père, l’alternative qu’avance Samuel fait flancher le sourire déjà timide qu’elle esquissait. Elle lui jette un regard aigu. Il s’est exprimé avec légèreté, mais cette légèreté semblait assurément dissimuler un grief. Bien sûr, elle se doute qu’il puisse mal prendre le silence à son message couplé à la fuite au petit matin. Mais est-ce que ça le fâche dans son orgueil… ou est-ce que ça le picote plus au niveau du cœur ? Pour en avoir le cœur net, elle devrait dire quelque chose, elle devrait s’expliquer. Mais, elle n’a même pas assez de courage pour le détromper sur la véritable teneur de son cruel destin, car évidemment… *C’est ton absence qui fait mon désarroi !*

Elle tourne la tête pour interrompre le contact de leur regard, qui à la longue, la met toujours à l’envers. L’heure tourne ; elle doit penser à sa rencontre avec Julius Bahlow. Elle revient alors sur la raison qui a permis aux ficelles du destin de croiser leur chemin. Elle doute qu’il donnera suite découvrant à présent à qui il a affaire… Tout soudain, le joyeux sourire de Saara refait surface en entendant que Samuel savait dès le départ que c’était elle la nana à secourir. Il n’aurait pas accepté sinon. Comment ? Elle extrapole ? Et alors, si ça lui fait plaisir de le penser, qui cela dérange-t-il ? Elle essaie de faiblir son sourire toutes dents dehors, mais elle est si ravie qu’il vienne voler à son secours, de l’entendre parler allemand et d’apprendre… ah ! Elle se mord la lèvre pour retenir un cri de lui échapper, lorsqu’il lui parle à l’oreille, en ne manquant pas un contact. Elle veut lui lancer un air plein de reproches pour lui signifier de garder ses distances, du moins lui faudra-t-il deviner avec des pouvoirs d’extralucide, car le sourire qu’elle lui brandit est plus une invitation encourageante qu’une réprimande. Mais cet homme est en tout temps siii… bref ça lui est difficile de garder la tête froide ! "En effet, et pour ce rôle, tu remplis tous les critères, alors puisque tu acceptes la mission, on y va !" Pour déclencher un départ immédiat, elle lui tire le bras en faisant quelques pas à reculons. Puis, l’ayant relâché, elle cherche ses gants avant de passer les portes tournantes et affronter les baisses températures de la saison. "Connu… plutôt oui ! C’est un des peintres allemands qui montent ces dernières années. Julius Bahlow, tu vois qui c’est ? Il a fait une expo’ très remarquée il y a trois ans à la Neue Nationalgalerie. Mais peut-être avais-tu déjà quitté l’Allemagne ?" Habituée à communiquer avec des étrangers, elle a l’oreille assez fine sur les accents, pourtant, elle n’a pas soupçonné les origines de Samuel. "Il a un attrait particulier pour les sujets fantastiques et j’aimerais beaucoup avoir une de ses toiles pour la prochaine exposition temporaire que je planifie dans ma galerie. Mais ne t’inquiète pas, ça ne sera pas ennuyeux, c’est un rendez-vous en toute décontraction." Il n’est pas prévu de conclure une affaire, mais d’avoir une première prise de contact.

Dans les portes tournantes, un groupe de costumes cravate qui rentre les croise et Saara remarque des signes de tête adressés à Samuel. Elle rit alors, faisant soudain le lien entre la convention à laquelle participe Oncle Eirik et la présence de Samuel. "Bien sûr, tu participes à la convention nationale des avocats !" A la base, il est un avocat et elle, une de ses clientes… En tout cas, tôt ou tard, il serait tombé l'un sur l'autre, du moins, s’il compte aussi se rendre à la soirée de gala du lendemain à laquelle elle accompagne son oncle. *Mince alors quand on a les faveurs des rouages du destin, ce n’est pas des demi-coups de pouce !* "Le bar où il nous retrouve est un peu plus loin. À une dizaine de minutes d’ici. On peut prendre un taxi, à moins que ça t’aille, une marche revigorante ? Je ne sais pas si tu connais, c’est un bar avec une petite scène pour des concerts intimistes. C’est vraiment un endroit très sympa !" Juste après que le mot sympa est lâché, elle repense à la dernière fois où celui-ci a été employé dans un échange entre eux et son regard quitte rapidement Samuel pour se promener sur la circulation.

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Sam 12 Aoû - 22:06

Le 24 janvier 2018






Saara était une curiosité pour moi ! Elle était différente de toutes les autres femmes qui avaient croisé ma route et je ne savais plus à quoi m’attendre avec elle. Je reconnaissais que je n’avais guère apprécié le fait qu’elle se soit barrée comme une voleuse mais j’avais la possibilité de savoir pourquoi alors il était hors de question que je m’en prive. J’avais donc accepté pour en savoir plus sur la jeune femme dont j’avais été incapable de percer à jour la personnalité. Une grande première me concernant !
Je m’en rendais compte une nouvelle fois alors qu’elle se jetait presque sur moi. Avais-je dit qu’elle était timide ? Les apparences jouaient en ma défaveur même si la belle avait été assez proche pour que je l’embrasse. Malheureusement, je n’eus pas ce plaisir et quand bien même, je me serais retenu. Des réponses ! Voilà ce que je voulais en premier lieu. Enfin… des avances de sa part ne seraient pas mal non plus ! Elle était en beauté ce soir et sa timidité qui avait fait son grand retour lui donnait un charme fou. Ses petites manies lorsqu’elle était gênée me donnait envie de l’embrasser… et cela était sûrement dû au fait que la plupart de mes conquêtes étaient sûre d’elles, voir même un peu trop parfois. Je me perdais donc légèrement dans mes pensées concernant mes relations avec les femmes jusqu’à ce que la blonde revienne. Je remarquais de suite qu’elle avait choisi de garder ses distances mais je n’étais pas du genre à me laisser mener…

Je m’étais donc rapprocher d’elle, et pas qu’un peu, pour lui avouer que je savais parfaitement qui je venais aider. Car belle jeune femme ou non, j’aurais refusé de descendre si je n’avais pas entendu le nom de famille de Saara ! Mon attitude, sembla légèrement la troubler mais pas assez pour l’empêcher de sourire ce qui était une bonne chose. Je me laissais même tirer par le bras alors qu’elle me disait que puisque j’avais accepté ma mission nous devions y aller.
Je m’intéressais alors à la personne que nous allions rencontrer et je fus surpris d’entendre le nom de Julius Bahlow ! Et bien, si Saara s’intéressait à ce genre d’artiste je ne pouvais que l’apprécier davantage.



- Je ne vis plus en Allemagne depuis très longtemps mais je n’ai jamais pu abandonner complètement mon pays natal. Je sais parfaitement qui est Julius Bahlow puisque je me suis rendu à cette expo très remarquée, dis-je en reprenant les mots de la jeune femme. Avec un sourire j’avouais ensuite. J’ai d’ailleurs voulu lui acheter une toile mais il n’a pas voulu, l’exposition n’étant pas terminée !


J’affichais ensuite une moue curieuse lorsqu’elle m’expliqua ce qu’elle attendait de sa rencontre avec l’artiste allemand.


- Je n’ai pas pensé une seule seconde que je risquais de m’ennuyer, répondis-je en la regardant avec un sourire séduisant. Et si je comprends bien c’est une première rencontre pour tâter le terrain ! Ta prochaine exposition traitera de quoi exactement ? Je préfère être bien informé et ne pas passer pour un touriste vois-tu.


Oui, je ne voulais finalement pas lui mettre des bâtons dans les roues sans qu’elle ne s’en rende compte. Cela ne m’apporterait absolument rien et qui plus est ma soirée prenait une tournure beaucoup moins ennuyeuse que ce que j’aurais pu imaginer.
Le plus amusant était que je ne savais absolument pas comment elle finirait. Si j’avais été au restaurant avant de sortir en ville, je me serais contenter de draguer une fille facile aimant l’argent et je l’aurais sautée. Idée séduisante certes, mais moins intéressante que l’avenir incertain que prenait cette fin de journée en compagnie de la jolie Saara !

J’esquissais un sourire lorsque la blonde compris toute seule les raisons de ma présence ici. Je ne lui confirmais pas car une idée m’était venue ! Je faisais un signe de tête à mes confrères qui revenaient sûrement manger au restaurant de l’hôtel puis j’apercevais celles qui m’avaient donné une excellente idée. Les avocates étaient toujours à trainer derrière puisqu’elles s’arrêtaient constamment pour regarder les vitrines alentours. L’une d’elles étaient un peu trop collante à mon goût et de toute façon je n’avais pas aimé ces menaces sous-jacentes lorsque je n’avais pas voulu conclure une affaire avec elle… et pour le coup je parlais bien d’une affaire professionnelle. Cette nana était incompétente à souhait et il était donc hors de question que je m’associe avec elle. Diriger mon cabinet en solo me convenait parfaitement.
Aussi, en prévenant Saara à la dernière minute, je passais mon bras autour de sa taille juste avant que les somnifères sur pattes ne passent près de nous.
« Joue le jeu s’il te plaît ! » Puis lorsque l’autre incompétente arriva près de nous et nous regarda de travers je l’ignorais royalement. Une fois certain que les avocates étaient hors de vue je relâchais Saara sans lui expliquer pour autant pourquoi j’avais agi comme cela. Après tout elle était, de nous deux, celle qui devait le plus d’explications à l’autre.
Puis je me retenais de rire à l’utilisation du mot ‘sympa’ et je remarquais très vite que Saara avait eu la même pensée que moi. La différence entre nous était que cela semblait la gêner.



- Je ne suis pas contre une petite marche ! Les journées de convention sont longues… Je déteste rester assis à ne rien faire, répondis-je sur un ton naturel. Je n’ai pas le plaisir de connaître ce bar, ajoutais-je avant de préciser, qui est… très sympa ! ... Mais entre nous je ne vois pas vraiment à quoi correspond ta définition du mot ‘sympa’ justement. Je la regardais avec un sourire en coin. Franchement Saara ! Tu ne pensais pas que je n’allais pas chercher à savoir pourquoi tu as voulu jouer aux abonnés absents ? Comme tout avocat qui se respecte je n’aime pas avoir des questions sans réponse, lui expliquais-je. Cependant, cela attendra un peu puisque pour le moment je ne suis pas avocat ou juste un homme… mais interprète ! Le tien en l’occurrence, précisais-je avec un clin d’œil.


Cette phrase ne laissait-elle pas planer un sous-entendu ? J’en avais l’impression alors que je ne l’avais pas fait exprès. Mais peu importe ! J’aimais que les gens croient que j’étais toujours certain de mes propos et revenir en arrière laissait croire le contraire.
Ma langue ayant fourché, je serais bel et bien son interprète pour la soirée… et plus si affinités ! D’ailleurs, j’envisageais de lui demander un service mais une fois ma mission terminée.






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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Lun 21 Aoû - 14:01



Saara sourit, attendrie par l’attachement de Samuel pour son pays natal. Il ne l’a pas vraiment précisé, mais c’est en petit garçon – déjà trop mignon – qu’elle l’imagine, s’émerveillant pour la première fois des fjords norvégiens, sous la neige. Si elle s’interroge sur les raisons du départ d’Allemagne, et de l’installation à Valhöll, elle ne demande pas. Elle ne va pas se montrer curieuse sur des sujets qu’elle-même élude. Alors qu’il raconte s’être rendu à l’expo de Julius Bahlow, les iris de la jeune femme s’attardent sur le sourire tentateur, contre lequel elle a très envie d’apposer un léger baiser pour le consoler de la toile refusée. Elle connaît les montagnes russes par lesquelles on passe à désirer une œuvre pour, à regret, devoir renoncer à l’obtenir. C’est terriblement frustrant ! Cependant, la part d’inaccessible, que ce soit dans son message ou dans sa possession, est aussi ce qui fait l’attrait d’une œuvre. En lutte à chaque pas, Saara ressent l'effort pour garder le cap droit devant elle. Si elle n’y prend garde, elle dévierait pour rentrer dans Samuel. Est-ce seulement un élan de réconfort qui la pousse à vouloir passer ses bras autour de lui pour s’envelopper dans sa chaleur ? Assurément, non… La nuit qu’ils ont partagée, ne l’a pas délivrée de la force de séduction de cet homme… qui n’est pourtant pas pour elle ! Nul besoin de l’en convaincre, elle le sait très bien au fond. Elle sait également que l’intérêt qu’elle peut éveiller chez lui, s’essoufflera vite. *Mais comment ne pas mettre mon cœur en péril quand tu me souris ainsi ?* Le regard de Saara se porte au-devant pour l’aider à s’en tenir à leur conversation qui ne cesse de lui laisser croire à une entente complice dans l’éventualité d’une suite à deux… Entre raison et fol espoir, elle ne s’en sort décidément pas ! Et si elle cherche à ne pas s’attacher plus, elle fait fausse route en passant du temps avec lui. Ce n’est clairement pas en le connaissant mieux, qu’elle se détachera de lui ! "Du fantastique dans l’imaginaire des artistes d’aujourd’hui. J’aimerais faire écho à l’actualité et alimenter les réflexions avec la vision artistique. J’adorerais exposer une toile de Julius Bahlow, et quel un atout, son nom serait pour attirer l’attention ! Mais oui, cette rencontre est juste une prise de contact. J’ai une connaissance commune avec son agent qui m’a arrangée le coup…" La voix de la blonde s’affaiblit, alors qu’elle remarque des signes de tête adressés à Samuel. Elle percute alors la raison du séjour de ce dernier et cela la fait rire. Ce qu’elle peut être lente parfois ! Au cours de cette journée, elle a croisé des avocats de la convention identifiables à leur badge dans les ascenseurs et dans les couloirs de l’hôtel. Sans parler que son oncle Eirik lui en parler le matin même. Or, l’idée que Samuel puisse aussi y participer ne lui a pas traversé l’esprit… et pourtant, ce n’est pas faute de penser à lui !

À peine dehors, Saara accueille à plein poumon un bol d’air. Il fait froid, mais c’est une température qui dégourdit. Elle va renseigner Samuel sur leur destination, mais il la devance en l’invitant à jouer un jeu, tout en passant un bras autour de sa taille. Sans trop comprendre, elle incline la tête de son côté avec un air interrogateur. Il ne semble pas vouloir l’éclairer, mais n’en a pas besoin en fin de compte, elle sent rapidement sur eux des regards appuyés dont celui presque hostile d’une femme joliment apprêtée. *Toi, la belle, tu t’imagines m’éclater comme une punaise* Avec un sourire piqué, Saara revient sur le tombeur de ces dames et elle hisse son visage si près du sien que celles qui les ont dépassées croiraient à un baiser. "Si tu veux vraiment envoyer un message clair, ta main devrait dégringoler un peu plus bas.", murmure-t-elle sur un ton de défi. Elle contrecarre sans doute le plan qui consiste à seulement titiller le groupe de prétendantes, et tant mieux ! Elle ne va quand même pas l’aider à emballer ! Ceci dit, à la réflexion, elle n’assume pas tout à fait d’avoir suggéré qu’il lui mette la main aux fesses. Ses joues se colorent, et cela n’a pas qu’avoir avec les basses températures. Non en fait, elle n’assume pas du tout cette provocation. Qu’est-ce qui lui a pris de sous-entendre ça ?! " Tu l’as compris, je plaisantais, évidemment ! Je n’étais pas sérieuse du tout..." Ce qui n’est pas sérieux, c’est d’agir comme une vilaine jalouse, alors qu’elle n’a pas de raison ni même l’excuse d’être alcoolisée.

En reine de l’esquive, elle oriente la discussion sur le bar où ils vont rencontrer le peintre allemand. À la base, ce dernier devait la rejoindre au hall de l’hôtel, mais d’après son agent qui n’est pas du voyage et gère tout à distance, Julius aura du retard. Il doit y avoir eu un accident, c’est curieux sinon que tout le monde soit retardé. Dans son flot de paroles, elle gaffe encore une fois… ce n’est pas possible ! Elle porte ses yeux sur le feu du carrefour qu’ils doivent traverser. Si elle croit un moment que Samuel n’a pas tiqué, elle est vite détrompée, lorsqu’il précise ne pas saisir le sens qu’elle donne au mot « sympa ». Malgré sa gêne, elle croise leur regard. Avec sa légère barbe qui fait ressortir son côté séducteur, il lui adresse un sourire craquant… et elle a envie de mettre les choses à plat, parce que franchement son comportement n’est pas glorieux avec lui. Ses yeux se teintent soudain de perplexité… Qui est curieux sur son silence ?! Samuel, l’avocat ? Samuel, l’homme ? Et par moment, il est le sien d’avocat, d’interprète, mais… d’homme aussi ?! Le feu passe au vert. La foule des passants autour d’eux s’avance pour traverser, les entrainant dans leur sillage. "C’est un mot qui me vient facilement. Peut-être trop. Il est passe-partout, mais il a l’avantage de véhiculer une opinion positive sans empiéter sur le libre arbitre de chacun. Je te laisse la liberté de mettre l’intensité que toi, tu ressentiras pour ce bar sympa.", déclare-t-elle dans un sourire avant de lever la tête en l’air. "Est-ce une manière de ne pas trop s’avancer ? Peut-être ! Mais au moins les autres n’auront pas d’attentes déçues." Elle regarde une enseigne pour se repérer… Et si, elle sait très bien qu’elle noie le poisson et ne rebondit pas sur la partie qui les intéressent tous deux, mais il a dit que cela peut attendre. Et elle est d’accord, les explications peuvent attendre la fin de leur rendez-vous… avec Julius Bahlow. Leur rendez-vous avec Julius Bahlow, car juste eux deux ne sont pas en rendez-vous, sinon il n’y aurait pas l’espace d’intercaler un bus entre eux… Bon d’accord c’est exagéré !

"On est presque arrivé, c’est là !" Elle entraîne Samuel dans une ruelle parallèle qu’il faut connaître pour s’y aventurer, tellement le passage ne paie pas de mine. "J’espère qu’il y aura de la place. C’est encore tôt, mais ce n’est pas très grand." Elle n’a pas moyen de contacter directement l’artiste peindre, alors ils devront s'embêter à l’attendre là devant s’ils doivent se déplacer ailleurs. En entrant à l’intérieur, l’ambiance calfeutrée opère et l’effervescence d’Oslo est immédiatement oubliée. Saara est tout sourire, ça n’a pas l’air d’avoir changé, ou pire d’être dénaturé. On ne peut pas réserver de table, mais il y a néanmoins une sorte de maître d’hôtel qui régule les entrées. Entraînant Samuel avec elle, la blonde s’avance vers le pupitre derrière une petite file d’autres clients, tandis qu’un autre groupe arrive derrière eux. À leur tour, l’employé des lieux les accueille d’un chaleureux bonsoir auquel Saara y répond avec un sourire réjoui. Elle anticipe déjà le plaisir de pénétrer dans la salle. "Vous êtes ensemble ?" *… Mais elle est épineuse, votre question !*

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mer 30 Aoû - 20:20

Le 24 janvier 2018






Cette jeune femme était un défi pour moi ! Je n’arrivais pas à cerner sa personnalité même si j’étais certain qu’elle était une personne sensible et douce. Mon opposé le plus total ! Mes doutes étaient en rapport avec les relations qu’avait la blonde avec les hommes… et surtout avec moi. Elle pouvait se montrer timide, puis aguicheuse et enfin complètement distante. Je ne savais pas quoi en penser et c’était à me rendre dingue. S’il y avait bien une chose que je détestais c’était être dans le flou et là je nageais carrément dedans. Cela étant dit, la compagnie de cette simple humaine qu’était la jolie Saara m’était agréable car surprenante. Mais je ne m’égarais pas plus longtemps dans mes pensées et écoutais avec attention la réponse à sa question de Saara concernant le thème de son exposition.
J’arquais un sourcil. Ne prenait-elle pas un risque en abordant le fantastique, le surnaturel ? Cela rappellerait forcément la vidéo et risquerait de créer un débat ! Si ces derniers pouvaient être une bonne chose dans certain cas j’étais plus sceptique si un de ces débats venaient à concerner l’existence des créatures surnaturelles. Les avis étaient trop différents et extrêmes. Certains ne croyaient pas en la véracité de la vidéo, d’autres trouvaient ça super cool, tandis que les derniers, terrifiés, voulaient le massacre des créatures.



- Une simple prise de contact peut parfois se terminer sur un accord de contrat tu sais, dis-je en souriant et en sachant parfaitement de quoi je parlais. Cependant, je dois t’avouer que ton thème m’étonne ! continuais-je en toute franchise. Les avis concernant l’actualité de ces derniers temps sont extrêmes voir violents ! Il y a bien des gens qui trouvent ça cool et d’autres qui ne croient pas en la véracité de cette vidéo… Eux ne représentent pas de risques. Mais il y a les autres ! Ceux qui pensent qu’il faut créer des milices pour exterminer les créatures… Ce ne sont pas des enfants de cœur et ils sont suspicieux de tout. Ils seraient capables de penser que tu fais de la propagande en faveur des créatures… voir même que tu es l’une des leurs.


Je ne disais pas cela pour lui faire peur mais pour être sûr qu’elle avait bien conscience que ce que pourrait générer le thème de son exposition.
Puis je lui souris lorsqu’elle comprit pourquoi j’étais là et justement nous étions en train de croiser certains avocats dont un groupe de jeunes femmes. L’une d’entre elles m’insupportait et avec l’aide de Saara… Aide que je ne lui demandais pas, je remettais ma consœur à sa place. J’eus presque envie d’éclater de rire en voyant le visage de cette dernière se décomposer mais je restais impassible. Enfin ce fut le cas jusqu’à la remarque de Saara. Je lui jetais un regard surpris mais puisqu’elle voulait jouer… pourquoi pas ! Ma main glissa lentement de sa taille jusqu’à sa hanche avant de se stopper. *Elle va me rendre dingue !*
Les avocates étant loin, je lâchais la blonde avec un haussement d’épaules qui signifiait bien que je n’avais pas compris. Mais dans le cas où elle n’aurait pas capté, je reprenais la parole.



- Absolument pas ! Je n’avais pas vu cela comme une plaisanterie mais plutôt comme… comme une invitation, répondis-je avant de me taire en la regardant avec un léger sourire. Je vais finir par croire que toi et moi on a un sérieux souci de communication, déclarais-je avec un clin d’œil.


Puis Saara eut la mauvaise idée d’utiliser le mauvais mot pour décrire le bar où nous allions… Sympa ! Cela me fit tiquer même si je n’abordais pas de suite le sujet. Je voulais que la blonde pense que je n’avais pas fait le rapprochement.
Mais je ne tardais pas à lui dire que je ne saisissais pas la définition qu’elle avait de ce mot tout en lui précisant qu’il était inutile d’en parler maintenant puisque nous étions en mission. Du moins je l’étais et pour elle ! Cependant, j’eus un rire franc en entendant le mot passe-partout. En réalité, tout ce qu’elle me disait là me donnait l’impression qu’elle essayait de m’embrouiller.



- Je ne suis pas certain d’avoir compris ce que tu essayais de m’expliquer mais ce n’est pas grave… On pourra librement en parler plus tard. Puis je me penchais vers elle. Dans l’optique où tu ne comptes pas prendre la fuite beauté !


Puis amusé, je me redressais tandis que la jeune femme m’informait que nous étions bientôt arrivés. Je regardais les alentours et reconnaissais les lieux. Du moins c’était jusqu’à ce qu’elle m’entraîne dans une ruelle où je n’avais jamais mis les pieds. Je la suivais en remarquant que l’endroit aurait pu être flippant si je n’avais pas été un semi-démon… L’étroitesse de la ruelle était parfaite pour les voleurss et les coupe-jarrets ! Bien sûr je gardais cette pensée pour moi.
Concernant les paroles de Saara je me retenais de lui dire que cela ne me gênerait absolument pas d’être collé à elle s’il y avait du monde. Mais le sourire que j’affichais était tout aussi évocateur.
Une fois à l’intérieur, tout le brouhaha d’Oslo sembla avoir disparu. Saara était radieuse ! Elle adorait visiblement l’endroit. Quand à moi je n’y prêtais pas attention puisque je contemplais le sourire de la blonde, ce qui me fit louper le bonsoir de l’employé. Je répondais avec un temps de retard… où moment même où l’on nous demanda si on était ensemble. Je jetais un coup d’œil à Saara et j’eus l’impression qu’elle ne savait pas quoi dire. Amusé, je passais mon bras autour de ses épaules. J’allais répondre puisqu’elle ne semblait pas vouloir le faire. Mais il était évident que ses propos auraient été très différents des miens.



- Malheureusement pour elle… nous sommes effectivement ensemble ! déclarais-je simplement en offrant un nouveau sourire charmeur à celle qui m’avait conduit ici.




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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Sam 2 Sep - 22:24



C’est sûr que Saara aimerait bien pouvoir dédier toute une expo aux toiles de Julius Bahlow, mais l’artiste reçoit des sollicitations de grandes galeries et musées. S’il contribue à son expo sur le fantastique, cela serait déjà inespéré, alors s’il envisage de signer pour un projet avec sa galerie… ça serait le pied ! Mais elle préfère n’avoir pas trop d’attentes sur l’issue du rendez-vous, c’est déjà juste génial de pouvoir le rencontrer ! Le sourire de la jeune femme s’estompe, alors que Samuel lui fait part de sa surprise sur le thème de sa prochaine exposition temporaire. Elle ne se voyait pas courir le genre de risque qu’il décrit avec ce projet-là. Elle ne cherche pas à créer la polémique et ne compte pas favoriser le camp des pro- plutôt que des anti-, et inversement. Par la voie artistique, elle aimerait sublimer les peurs et peut-être les dépasser pour que la réflexion soit à un échelon plus élevé que les instincts primitifs. C’est autant pour la population que pour elle-même, car elle n’est pas exempte de préjugés dictés par sa trouille de tomber nez à nez sur un vampire, un homme-loup et toutes autres créatures aux dents acérées. "De la peur, de la fascination, de la méfiance, de l’attrait et tant d’autres ressentis. L’exposition reflètera plusieurs points de vue sur ce qu’inspirent les créatures surnaturelles. Je ne pense pas qu’on pourra m’accuser d’orienter l’opinion, et ce n’est pas mon but." Elle s’arrête pour se présenter devant l’avocat. Les joues gonflées, elle décolle les talons pour prendre de la hauteur et pose ses mains sur les hanches avant de retomber. "Alors j’avais l’air menaçant d’après toi ? C’est le plus effrayant que je peux faire !" Elle sourit et reprend la marche. À son avis, les fanatiques de tous bords ont sûrement dans leur ligne de mire des cibles plus intimidantes qu’une insignifiante directrice de galerie d’art. "Mais tu me donnes à réfléchir, je penserai à réévaluer les risques et renforcer la sécurité de ma galerie en conséquence." C’est toujours désagréable de se réveiller et de constater des actes de vandalisme. Elle se serait bien attardée sur l’agréable pensée que Samuel semble s’inquiéter pour elle, mais ils croisent des hommes en costumes cravates et son esprit connecte des infos qui la font soudain deviner le motif de la présence de ce dernier à Oslo.

À peine le nez dehors, le changement de température est instantané, mais il fait plutôt doux en ce début de soirée. Sans crier gare, Samuel instigue un tour, dont la finalité échappe à Saara. Ne cherchant pas à comprendre, subitement animée par un sursaut de jalousie, elle tient son rôle de complice, quitte à en rajouter ! Ses yeux le provoquent, tandis qu’elle y lit la surprise dans les siens. Il est pourtant l’instigateur du jeu ! Alors quoi, elle va trop loin ? Et bien peut-être repensera-t-il à deux fois avant de la mêler à ses plans de séduction ! L’air de défi Saara perd de sa superbe, alors qu’elle est prise d’un doute sur la bonne piste de son interprétation des intentions de Samuel. Ne cherchait-il pas à piquer ces admiratrices ?... Tandis que la main de ce dernier est en train de descendre, elle sent monter, certes une certaine excitation que seule la dilatation de ses pupilles trahit, mais surtout de la gêne. Ils sont quand même un peu en pleine rue devant un hôtel en centre-ville. Ne pousse-t-il pas un peu loin la blague ? Elle ne sait plus trop quoi penser. Peut-être la fait-il marcher et arrêtera-t-il la dégringolade ? En tout cas, elle se défile la première et prétend qu’elle plaisantait. De son côté, il prétend l’avoir prise au sérieux, ce qui la perd pour de bon. Ne lui demandez donc pas ce qui en est au final, elle ne saura vous répondre ! Elle se contente d’un bref rire, lorsqu’il conclut sur un problème de communication entre eux. Sans doute que leur relation gagnerait en clarté s’ils parlaient sans détour… mais elle ne pressent pas une bonne issue à ce genre d’éclaircissement.

La conversation repart sur le bar où ils doivent se rendre... et elle met les pieds dans le plat ! Elle a juste envie de retourner dans sa chambre d’hôtel, passer sous la couverture et enfoncer sa tête dans un coussin. Elle regretterait presque le temps où il l’intimidait tellement pour qu’elle puisse sortir plus de deux phrases. Il dit vouloir savoir pourquoi elle a gardé le silence, mais elle ignore si c’est juste de la curiosité ou de l’intérêt... Et de l’intérêt pour quoi ? Des parties de jambes en l’air occasionnelles ? En lui rendant visite pompette et en lui suggérant de lui mettre la main aux fesses, il ne peut pas vraiment l’envisager comme du stable… Non pas qu’il l’aurait envisagée de toute façon ! Comme ils sont en chemin pour une rencontre professionnelle, ce n’est pas vraiment le moment d’entamer une discussion délicate entre eux. Et n’étant pas certaine qu’après le rendez-vous, elle sera plus disposée, elle préfère ne pas rebondir et noie le poisson. Elle croit s’en sortir, mais Samuel revient à la charge en rivant son beau regard qui la dépouille de toute volonté et qui agite son cœur. "D’accord.", concède-t-elle dans un sourire de reddition consentante. "Non, je ne serai pas la première à partir…", promet-elle, alors que son gracieux sourire prend des nuances plus maussades... À quoi bon s’en faire et s’apitoyer d’avance ? Saara rehausse rapidement son sourire et ajoute avec bonne humeur : "A part faire de charmantes rencontres à ta convention, je parie que tu as participé à un workshop d’hypnose ! C’est ça votre secret pour délier les langues, non ? Heureusement que tu es mon avocat, je ne tiendrai pas longtemps face à toi." Elle quitte Samuel des yeux et repère l’entrée de la ruelle qui mène au bar. Elle l’informe donc de la proximité de leur destination.

Pénétrant dans le bar, la blonde est tout de suite immergée dans l’ambiance un brin surannée. Elle y a passé de belles soirées et ne doute pas que Julius Bahlow appréciera. En attendant leur tour, ses yeux papillonnent pour reprendre connaissance des lieux. Si son bonsoir a été claironné du tac au tac, en revanche, elle reste interdite à la question que le maître d’hôtel pose ensuite… *Ça se pose ce genre de question, et de but en blanc ?!* Qu’est-ce qu’elle est censée répondre à cette colle ?! Oui, elle aimerait bien, mais non, ce n’est pas le cas. Est-ce que cela le regarde, ce type ?! N’obtenant pas de réponse auprès de la jeune femme, l’homme quête du côté de son cavalier. Saara se dit alors que Samuel pousse le bouchon un peu loin en l’entourant de son bras pour accompagner son « malheureusement pour elle, nous sommes effectivement ensemble ! »… Huh !? A-t-elle entendu correctement ou son esprit délirant a tronqué les mots qu’il a proférés ? Non, il ne lui sourirait pas ainsi si elle avait mal entendu. "Samuel…", prononce-t-elle avec une lente intensité, n’y croyant pas tout à fait, mais étant toutefois gagnée par une liesse intérieure. Elle plie le bras sur lequel la main de Samuel la tient, cherchant à entremêler leurs doigts, alors qu’elle approche son visage et lève son menton… "Ça sera donc une table pour deux.", note l’homme. "Oh…" Les battements de son cœur marquent net un temps d’arrêt. Elle comprend enfin le sens de la question de l’employé du bar… La nouille ! Elle regarde Samuel, l’a-t-il tout de suite compris, lui ? Sans doute ! Ça lui paraît logique maintenant ! Elle s’éteint aussi vite qu’elle s’est enflammée. Et là elle a juste envie d’enfouir sa tête contre le torse de son chéri, mais il ne l’est pas ! Sa main décolle la prise de Samuel qui ne devrait pas être aussi tactile avec elle, ça l’embrouille ! Elle se penche vers le maître d’hôtel pour reprendre en essayant de contenir son dépit : "Trois.. Nous serons trois. Quelqu’un doit nous rejoindre. Pourriez-vous lui indiquer notre table. Je suis Saara Nygård. Merci…"

On les installe à une table. Saara regarde la petite scène sur laquelle des musiciens se mettent en place. Elle revient sur son compagnon de table avec son sourire retrouvé. Les groupes ne sont pas très connus, mais la plupart transpire une passion authentique. "Je ne pense pas dire que tu es avocat. Il pourrait penser que je prends trop au sérieux cette rencontre." Elle examine la carte, la tourne et la retourne. "Tu as la même carte que moi ? Je ne vois pas où sont les cocktails sans alcool. Ça se peut qu’on n’en propose pas ?", s’étonne-t-elle. Ayant toujours consommé des boissons alcoolisées dans les bars, elle ne s’est jamais posé la question. Bon si elle s’en tient à un verre, il n’y aura pas de conséquence pour la discussion avec l’artiste allemand… ni pour le tête-à-tête d’après. "On attend sur Julius Bahlow ? Je n'ai pas tant soif et tu as déjà bu à l’hôtel.", remarque-t-elle distraitement en repensant à l’incident de l’erreur de porte.

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Dim 3 Sep - 23:31

Le 24 janvier 2018






Contre toute attente, je n’avais pas abordé le sujet des menaces qui pourraient découlées de son exposition pour faire peur à Saara. Avec quelqu’un d’autre cela aurait pu être le cas ! Mais pas là. Elle était tout de même une cliente et je ne voulais pas que son affaire subisse des dégâts à cause d’un thème d’exposition qui rendait tarées certaines personnes. Car c’était bel et bien le cas ! La diffusion de la vidéo avait donné naissance à des groupes fanatiques dont la folie pouvait frôler celle de certains de mes congénères. C’était pour dire ! Sans surprise, j’écoutais la réponse de la jolie blonde. J’imaginais bien que son but n’était pas de créer un confit ou une situation dangereuse pour ses convives mais il fallait en tenir compte. Beaucoup de pauvres mortels sans aucun don avaient peur d’aborder le sujet tandis que moi-même m’en fichais un peu.
Je haussais donc les épaules, retenant un soupir, en me remémorant à quel point l’humanité pouvait être peureuse et stupide. Un coup d’œil vers Saara me rappela qu’il y avait tout de même des exceptions. Une chance pour son espèce !



- J’imagine bien que ce n’est pas ton but Saara mais il y a des… cons de partout malheureusement ! Cela étant, ton thème a l’air très intéressant et je suis persuadé que l’exposition sera on ne peut plus intéressante.


Je ne mentais pas en disant cela car je m’intéressais réellement à l’art ! J’avais certes un pouvoir destructeur mais cela ne m’empêchait pas d’admirer les créations de l’homme et ce, depuis toujours. Mais mon esprit n’eut guère le temps de s’évader vers mon passé de jeune étudiant en droit courant les musées car Saara venait de se planter devant moi. Les mains sur les hanches et les joues gonflées elle me fixait sans que je ne comprenne ce qu’elle faisait. Je fronçais les sourcils d’incompréhension alors que je me disais qu’elle ressemblait à un enfant retenant son souffle ou même à un hamster.
Puis je la regardais étonné face à ses explications avant d’éclater de rire qui m’attira le regard d’une ou deux personnes. Mais cela m’importait peu ! Je me reprenais avant d’enfin répondre à la jolie jeune femme…



- Effectivement, tu pourrais effrayée… un hamster ! Et encore, j’en suis pas certain, déclarais-je amusé. Je pense que tu as raison du coup ! Augmenter la sécurité le temps de l’exposition sera une meilleure idée.


Puis nous prenions enfin la direction du bar non sans que je croise des confrères et consœurs dont l’une avait le dont de me taper sur le système. Elle était persuadée d’être celle qu’il me fallait et qu’en plus de ça nous devions nous associer. Non mais sérieusement ! Complètement folle, moi je vous le dit. Je me servais donc de la présence de Saara pour remettre l’avocate à sa place et cela sembla l’agacer ce qui me fit plaisir. Ravissement qui fut très vite remplacer par de l’étonnement et une légère pointe de déception à la ‘blague’ de Saara. Bien entendu, je ne lui aurais sûrement pas mis la main aux fesses mais j’aurais volontiers laissé cette dernière sur sa hanche. Malheureusement je n’avais pas la permission de la blonde et la conversation ma rappela le dénouement de sa visite surprise. Si le moment était mal choisi je lui faisais clairement par du fait que j’allais l’interroger à ce sujet plus tard… si l’on partait du principe qu’elle ne fuirait pas !
Je lui demandais même de manière détournée mais tout à fait charmante. Je préférais savoir à quoi m’attendre, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise. Alors mon sourire s’élargit lorsque Saara accepta en précisant qu’elle ne partirait pas la première.



- Si je ne compte pas partir non plus il va se passer quoi ? demandais-je amusé.


Et bien elle pourrait m’accompagner à la soirée de gala qui était organisée le lendemain soir. D’ailleurs, j’hésitais même à lui poser la question mais lorsque je m’apprêtais à le faire, Saara reprit la parole pour me parler de la convention ce qui me fit lever les yeux au ciel tout en souriant.


- De charmantes rencontres durant une convention de requins en costard et tailleur ? Je ne pense pas, déclarais-je. Enfin… Je t’ai croisé, donc, effectivement j’en ai fait une ! précisais-je. Je marquais une pause. Après, concernant la convention je suis un très mauvais exemple. J’écoute à moitié ! Je suis là pour me tenir au courant un minimum, trouver de futurs clients et partenaires, c’est tout. Les discours ont tendance à m’ennuyer mais la soirée de gala est toujours très sympa… si on aime les bons vins !


Et sans m’en rendre compte nous arrivions dans une ruelle qui m’était inconnue et qui ne devait être guère rassurante la nuit pour le commun des mortels. Bien sûr ce n’était pas mon cas, ni celui de Saara qui connaissait visiblement l’endroit et était pressée de s’y rendre !

Une fois dans le bar je prenais quelques minutes pour observer les lieux que je trouvais plutôt pas mal. L’ambiance faisait complètement oublier l’agitation de la ville et cela était assez plaisant. Je comprenais pourquoi la jeune femme aimait cet endroit ! En parlant d’elle, Saara n’aurait pas du se faire prier pour répondre à la question de l’employé du bar car cela me laissait le champ libre. Alors je répondais, en la plaignant, que l’on était bel et bien ensemble. Je n’avais pas pris la parole pour mettre un terme à l’attente de l’employé mais uniquement pour faire rougir la belle blonde. Cependant, sa réaction ne fut pas celle que j’imaginais et sa façon de prononcer mon prénom m’intrigua au point que je n’écoutais que brièvement la réponse de l’homme qui nous accueillait. Avais-je halluciné ou bien allait-elle m’embrasser ? Et pourquoi ce ‘Oh !’ en réponse.
Puis sans que je ne m’y attende, Saara me repoussa légèrement pour préciser à l’employé que nous serions trois. Cela me permit de tenter de comprendre ce qui venait de se passer en me remémorant la scène. Je fronçais les sourcils avant d’être surpris par un déclic tandis que l’on nous installait à une table. Se pouvait-il que Saara n’est pas compris le sens de la question du type ? Avait-elle cru que je disais que nous étions en couple ? Mot qui, d’ordinaire, était inexistant de mon vocabulaire. Était-ce ce qu’elle voulait ? Je n’en savais rien, absolument rien car je n’arrivais pas à la cerner. Je répondais un simple à ses paroles  par
« Pas de souci, on fait comme ça ! » sans être certain d’avoir compris. Puis je revenais à la réalité alors que la blonde tournait et retournait sa carte. Je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire à sa question concernant les cocktails sans alcool. La carte de ces derniers se trouvait entre mes mains et sans un mot je la lui tendais. Mais au moment où Saara s’en saisissait, je ne la lâchais et regardais la blonde dans les yeux.


- Tu aurais pu le faire, si tu le voulais… Je marquais une pause sans la quitter du regard. M’embrasser je veux dire ! Tu aurais pu, déclarais-je simplement en la fixant avant de lâcher la carte. Et pour te répondre, non, je n’ai pas bu à l’hôtel. J’avais commandé une bouteille mais mes projets ont changés… de manière très agréable, je tiens à le préciser. Puis je récupérais la carte des vrais cocktails, pointait une boisson alcoolisée de mon doigt au hasard. Cocktail Dark and Stormy… Je vais prendre ça ! Je pense qu’un verre ne me fera pas de mal, dis-je en souriant. Puis j’eus un déclic. Mais… pourquoi tu as dit que j’avais bu !?


Je ne lui avais pas dit avant cela que j’avais commandé une bouteille et je me demandais comment elle avait pu le deviner.





..

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mar 12 Sep - 12:35



*Je suis tellement fichue…* Et cette pensée n’a rien avoir avec la crainte des vandales que son expo pourra mécontenter. Le sentiment qui fait pressentir à Saara qu’elle va au-devant de tourment, c’est l’émerveillement avec lequel elle accueille le rire franc de Samuel. Subjuguée, un sourire rehausse joliment ses pommettes sur lesquelles elle aurait pu s’épargner le blush. Elle fait les frais de l’hilarité de cet homme au charme inépuisable, mais ça ne la vexe nullement. Elle n’est pas du genre à se vexer pour si peu, et en l’occurrence, elle s’imagine aisément avoir eu l’air ridicule. C’était même un peu l’idée ! Peut-être aurait-elle pu démontrer son inoffensivité avec une mise en scène plus à son avantage. Mais ne sachant pas vraiment y faire, le résultat est hasardeux lorsqu’elle s’essaie au registre de la séduction. "Ça se tentera ! Si une fois, on tombe sur une animalerie. Et c’est bien beau de se moquer, mais j’aimerais aussi t’y voir. Je ne suis pas non plus certaine que tu feras bondir un hamster.", ouvre-t-elle les paris avec une mine amusée avant de pivoter et poursuivre la traversée du grand hall.

En sortant de l’hôtel, ils croisent des avocats. Plus par jalousie que par jeu, la blonde prête sa complicité au bourreau des cœurs. Elle pousse les audaces, croyant le mettre dans l’embarras. Sauf qu’il semble la prendre au mot et c’est alors elle qui se sent déstabilisée. Est-ce que la manœuvre de Samuel avait pour but de décourager les attentions de ces jeunes femmes ?! Elle tourne la tête pour jeter un coup d’œil par-dessus son épaule, mais le groupe est déjà rentré dans l’hôtel. N’empêche que pour ce qu’elle a pu observer lorsqu’ils se sont croisés, aucune ne paraît repoussante. Ces avocates dégagent même cette belle assurance qui redouble les attraits et qui lui fait tant défaut. D’ailleurs, au lieu d’éclaircir ce qui vient de se passer ou ce qui s’est passé l’autre matin, elle croit moins démoralisant de ne pas être fixée.

Le bar étant à proximité et une marche bienvenue, ils décident de s’y rendre à pied… *Je n’en rate pas une !* Sans prendre garde, Saara vient de laisser échapper un mot qu’elle a employé à mauvais escient en décampant l’autre jour. Mais après tout, sa gaffe lui octroie l’opportunité de rectifier le tir. *Allez ma grande, dis-le lui : Samuel, le mot « sympa » ne rend pas justice au plaisir que j’ai éprouvé dans tes bras*, teste-t-elle la phrase dans sa tête avant de déblatérer à haute voix un argumentaire qui ne dissipe en rien les non-dits entre eux… ! En bataille l’un contre l’autre, une moitié d’elle a envie d’avoir le cœur net, tandis que l’autre se satisfait que vive l’espoir. Dans la balance, il y a à perdre et c’est un problème. Pour Saara, s’entend. Si elle ne peut s’empêcher d’être fuyante, Samuel, en revanche, est parfaitement libre de s’amuser de la situation… et ma foi, il ne s’en prive pas ! Elle sent un trouble nouer au creux de son ventre, alors qu’il demande ce qui se passera s’il ne part pas non plus… C’est une éventualité qui n’a pas effleuré l’esprit de la jeune femme, lorsqu’elle s’est engagée à ne pas partir la première. Elle entrouvre les lèvres... mais à quoi bon rebondir, après la mise au point qu’ils auront, cette éventualité ne se présentera pas. D’ailleurs au sourire qui flotte au coin des lèvres de Samuel, celui-ci n’est même pas sérieux. Il joue seulement à la troubler et elle tombe dans le panneau, encore une fois ! Pour être au même diapason de légèreté, elle détourne la conversation sur un sujet moins sensible : la convention. Elle lui lance un sourire un brin dubitatif lorsqu’il déclare n’avoir fait aucune charmante rencontre… bon apparemment, il n’est pas porté sur les avocates. *Si seulement toutes les autres femmes pouvaient être avocates, ça réglerait le problème de la concurrence* Elle se sourit à la puérilité de ce vœu, puis rétorque d’une voix enjouée : "Tu n’es pas bon camarade. Mais j’imagine que ton objectif est de me persuader que j’ai trouvé l’exception qui confirme la règle. Ce n’est pas nécessaire, je ne lorgne pas ailleurs de toute façon." Est-ce qu’elle parle seulement de l’avocat ? En tout cas, se sachant sujette aux rougeurs traîtresses, elle quitte Samuel des yeux pour regarder on ne sait pas trop quoi du côté opposé. Il évoque la soirée de gala. Devrait-elle dire qu’elle prévoit de s’y rendre aussi ? Non, inutile, il y a de fortes chances qu’elle se décommande. Cela lui permettra de rentrer un jour plus tôt à Valhöll… pour adoucir son chagrin devant les œuvres de sa galerie.

La blonde repère la ruelle qui mène au bar et quelques petites minutes plus tard, ils sont accueillis par un employé de l’établissement. Prenant certainement ses désirs pour la réalité, elle se fourvoie sur le sens de la question posée ainsi que le sens de la réponse donnée par Samuel. Toutefois, la honte lui est épargnée puisqu’évidemment, personne ne percute les divagations de sa raison égarée. Sur le trajet à leur table, elle reconquiert son entrain en se remémorant les bons souvenirs qui se rattachent à ce lieu. Une fois chacun débarrassé d’une couche, elle remarque que Samuel ne porte pas les costumes qu’elle lui connaît. Elle sourit timidement en baissant les yeux sur la carte des boissons ; maintenant qu’elle y songe, c’est un peu bizarre de le voir en dehors de son cabinet… En vérité, c’est très bizarre de penser boire un verre avec lui, alors qu’elle a ramé sans succès pendant trois mois pour un simple café. Elle ramène une mèche derrière son oreille, se sentant aussi nerveuse qu’à un premier rendez-vous. Pour occuper ses mains, elle se saisit de sa carte tout en se rappelant la véritable raison de leur présence dans cet endroit. Elle précise alors qu’elle ne mentionnera pas la profession de son interprète improvisé. Se faire accompagner de son avocat, ça le fait moyen pour une entrevue en toute décontraction. Elle tourne la carte. Puis la retourne de nouveau sans pour autant trouver les cocktails sans alcool. Oubliant momentanément son trac, elle s’en étonne. Croyant n’avoir que le choix de boire, elle décide de s’en tenir à un verre et pour cela, mieux vaut attendre l’arrivée de Julius Bahlow. Samuel lui tend sa carte. Est-elle différente de la sienne ? Machinalement, elle se penche et la pince sitôt après avoir posé la sienne sur la table devant elle. Elle ne peut pas ramener la carte à elle, puisqu’il ne la lâche pas. Est-ce qu’il veut jouer à « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » ? Avec un sourire entre amusements pour les excentricités qui lui passent par la tête et perplexité de n’avoir pas une meilleure explication, elle relève les yeux… L’intense regard de Samuel la capture, tandis qu’elle retient son souffle. La tension est palpable de son côté, alors que mille pensées s’entrechoquent dans sa tête. Qu’est-ce que ces paroles signifient au juste !? Dans sa conception à elle, les gens qui s’embrassent sont dans une relation romantique, si ce n’est en couple ! Il lâche la carte. Elle garde sa position comme changée en statue. Les battements de son cœur couvrant les autres sons, elle l’entend en arrière-fond relater l’épisode de la bouteille qu’il a commandée à l’hôtel. Ce n’est que quand il fait un mouvement pour récupère la carte sur la table qu’elle se recule dans son siège. Qu’il garde ses distances, elle est déjà totalement confuse là ! "... Vous n’êtes pas si irrésistible. Ne-ne vous flattez pas, Maître Jelsi.. !" Pour une taquinerie réussie, le timing n’y est pas… ni le panache de plus. Déjà pas une excellente baratineuse à la base, alors là… eh bien elle est trop en stress pour déclamer avec conviction le contraire de ce qu’elle pense. Elle tient la carte haut devant elle, assurément pour se dissimuler derrière. "Il y a du choix, je ne sais pas quoi choisir ! Elle s’est trompée de porte, l’employée de l’hôtel, elle a frappé à ma porte avec la bouteille et comme tu es le client allemand, on est sur le même étage." Elle s’arrête à bout de souffle, ayant déroulé d’une traite. *Respire, voilà, respire* S’expliquer est la chose à faire maintenant… mais si elle lui ouvre son cœur, il s’en ira, or, elle veut qu’il reste et qu’il ressente un peu ce qu’elle ressent pour lui… Délicatement, elle pose la carte sur la table. Elle lève les yeux pour parler, mais la serveuse se présente pour les commandes. Elle n’a pas parcouru la carte à vrai dire, mais répond néanmoins : "The last world pour moi, merci." C’est ce qu’elle commandait habituellement ici, et tout compte fait, il lui faudra une dose d’alcool !

La serveuse repart avec leur commande. "Ce matin-là, j’ai eu peur de te demander… Le mot est faible maintenant, je suis terrifiée de savoir si… Si cette nuit n’était pour toi qu’une aventure éphémère, sans regret et sans engagement." C’est dit, mais la question n’est pas réellement posée. Elle tourne le regard vers la scène. "Je crois qu’ils vont jouer un morceau." Et en effet, l’éclairage de la salle déjà tamisé s’éteint, tandis que la scène s’illumine. Les conversations se font silencieuses aux premières notes. Afin de faciliter un départ à Samuel, Saara se lève et braque vers le bar, seul autre halo de lumière en dehors de la scène.

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mer 13 Sep - 14:36

Le 24 janvier 2018






J’étais une personne qui se lassait vite et ce trait de caractère cumulé à ma nature de semi-démon n’était pas pour m’aider à avoir des relations suivies avec les femmes ! Lorsque je sortais boire un verre avec des confrères et qu’ils me racontaient leur vie de couple je décrochais très vite… Leur routine était si ennuyeuse que je me demandais comment cela était possible qu’elle ne les tue pas ! Je n’avais donc jamais cherché à me caser même pour avoir, en apparence, une vie normale. Cependant, je me demandais comment cela se faisait que Saara n’avait pas encore, comme Cendrillon, trouvé chaussure à son pied. Elle était si surprenante que j’étais certain que l’on ne devait pas s’ennuyer avec elle. Bien sûr je ne l’imaginais pas faire des trucs de dingue mais tout était dans son caractère ce qui était encore plus cool de mon point de vue même si cela me déstabilisait un peu.
Surpris, j’éclatais de rire en comprenant pourquoi elle avait affiché cette tête d’hamster ! Si c’est comme cela qu’elle comptait faire peur et bien c’était raté. Quoique ! Si les malfaiteurs se payaient un fou rire, elle pourrait toujours les assommer ou fuir. Puis tout en esquissant un sourire je passais ma main sur mon menton, donnant l’impression que je réfléchissais. Je posais ensuite un regard plein de mystère sur la jeune femme…



- Tu ne pourras sûrement jamais le constater mais sache que je peux être très effrayant si j’en ai réellement envie.


A la sortie de l’hôtel je ne manquais pas de croiser des confrères et malheureusement des consœurs qui avaient le don de m’agacer au plus haut point. J’étais un séducteur mais je détestais être la cible, surtout lorsque celle qui tentait de me mettre le grappin dessus convoitait principalement mon cabinet, sa notoriété et sa clientèle. Sans réellement prévenir Saara de ce que j’allais faire je la prenais par la taille en lui demandant juste de jouer le jeu. J’avais opté pour quelque chose de soft car son départ précipité était toujours emplit de questions. Dans le cas contraire je ne me serais pas gêné pour l’embrasser. Je me fichais du monde et cela aurait remis l’avocate à sa place et puis, pour être honnête, j’en avais envie. Je lui en voulais de s’être barrée en utilisant un mot que je détestais à présent mais cela ne changeait rien au fait que j’avais envie de l’embrasser.
Toutes mes pensées furent perturbées par une proposition de la blonde qui s’avéra n’être qu’une simple blague. Personnellement, je ne trouvais pas ça drôle et je ne cachais pas à Saara que je n’avais pas compris son humour. C’est sûrement pour cela que la jolie blonde changea de sujet pour parler de la convention mais cela ne fut pas plus intéressant. J’aurais préféré m’intéresser au fait qu’elle avait dit qu’elle ne partirait pas la première ! Tant pis, ce point serait forcément aborder plus tard puisqu’elle devait rester. Avec un haussement d’épaules, je souriais.



- Je ne cherche pas à te convaincre de quoique ce soit… J’ai toujours travaillé en solo et ce malgré la proposition très intéressante qui m’a été faite par le patron du cabinet Prince & Prince. De mon point de vue les conventions sont une perte de temps et d’argent… mais cette fois je ne regrette pas d’être venu. Je t’ai croisé !


Puis, tandis que nous avancions en direction du pub que je devais découvrir je repensais à ce travail que j’aurais pu avoir auprès de Bael. Dès que j’avais été diplômé il m’avait demandé si je voulais intégrer le cabinet d’avocats qu’il avait lui-même créé. Et pour ne pas me mentir à moi-même, j’avais longuement hésité. En acceptant, je ne me serais pas démené pour trouver mes propres clients ou tout simplement avoir une assistante. Mais c’était un regroupement de SD ce que je trouvais dangereux ! Aujourd’hui le monde ignorait nôtre existence mais qu’arrivait-il si nous étions découverts et traqués ? L’union fait peut-être la force mais mettre tous ces œufs dans le même panier est dangereux… c’est ce que j’avais fait comprendre à mon maître en déclinant sa proposition. Cependant, il n’était pas rare que le Prince des démons m’envoie des clients importants et je les prenais. Je n’avais pas tourné le dos aux miens, j’avais juste choisi la sécurité de la distance. Et puis il était un fait avéré que les SD n’hésitaient pas à s’écraser les uns les autres pour obtenir les faveurs du Prince des démons.

Au fil de mes pensées, mes pas m’avaient conduit au pub et même si je m’étais égaré dans mon passé je ne semblais pas être le plus perdu des deux. En effet, sans que je ne comprenne pourquoi, Saara sembla bloquer face à la question du serveur. Avait-elle changé d’avis concernant mon rôle d’interprète ? Voulait-elle se débrouiller toute seule ?  Je choisissais de ne pas lui poser les questions qui me venaient à l’esprit et je répondais à sa place non sans une note de plaisanterie. Le truc, c’est qu’elle n’eut pas l’effet escompté sur la personne de Saara qui sembla totalement étonnée par mes paroles. Mais pourquoi donc ? Et pourquoi est-ce que j’avais l’impression qu’elle allait m’embrasser avant que l’employé du pub ne dise qu’il allait nous conduire à une table pour deux. Et ce fut le déclic lorsque nous installions à notre table… J’étais alors persuadé que la blonde n’avait pas saisi le sens premier de la question et sa réaction présente était une preuve.
J’avais l’impression que cette histoire de carte composée uniquement de cocktails alcoolisés n’était qu’un prétexte pour ne pas me regarder. Manque de chance pour elle, j’avais la carte des boissons sans alcool et je la lui tendais mais je ne la lâchais pas. J’attendis de croiser son regard… Je détestais les non-dits et je lui avouais alors qu’elle aurait pu m’embrasser. Saara demeura immobile et silencieuse pendant de longues secondes… et pendant ces dernières je n’arrivais pas à savoir ce qu’elle allait pouvoir faire ou dire. Puis je souriais en comprenant. Je l’avais déstabilisé en étant si direct.



- Me voilà remit à ma place, déclarais-je avant que Saara ne dise ne pas quoi savoir choisir. Puis elle m’expliqua comment elle savait que j’avais commandé une bouteille. C’est donc toi qui m’as piqué ma chambre ! déclarais-je amusé. Je demande toujours à avoir la même mais elle n’était pas libre cette fois-ci. C’est intéressant à savoir si je veux t’offrir un verre alors.


Visiblement Saara allait me parler quand une serveuse vint prendre notre commande. Je restais sur mon premier choix mais la jolie blonde opta finalement pour un cocktail avec alcool. J’esquissais un sourire alors que l’employée quittait notre table mais je n’eus pas le temps de prononcer le moindre mot.
Je fus surpris par la franchise des paroles de Saara même si la question n’était clairement pas posée. Cela étant dit, les révélations étaient assez claires pour que même le plus con des hommes comprenne. Alors que devais-je dire ? Je n’eus pas le loisir d’y penser car Saara annonçait que le groupe allait jouer une musique avant de se lever et filer. Mais il était hors de question que je ne la suive pas et ce fut une bonne chose pour elle. Alors qu’elle était presque arrivée au bar, la blonde trébucha au moment où je la dépassais pour savoir où elle allait. J’eus le réflexe de la rattraper et elle atterri dans mes bras. L’enlacer n’était pas une obligation mais je le fis tout de même avant de soupirer.



- Comment tu fais pour être encore en vie en étant si maladroite ? lui demandais-je en levant les yeux au plafond et en m’écartant tout en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Puis je la fixais. Ces questions que tu as presque énoncées… je ne les aie jamais posées et je ne les aie jamais entendus. Ce n’est un secret pour personne que je n’ai jamais été en couple et que j’aime séduire. Mais je n’ai jamais rien tenté avec toi parce que tu es si douce, surprenante, gentille… mais tellement attirante ! Je n’ai jamais rencontré de femme comme toi, avouais-je enfin.


Le semi-démon que j’étais n’aimait pas voir ses pulsions bâillonnées et ce fut plus fort que moi. Ma main se posa sur la nuque de Saara et alors que mes lèvres capturaient les siennes, une musique se fit entendre.






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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Sam 16 Sep - 20:57



Depuis la première rencontre avec Samuel, c’est la grande valse-hésitation pour la blonde. Elle a beau être convaincue d’avoir zéro chance avec cet homme canonissime, – mot dont il en est la personnification ambulante ! Elle ne peut s’empêcher d’y croire, de le vouloir, de l’attendre, puis d’y renoncer. Tant et si bien qu’elle est en boucle depuis des mois, s’étant emprisonnée elle-même dans un espoir qui ne veut pas mourir... ! Ayant posé sa carte sur la table, elle rive ses yeux noisette emplis de résolution sur son supplice de Tantale. En lui déclarant qu’elle pouvait l’embrasser, il l’a poussée dans ses retranchements. Si avec un gros temps de retard, elle a d’abord plaisanté dans un réflexe d’esquive. Plus cela tourne dans sa tête, plus elle veut savoir ce qu’il impliquait par là. Rien d’engageant à n’en pas douter et de l’entendre haut et fort, ça mettra fin à toutes ses espérances. Elle pensait retarder ce moment à l'après-entrevue avec Julius Bahlow, sauf qu'à se comprimer d'appréhension, son cœur lâchera avant ! Une serveuse se présente à leur table, offrant une distraction qui ne désamorce pas sa décision d’arracher le pansement. Elle doit trancher dans le vif au lieu de continuer à tergiverser dans des « peut-être » à n’en plus finir.

Elle soutient le regard de Samuel. Maintenant, si elle doit précipiter la fin, elle veut qu’il éprouve un peu du trouble qu’il n’a de cesse de lui inspirer. Si elle n’obtient même pas ça… Toute l'histoire avec lui aura été à sens unique d’un bout à l’autre ! Après le départ de la serveuse, elle se montre d’une franchise révélatrice des sentiments plus que naissants qu’elle lui porte. N’ayant pas un cœur de sirène, elle ne recherche pas des relations sans lendemain, et pense le lui faire comprendre. Aussi torride que cela puisse être, juste le plaisir physique ne la comblera jamais entièrement ! Les lumières de la salle s’éteignent successivement, guidant l’attention des clients vers la scène. Dans la pénombre qui les enveloppe, Saara ne discerne plus les traits de Samuel, la laissant ignorante de l’accueil fait à son aveu. Est-il de marbre ? Emprunté ? Ennuyé ? Flippé ? Elle n’attend pas de le découvrir, car elle est soudain envahie d’une prise de conscience et se rappelle pourquoi elle n’ose jamais – ô grand jamais – tenter une approche entreprenante avec les hommes. Elle n’a aucune technique, sinon une très foireuse, juste bonne à se ramasser la honte ! Elle s’est donc levée comme assise sur un ressort. Elle n’a pas vraiment un but en tête, mais les lumières chaleureuses du bar l’attirent. *Qu’est-ce qui m’a encore pris ?? Pourquoi je lui sors ça ? Qu’est-ce que j’espérais provoquer ?!* Tout en continuant son avancée, elle ferme les yeux, la plongeant imprudemment dans le noir absolu. *Samuel, allez, sois charitable et va t’en sans un mot, pitié !*, implore-t-elle. En ouvrant les yeux, elle est surprise d’apercevoir une chaise devant elle et en voulant contourner l’obstacle, elle s’inflige un croche-pied toute seule…

Résignée à s’étaler, elle espère juste qu’on lui accordera une chute sans témoin. Ou seulement le barman, puisqu’elle croise son regard, sans pour autant qu’il puisse n’être d’aucun secours derrière son comptoir. Or, ce n’est pas le sol froid qu’elle percute... Bien avant que passe la stupéfaction qui la rendra pleinement conscience de celui qui l’étreint, ses sens déclenchent des réactions en chaîne. Captant la chaleur de ce corps imprégné de l’odeur de Samuel, ses joues s’empourprent, une lueur allume ses pupilles et un sourire qui en dit long surgit sur ses lèvres. Sa répartie au ralenti, elle ne lui suggérera pas à l’avenir de prévenir sa maladresse en la gardant à ses côtés. Il s’écarte, non sans qu’elle ressente un vif regret. Il la fixe de son regard pénétrant et elle ne peut que redouter la suite. Quelque part, elle savait qu’il est le genre d’homme à affronter les situations de front, et non à partir en silence. Elle l’écoute donc l’éconduire avec ménagement. Elle devrait apprécier l'attention, mais qu’il prenne des gants ou non, ça ne fera pas mieux passer le râteau ! C’est trop tôt pour qu’elle puisse se consoler de savoir qu’il n’a jamais vécu une relation durable ou qu’il n’a jamais ressenti l’envie de s’engager avec quiconque… D’un coup, les yeux de Saara s’agrandissent, intensifiant l’expression de son regard qui la seconde d’avant s’éteignait encore à petit feu. Il n’a jamais rencontré une femme comme elle… et du coup quoi ?! Que doit-elle en conclure ??? S’étant plantée à répétitions sur les intentions de Samuel, elle se retient de tirer des conclusions hâtives et elle l’interroge d’un regard au bord du précipice... jusqu’à ce que la réponse attendue la ranime de belle façon ! Et pendant que d’autres vibrent au son du groupe, la jeune femme se laisse aller dans toutes les nuances du désir le temps d’un baiser…

Des applaudissements retentissent dans tous les coins de la salle et font écho à la liesse qui crépite en Saara. La salle s’éclaire de nouveau et s’anime de bavardages. Les mains légèrement apposées contre le torse de Samuel, Saara finit par lentement se détacher. D'un va-et-vient timide, son regard s'abaisse sur ses larges épaules et remonte à ses yeux clairs, pendant qu'elle lui sourit… et lui sourit encore… puis lui sourit toujours… ouwaaaaah elle n’arrive pas à s’arrêter de juste lui sourire ! Quelqu’un la bouscule un peu dans un empressement à atteindre le bar et le client s’en excuse brièvement avant de demander s’ils font le pied de grue pour passer commande. Sans détourner la tête, Saara la secoue doucement en signe de dénégation. Elle comprend toutefois qu’ils dérangent le passage. "On devrait retourner à notre table." Sans la rencontre avec Julius Bahlow, elle aurait bien proposé de rebrousser chemin.

Juste après le passage de la serveuse pour leur apporter leurs cocktails, Saara se remet peu à peu de ses émotions. "Tu n’es pas parti." A l’évidence ! Mais cela mérite d'être relevé. Elle aurait tellement compris qu'il s'en aille. "Après tout ce que j’ai dit avant et aussi l'autre soir, tu es resté quand même.. Tu n’as pas pris peur… Et tu m’as embrassé !" Elle sourit de plus belle, car avec ce geste, Samuel l’incite à croire que quelque chose est possible entre eux. Quelque chose qui ressemblerait à un avenir. "Je te comprends, je suis une tentation pour beaucoup d’hommes.", s’amuse-t-elle à se vanter sachant pertinemment que c’est faux. "Oh, mais est-ce vrai que tu n’as jamais été en couple ? Jamais jamais ? Même pas une amourette d’adolescent à ton actif ?" Elle esquisse un sourire pour plaisanter : "Si tu fais le premier grand plongeon avec moi, je dois te prévenir : tu cours le risque d’y prendre goût… Non une seconde ! Attends, pas de panique ! Je ne suis pas en train de nous imaginer devant l’autel, rassure-toi. Mais j’avoue, qu’on soit dans une relation où il peut se passer quelque chose, eh bien oui cette idée du « tout est possible » me plaît!" Peut-être que leur relation tournera court – et cette éventualité ne la rebute pas à se lancer –, au moins, ils auront vécu leur histoire sans que tout soit joué d’avance.

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Mar 19 Sep - 18:25

Le 24 janvier 2018






Ces derniers temps le destin me jouait de drôles de tours. Il ne cessait de mettre sur ma route de séduisantes jeunes femmes mais toutes étaient si humaines, si fragiles ! Jaana l’était sûrement moins que Saara et notre relation était amicale. En bref, c’était simple ! Mais avec la blonde, tout était compliqué… Du moins cela l’était pour moi. Je n’avais jamais rien tenté avec elle car ma couverture d’avocat m’était précieuse… Elle m’ouvrait de nombreuses portes quand cela s’avérait nécessaire et que j’avais besoin d’obtenir des informations pour mon propre compte ou pour Bael. Je prenais donc soin de ne pas me taper les clientes régulières de mon cabinet pour ne pas nuit à la réputation de ce dernier. Bien entendu les femmes mariées ne comptaient puisque je couchais avec elle avant que le divorce ne soit prononcé. Elles gardaient donc ce secret pour elle et m’associaient au passé une fois qu’elles avaient retrouvé leur liberté.
Avec Saara, j’étais lié par un contrat permanent et je n’aurais jamais pensé que la jeune femme timide et sûrement romantique puisse être attirée par un type comme moi. J’étais un séducteur né incapable d’avoir une relation durable et cette réputation n’était pas un secret ! Bien sûr, certaines de mes pratiques n’étaient connues que de moi et de mes partenaires mais ces dernières n’en parlaient jamais. Soit par honte d’avoir aimé, soit parce qu’au contraire elles avaient détesté.
Tout ça pour dire que je ne m’attendais pas aux aveux que Saara m’avaient fait lorsqu’elle avait débarqué un soir avant le couvre feu. J’aurais pu me montrer raisonnable en continuant à l’ignorer mais la jolie blonde éméchée avait attisé d’autres envies. Je n’étais pas du genre à refreiner mes désirs et je n’avais fait que répondre aux attentes de la belle. Pour la suite je n’avais pas eu le temps de me poser de questions puisque Saara s’était fait la malle comme moi-même je le faisais habituellement avec mes conquêtes. Après cela, je n’avais plus eu la moindre nouvelle !

Pourtant, voilà que le destin nous avait de nouveau réunis. J’aurais pu ne pas répondre à l’appel et j’aurais pu refuser d’aider Saara en entendant son nom prononcé par le type de l’accueil à sa collègue mais je n’en avais rien fait. La jolie blonde attisait ma curiosité car je n’arrivais pas à la cerner ! Elle était tantôt timide, tantôt séductrice pour ensuite disparaître. En bref, je ne savais pas qui elle était ! Et puis comment aurais-je refusé cette opportunité de la mettre mal à l’aise ? Car c’était ce qui était arrivé lorsqu’elle m’avait vu ! Elle était gênée… mais aussi ravie de me voir. Elle recommença même son petit jeu de séduction compliqué. Compliqué car elle disait une chose avant de revenir sur ses paroles. En bref, j’avais du mal à la suivre ! Et tout aussi énervant que cela pouvait être, ce fait attisait ma curiosité.
Je ne comptais donc pas la laisser partir et c’est pourquoi je la rattrapais lorsqu’elle fuyait vers le bar. Je venais de lui dire qu’elle aurait pu m’embrasser avant de lui parler de moi. A la suite de mes paroles Saara m’avait expliqué son comportement de l’autre matin. Je ne m’y attendais pas puisqu’elle voulait aborder le sujet après l’arrivée et le départ de nôtre rendez-vous. Cette prise au dépourvu était cependant passée inaperçue puisque les lumières s’étaient éteintes au bon moment. Mais le manque de luminosité ne fut pas une bonne chose pour Saara qui se serait lamentablement étalée de tout son long si je n’avais pas eu le réflexe de la rattraper. Agacé, je demandais à voix haute comment elle faisait pour être encore en vie en étant si maladroite mais je n’attendais pas la réponse. Non ! Au lieu de cela je répondais à ses questions qu’elle n’avait pas vraiment formulées avant de fuir… encore !

Je la fixais ensuite en attendant une réaction quelconque de la jeune femme qui m’observait avec un sourire radieux. Je ne savais pas que la vérité aurait pu l’ébahir à ce point et je me demandais qu’elle tête elle ferait en cas de demande en mariage. Cette pensée m’amusa ! Mais bien sûr, elle n’était pas un projet, ni même une hypothèse. Elle n’était qu’une simple pensée qui s’effaça immédiatement lorsque l’on s’adressa à nous ! Saara comprit avec un temps de retard que nous gênions et visiblement elle ne voulait rien commander. J’arquais un sourcil.



- Ok ! On y retourne avant de se la faire piquer, répondis-je en constatant que la table était toujours libre. Et pour info, t’es une menteuse ! Tu n’étais pas censée partie la première… Mais c’est ce que tu as fait.


J’avais dit cela tout en marchant et en m’asseyant à la place que j’avais quittée quelques minutes plus tôt. Après le passage de la serveuse, je levais mon verre en direction de la blonde et buvais une gorgée. Et de suite je secouais la tête de manière amusée.


- Si, si… je suis parti et là tu parle à une chaise vide… D’ailleurs, fais attention à ce que personne ne te vois ! déclarais-je en levant les yeux au plafond lorsque Saara déclara que je n’avais pas eu peur. Zut ! Tu as remarqué que je t’avais embrassé ? Je pensais que tu ne t’en rendrais pas compte.


Je la taquinais, j’étais d’excellente humeur, l’ambiance était bonne et le cocktail délicieux. Alors autant en profiter ! J’eus même un léger rire lorsqu’elle parla de son emprise sur les hommes et je lui adressais un clin d’œil avant de répondre à sa question sur ma vie sentimentale.


- Jamais, jamais ! déclarais-je en décidant que parler d’une ancienne amante et du fait que je l’avais engrosser n’était pas la meilleure idée.


Pour la suite des propos de Saara, je dois avouer qu’ils pouvaient être flippants à entendre. Surtout par un homme n’ayant jamais eu de relation stable ou non et semi-démon de surcroît. Alors que je l’écoutais et que je devrais bientôt dire quelques chose je vis la serveuse revenir vers notre table avec un homme que je connaissais. J’adressais un signe de tête à Saara et me levais pour accueillir le nouveau venu.


- Julius Bahlow, bonsoir. C’est un plaisir de croiser une nouvelle fois votre route, dis-je en lui tendant la main. Ich wäre dein dolmetscher für den abend.


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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Jeu 21 Sep - 19:17



Samuel n’est pas parti ! De manière très honnête, il divulgue qu’il n’est pas abonné aux relations sérieuses et durables. De plus, il aime séduire. Il aurait aussi pu rajouter qu’il n’a aucun mal à lever les femmes qu’il veut. Bref ça en fait de gros handicaps à l’image du prince charmant ! Pourtant, Saara ne retient qu’une chose : il n’est pas parti. Elle lui a laissé le champ libre pour une sortie discrète ; il ne l’a pas saisi. Pourquoi ? Elle n’a plus l’atout de l’inaccessibilité ; ils ont déjà couché ensemble. Si on peut lui trouver une beauté gracieuse, elle n’est nullement incendiaire à faire tourner ivre de désir les hommes. Sans parler qu’elle ne recherche pas d’aventures sans lendemain, et il le sait. Elle ne voit donc qu’une cause pour qu’il reste : une étincelle… qui pourra attiser un grand feu, ne sait-on jamais !

En chemin vers leur table, Samuel la traite de menteuse. Un tantinet indignée par l’accusation, sa bouche s’ouvre spontanément pour former un O. Puis, elle secoue la tête. "Je peux t’accorder un petit tour sans but, mais non que je partais. En tant qu’avocat, je n’ai pas besoin de te rappeler qu’on peut changer un verdict sur une telle nuance." Elle se rasseye à sa place. "Malgré tout, si tu veux me délier de ma promesse, très bien alors ! Cela sera donc de mon plein gré, si je ne te quitte pas ce soir." Elle ponctue d’une moue de sourire en coin. La serveuse apparaît avec les cocktails, apportant une distraction bienvenue au moment où la blonde commence à percuter le désir qui est sous-entendu dans ses paroles et qu’elle a avoué bien involontaire.

Se plaisant à admirer les nuances de couleurs et les jeux de lumière, Saara suit des yeux les remous du liquide dans le verre que Samuel lève. Son regard remonte le verre jusqu’aux lèvres qui s’y désaltèrent… Sur un petit sourire, elle baisse les yeux sur sa propre boisson et lève à son tour son verre en l’air. Elle retrace les actions de Samuel comme pour bien les réaliser. Malgré qu’il se moque évidemment, elle marque un petit temps en le fixant… avant de partager son amusement dans un petit rire aussitôt noyé dans le cocktail qu’elle goûte enfin. C’est qu’il lui est arrivé quelquefois de l’imaginer dans les chaises vides en face d’elle… *Mince s’il savait où il met les pieds, je suis bonne pour être plaquée direct !*

Sans se départir d’un sourire qui regagne vite une réelle consistance à la suite de la conversation, elle lui demande confirmation sur le niveau zéro pour le nombre de relations stables à son compteur. Dans une vision très romantique, elle s’était imaginé qu’il a eu le cœur brisé par un premier amour, perdant ainsi toute aspiration à s’engager à nouveau. Sauf qu’il n’en est rien. Et là… c’est le fossé entre leur vie sentimentale réciproque ! Des relations sérieuses, elle n’a connu que ça. Même sa plus courte histoire frise les douze mois. Elle adore être engagée à quelqu’un. Pour elle, le véritable plaisir à s’adonner aux jeux de séduction est dans le pouvoir de rendre encore dingue son chéri après que l’excitation de la nouveauté soit passée.

Le tant attendu Julius Bahlow arrive à point nommé pour sortir Samuel de l’embarras ! C’est du moins ce que note la blonde et elle ne pense pas se tromper. À la suite de ses paroles, l’absence de réaction sur le visage de son nouveau petit-ami – si prompt à la plaisanterie – en dit long ! Cependant, le sachant novice en matière de relation à durée indéterminée, il est à éviter de plaisanter sur un avenir, même hypothétique. Avec un sourire, elle se lève à son tour pour se présenter au peintre allemand et entamer l’entrevue.

*****

"C’était trop court mais tellement intense, j’adore ce garçon !" Saara ne peut qu’être satisfaite de la prise de contact avec Julius Bahlow. Si avant elle l’admirait seulement en tant qu’artiste, maintenant, elle l’apprécie également en tant qu’être singulier. En quelques échanges d’opinion sur l’art, ils se sont trouvés sur la même longueur. Elle aurait continué à discuter avec lui des heures sans s’ennuyer. Hélas, il a dû partir assez vite, ayant une autre obligation à tenir. "On va en faire des jaloux, si on raconte connaître Julius Bahlow." Pour sa part, elle ne s’en privera pas à son prochain café avec les conservateurs du musée. Elle en rit d'avance. Pour la participation de Julius à l’expo qu’elle met en place, rien de définitif n’est conclu, même si la collaboration est en très bonne voie ! Ils ont convenu une prochaine rencontre. Cette fois en Allemagne, dans l’atelier du peintre pour qu’il lui montre des toiles encore inédites au public. "Merci, ça ne se serait pas aussi bien passé sans toi." En ne se cantonnant pas seulement à son rôle d’interprète, Samuel a su prendre part à la conversation et mettre rapidement à l’aise son compatriote.

Une serveuse vient débarrasser leur verre et prendre une nouvelle commande. Ce n’est pas raisonnable, mais dans l’allégresse, Saara décide de reprendre un second verre. La serveuse repartie avec les verres vides, un client vient à leur table demander s’il peut récupérer la chaise de Julius désormais vacante. "Oui, bien sûr." Le bar s’est bien rempli depuis leur arrivée et battra bientôt son plein. De la salle qui les entoure, Saara reporte son regard sur Samuel à qui elle sourit. Le rendez-vous pro, c’est fait ! Ils peuvent donc passer aux réjouissances. Elle se lève et se penche pour prendre son sac avec elle. "Je m’absente juste un instant, mais quand je reviendrai, on pourra commencer notre sortie." Elle se dirige vers les WC pour un raccord maquillage de soirée. Rien de trop voyant, juste une touche pour faire paraître ses lèvres plus pleines et ses yeux plus immenses.

En revenant dans la salle, Saara aperçoit une brunette tirer la chaise en face de Samuel et s’y asseoir aussitôt… *Eh ma place, pas gênée la fille !* Place qui d’ailleurs, n’a même pas eu le temps de refroidir depuis qu’elle l’a quittée. En s’avançant, elle s’interroge : est-ce une des avocates de la convention ? Oh peu importe, cette femme lui gâche son début de sortie ! Arrivant dans le dos de celle qui squatte impunément sa place, la blonde regarde Samuel avec sur les lèvres un sourire annonciateur d’une malice en préparation. "Déjà de la compagnie, me serais-je absentée une éternité ?", demande-t-elle en basculant de Samuel à sa nouvelle compagne de table… étrangement essoufflée. Est-ce que l’avocate a sprinté à la table, trop heureuse de coincer son confrère seul à seul ?! Même pour Saara, ce genre de conduite est qualifié de marteau. Dans un bruit de chaise repoussée en arrière, la brune s’excuse et s’apprête à se lever. "Ne vous dérangez pas pour moi.", l’arrête Saara qui s’en va naturellement s’assoir en amazone sur les genoux de Samuel. Elle passe un bras autour de son cou avant de tourner la tête vers l’incruste. "Je vous laisse poursuivre, mais avant c'est plus poli de se présenter. Je suis sa petite femme, et vous êtes ?" *Eh oui, pas une fille de passage, sa femme ! Donc lâche l’affaire !* Perplexe, la brune reste coi une fraction de minute avant de décliner son identité. "Debra Wahlberg, l’interprète que Madame Nygård a engagée. J’étais en train de m’excuser de mon retard et d’en expliquer la raison à Herr Bahlow… S’est-on trompé en me montrant votre table ?" La serveuse arrive avec les boissons, tandis que Saara appuie son front sur l’épaule de Samuel en marmonnant : "Mais qu’on m’achève..."

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Jeu 21 Sep - 22:27

Le 24 janvier 2018






A quoi est-ce que je jouais ? Je ne le savais pas moi-même ! Voilà que j’étais en train de me laisser charmer et de séduire en retour une jeune femme qui désirait une relation sérieuse. Et une cliente qui plus est ! Ce n’était pas moi, et c’était encore moins dans ma nature. Ok ! Certains SD arrivait à avoir une vie dite « normale » qui consistait à avoir femme ou mari, enfants et maison. Bien sûr à côté de ça ils n’hésitaient pas à coucher à droite et à gauche, sans oublier les viols qui étaient monnaie courante. J’avais moi-même déjà agi de la sorte étant plus jeune mais j’avais appris avec le temps à pervertir des âmes déjà dépravées. La violence consentie était aussi excitante. Cette vie me convenait mais voilà que j’avais envie de changement, de découvrir autre chose tout en sachant que cela serait éphémère.
Saara était une jeune femme bien et j’étais son total opposé. Elle souffrirait sûrement et j’en serais l’auteur mais pas de ma manière habituelle. Ou alors la rupture se ferait en douceur ! Mot que je connaissais à peine mais dont je connaissais la signification. Enfin, qu’importe le résultat… Il ne serait jamais un « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Je n’étais pas dupe et la jolie blonde ne l’était pas non plus. J’en étais persuadé.
Je souriais cependant à ses paroles. Je fis mine de réfléchir et reprenais la parole…


- Tu allais au bar pour leur préciser de ne pas mettre de glaçon dans ton cocktail je suppose ! Tu aurais presque fait une bonne avocate, annonçais-je ensuite. Je penchais la tête sur le côté et fixais Saara. Tu m’en vois ravi, répondis-je au fait qu’elle ne me quitterait pas ce soir. Mais une de nos chambres va être délaissée dans ce cas ! L’avantage de la mienne est qu’il s’y trouve une bonne bouteille au frais.


Saara m’avait ensuite perturbé en évoquant ma personne et le mariage dans la même phrase. Voulait-elle réellement ma mort ? Je n’étais jamais resté avec une nana plus d’un week-end alors là c’était carrément flippant. Je fus sauvé par l’arrivée de l’artiste auquel je me présentais comme étant l’interprète. Saara fit de même et tout se passa pour le mieux.



*************************


- Hé ! Tu aurais du dire j’adore cet artiste. C’est plus pro ! Sinon c’est moi que tu vas rendre jaloux, dis-je en souriant.


Si l’idée de foutre en l’air la rencontre m’avait effleuré l’esprit pour me venger, je n’en avais rien fait. Et puis l’allemand était une personne réellement intéressante pour un simple humain. Il s’était d’ailleurs souvenu de moi et du fait que j’avais voulu lui acheter une toile. Je n’avais pas pensé que ce serait le cas avec le nombre de personnes qu’il devait croiser mais cela n’avait rien changé à la rencontre si ce n’est qu’elle avait été très amicale tout en restant pro.


- Je saurais dans quoi me reconvertir si la carrière d’avocat m’ennuie, dis-je en plaisantant.


Quoique ce métier aurait pu me plaire aussi… s’il avait été plus enrichissant cela va de soi ! J’avais connu la misère avec ma mère et je n’avais pas envie de reconnaître ça à nouveau. Je m’étais d’ailleurs toujours demandé, et c’était encore le cas, comment les pauvres faisaient pour ne pas mettre fin à leur vie ! Surtout que ce n’en était pas vraiment une… Ils survivaient et cela les rendait pathétiques en plus d’être faibles.
Au retour de la serveuse je pensais que Saara allait décliner la proposition de commande ou prendre un verre sans alcool mais ce ne fut pas le cas et je suivais le mouvement. Je me contentais de hocher la tête pour accepter le ‘vol’ de la chaise et je souriais à Saara quand elle s’excusa.


- Tu es déjà magnifique ! dis-je dans le but de la faire rougir.


Puis lorsqu’elle fut partie je laissais mon regard vagabonder tout autour de moi. Je reconnaissais quelques avocats, sûrement ceux du coin car ce pub était bien caché. Je ne l’avais jamais repéré auparavant. Je ne m’en plaignais car cela m’aurait royalement fait chier de croiser toutes celles et tous ceux que je devais me coltiner toute la journée.
Puis alors que je ne m’y attendais pas une jeune femme vint s’asseoir en face de moi et tout en tentant de reprendre son souffle elle s’excusa… en allemand. Je fronçais les sourcils en me demandant si la jolie blonde me tendait un piège mais il ne sembla pas. Je le remarquais à sa tête en la voyant au loin.
Mais la brune ne cessait pas de parler et toujours en allemand. Je compris alors qu’elle devait être l’interprète et qu’elle me prenait sûrement pour l’artiste. J’allais lui faire par de son erreur quand Saara s’adressa à moi tout en regardant la brune. Elle était arrivée à nous plus vite que prévu et allait sûrement mettre les pieds dans le plat. Bien entendu j’aurais pu lui dire quelle était la situation quand l’autre essaya de se lever mais j’étais trop amusé par la situation et mon sourire le prouvait.


Je laissais même Saara s’asseoir sur moi et passais mon bras autour de sa taille tandis que les siens enlaçaient mon cou. Puis je la regardais avec un sourire franchement amusé lorsqu’elle se présenta d’une manière loin du professionnalisme que je lui connaissais. La brune en resta d’ailleurs bouche bée avant de finalement tout expliqué. Je riais aux paroles de Saara et tandis que la serveuse quittait déjà notre table je reprenais la parole.


- Vous êtes à la bonne table mais je ne suis pas Julius Bahlow comme j’allais vous le dire avant l’arrivée de Mademoiselle Nygård, annonçais-je en montrant la blonde toujours assise sur moi. Monsieur Bahlow n’ayant eu que très peu de temps pour cette rencontre j’ai du vous remplacer. Désolé ! Je n’ai pas pour habitude de piquer le boulot des autres.




..

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MessageSujet: Re: À nul autre pareil    Dim 8 Oct - 15:33



Samuel s’amuse à la reprendre. Il plaisante, c’est évident. Elle égrène un petit rire. Elle aime plutôt bien l’idée de pouvoir le rendre jaloux. "Le fait est que ce n’est pas seulement l’artiste qui m’a plu, mais aussi la personne avec ses remarquables qualités humaines. Je pourrais être conquise si…" *Ce n’est que toi dont j’ai envie et aucun autre* "J’avais le cœur assez partageur pour me ranger avec quelqu’un d’adulé par tant de monde.", répond-t-elle avec légèreté et néanmoins véracité. Jamais elle ne fricote avec ses relations professionnelles, aurait-elle pu rajouter, mais il est le seul face à qui une telle défense paraît sujette à caution. Elle s’abstient donc, d’autant qu’elle n’a pas envie de soulever dans l’immédiat la question d’un changement d’avocat. Est-ce un impératif d’ailleurs ? L’autre cabinet auprès de qui elle confie une partie de ses affaires légales est tenu par son parrain et ça ne pose pas de problème. Elle a plutôt toute l’assurance que la protection de ses biens est entre de bonnes mains.

Elle esquisse un demi-sourire lorsqu’il plaisante sur une reconversion en tant qu’interprète. "De belles étrangères au charme piquant, ça serait ça ton grand rêve pour tromper l’ennui ?", extrapole-t-elle avec une moue qui se veut blasée. Elle retrousse son nez tout en faisant non de la tête devant ce qu’elle considère comme une fausse piste. "Comme on dit : pourquoi chercher ailleurs ce que l'on a chez soi ?" Tiens peut-être que celle qui lui convient dans ce monde est face à lui en ce moment… L’idée est délirante, cependant, au lieu de seulement en rire, son esprit ne peut s’empêcher de la considérer avec sérieux et la voilà donc qui tourne la tête pour jeter un coup d’œil sur les possibilités derrière elle… RAS que des mecs ! Et des serveuses, mais ces dernières ne comptent pas, elles bougent tout le temps. En revenant sur Samuel, le joli sourire de Saara fait son grand retour, d’autant plus qu’elle l’imagine maintenant dans une reconversion plus à son goût. "Je pense que s’il existe une activité qui te conviendrait mieux, ça serait avec de l’action. Pompier, par exemple." Et ce n’est pas par fantasme… ou pas entièrement ! En vérité, s’ils avaient été sérieux sur le sujet, elle le préfèrerait dans une profession sans risque. Sinon sa nature inquiète la mettrait en flip à chacune des interventions sur lesquelles il serait appelé. Et même si c’est un chat à cueillir sur un arbre !

Une serveuse débarrasse la table de leur consommation et un client emporte la chaise vacante depuis le départ de Julius Bahlow. Balayant la salle, Saara porte son attention vers la scène sur laquelle un autre intermède musical se prépare. Si elle ne veut pas rater la prestation, c’est maintenant pour le raccord maquillage. Elle se lève tout en s’excusant. À la suite du compliment de Samuel, elle est un quart de seconde interdite… avant que ses épaules tressautent de plaisir dans un rire clair. Il est incorrigible à la surprendre sans crier gare ! Elle va à lui et se penche pour déposer un léger baiser sur sa bouche. "Merci." S’ils étaient moins entourés de gens, nul doute que l’effusion aurait été plus indécente. Puis sur un demi-tour, elle s’élance d’abord à l’aveuglette, car elle est encore un peu confuse. En chemin, elle effleure ses joues rosies tout en souriant de plus belle. La soirée s’annonce trépidante !

Pour marquer le début de leur premier rendez-vous, l’extravagance de l’imagination de la blonde a préparé une arrivée… qui hélas tombe à l’eau à cause d’une intruse qui lui fauche sa place ! L’alcool favorisant, l’enchaînement de ses pensées lui paraît logique et son plan très raisonnable face à la contrariété. L’air franchement amusé de Samuel n’éveille aucun pressentiment chez elle. Dans un numéro qui ne peut revendiquer de cohérence que dans son seul cerveau, elle prend place sur les genoux de son amoureux et se présente ensuite comme la petite femme de l’avocat… Un peu avant que la consœur de ce dernier n’en revienne de la révélation, le bon sens de la blonde la frappe subitement. Il y a juste une centaine d’identités qu’on peut coller à cette brune ! À commencer par une cliente du bar qui s’est trompée de table tout simplement. Et même s’il s’agit d’une avocate qui court après Samuel, elle lui fiche la honte-là en ayant si peu de tenue devant sa consœur… Avec une mine déconfite, sa tête braque du côté du beau brun. *Gloups la bourde, désolée !* Elle a à peine le temps de s’apercevoir qu’il n’a pas du tout l’air dérangé par la situation, que la brune s’annonce comme l’interprète qu’elle a engagé…

Dans un geignement étouffé, le front de Saara s’effondre à la jonction de l’épaule et du cou de son chéri. Ses boucles blondes cascadent sur son dos, au gré des mouvements mortifiés de sa tête. Misère elle s’est plantée en beauté ! Bon au moins tout l’embarras est pour elle… *Eh mais tu savais, traître !*, réalise-t-elle en entendant Samuel clarifier la situation. Son visage se tourne du côté du cou de celui qui l’a laissé se prendre le mur. Aurait-il autant beau jeu si elle le mord ? "C’est pardonné. Vous êtes mignons, je ne peux pas vous en vouloir." Les représailles de Saara se voient d’un coup avortées, alors qu’elle se redresse pour revenir vers la dénommée Debra Wahlberg. Cette dernière s’empresse de préciser en riant : "Vous deux ensembles ! Ne me tombez pas dessus, Mademoiselle Nygård." La blonde lève les yeux au plafond. Cela n’a jamais été dans ses intentions, quoiqu’on puisse en douter ! Admettant que personne ne serait parti dans la scène d’avant sans être un peu secoué mentalement, elle se résigne à accepter l’étiquette de petit-amie hystérique. Elle arbore néanmoins un sourire encourageant en poussant son verre vers l’interprète. "Cela ne vous désaltéra pas autant qu’un verre d’eau, mais c’est assez rafraîchissant quand même.. Et rassurez-vous, je n’y ai dilué dedans aucun poison.", s’amuse-t-elle à notifier en présentant ses paumes à plat.

Avec un cocktail à siroter, Debra profite de la petite compensation le temps d’une chanson. Elle ne s’attarde pas après, comprenant très bien qu’elle est de trop. Elle échange sa carte avec la galeriste. Une fois le malentendu éclairci, les deux tourtereaux s’avèrent de bonne compagnie et la blonde saine d’esprit. Plutôt partante pour voyager, Debra n’a pas hésité à accepter d’accompagner la galeriste en Allemagne pour une nouvelle rencontre avec le peintre.

"Nous revoilà seuls..." Peut-être doit-elle maintenant regagner sa place… dommage. Mais la soirée ne fait que débuter et cette perspective est réjouissante ! Elle sourit. Tout est si parfait pour un premier rendez-vous, jusqu’à la ville qui les accueille. Elle propose un restaurant qu’elle connaît dans le coin et qui est très sss-chouette ! "Sinon il y a l’option casaniers… Je reste sur ma soif, alors ta bouteille au frais me tente aussi." Étant autant affamée qu’électrisée, elle lui laisse le choix de l'ordre des appétits à assouvir...

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