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Gang of blond

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DC ADMIN ♦ Certain(e)s mettent les dents
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MessageSujet: Gang of blond   Lun 17 Juil - 15:58

Le 17 janvier 2018


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Dégage connard ou j’t’envoie à l’hosto les poings serrés, j’grognais mes mots plus que j’les énonçais. J’le foudroyais du regard et ma posture agressive et dominante eut raison d’lui. Ah moins qu’son bon sens est r’fait surface ? Allez savoir. Il avait eu d’la chance quoi qu’il en soit, ouais vraiment beaucoup d’chance. Parce qu’si yavait pas eu autant d’témoin, j’l’aurais massacré et on aurait jamais r’trouvé son corps. J’me forçais à décrisper les poings en l’voyant s’éloigner, sur son vélo. Puis quand il tourna à un coin d’rue, j’reportais mon attention sur  Saara. Elle semblait avoir rien. C’était surtout l’sac qu’elle transportait qui avait pris cher. Il restait encore des objets par terre d'ailleurs. J’me penchais et les ramassais. Faire un truc m’aidait à m’reprendre et m’calmer. ça va vous avez rien ? demandais-je quand même à l’humaine. Elle sentait la peur, la confusion, la colère mais pas l’sang, mais tète que quelque chose m’échappait. Je lui tendais ses affaires au moment même où Gaïa pointa l’bout son nez. Manqué plus qu’elle tient. Cette nana… j’l’aimais pas. On se supportait pas l’un et l’autre. Et vu qu’j’étais en colère, ça arrangeait pas les choses. J’lui aboyais dessus d’ailleurs T’as vingt minutes de retard putain. Ca te tuerait d'prév'nir ou mieux d’être à l’heure ? A moins que tu sois aussi illettré que j’le pense et que t’es pas capable de lire une horloge et d'écrire ? Ouais c’était pas poli, mais si elle était pas à la bourre, tout ça se s’rait pas passé. Alors j’estimais qu’elle était aussi responsable que l’autre con. Je me passais une main sur le visage avant d’me retourner vers Saara. Vous devriez rentrer chez vous. Mon ton était beaucoup plus doux que celui que j’avais employé avec l’autre blonde et j’étais sincèrement inquiet de sa santé. Ok la femme était un peu bizarre (la dernière fois qu’on s’était vu elle s’était cassée sans raison, les larmes aux yeux), mais elle était sympa et elle faisait très bien son taf. Elle était pas exaspérante comme l’autre conne.

J’me faisais violence pour pas lui foutre mon poing dans la tronche à celle là. Ca faisait vingt minutes qu’on l’attendait comme des cons. Elle répondait pas à son téléphone en plus. A croire qu’elle les accumulait. Si elle avait été à l’heure, l’autre con aurait pas manqué de faucher Saara avec son vélo. Les humains étaient vraiment l’espèce la plus bête que je connaissais. Qui avait idée de regarder son téléphone tout en pédalant ? Résultat il nous avait pas vu. J’avais eu juste le temps de tirer Saara contre moi, avant qu’il ne la percute. Elle avait lâché ses affaires sur le coup qui s’étaient étalées sur le sol. Et le mec avait ensuite osé nous balancer de faire attention. J’avais répondu en donnant un violent coup de pied dans sa roue arrière ce qui l’avait fait tombé par terre. Et bien évidement, en se levant il s’était planté devant moi et avait essayé de me bousculer en me demandant quel était mon problème. Seulement pas de pot pour lui, il faisait pas l’poids. Il s’était heurté à un mur. Quand moi j’l’avais poussé à mon tour, il s’était étalé comme le déchet qu’il était au sol. Il s’était relevé, mais avait fini par comprendre qui était le mâle dominant et qui était le faible. J’étais le premier et lui le second. Sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit, j’relevais la manche d’la veste de Saara ainsi qu’son pull et lâchais un nouveau juron de colère. J’avais dû l’attraper fort au dernier moment… Et elle avait la marque d’mes doigts sur l’avant-bras. J’lui avais laissé un putain de bleu à cause d’un super connard qui avait manqué de la faucher à cause d’une connasse incapable d’être à l’heure. C’était juste… Génial.   Bordel. J’suis désolé. On f’rait mieux d’mettre de la glace d’ssus.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Lun 17 Juil - 22:17

Le 17 janvier 2018


Crédit Lilith




Une éternité semblait s’être écoulé entre maintenant et le moment où j’avais passée cette commande des plus simples. Et en tant que serveuse, je savais parfaitement ce qu’il en était ! Je n’avais pas osé regarder mon téléphone qui avait vibré et n’avait pas les mains libres pour jeter un coup d’œil à ma montre. Je savais que j’étais en retard et cela ne me plaisait pas du tout car ce n’était pas dans mes habitudes. Je me doutais que Saara ne m’en tiendrait pas rigueur mais lui… Je soupirais déjà en pensant aux remarques auxquelles j’allais avoir droit d’ici peu. D’ailleurs le simple fait d’apprendre qu’il serait là m’avait donné à hésiter quant à ma réponse. Il me détestait… j’en étais sûre, je le savais ! Pourtant je ne lui avais rien fait si ce n’était que repousser ses avances. Le pire était que je ne l’avais pas fait parce qu’il ne me plaisait pas mais uniquement parce que je connaissais sa réputation… et que je tenais à la mienne. A la vraie ! Pas à celle qu’il m’avait inventée.
Bref, je chassais Mister de mon esprit car j’étais bientôt arrivée. Il ne me restait qu’une rue à traverser mais ce n’était pas à moi de passer et comme par hasard la circulation était dense. Comme je n’étais pas suicidaire je choisissais de vérifier ma commande. Je m’étais rendu dans le café où je savais que Saara y buvait du thé. C’était la boisson que je lui avais choisi alors que je m’étais pris un chocolat-cannelle et que j’avais opté pour un café noir sans sucre et sans lait pour Ezeÿel. Oui c’est comme ça qu’il le buvait et ne me demandez pas comment je le savais. J’avais même pensé à acheter trois quatre Skoleboller et donuts. Ce n’était pas forcément pour moi… mais ça me faisait plaisir. Enfin ça, c’était concernant Saara ! Pour l’autre, j’espérais seulement que ça le rendrait plus agréable.

 Mais voilà que j’entendais des éclats de voix… Et la voix ne m’était pas inconnue ! Il s’agissait de Zeÿ… Je traversais la chaussée en accélérant le pas et en observant dans la direction du blond. Mais lorsque j’arrivais près de lui et de Saara, impossible de savoir ce qui avait bien pu se passer. J’entendais juste l’artiste demander à la blonde si ça allait et je sursautais lorsqu’il s’adressa à moi. Enfin… Lorsque me hurla dessus ! « Tant que ça ? »  m’étonnais-je en apprenant mon retard. Puis j’entrouvrais la bouche quand à la suite des paroles du Don-Juan ! Moi ? Illettrée ? Et c’est lui qui me posait la question… Monsieur qui se servait de ses muscles avant son cerveau ! C’était ce que je crevais d’envie de lui dire mais pour le coup j’avais peur de m’en prendre une. Il était sacrément impressionnant quand il était en colère. Je haussais les épaules…


- Je suis désolée ! J’étais en avance et j’ai été nous prendre des boissons, répondis-je d’une voix calme. Je n’y peux vraiment rien si l’apprenti a du recommencer cinquante fois pour faire un café noir sans sucre et sans lait, ajoutais-je toujours calmement en indiquant le sac d’où s’échappait une délicieuse odeur et une légère fumée, et le tout en fixant Ezeÿel droit dans les yeux.


 Et ouais ! J’étais comme ça moi… Pas une de ces pétasses qui lui courraient après et qui baissaient les yeux en gloussant dès qu’il leur accordait un regard. J’aurais presque eu envie de le frapper ce con ! Mais je préférais reporter mon attention sur Saara en ignorant toujours ce qui avait pu se passer. Je n’eus pas à poser la question et j’ouvrais des yeux comme des soucoupes en voyant le bleu ou l’hématome qui s'était formé sur le bras de celle qui s’était proposé de devenir mon agent.


- Putain ! Oh… euh pardon, ajoutais-je rapidement car je n'étais pas une habituée des injures. J’ai pas de glace sur moi, dis-je sans regarder Grincheux, mais j’ai de l’arnica dans mon sac. Ça sera plus efficace et ça calmera tout de suite la douleur. Tiens ça, continuais-je en fourrant le sac contenant la commande dans les bras de Zeÿ. Merci ! précisais-je en fouillant dans mon sac pour trouver le tube. Voilà ! On devrait rentrer à l’intérieur pour être plus tranquille, ajoutais-je en indiquant la galerie.





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MessageSujet: Re: Gang of blond   Dim 23 Juil - 11:07



Ezeÿel N. Sköell, Gaïa Livny Skimrende & Saara Nygård



17 janvier 2018

Depuis une bonne dizaine de minutes que les deux têtes blondes font le pied de grue devant VeriArt, les passants sur la place doivent se poser des questions. Devraient-ils retourner à l’intérieur ? S’il n’y avait pas un restant de non-dits depuis leur dernière discussion, Saara ne se serait peut-être pas préparée au départ dès l’arrivée d’Ezeÿel et le malencontreux retard de Gaïa aurait passé totalement inaperçu. Elle jette un regard en biais au bougon maugréant à ses côtés. Quand pourra-t-elle lever le secret sur qu’elle lui tait ? Elle prévoyait de tout lui révéler au soir du vernissage après s’être fait reconnaître du Dr Sköell, mais sa croyance en un soutien de la part ce dernier est remise en question. D’allié, le chirurgien devient presque une menace qui pourrait éventrer le secret à sa place. S’il y a bien une chose qu’elle redoute, c’est de ne plus avoir le choix du moment opportun pour tout révéler à Ezeÿel… Argl pourquoi la situation ne peut-elle pas être plus simple ? Comme tant d’autres sur cette terre, ils sont demi-frère et demi-sœur. Sauf que, pour eux, c’est le sang d’une morte qu’aucun n’a pu connaître, qui les connecte. Ils ont vécu toute leur vie sans connaître l’existence de l’autre ; rien ne les oblige à se lier au final. Et si une relation lointaine avec Ezeÿel pouvait la satisfaire ; elle se serait fait connaître sans emménager à Valhöll. Elle veut plus, non plus parce qu’il est son dernier proche parent, mais parce qu’à mesure qu’elle le connait mieux, elle ressent une profonde préoccupation pour lui.

Préférant chasser ses pensées moroses, elle esquisse un sourire à l’étudiant pour adoucir son humeur grondante. Puis, elle fait quelques pas vers la place devant sa galerie. Est-ce qu’il va neiger ? Espérons pas ; ils ont un peu de route. En effet, si elle a proposé une rencontre au quatuor d’étudiants qu’elle expose, c’est pour que ces derniers puissent prendre connaissance du lieu où se tiendra l’événement pour visibiliser en grande pompe l’exposition de leurs œuvres dans sa galerie. Après de nombreuses recherches, elle a déniché un manoir rénové en hôtel dont la salle de réception peut, après réorganisation et aménagement des éclairages, se prêter à la tenue d’un vernissage de peinture, sculpture, photo et dessin au fusain. Au départ, elle croyait pouvoir rassembler les quatre fantastiques au complet, mais l’incompatibilité des disponibilités l’a obligé à diviser le quatuor… pour former des duos pas très heureux. Mais si en plus, elle doit tenir compte des affinités, autant qu’elle fasse quatre voyages...

Comme Ezeÿel n’obtient pas de réponse de sa camarade, la galeriste plonge une main dans son sac pour en sortir son téléphone. "Je vais l’appAAAAH !" Son cri de surprise s’étouffe quand elle butte contre le torse de l’étudiant. Tout s’est déroulé en une demi-minute. Surgi sans crier garde, un homme à vélo manqua de leur rentrer dedans. De justesse, Ezeÿel eut le réflexe de l’arracher hors de la trajectoire du cycliste, évitant ainsi une collision de plein fouet. Dans la surprise et la frayeur, elle a lâché son sac à main hors duquel ont bondi son téléphone, des stylos, un trousseau de clés et du maquillage. "Ez-Ezeÿel... !", balbutie-t-elle alarmée de voir le jeune homme partir dans la confrontation avec un homme de stature baraquée. Elle tend son bras droit pour le retenir, mais son geste n’aboutit pas, à cause d’une paralysante douleur. Elle n’a pas le temps de lever son autre bras que les deux hommes se bousculent tour à tour. Sans savoir quoi faire pour éviter une bagarre, elle voit soudain le cycliste atterrir au sol, alors qu’Ezeÿel campe fermement sur ses pieds. Sans doute blessé par sa chute de vélo, le cycliste n’est pas au top de sa forme pour tenir tête à un vigoureux jeune homme. Emportant sa bécane, le cycliste détale et elle respire mieux.

Figée sur place durant l’altercation, elle n’en a pas moins vécu chaque seconde avec tension. Les choses auraient pu très mal tourner. Ezeÿel aurait pu se faire cogner sévèrement. Elle aurait dû réagir, calmer le jeu, faire quelque chose d’apaisant, se bouger, bon sang ! *Bonne à rien* Elle pourrait en pleurer, de rage attention, mais même, ça aurait le comble du lamentable. Ezeÿel commence à rassembler les affaires éparpillées sur les pavés mouillés. Tremblotante malgré elle, elle va ramasser son sac. Les picotements lancinants au niveau des tendons de son coude l’obligent à recourir à son bras gauche dans des mouvements moins précis. Autour du sac, il y a des cartes de visite qui ont pris l’eau, elle les ramasse néanmoins pour les jeter dans la poubelle à proximité, puis revient vers Ezeÿel pour lui ouvrir son sac. Il lui demande si elle n’a rien. "Ça va, merci." Son ton est crispé. Elle s’en veut de n’avoir pas su agir et elle lui en veut de sauter à pieds joints dans les embrouilles. "C’était dangereux de chercher la bagarre, tu aurais pu.." Le temps de marquer une pause pour se reprendre du tutoiement, sa réprimande est balayée par l’arrivée de Gaïa… qui la pauvre s’en prend plein la tête !

Malgré l’agressif accueil qui aurait déstabilisé plus d’un brave, la blondinette ne se laisse pas conter et réplique avec un grand sang-froid, ce dont Saara lui est silencieusement reconnaissante. Cela ne sert à rien qu’ils s’engueulent à cause d’un incident dont aucun d’eux n’est véritablement responsable. Elle va secouer la tête après qu’Ezeÿel révèle à sa façon qu’il est inquiet pour elle. Toutefois, elle n’a pas le temps de dire que ce n’est pas la peine et que tout va bien qu’il lui prend le bras droit et remonte la manche. Aïe moche, constate-t-elle à la teinte rouge violacée qui tatoue sa peau. Bien qu’elle ressente en effet une douleur, elle n’en reste pas moins interdite de l’aspect ostentatoire du bleu. Ezeÿel a une sacrée poigne que la double couche d’une veste d’hiver et d’un pull n’a en rien amortie ! D’ailleurs, ce dernier s’en veut, ce qui appelle immédiatement son besoin de le tranquilliser. "Ce n’est rien.. enfin je veux dire, cela paraît impressionnant parce que j’ai une peau qui marque facilement. Si je ne plie pas trop, ça va, je ne sens rien, je vous assure !" Elle sourit vaillamment et redescend sa manche. "Mais vous avez raison, les deux, rentrons un moment pour appliquer quelque chose qui apaisera plus vite l’inflammation." Elle fouille dans son sac pour attraper ses clés. Puis ouvre la porte de sa galerie et fait entrer les étudiants. En les entraînant vers le carré de fauteuil, elle glisse une intervention médiatrice qui au passage éclaircira certains événements à Gaïa. "Ezeÿel n’est pas vraiment fâché contre vous. Un vélo a failli nous foncer droit dedans. Avec un salutaire réflexe, Ezeÿel m’a écartée du chemin. L’homme ne s’est pas excusé, le ton est monté, il s’en est pris à Ezeÿel et c’est pour cela que nous étions irritables quand vous êtes arrivée." Elle tourne vers le peintre avec un doux sourire. "Je ne vous ai même pas remercié correctement. Merci Ezeÿel. Vous m’avez évité une semaine d'enfer, immobilisée dans un lit d’hôpital." Elle pose son sac sur la table basse, puis retire sa veste qu’elle plie sur le dossier du fauteuil dans lequel elle s’assoit. Elle remonte doucement la manche de son pull et applique le gel de Gaïa en massant légèrement. Pour détourner l’attention de son bleu, elle demande : "Vous avez apporté des boissons ? C’est une gentille attention." Son regard recherche un signe de paix d’Ezeÿel, qui ne peut toute de même pas nier ça. "On devrait les boire pendant qu’elles sont chaudes." Au sac d’emballage, elle reconnaît la provenance. "J’adore ce café !" En particulier leur thé blanc, mais qu’importe le choix de Gaïa, toute boisson chaude passera très bien. "Je disais à Ezeÿel que nous ne serions que nous trois aujourd’hui." Elle redescend sa manche et rend le tube d’Arnica à la photographe avec un sourire de remerciement. Elle se frotte les mains les unes contre l’autre, mais la texture du gel lui reste. "Vous m’excusez un instant, je vais me laver les mains." Elle se lève, les regarde tour à tour avec l’envie de leur dire d’essayer de ne pas s’étriper pendant son absence, mais se contente de les laisser sur un sourire inquiet.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Dim 23 Juil - 14:03

Le 17 janvier 2018


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J’men foutais des excuses à deux balles d’Gaïa. C’te fille était trop conne. Prendre des boissons ? On s’en tape. Si elle voulait faire ça, elle avait qu’à partir plus tôt bordel de merde. J’avais envie d’lui foutre mon poing dans la tronche, mais j’savais que si j’faisais ça, j’perdrais mon contrat avec Saara. Putain ça m’foutait les boules grave. J’avais une furieuse envie d’taper sur quelqu’un et l’autre cruche était tout appropriée pour cela. Bordel bordel bordel. J’ouvrais et fermais mes poings pour essayer d’me détendre. Ok c’qu’elle ramenait ça sentait bon, mais il en faudrait plus pour m’calmer. Surtout que, bordel de merde, j’avais blessé l’humaine en lui évitant la collision. J’avais pas contrôlé ma force sur l’coup et j’avais trop serré. J’aurais pu lui briser un os. Bordel. J’avais été franchement con. J’suis pas un jeune loup. C’pas comme si j’étais pas capable d’me contrôler. Ca me foutait à fond les boules.

J’allais ouvrir la bouche pour l’envoyer bouler, mais Saara prit la parole me détournant de la photographe en herbe. Elle affirmait que ce n’était rien mais elle mentait. J’pouvais le sentir. Passée la surprise et en voyant sa marque cela avait rappelé à son cerveau sa blessure. Gaïa sortie une crème mais ça servirait à rien. C’était d’la glace qu’il fallait dessus. J’y connaissais assez pour c’genre de blessure pour l’savoir. J’insistais pas tout suite, préférant qu’on rentre avant d’aller dans la cuisine chercher un truc congelé. J’sais pas comment les gens font pour manger c’genre de trucs mais bon, chacun son estomac hein. J’entendais la galeriste certifiait à la jeune femme que c’était pas elle à qui j’en voulais. C’tait pas vrai du tout et j’étais pas sourd, mais j’relevais pas. Si ça pouvait leur faire plaisir. J’me contentais d’lever les yeux au ciel, mes mains fourrées dans les poches. Elle s’tourna vers moi pour m’remercier et j’haussais vaguement des épaules. J’aurais dû réagir plus tôt. J’avais fait preuve d’faiblesse en prenant pas assez compte d’mon environnement. J’avais laissé les bruits d’la rue et ses odeurs prendre l’dessus sur mes sens. J’étais pas prêt d’refaire c’te erreur. J’répondais rien parce qu’j’acceptais pas ses remerciements. Ils avaient pas l’heure d’être. Elle appliqua ensuite l’truc que Gaïa lui avait filé, avant d’lui reparler. J’gardais le silence, et mes distances. Fallait qu’je calme et continuer de repousser doucement mon loup qui voulait mordre quelqu’un. Elle remercia la photographe pour ses boissons, proposant d’les boire toute de suite avant de partir se laver les mains.

J’lui emboitais l’pas et la dirigeais vers la cuisine plus tôt d’la salle d’bain, en la poussant doucement de la main, dans l’bas du dos. J’lui dis pas un mot, attendant qu’elle finisse d’se laver les mains. Doucement j’relevais sa manche une fois d’plus. J’récupérais un sac… D’truc vert –soit disant des petits pois – dans l’congel, l’emballais dans un torchon puis lui tendais. Ca va faire mal au début, mais ça ira mieux après. L’froid va resserrer vos vaisseaux sanguins abimés et empêcher l’bleu s’étendre. Laissez le… j’dirais vingt minutes. Vous pouvez m’faire confiance sur c’point, j’m’y connais. J’avais l’habitude d’prendre des coups après tout et j’savais quoi faire en conséquence. Cette nuit faites-vous un cataplasme avec d’l’argile verte. Vous vous appliquez une couche bien épaisse, et vous l’emballez. L’bleu s’résorbera plus vite. S’vous en avez pas, ça s’achète en pharmacie. lui précisais-je avant d’la laisser et retourner dans la première pièce. J’récupérais l’café encore chaud puis m’adossais au mur avant d’en boire une gorgée. Pas d’sucre, pas d’lait. Il était noir comme il fallait et pas dégeu du tout. J’en bus une seconde gorgée avant d’dire à la photographe. Merci pour l’café. Tu m’diras combien j’te dois pour la commande entière. C’pour moi. hors de question que je laisse une femme payer pour moi. Question de principe. C’est à l’homme de s’occuper de cet aspect-là. Et c’est une honte d’laisser une femme payer quand on est un mec, clairement. J’m’en tapais d’égalité homme femme. On m’avait élevé. On prenait soin d’nos femelles, même si elles étaient capables de nous foutre une branlée et d’se débrouiller toutes seules. Ce principe j’l’avais tellement intégré que j’appliquais même avec les humaines et pas seulement avec mes sœurs. Gaïa pouvait pense s’qu’elle voulait d’moi, d’penser que j’étais un connard, j’m’en tapais. J’restais un gentleman malgré et envers tout.


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MessageSujet: Re: Gang of blond   Dim 23 Juil - 20:22

Le 17 janvier 2018


Crédit Lilith




Je gardais mon calme même si mon cœur battait à tout rompre suite à l’agression verbale. Jamais je ne le reconnaîtrais mais Ezeÿel pouvait être terrifiant et je m’en rendais compte alors que j’avais l’impression que sa colère envers moi pouvait être palpable. Bien sûr, je savais gérer la peur… la vie dans les rues me l’avait appris. Je savais dissimuler mes craintes sous de l’ignorance ou sous une apparence calme. Je choisissais la deuxième option et m’y tenais. Seul mon cœur aurait pu me trahir mais encore aurait-il fallu des les deux autres puisque entendre la rapidité de ses battements. Une chance pour moi, ce n’était pas le cas. Mais cela ne changeait rien au fait que le jeune homme me faisait peur… Sa colère m’avait rappelé celle de mon ex avant qu’il ne m’agresse. Un souvenir pourtant enfoui bien loin dans ma mémoire.
Même le fait d’expliquer les raisons de mon retard ne calmèrent pas complètement les battements. Heureusement, ma crainte fut remplacée par de la surprise en voyant le bras de Saara. Dans un premier temps je pensais que l’hématome avait été fait par le cycliste. Il lui avait sûrement attrapé le bras pour lui voler son sac ! Avec la vitesse le choc avait du être plus violent qu’il n’aurait du l’être. J’étais certaine d’avoir trouvé l’explication alors que nous rentrions dans la galerie après que j’ai donné le tube de crème à Saara.

Mais j’entrouvrais la bouche de surprise en comprenant que je m’étais trompée. Assise dans un des fauteuils je lâchais l’impressionnant hématome du regard pour observer Ezeÿel avec un léger froncement de sourcils. Je savais qu’il aimait faire du sport mais quelle poigne ! Il avait du serrer drôle fort pour que l’épaisse couche de vêtements ne protège quasiment pas le bras de Saara. C’était ça ou il avait une force surhumaine, un peu comme… J’interrompais ma pensée et surtout je détournais le regard du canon agressif tout en me calant au fond de mon fauteuil. Si je commençais à me faire des films et devenir parano ça n’allait pas le faire.
J’avais à peine entendu les paroles de Saara à l’attention du blond mais je revenais à la réalité au bon moment. Avec un sourire je hochais la tête.


- Oui, et de quoi grignoter. Je me suis permis de citer votre nom comme vous m’aviez dit que vous alliez souvent dans ce café. Si je ne me trompe pas, ils vous ont servi un thé blanc, déclarais-je simplement.


Je ne disais rien lorsque la blonde continua et m’expliqua que nous ne serions que nous trois. A la base, deux autres élèves en art auraient du être là mais les emplois du temps de ces derniers ne collaient sûrement pas avec ce rendez-vous. Je me retrouvais donc seule avec l’une des rares personnes de cette ville qui me haïssait. C’était d’autant plus vrai lorsque Saara s’éclipsa pour aller se laver les mains. Et finalement, je me retrouvais seule… mais avant cela je ne pus m’empêcher de suivre du regard le jeune homme. On ne pouvait pas louper que c’était quelqu’un de sportif mais je n’arrivais pas à m’ôter de la tête que sa force était impressionnante.
Pensive, j’enlevais ma veste pour dévoiler un chemisier blanc de ma création sur lequel un nœud turquoise apportait une note de fantaisie. Je réajustais ma jupe plissée noire et me penchais pour récupérer ma boisson avant de remarquer le retour du blond au moment où il prenait son café. Je le laissais faire et prenais mon gobelet pour apprécier mon chocolat-cannelle dans un silence pesant. Et j’aurais préféré qu’il continue à se taire car les paroles d’Ezeÿel arrivèrent à me faire soupirer. Je posais ma boisson chaude sur la table basse.


- T’es sérieux là ?! Si j’ai pris ses boissons, c’est de bon cœur… pas pour que tu me rembourse ton café ou que tu paie toute la commande d’ailleurs ! Je marquais une pause. Et entre nous, je préfère ne rien devoir à quelqu’un qui me déteste, ajoutais-je avec franchise en le regardant droit dans les yeux. Vraiment !


Puis je le lâchais du regard et sortais la boite dans laquelle se trouvait l’assortiment de Skoleboller et donuts. Je ne prenais rien… et me contentais de récupérer mon gobelet dont je fixais le couvercle en attendant le retour de Saara.



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MessageSujet: Re: Gang of blond   Ven 28 Juil - 14:58



Face à la tension toujours palpable, Saara rappelle au bon souvenir de tout le monde les boissons chaudes apportées par Gaïa. Comme pour d’autres plus tactiles préfèrent se blottir contre quelqu’un, la galeriste apprécie particulièrement le réconfort que procurent la chaleur diffuse et l’arôme d’une boisson chaude. Enchantée que ses préférences aient orienté le choix du café où Gaïa s’était rendue, son regard revient aussitôt sur l’étudiante. "C’est adorable, merci !" Elle ne manque pas de sentir qu’Ezeÿel campe sur son humeur renfrognée... Ce que son frère peut être bourru, franchement ! Face à une charmante jeune femme dont le retard involontaire s’explique par un geste attentionné, on passe l’éponge, voyons ! N’étant pas en droit, ni de toute façon vraiment du genre à dicter leurs conduites aux autres, elle ne peut que souhaiter une trêve pour la suite la rencontre.

Pour se débarrasser de la sensation de crème sur la main, elle se lève pour momentanément les abandonner à un tête-à-tête. Elle ne mise pas beaucoup sur un rabibochage, mais l’espère tout de même. Légèrement surprise de sentir une présence à sa suite, elle tourne la tête pour voir qu’Ezeÿel la talonne. Elle lui lance un regard interrogateur : a-t-il besoin de quelque chose ? Il ne répond pas à sa question muette et d’une légère pression dans le dos, il la dévie de la trajectoire des toilettes pour l’entraîner vers la pièce de repos de sa galerie. Cette pièce, avec la salle d’atelier à l’arrière, est librement accessible aux étudiants qu’elle expose. Elle leur a dit de ne pas se gêner pour se servir à boire ou prendre quelque chose à grignoter. Ezeÿel n’a donc pas besoin qu’elle soit présente pour s’y rendre à sa guise. Elle exclut donc qu’il veuille se servir de sucre ou de lait pour sa boisson. Alors quoi ? Veut-il lui parler de quelque chose en privé… Est-ce que le Dr Sköell aurait fait le lien entre Elise et elle ? Non, ils n’ont pas été présentés, comme saurait-il la tête qu’elle a ? Peut-être que le nom l’a fait tiquer ? Mais son nom est très répandu et Elise n’a-t-elle pas repris son nom de jeune fille ? Probablement pas, non par sentimentalisme, mais s’étant mariée très jeune, elle a construit toute sa carrière sous le nom de Nygård. Ils entrent dans la salle. Le cœur de Saara commence à battre plus vite. Elle n’est pas préparée à une telle discussion. En plus, Ezeÿel est déjà en boule ! Ses cachoteries ne vont pas passer. Doit-elle le devancer ? "Je sais, je n’aurais jamais dû…" Elle s’interrompt, constatant qu’il l’a guidée devant l’évier… Est-ce qu’il l’escorte seulement ?! Elle le regarde, ne sachant si elle trouve cela extrêmement adorable ou terriblement vexant. N’ayant pas reçu de coup sur la tête, elle peut encore se déplacer dans sa galerie sans se blesser en chemin ! Oh bien sûr il se peut qu’il veuille simplement esquiver deux minutes de tête-à-tête avec Gaïa. N’empêche qu’on dirait qu’il veille sur elle, et même si ce n’est pas le cas, elle aime à penser que ça l’est. Elle finit par sourire, soulagée en fait. Puis ouvre le robinet pour passer ses mains sous l’eau tiède. "… Vous faire venir, juste les deux. Je sais que ce n’est pas vraiment l’entente fou entre vous." Elle secoue les mains avant de les essuyer. "Voilà, on peut retourner." Elle attend son initiative pour le suivre. C’est alors qu’il lui prend le bras pour en relever la manche. Il sort un sac de surgelé qu’elle ignorait se trouver dans le combi frigo-congèle. Sans doute un oubli une fois qu’elle a ramené des courses et qu’elle a dû régler quelque chose à la galerie avant de monter chez elle. Machinalement, elle accepte le sac de surgelés emballé dans un linge. Son regard ne décroche pas du jeune homme. "Je vous fais confiance." C’est sorti avec un empressement presque libérateur, parce que cela fait partie des choses qu’elle aimerait qu’il sache, mais qu’elle ne peut lui pas dire normalement. Pour conformer ses paroles à ses actes, elle applique sitôt la compresse sur son bleu. Une grimace la fait cligner d’un œil en ressentant tout à la fois le froid et des picotements. Pourtant si ensuite, elle se pince les lèvres, ce n’est plus pour réprimer une sensation désagréable, mais pour ne pas poser des questions qui lui brûlent les lèvres. Pourquoi en sait-il aussi long sur la façon de soigner un bleu ? Quelle histoire, y-a-t-il derrière ? A-t-il été souvent blessé ? Quand, comment, pourquoi ??? *Relax, il peut l’avoir retenu de ses études en médecine* Probablement, mais elle ne pourra pas s’en assurer, il n’a pas attendu qu’elle remette de l’ordre dans ses pensées. Et même s’il lui avait accordé un espace de parole, elle n’aurait sans doute rien demandé d’intrusif. Elle a ressenti la même barrière infranchissable qu’au cours de leur dernière rencontre au moment où les parents ont été évoqués. Elle n’est pas admise à soulever certains pans de la vie d’Ezeÿel. Si cela la met mal, elle ne fait pas non plus grand-chose pour le bousculer, censurée par la peur de perdre leur semblant de relation, – toujours mieux qu’aucune.

Après plusieurs minutes à rester sur place avec le froid sur son bras pour décourager ses inquiétudes de l’assombrir, elle se décide à revenir auprès des étudiants. L’ambiance n’est pas forcément au beau fixe, mais elle fait comme si. Elle sourit en se réinstallant à sa place, puis se penche en avant pour s’emparer de son gobelet de thé et le porter à ses lèvres. Le tout maladroitement à cause d’une main occupée à compresser son bras, mais elle y parvient, c’est le principal ! "M’attendiez-vous ?", leur demande-t-elle en naviguant de l’un à l’autre, voyant les pâtisseries au complet dans leur boîte. "Ou mes petits pois congelés auront plus vos faveurs ?" Elle eut un petit rire, et pour de vrai, même s’il n’y a rien de drôle du tout. C’est qu’elle se moque de sa propre tentative ô combien nullissime pour dérider ses comparses. Posant son gobelet pour se libérer la main, elle pique un Skoleboller. Finissant sa première bouchée, elle sourit largement. "Mmmmh c’est parfait. Je me sens revenir d’attaque." Elle mord une autre bouchée avec une gourmandise qu’elle refrène habituellement pour ne pas retomber dans ses anciens travers. Terminant sa brioche, elle reprend pour leur annoncer la bonne nouvelle : "Je ne vais pas garder le suspens plus longtemps. Si je voulais vous voir, c’est pour vous emmener voir le lieu pour votre vernissage. C’est un vieil hôtel en périphérie, mais dans un domaine, vraiment magnifique. Je ne pense pas que cela posera problème pour les invités de se déplacer. Le directeur de l’hôtel est ravi de s’associer à l’événement. Il m’a fait un généreux geste commercial pour le prix des chambres et de la salle." Elle s’est un peu avancée sur certains noms d’invités, mais c’est le jeu des négociations. Évidemment, elle fera en sorte que l’hôtel en ait pour leur investissement. C’est une bonne adresse pour d’autres événements, surtout si le ce couvre-feu est maintenu. "Je pensais prendre ma voiture, mais ça ne serait pas prudent que je conduise. Est-ce que l’un de vous a le permis ?" Elle les a déjà vu motoriser à deux roues, mais ne se rappelle pas de les avoir aperçu derrière un volant.

Avant de marquer le départ, elle s’absente à nouveau pour ranger sa compresse improvisée.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Ven 28 Juil - 20:07

Le 17 janvier 2018


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J’secoue la tête aux propos de Saara. Ca n’a rien à voir et c’est pas à elle qu’j’en veux. Même pas à Gaïa non plus dans l’fond. J’en veux à ce connard et à moi-même. Lui parce qu’il regardait pas où il allait et moi d’avoir pas été assez attentif à mon environnement. J’m’étais trop reposé sur mes lauriers et c’était dangereux. J’aurais pu m’faire tuer par un lycan sans l’voir arriver. Ou enlever comme les autres membres d’ma meute. Fallait qu’j’sois plus prudent et d’un coup, j’comprenais mieux comment on avait pu s’en prendre aux miens. Ils s’étaient pensés en sécurité… Et cela leur avait surement couté la vie. J’suis pas con, un loup qui revient pas vers les siens est un loup mort. Et ça me faisait chier. Parce que j’les aimais vraiment bien. Fallait qu’j’sois plus prudent, ouais.   OSEF. On est là pour l’boulot pas pour l’plaisir. lui répondis-je avant de lui tendre un torchon dans lequel se trouvait des trucs soit disant appelé petits pois. Les trucs congelés sont pas de vrais légumes. On m’fera jamais croire le contraire. J’la laissé après lui avoir donné des conseils – l’moins que j’puisse faire vu qu’j’étais la cause d’sa blessure – puis retournais dans l’salon.

J’grince des dents à la réponse de Gaïa. J’ai envie de lui balancer mon café chaud à la tronche, mais j’me retiens. J’me décolle cependant du mur et pose la boisson sur la table à côté des boissons. J’sors un billet couvrant largement la commande, et lui fourre dans la main avant d’lui dire J’m’en tape complètement. Je paye point. Et c’est pas une question de t’aimer ou pas. J’m’en tape comme d’mon premier slibard. C’est une question d’honneur. Arrivais-je à lui articuler. J’laissais jamais une femme me payer mes consos, et j’allais pas commencer. J’suis un mec bordel et c’est à moi d’payer. Alors son instance, elle pouvait se la foutre ou j’pense. J’reprenais ma boisson au moment où  Sarra revenait… J’allais m’éloigner mais à ses mots je récupérais une pâtisserie de chaque. Maintenant qu’elle était là, j’pouvais en prendre. Pas avant. J’suis pas malpolie et les Louves m’ont bien appris qu’on mangeait pas avant qu’les autres soient présents. Et cela même si un truc qu’on aime énormément. J’avoue, j’ai toujours adoré tout ce qui été sucré. Et les Skoleboller et donuts sont mes préférés. Jayden ne comprenait pas qu’on puisse en manger autant que moi… Et moi j’comprennais pas qu’on puisse pas kiffer autant de moi. Parce c’deux trucs, c’est du plaisir en barre quoi. Avec les femmes, l’art et chasser, c’était bien l’un de mes péchés préféré… Et pas spécialement dans cet ordre-là.

J’finissais mon donuts puis rebus une gorgée de café. Je m’étais assis à même le sol, pas parce qu’j’voulais pas être à côté d’l’autre, mais simplement parce qu’j’adorais m’asseoir ainsi quand j’avais l’choix. C’était pas la première fois qu’j’le faisais et ce sera pas la dernière fois. Je tournais la tête vers Saara quand elle nous indiqua pourquoi elle nous avait fait v’nir aujourd’hui. Je hochais la tête et lui dis, tout en réfléchissant  Faudra limiter les invitations au nombre d’chambres. Si tout l’monde peut pas crécher, ça va poser problème. Mais j’imagine que vous y avez déjà pensé et qu’vous savez qui inviter déjà. Pas b’soin prévoir pour moi. Ni pour ceux j’inviterais. Deux personnes max comme d’hab’. Je me fichais du couvre feu. Et j’dormirais pas autre part qu’dans mon atelier en ville ou au domaine. Sebastian et mon père n’accepteront pas l’contraire d’toute façon. C’était pas l’moment découcher, pas avec tout ce qui se passait.

A la question de Saara, je jetais un coup d’œil au deux femmes avant d’annoncer. J’conduirais. Pas négociable. J’montais pas avec d’autres personnes qu’mes frères de loups. Question d’confiance. J’ai des sens plus développés qu’les humains et j’suis plus à même d’éviter des accidents. D’ailleurs j’avouais pour éviter les protestations J’roule  en voiture et en moto depuis qu’j’ai seize ans et j’ai jamais eu aucun accident. Et ca pas parce qu’mon frère est dans la police. J’avais pas dit qu’j’avais jamais eu de contravention après tout. Ca ouais, j’en aurais à la pelle si Jay’ ne s’arrangeait pas avec ses collègues. J’aimais la vitesse, et les sensations qu’elles procurent. Tout loup trouve ça grisant, même mon frangin d’ailleurs. Et c’était pas comme si j’allais rouler vite vite non plus. J’respecterais les limitations avec elle. J’vais chercher ma caisse. J’en aurais pour moins dix minutes aller-retour. J’la garais en centre-ville dans un garage que j’louais spécialement pour ça. Comme ça elle était à l’abri et j’pouvais la récupérer quand j’en avais besoin. Je finissais d’une traitre ma boisson et la jetais avant d’récupérer une nouvelle pâtisserie. Mangez pas tous les Skolebollers. Hé Saara ? Laissez la glace en place sur votre bras. dis-je avant d’enfiler mon manteau et d’sortir. Je sortais mon casque à moto pour le mettre puis démarrais ma moto et partais aussi sec en faisant vrombir le moteur.

Comme annoncé je revenais dix minutes plus tard à bord d’ma voiture. Elle était pas très grande mais pour ce dont j’en avais besoin ça suffisait amplement. J’préférais rouler en moto. Si j’avais pas hésiter à mettre pas mal d’tune dans ma bécane, j’en avais mis moins dans la mini rouge qu’j’avais acheté. Et c’était déjà bien pour l’utilisation qu’j’en faisais. Je la garais devant la galerie sur l’emplacement réservé aux livraisons. J’fis signe aux deux femmes d’s’installer, puis j’sortais du coffre les chaines pour les installer sur mes deux roues motrices. J’avais l’habitude de les installer, le domaine étant excentré, si bien que j’m’mis moins d’cinq minutes à tout installer. Je pris finalement place côté conducteur. J’enlevais mon manteau pour ne pas qu’il me gêne, puis bouclais ma ceinture. Ok, on va où ? Si  vous voulez mettre d’la musique de votre portable, l’code du bluetooth de l’autoradio c’est 9156.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Ven 28 Juil - 23:32

Le 17 janvier 2018


Crédit Lilith




Je fus soulagée de voir que Zeÿ préférait suivre Saara plutôt que de rester dans la même pièce que moi… Il m’avait toujours agacé ! Que ce soit au début, lorsqu’il me draguait alors que je n’étais clairement pas intéressée ou plus tard, lorsque j’avais appris qu’il racontait que j’étais homo. Le pire c’était que ce type était tellement sûr de son taux de séduction que j’étais persuadée qu’il pensait réellement que les garçons ne m’intéressaient. Mais ce n’était pas le cas ! Jøran, par exemple, était mignon et adorable qui plus est. J’adorais le taquiner lorsqu’il venait au salon de thé. Et puis il y avait Brishen… super sympa et craquant ! Je souriais à cette pensée avant d’en revenir à Mister Furax. Il aurait pu me plaire s’il n’avait pas eu ce caractère et cet ego surdimensionné.
Voilà ! En repensant à tout cela j’avais la preuve que Zeÿ m’avait toujours agacé. Mais aujourd’hui c’était différent ! Quelque chose en lui m’avait fait peur… je me raisonnais en me disant que c’était du au fait qu’il m’avait fait penser à mon ex qui m’avait agressé. Mais j’avais cette crainte qui me venait sans que je ne sache pourquoi. Et puis voir l’hématome qu’il avait fait sur le bras de Saara en voulant l’aider ne me rassurait pas le moins du monde ! On aurait dit que la jeune femme s’était fait coincer le bras dans un étau en forme de main. Qu’est-ce que ça pouvait donner comme marque si Ezeÿel décidait de taper sur quelqu’un pour lui faire mal ? Je sortais de mes pensées lorsqu’il revint dans la même pièce que moi…

Vu l’ambiance j’aurais préféré qu’il se taise et boive son café ! Mais non… Monsieur avait décidé que la commande entière que j’avais passée devait être payée par ses soins. Bien entendu je refusais ! J’avais pris l’initiative de ramener des boissons et de quoi grignoter et j’avais même été en retard à cause de cela alors il était hors de question qu’il me rembourse. C’est pourquoi je lui tenais tête ce qui ne lui plu pas mais alors pas du tout. Le fait que sa mâchoire se soit contractée me le prouvait, tout comme son regard… alors par réflexe, je me reculais légèrement lorsqu’il se décolla du mur auquel il était adossé pour ensuite venir vers moi.
Incrédule, je fixais alors le billet qu’il m’avait fourré dans la main. Geste qui avait réveillé de vieux souvenirs enfouis très loin dans ma mémoire. D’ailleurs, je n’écoutais même pas ce que Zeÿ disait. Je me rappelais ces gens qui me regardaient avec mépris lorsque je leur demandais un petit truc à manger. Le geste était le même pour me donner une pièce ou un morceau de pain. C’est lorsque je sentis mes yeux me picoter que je serrais le poing en gardant le silence. Personne n’arrivait à m’ôter ma joie de vivre ! Ce n’était pas lui qui allait y parvenir. Hors de question.

Pourtant, je demeurais étrangement silencieuse même après le retour de Saara dans la pièce. Cependant, je n’hésitais pas à lui sourire lorsque je la vis prendre une viennoiserie qu’elle apprécia. Pour ma part, je ne touchais pas aux pâtisseries ! J’avais perdu l’appétit tout comme l’envie de boire mon chocolat que je délaissais sur un coin de la table.
Je préférais largement me concentrer sur la nouvelle que nous annonçait Saara et qui me réjouissait. Je me redressais les yeux pétillants et écoutais tout dans les moindres détails. Puis je redevins pensive alors que Monsieur donnait son avis. Avec les derniers événements Maja était très prise et je n’étais pas sûre qu’elle puisse venir. J’aurais pu inviter Jøran mais je ne savais pas s’il pourrait à cause de cette histoire de couvre feu… ou alors Brishen ! Mais mon regard se posa sur Zeÿ et je renonçais à cette idée.



- Je ne pense pas que j’aurais des invités, déclarais-je simplement en esquissant un léger sourire à l’attention de Saara. Ma sœur a vraiment beaucoup de travail en ce moment et je ne sais pas si elle pourra se libérer. Je marquais une pause. L’avantage c’est que ça libère des places pour d’éventuels acheteurs, ajoutais-je pour positiver.


Puis arriva la question du moyen de transport puisque Saara ne pouvait pas conduire. Je ne prononçais pas le moindre mot puisque je devinais que Zeÿ allait vouloir conduire pour pouvoir faire son petit chef… voir son mâle dominant ! Je fronçais les sourcils à cette pensée… Je savais que c’était débile mais j’essayais de voir si je connaissais les particularités des lycans ! Je souris à cette idée alors que l’autre se vantait de ne jamais avoir eu d’accident. *Je déraille complètement… Zeÿ est juste… juste un connard fini !* Voilà pourquoi je poussais un soupir de soulagement lorsqu’il fut parti récupérer sa voiture.


- Et votre bras ? Ça va mieux ? demandais-je à Saara en me levant pour observer les toiles. Comme par hasard je m’arrêtais devant une de Zeÿ. Je la contemplais en silence pendant plusieurs minutes. Il a un talent incroyable, déclarais-je en frôlant le tissu peint. Si nous avions été amis je lui aurais sûrement demandé qu’il m’en peigne une… même une petite, déclarais-je songeuse. Malheureusement ce n’est pas le cas ! Je marquais une pause et me tournais vers la blonde. Je me demande s’il aurait été plus sympa si j’avais céder à ses avances ! dis-je à voix haute avant d’ajouter avec un léger rire. Oubliez ce que je viens de dire... c'était stupide !


Je remarquais la voiture d’Ezeÿel garée devant la galerie au même moment ! Je sortis à la suite de Saara et attendais près d’elle le temps qu’elle verrouille l’accès. Puis je m’installais à l’arrière derrière le siège passager avant de me rendre compte que cela ne pourrait pas me permettre de discuter avec Saara. Mais je n’osais pas changer de place après m’être attachée. Je me calais donc au fond du siège et pour répondre aux paroles de Zeÿ je m’adressais à Saara.


- Je serais curieuse de savoir quel genre de musique vous écoutez Saara, dis-je avec le sourire.


Puis sans trop m’en rendre compte je regardais le jeune homme au travers son rétro intérieur tandis que mes précédentes questions me revenaient à l’esprit.


.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Mer 2 Aoû - 11:25



*C’est moins une !* Elle faillit se confesser, croyant qu’Ezeÿel a déjà tout appris. Elle est soulagée que cela ne soit qu’une fausse alerte. Toutefois, le risque demeure et ça commence à la mettre en stress. Il faut vraiment qu’elle donne un coup d’accélérateur dans leur rapprochement. Ce qui est plus facile à décider qu’à mettre en œuvre, croyez-le ! Elle se laisse jusqu’au vernissage. Avec les préparatifs autour, ils se verront un peu plus et, même si seront présents les autres étudiants, ils passeront quand même du temps ensemble.

Épinglant son sourire engageant, elle revient auprès des étudiants… toujours échoués sur deux banquises opposées de la Sibérie. *Attendez d’entendre ma bonne nouvelle* Mais d’abord, l’honneur est fait aux gourmandises apportées par Gaïa. Faisant fi de son appétit d’oiseau, elle se sert d’un Skoleboller et prend, il faut l’avouer, un plaisir certain à le savourer. Quant à Ezeÿel, il ne dément pas son grand appétit. Elle se dit qu’elle pourrait cuisiner pour le quatuor une fois. Elle se défend en cuisine, et c’est même sa botte secrète en négociation. En regard de l’art culinaire des restaurants étoilés, on pourrait croire qu’un plat maison ne paie pas de mine. Mais c’est sans compter sur une hôtesse hors pair en cuisine et une table dressée dans une galerie d’art en guise de salle à manger. Mijotant l’invitation, la galeriste perçoit, mais ne tique pas sur l’attitude songeuse de Gaïa, croyant que l’humeur inhabituellement maussade de cette dernière se dissipera sous peu.

Consolidant les bonnes dispositions que les viennoiseries ont ouvertes, Saara annonce la réjouissante raison de leur rencontre du jour. Elle est très contente d’avoir mis la main sur un hôtel à la fois pittoresque et avec du cachet. Sa localisation à la frontière de la ville l’isole, mais comme les invités ont la commodité d’y passer la nuit, ce n’est pas véritablement un problème. Avec ce vernissage, elle espère marquer à nouveau les esprits. Le succès de la soirée d’ouverture de sa galerie l’avait auréolée dans son démarrage. Elle doit à sa réputation de tenir la comparaison, sinon faire mieux ! Un hochement de tête accompagné d’un sourire appuyé répond à la remarque d’Ezeÿel. Qu’il ne s’en fasse, tout sera planifié pour la sécurité des invités et d’eux-mêmes d’ailleurs. Même si elle a élargi le cercle par rapport à un vernissage dédié à un artiste de renommée, les invitations ne seront pas pour autant distribuées à tout vent. Pour l’attrait d’un événement, il est toujours important de trier sur le volet. "Laissez au lieu, une chance de vous éblouir.", rétorque-t-elle au jeune homme, même si elle sent que c’est vain. Elle est hyper déçue, et la fermeté dans la position d’Ezeÿel ne lui laisse guère d’espoir. Gaïa réagit à son tour. Heureusement, cette dernière ne semble pas annoncer un faux bond à l’after, sinon avec qui partagera-t-elle des impressions sur le vif ? Il y aura bien les deux autres étudiants, mais elle n’a pas accroché pareil avec. "Vous pensez ?" Même si elle n’a pas beaucoup d’atomes crochus avec Sara Olsen, cela la déçoit pour Gaïa. C’est assez exceptionnel que des étudiants en début de cursus soient mis à l’honneur dans un événement aussi professionnel. Les proches devraient s’arranger pour être présents !

Saara passe alors sur la question du transport pour se rendre à l’hôtel. Avec un bras engourdi, elle ne juge pas prudent de prendre le volant. Ezeÿel se porte, ou plutôt s’impose, volontaire pour être conducteur. Saara sourit, ne voyant aucune objection à cela. Un voile de désapprobation passe néanmoins dans ses yeux en apprenant que son frère roulait déjà bien avant l’âge légal du permis. Mais le blâme n’est pas dirigé contre l’étudiant, mais bien contre celui qui lui sert de grand frère. Tsss quel flic en carton de risquer des ennuis à son propre frère en lui permettant d’enfreindre la loi ! Alors qu’ils auraient pu prendre la sienne, Ezeÿel préfère manifestement conduire sa propre voiture. À la suite de ce dernier, elle se lève dans l’intention de se débarrasser de sa poche de glace improvisée. Elle se fait immédiatement rappeler à l’ordre. " Ezeÿel !", proteste-t-elle en laissant passer un moue sur lèvres pour lui signifier qu’il pousse un peu, mais elle ne discutera pas. Visiblement, il tient aux vingt minutes et pas une minute de moins. Et comme elle a affirmé lui faire confiance là-dessus, elle s’y tiendra aussi de son côté.

Au-dehors, la moto vrombit. La galeriste se mord la lèvre inférieure. Franchement, elle ne sera jamais rassurée de le savoir à toute vitesse sur cet engin. Elle sait qu’une sortie de route peut brusquement survenir, même si le conducteur est le plus averti… Elle pivote du côté de Gaïa qui vient de pousser un soupir. Oh si terrible que ça ?, semble-t-elle lui demander avec un sourire légèrement taquin. Il lui semblait pourtant voir la glace fondre au fil de la conversation… non ? Avant de répondre à l’inquiétude de l’étudiante, elle soulève son balluchon pour examiner comment tourne son bleu. Elle a un sourire mi-figue mi-raisin. Le bleu se voit toujours, cependant, c’est moins irrité. "Oui, ne vous faites pas. C’est en bonne voie de disparaitre. Il faut juste laisser reposer." Et s’emplâtrer d’argile verte. Elle sort le téléphone de son sac pour enregistrer le rappel de passer à la pharmacie en fin de journée. Elle veut demander à l’étudiante s’il lui est parvenu, le contrat dont elles ont discuté. Hier, elle a reçu un appel de son avocat d’Olso – qui est par ailleurs plus l’équivalent d’un oncle pour elle –, celui-ci lui a informé qu’un de ses collaborateurs avait envoyé le contrat. Cependant, elle est devancée par une remarque de la petite blonde en admiration devant une toile de son frère. Le sourire aux lèvres prêtes à renchérir, elle relève la tête… et sa mine réjouie se fane. Si elle a senti que Gaïa ne montrait pas son entrain habituel, elle ne s’en était pas vraiment préoccupée jusqu’à lors, la présumant solide à tout encaisser. Mais en l’entendant parler ainsi, elle s’aperçoit que l’étudiante n’est pas bien, et cela l’inquiète d’autant plus qu’elle connaît son épaisse cuirasse. C’est dans ces moments-là qu’un gros câlin vaut tous les mots, mais est-ce adéquat compte tenu de leur relation principalement de travail ? Le temps qu’elle s’interroge, on entend une voiture se garer. Elle n’a même pas le temps de piper mot que Gaïa coupe court à la discussion. C’est chiffonnée qu’elle s’éclipse pour ranger son balluchon de congelés. Elle apprécie Gaïa et elle est attachée à Ezeÿel, donc ça ne lui convient pas que ces deux-là ne trouvent pas de terrain d’entente. En plus, elle est persuadée que si Ezeÿel rentre sans prendre des gants dans sa camarade, c’est parce qu’il la croit avoir le cran de lui tenir tête. Elle rassemble les gâteaux dans une seule boîte qu'elle embarque avec son sac et sa veste. N’ayant pas vraiment de préférence, elle s’installe néanmoins à l’avant pour guider si besoin et surtout pour colmater entre ses deux comparses. Tous trois ont besoin de mieux se connaître, cette virée est une belle occasion !

Pendant qu’Ezeÿel accroche les chaînes, Saara en profite pour dégager un peu le brouillard qui cache l’éclat de la photographe. "Gaïa !" Elle regarde la jeune femme dans le rétro. Sa voix s’était voulue grondante, mais elle n’y a pas vraiment réussi. Elle poursuit donc dans son registre, à savoir une douce tonalité. "Vous savez ce que je crois ? Pour les passionnés, il ne sort rien de bon à n’engager qu’une partie d’eux-mêmes." Elle sait que pour certains, les coucheries ne sont pas une grande affaire, alors peut-être cela aurait été plus facile de céder. Mais elle connaît le caractère passionné de Gaïa, et pour l'être aussi, elle sait qu’il faut pleinement le sentir. De plus, elle doute sérieusement qu’Ezeÿel soit le genre d’homme à apprécier qu’une femme lui cède sans se donner véritablement.

Saara se penche légèrement pour sortir le dépliant de l’hôtel de son sac à ses pieds. Elle lit à haute voix l’adresse. "C’est au nord de la ville, après le port, en direction des montagnes d’Ålfotbreen.", ajoute-t-elle pour les aider à situer. Elle boucle sa ceinture, alors que Gaïa se dit curieuse de la musique qu’elle écoute. "Ça dépend de l’humeur ou de l’activité. Mais s’il y a un genre que j’apprécie en particulier, c’est le folk rock. Et plutôt les chansons anglo-saxonnes et intemporelles, même si il y a aussi de bons groupes ici actuellement. Je parie que vous pensiez que j’écoutais que du classique." Elle les regarde tour à tour, Ezeÿel directement et Gaïa dans le rétro. Elle rit. "J’en écoute aussi ! Lorsque je cuisine, j’ai l’impression que les grands compositeurs m’insufflent leur virtuosité. Et ça doit être vrai, j’ai de bons retours de mes convives. Je devrais tester avec vous quatre une fois. Vous m’avez l’air de ne pas mâcher vos mots si ce n’est pas à votre goût." Elle regarde la route devant elle. Mais c’est assurément Ezeÿel qu’elle vise, parce que Gaïa mettra sans doute plus de rondeurs dans sa critique. En tout cas, l’invitation est plus ou moins lancée… et elle le pince si direct il lui refuse ça aussi ! "Sinon en voiture, j’écoute la radio. J’aime bien avoir la compagnie des animateurs avec moi. Et vous ?", demande-t-elle des fois que ces deux-là se découvriront des goûts communs.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Sam 5 Aoû - 16:25

Le 17 janvier 2018


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J’sentais le regard de Gaïa sur moi, mais j’fis mine que ça soit pas l’cas. Qu’elle s’rince l’œil, c’était pas comme si j’avais pas l’habitude. J’tournai la clef, et sortais de l’emplacement après avoir fait mes contrôles. Ca allait être chiant d’conduire sans dépasser les limitations d’vitesse, mais c’était ça ou laisser quelqu’un conduire à ma place. Autant dire qu’l’choix était vite fait. Saara m’indiqua l’adresse et ça m’fit sourire lorsqu’elle commença à m’indiquer comment m’y rendre. J’ai toujours vécu à Vallhöl. La ville était pas si grande qu’ça et en plus c’était un quartier qu’j’connaissais. J’pensais voir d’ailleurs maintenant de quel hotel elle parlait. Il était non loin d’la forêt et on était déjà dans l’coin avec Jayden en randonnée humaine puis lupine l’soir venu quand les bipèdes dormaient. Ca m’disait du coup quelque chose et j’avais pas b’soin d’brancher le GPS pour y aller. J’vois où ca situe. J’ai grandi ici. dis-je à la femme pour n’pas qu’elle s’inquiète d’m’indiquer la route à chaque embranch’ment. Et comme ça elle pouvait discuter avec l’autre sans problème. C’était p’être pas très poli, mais j’comptais pas m’joindre à elle pour l’coup. J’les écoutais ouais, mais de là à participer… Nan très peu pour moi.

Gaïa interrogea la galeriste sur ses goûts musicaux. J’l’avoue, j’la voyais plus branché classique, vu qu’c’était ce qu’elle diffusait pendant les expos… Dans l’genre assommant, on pouvait pas faire mieux. J’déteste le classique. C’est trop plat, trop… Sage. Et ouais l’fait qu’mon père n’écoute qu’ça, ça m’aide pas à aimer ça. Esprit d’contradiction quand tu nous tiens. C’était un peu stéréotypé mais j’m’attendais pas à c’que Saara écoute autre chose qu’du classique qu’elle indiqua écouter aussi en cuisinant après avoir rie. J’restais mon regard fixé sur l’route même si j’sentais désormais l’regard d’ma boss sur moi. Après tout j’étais pas sensé m’en rendre compte, comme tout humain qui s’respecte. J’lâche cependant un léger rire quand elle indique qu’elle nous f’rait bien goûter sa cuisine pour qu’on lui indique franchement c’qu’on en pensait. Là elle m’visait personnellement mais ça m’faisait rire plus qu’autre chose. Surtout qu’elle avait raison. J’m’étais pas gêné pour lui dire la dernière fois qu’le traiteur remplaçant avait pas été top pour l’expo et qu’sa bouffe sentait pire qu’une poubelle pleine d’couches sale d’bébé… Avant d’conclure que ouais, c’était vraiment « d’la merde en miniature » après qu’un serveur m’ait proposé d’manger un truc. J’avais rien avalé d’la soirée, et ceux qui l’avaient fait m’avait pas eu l’air d’apprécier d’ailleurs. Bref, ya pas meilleur gastronome et critique qu’un loup. On adore manger et notre palet est aussi fin d’notre odorat. Pas étonnant qu’on cherche toujours l’meilleur.

Saara finit par nous d’mander c’qu’on aimait écouter. J’répondais pas une fois d’plus, laissant Gaïa l’faire. J’suis pas vraiment du genre à écouter d’la musique. J’le fais que quand j’peins ou j’coure. Et c’que j’aime foutre à fond, Jay qualifie ça d’bruit et pas d’musique. Ca l’fait grincer des dents à chaque fois qu’il débarque dans mon atelier et qu’j’y en train d’bosser sur des toiles. D’ailleurs il la coupe toujours complètement, n’supportant pas, j’le cite « les cris d’agoni » qui sortent des enceintes. J’l’avoue, il a pas tort sur l’fait qu’c’est surtout du bruit. C’est justement c’que j’recherche. J’ai besoin d’couper de tout, y compris d’mes sens d’loup. Rien d’mieux du coup qu’du bruit. C’est c’qui permet d’sortir mes plus belles toiles d’ailleurs, celles qui ont l’plus de profondeur. D’ailleurs c’était pour ça qu’il avait posé des grosses plaques insolentes sur tous les murs l’appart assez rapidement pour clamer l’proprio et les voisins dont perso, j’me foutais royalement.


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MessageSujet: Re: Gang of blond   Dim 6 Aoû - 18:31

Le 17 janvier 2018


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Je m’étais contentée d’un hochement de tête car je ne savais absolument pas si Maja pourrait être présente le jour de l’exposition. Elle était très occupée depuis la diffusion de la vidéo et je savais que si elle ne venait pas c’était vraiment qu’elle ne pouvait pas. Elle s’intéressait réellement à mon potentiel et ratait rarement une occasion de venir voir mes améliorations ! Elle n’hésitait pas à me dire ce qui n’allait pas et c’était ce que j’aimais chez elle ; elle était directe et ne mâchait pas ses mots. Beaucoup des personnes auraient pu mal prendre sa façon d’agir mais je savais qu’elle faisait cela pour m’aider à devenir encore meilleure. Maja était réellement une source d’inspiration pour moi !
Si je me perdais dans mes pensées ce n’était pas pour rien. Le comportement exécrable d’Ezeÿel m’y avait poussé. J’avais pourtant essayé d’être gentille et avenante mais mon retard n’avait pas mis le jeune homme dans de bonnes conditions pour être agréable. Le fait qu’il ait ensuite tenu à payer ce que j’avais acheté n’avait rien arrangé et m’avait fait entrer dans un mutisme inhabituel. Bien sûr, lui ne remarquerait sûrement rien ! C’est pourquoi j’avais de nouveau recommencé à parler avec Saara lorsque le macho était parti récupérer sa voiture. Même sa réaction pour être celui qui conduirait m’avait agacé. De toute façon je n’avais pas le permis… et j’allais le dire lorsqu’il s’était imposé.
Saara n’eut pas le temps de répondre à mes paroles que déjà il était là. Je ne cherchais pas à savoir où voulait s’installer la blonde car je montais derrière. Je n’allais pas m’imposer à Zeÿ !

Je sursautais lorsque Saara s’adressa à moi et je me penchais pour pouvoir la regarder au travers du rétroviseur puisque j’étais assise derrière elle. Je souris à ses paroles qui étaient la réponse à ce que je lui avais demander avant que Zeÿ n’arrive.



- Merci Saara ! C’est ce que je pense aussi même s’il est parfois difficile de ne pas croire que l’on se trompe lorsque l'on voit les comportements que cela engendre, déclarais-je avant de me rasseoir au fond du siège.


Je remarquais alors que je tenais toujours l’argent que Zeÿ m’avait forcé à prendre et je quittais son reflet des yeux pour regarder autour de moi. Il ne remarquerait que beaucoup plus tard si je glissais l’argent entre les sièges ou dans l’un des vide-poches. Mais je n’eus pas le temps de trouver une cachette que Saara nous proposa une invitation à manger. Oubliant carrément que la dite invitation concernait aussi Ezeÿel je répondais en souriant…


- Ce sera avec plaisir ! J’adore la bonne cuisine, surtout lorsqu’elle est faite maison, avouais-je enthousiaste.


Puis la discussion se focalisa sur la musique. Pour ma part je choisissais de ne pas connecter mon téléphone au wifi de la voiture. Il y avait très peu de chance pour que le conducteur et moi ayons les mêmes goûts ! Pour ce qui est de Saara je fus en effet surprise d’apprendre quels étaient ces genres musicaux.


- Moi je passe beaucoup de temps dehors et sans musique pour mes clichés mais sinon tout dépend ce que je suis en train de faire… J’écoute aussi du classique mais pas quand je cuisine. Cette musique m’aide à me concentrer lorsque je couds, c’est calme mais vivant. Une vraie source d’inspiration ! expliquais-je comme si tout le monde savait que je créais moi-même mes propres vêtements. Sinon, dans le bus, j’écoute les informations… surtout avec tout ce qui se passe en ce moment. Avec ces histoires de vampires… et de loups, dis-je alors que mon regard se posait sur le reflet d’Ezeÿel lorsque je prononçais le dernier mot.


Oui, je sais ! Je déraillais complètement… Il était jeune et fort, très fort ! Rien de plus. Mais quand même... Il avait une sacrée poigne et j’avais mal pour Saara rien que de repenser à l’hématome qu’il lui avait fait.



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MessageSujet: Re: Gang of blond   Lun 21 Aoû - 18:53



Gaïa retrouve un air souriant et du punch dans la voix, voilà qui lui ressemble plus ! Cela rassure la galeriste qui n’aime pas savoir les gens en plein cafard, encore moins ceux auxquels elle tient. Ezeÿel monte en voiture et leur virée début, non pas sur les chapeaux de roues, mais pépère. La galerie est située au cœur d’un casse-tête de rues à sens unique pour privilégier les déplacements à pieds, alors impossible d’appuyer sur l’accélérateur avant de déboucher sur la grande avenue. Avec le fascicule de l’hôtel sous les yeux, Saara donne l’adresse et des repères pour situer le coin où se trouve l’hôtel. Elle s’y est rendue une fois, mais c'est loin d’être un trajet familier. "Bien sûr, c’est vrai que vous êtes d’ici. C’est une bonne chose ! La fois où je me suis rendue, il y avait un contournement et ça a complètement déstabilisé mon GPS. J’ai tourné un moment avant de retrouver le bon chemin. C’est qu’en plus, il y a peu d’âmes qui vivent une fois le port dépassé." Elle range le fascicule dans son sac, alors qu’Ezeÿel leur indique comment mettre de la musique. Gaïa l’interroge sur ses goûts musicaux. On ne l’imagine sans doute pas au premier abord, mais en été, elle aime fréquenter les festivals de musique qui se tiennent à la capitale. Elle ignore ce que proposera Valhöll, mais de toute façon, ça ne la dérangera pas de faire des sauts à Oslo. Au passage, elle glisse une invitation à manger. Ezeÿel n’y rebondit pas vraiment, mais il lâche un rire. Ce qui est une petite victoire en soi ! Ravie d’avoir déclenché de la bonne humeur chez lui, elle sourit en le regardant sans doute trop longtemps. C’est qu’il a un air adorable quand il rit franchement. "C’est fait alors !", conclut-elle à la suite de Gaïa dont l’enthousiasme débordant la motive. Elle adore cuisiner, mais pas pour elle seule, et depuis son arrivée à Valhöll, elle n’a pas eu le plaisir de préparer un repas pour des convives et cela lui manque. "Je vous enverrai des dates. J’ai déjà une idée de menu !" Tant pis si Ezeÿel n’est pas de la partie, elle peut comprendre que pour l’instant, il veuille garder leur relation strictement professionnelle. Ça ne l’aide pas à se rapprocher rapidement, mais à la longue, elle saura bien s’octroyer d’autres occasions. Il ne se doute pas, mais elle compte bien rester dans sa vie pour un bon moment !

À son tour, Saara demande ce que les deux étudiants écoutent. Ezeÿel reste concentré sur la route ; il n’est sans doute pas un conducteur causant. Cela la rend nostalgique, son père à elle ne l’était pas non plus. Le regard au loin, elle a un vague sourire aux souvenirs de trajets durant lesquels elle tenait des monologues, entrecoupés par leur rire. Il lui manque de manière générale, mais à l’approche de la date de sa mort encore plus... Tiens Gaïa coud ? Ah mais alors… Saara pivote la moitié de son corps pour tourner la tête vers l’arrière et planter ses grands yeux ébahis dans ceux de l’étudiante. "Vos vêtements, c’est de vous ! Whaou." Comme la position n’est pas des plus confortables, elle se remet vite en place dans son siège. S’il y a une chose qui l’impressionne immanquablement, c’est le talent créateur. "Je me suis toujours dit que c’est tellement unique ce que vous portez. Mais comme le style ne m’irait pas, je ne vous ai pas demandé dans quelle boutique vous trouviez vos pièces." Encore sous le coup de la révélation, elle se remémore quelques tenues de Gaïa qui lui ont particulièrement plu. "Whaou, vraiment Gaïa.", lâche-t-elle avant de rire en rajoutant : "On vous ennuie, Ezeÿel, mais je ne déments pas la passion des femmes pour les chiffons. Et Gaïa possède aussi un talent fou en couture, c’est à relever ! Moi je ne sais même pas comment recoudre un bouton." C’est rare, mais c’est arrivé qu’elle jette un chemisier à cause d’un bouton qui commence à se défaire. Quel gâchis honteux quand elle y repense.

Elle se penche légèrement en avant pour allumer l’autoradio et mettre la radio en léger fond. Gaïa vient de rappeler la situation actuelle. Il y a toujours au moins un homme-loup dans la nature, et ça n’a rien de rassurant pour la galeriste. "Vous croyez que les autorités font quelque chose pour retrouver l’homme-loup de la vidéo ? Plus le temps passe, et moins je comprends leur silence. Est-ce qu’ils savent depuis longtemps pour ces créatures ? Est-ce qu’ils sont dépassés?" Elle pose son coude sur le rebord de la portière et appuie sa tête. "On manque tellement d’informations, c’est difficile de savoir quoi en penser..."

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Lun 21 Aoû - 22:00

Le 17 janvier 2018


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Je jetais un coup d’œil à Saara quand elle m’répondit qu’elle avait beaucoup tourné en rond à cause de son GPS et des travaux en ville. C’était pas vraiment étonnant. Elle était pas là depuis si longtemps qu’ça et le service urbaniste de la ville était parfois très peu prévoyant dans ses plans d’réaménagement de la voierie… Sans compter les gosses qui enlèvent sciemment les panneaux de déviation juste pour l’fun… Des gosses dont j’avais fait partie d’ailleurs. Ah c’qu’on peut être con quand on est jeune franchement. Mais on s’amuse d’rien aussi. Ca m’manquait cette petite insouciance qu’j’avais à l’époque. Elle avait pas vraiment très durée très longtemps. J’chassais ça d’mon esprit. C’était pas l’moment d’y penser et d’toute façon ça changerait rien à l’enfance qu’j’avais eu. Vous finirez par vous y habituer. lui répondis-je simplement avant d’tourner dans une petite ruelle. J’roulais au pas, moins vite que sur l’artère principale, mais j’gagnerais du temps au final et on se taperait pas des bouchons. J’débouchais sur le périf extérieur alors qu’elles discutaient désormais de manger chez la Galeriste. Je m’y insérais sans ouvrir la bouche, concentrais à pas dépasser les limitations d’vitesse comme j’en avais si souvent l’habitude. C’était très frustrant d’conduire aussi peu vite, surtout qu’il y avait de moins en moins d’voitures et donc que j’pourrais m’lâcher.

J’sentais l’regard de Saara sur moi, mais j’tournais pas la tête, même si j’étais curieux d’savoir pourquoi elle me regardait autant. J’avais un truc sur l’visage ou quoi ? J’allais lui lancer un regard interrogateur mais Gaïa détourna son attention en lui parlant d’couture. Oh bordel. Sérieux ? Elles allaient vraiment parler d’ça ? Et tant qu’on y est, on pouvait parler aussi tampax, et bébé ? C’était vraiment typique des femmes ça. J’levais un instant les yeux au ciel et secouais la tête silencieusement. Cela enthousiasmait d’ailleurs ma galeriste qui ne pouvait pas s’empêcher de le montrer. Ouais elle faisait ses vêtements. Ok c’était un talent mais… Et alors ? J’veux dire, j’crie pas sur tous les toits qu’j’peins et que j’vends vraiment bien mes toiles. J’vais pas m’vanter à tire larigot. Ca r’garde que moi. C’est cool pour elle ouais, mais… Et ? J’gardais cela pour moi parce que j’avais pas envie m’disputer avec elle. Saara était en train de rire et j’voulais pas gâcher sa joie. D’ailleurs elle comprit par elle-même que cela m’ennuyer. Si vous l’dites. lui répondis-,e quand elle affirmait que Gaïa avait du talent. J’m’en tapais. Les vêtements pour moi ça sert à rien. Si j’pouvais vivre nu, j’le ferais. Oh, j’le pouvais sans craindre l’froid. Mais j’avais pas envie d’me faire embarquer pour atteinte à la pudeur.

Saara allume la radio en fond, alors que Gaïa lui dit enfin qu’elle écoute les infos dans l’bus concernant les créatures surnat’. J’vois son regard se tourner vers moi dans l’rétro central de la voiture et j’lui réponds par un haussement des sourcils. Elle me veut quoi au juste ? Qu’est-ce qu’elle pense savoir ? Elle est bien loin du conte et si elle pense que j’vais lui balancer la moindre info sur moi, elle s’trompe complètement. La réponse de la Galeriste m’agace une fois d’plus, comme la dernière fois. Les gens sont vraiment trop cons putain. Je me retiens de serrer plus fortement le volant… Et d’accélérer de frustration. Ces humains, tous des cons hein finalement ? Pas un pour rattraper l’autre. Je lâche un léger rire quand elle finit par conclure que le manque d’infos les empêche de savoir quoi penser. Pour vous filer plus de cauchemar c’est ça ? Qu’est-ce qu’on en a à foutre de savoir s’ils sont au courant ou pas ? Ca change rien au fait que des monstres courent les rues glissais-je en lui jetant un léger coup d’œil avant d’enclencher mon cligno et d’sortir. Bien sur quand j’parle de monstre, je pense aux vamp’, même si elles pensent à mes frères d’meute. Si elles savaient…Si elles savaient que l’humanité n’était pas asservi par les sansues grâce aux miens… Si elles avaient qu’on était mort dans leur stupide guerre, qu’on avait servi d’arme à leur autorité… L’humain est un putain de connard d’ingrat. Et j’suis putain d’contant qu’Sebastian nous ait sorti d’leur griffes. On arrive dans cinq minutes. finis-je par leur dire alors que je m’engageais sur une route bien enneigée bordant la forêt, cette forêt que j’connaissais aussi bien qu’ma poche et dans laquelle j’avais envie d’faire un tour, pour en respirer les effluves. C’était là qu’j’étais chez moi après tout. Mon téléphone sonna au moment où cette pensée m’effleura et l’nom Maëve s’inscrivit sur l’écran au-dessus d’une photo de nous deux. J’le récupérais dans le vide poche et décrochais Désolé Beauté j’suis occupé là. J’peux te rappeler ? J’aurais laissé sonner pour n’importe qui d’autres, mais pas pour elle. Ni pour Jay d’ailleurs Et moi qui voulait te donner rendez-vous dans une heure dans ma chambre… me ronronna-t-elle à l’oreille. Je souriais naturellement à sa réponse, n’pouvant m’en empêcher. Dans disons… Trois heures ? Je serai au travail mon chou. Tu es sûre que tu peux pas te libérer. Certain mon Ange. A ton retour de travail ? Ouais je lâchais rien. Hors de question que je le fasse et je savais très bien que c’était ce qu’elle attendait, qu’j’lui cours après. C’était la seule à qui je permettais d’le faire. Hmm Je sais pas. On verra si j’suis encore d’humeur. Je lâchais un grand rire puis lui répondais Je relève le défi. A tout à l’heure. avant de raccrocher sans attendre sa réponse. Je reposais mon téléphone alors que la bâtisse apparaissait au bout de la route et m’y garais alors que mon téléphone sonnait pour annoncer un message de Maëve. J’en vis assez pour sourire une fois d’plus avant qu’j’finissais ma manœuvre. C’était fou l’effet qu’elle avait sur moi. J’me sentais bien plus calme, euphorique même après son échange. J’en avais même oublié la présence des deux femmes. J’coupais le moteur et j’récupérais de nouveau mon téléphone en leur disant On y est.. J’ouvrais le sms de la Louve « J’espère que tu seras à la hauteur de mes besoins mon petit Zeÿ chéri. Je déteste attendre » et souriais de plus belle, avant d’ouvrir ma porte et d’ranger mon téléphone dans ma poche. J’récupérais mon manteau et sortais d’la voiture en l’enfilant même si j’en avais pas besoin. Et alors qu’elles en faisaient de même j’profitais qu’elles aient l’dos tourné pour prendre un grand bol d’air frais. Ouais, rien ne pouvait égaler la nature. Rien. J’me tournais vers Saara et lui demandais alors que j’avais regagné tout mon sérieux, d’un timbre neutre Vous voulez commencer par où ?.


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MessageSujet: Re: Gang of blond   Mer 30 Aoû - 21:08

Le 17 janvier 2018


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Une invitation à dîner ! Je trépignais déjà d’avance… Il faudrait que je prévienne Maja de mon absence ce soir là mais je ne pensais pas que cela poserait un problème. Je me demandais alors quel serait le menu puisque Saara avait déjà une idée. Je me penchais en avant avec le sourire.


- Et c’est quoi cette idée ? Je suis une véritable gourmande moi… je veux savoir !


Je faisais certes attention à mon alimentation mais cela ne m’empêchait pas de me faire des petits plaisirs de temps. Et puis un repas maison serait forcément bon. Il me tardait déjà d’y être, que Ezeÿel soit là ou non !
Puis arriva le sujet sur nos goûts musicaux auquel je répondais en toute honnêteté sans réfléchir à ce que je disais. Voilà pourquoi je fronçais les sourcils en voyant Saara se retourner et me regarder avec étonnement. Puis en entendant ses paroles j’esquissais un sourire en rougissant. Il était rare que je dise que je confectionnais des vêtements. J’étais gênée par tant d’attention soudaine et je baissais les yeux sur mes mains posées sur mes genoux. Ce fut au moment où Saara avouais ne pas être capable de recoudre un bouton que je reprenais la parole.



- C’est juste un passe temps qui me permet d’économiser l’achat de fringues, avouais-je en rougissant une nouvelle fois. Hé… mais je pourrais créer vos tenues l’expo si vous voulez, déclarais-je spontanément.


Au même moment je me rendais compte que le blond ne serait sûrement pas d’accord et comme il m’aurait fallu prendre ses mensurations ce n’était pas plus mal au final. J’attendais donc uniquement une réponse de la part de la blondinette.

Suite à mes idées folles je prenais le risque d’évoquer les vampires et les loups en regardant le reflet de Zeÿ dans son rétro. Sa réaction lorsqu’il croisa mon regard m’ôta les idées que j’avais en tête. Je souriais en secouant la tête. J’avais du me faire des films pour rien ! Zeÿ avait de la force et Saara devait avoir une peau qui marquait facilement, comme moi. L’explication était simple. Mais très vite, j’écoutais ce que disait de la blonde et fronçais les sourcils.
J’étais surprise par les paroles de Saara concernant la vidéo… Elle réagissait comme la plupart des gens ; c'est-à-dire qu’elle faisait une fixation sur le loup-garou. Pourquoi ? Je ne comprenais pas ! On voyait pourtant clairement une enfant prendre le dessus physiquement sur un homme avant de se mettre à boire son sang. Une vampire quoi ? Et le lycan avait buté le bourreau de l’humain. Si je n’avais pas été une pomme de sang j’aurais vu cela comme un acte de bravoure… mais ce n’étais pas le cas ! Les loups avaient beau être plus vivants que les vampires, ils étaient mes ennemis. Ils l’étaient car ils représentaient une menace pour Maja… et sûrement pour moi ! Tout en détournant le regard du reflet du blond que je n’avais cessé de regarder je me demandais ce qu’un lycan ferait à une pomme de sang.
Mais je n’y réfléchissais pas plus longtemps car je comptais donner mon avis sur cette vidéo. Je haussais les épaules aux paroles de Ezeÿel.



- Les humains peuvent être tout aussi terrifiants… certains n’hésitent pas à poignarder des enfants ! Ce sont eux les monstres, déclarais-je avant d’ajouter. Pour les créatures j’ai l’impression que tout le monde n’a retenu qu’une seule chose. La fuite de l’homme-loup ! Pourtant le plus important c’est qu’il a tué cette gamine qui était quoi ? Une vampire ! C’est elle qui vidait de son sang un pauvre type avant que le loup ne mette fin à ses agissements. Le vrai tueur dans l’histoire, c’était elle non ? Je sais pas… mais c’est l’impression que j’ai, mentis-je. En tout cas, si tout cela est vrai, je pense qu’ils sont là depuis très longtemps… les traquer n’est pas une bonne idée ! C’est quand on se sent menacé que l’on devient dangereux… dis-je alors que mon regard se perdait au loin, sur la route devant nous.


Mon esprit s’égara un peu… me ramenant à une période de ma vie ou je ne me prénommais pas encore Gaïa ! J’avais la preuve de ce que j’avais avancé ; que le simple humain pouvait être un monstre. La cicatrice du coup de couteau n’avait pas complètement disparu… je m’étais toujours demandé pourquoi sans avoir osé poser la question à Leygh ni même à Maja. Mais qu’importe ! Elle me rappelait que la première fois où j’avais failli mourir c’était à cause d’un homme, pas d’un lycan ou d’un vampire, mais bel et bien d’un simple humain. Ma main se posa, par réflexe, sur ma veste à l’endroit où le couteau avait pénétrer ma chair et je ne revins à la réalité que lorsque le blond nous indiqua que nous allions arriver dans quelques minutes.
Après cette information il fut impossible de discuter puisque notre conducteur reçu un appel. Et même s’il était interdit de répondre au téléphone en conduisant cela ne me choqua pas. Beaucoup de monde le faisait et puis Zeÿ n’était pas du genre à obéir ou suivre les règles, la plupart du temps. Je compris qu’il devait s’agir d’une nana mais je ne cherchais pas à en savoir plus. La vie privée du blond ne m’intéressait pas, sauf pour un point bien précis à présent. Me concentrant sur le léger fond sonore de la radio, j’appuyais ma tête contre la vitre et rêvassais alors que j’avais l’impression d’être bercée. Puis sans écouter ce qu’il disait, je me rendais compte que Ezeÿel avait un timbre de voix agréable lorsqu’il n’était pas agressif, sur la défensive ou sarcastique.

Puis enfin nous arrivions. Je refermais ma veste et sortais de la voiture en laissant mon sac à l’intérieur… Je ne glissais que mon portable dans l’une des poches. J’observais ensuite la bâtisse avant de regarder son environnement. Je m’éloignais de quelques pas. J’aimais beaucoup le cadre et je pensais même à revenir avec mon appareil photo… si quelqu’un voulait bien m’accompagner car cela ferait un peu loin en scooter.
Lorsque j’entendais la voix de Ezeÿel je revenais vers eux. Le problème était que je ne regardais pas où je posais les pieds et au moment où j’arrivais à côté le blond je trébuchais et basculais en avant…


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MessageSujet: Re: Gang of blond   Ven 1 Sep - 21:17



"Je ne peux rien dévoiler, cela gâcherait l’effet de surprise.", répond Saara en tentant d’imprimer du mystère dans son sourire, mais elle se réjouit beaucoup trop de plancher sur un menu, c’est donc un sourire allègre qui transparaît. Son regard accroche sur un point à l’horizon. À quand remonte son dernier grand dîner ? Pouf, ça doit bien faire cinq mois, espérons que son inspiration pour le dressage d’assiette en jette toujours autant ! L’esthétisme est primordial, bien que le goût doive suivre aussi. Mais comme elle cuisine toujours pour elle, aucun risque d’être rouillée à ce niveau-là. "Je peux toutefois vous dire une précaution à prendre : venez avec l’estomac dans les talons. Je serai sacrément déçue si vous ne faites pas honneur à tous mes plats." Le temps d’élargir son sourire, elle ajoute : "De la mise en bouche au dessert !" La curiosité de Gaïa restera sans doute sur sa faim, mais la surprise n’en sera que plus belle… du moins si elle se montre à la hauteur des attentes qu’elle vient de susciter. Mais pour se dépasser, c’est bon d’avoir une petite pression !

La conversation revient sur les goûts musicaux, mais dès que Gaïa mentionne écouter de la musique classique lorsqu’elle coud, Saara ne rate pas la révélation. L’une des premières choses qui frappent en croisant la jolie blonde, ce sont ses tenues. Le style est original, et si sur d’autres, les mêmes vêtements servaient à se déguiser en ce qu’ils ne sont pas, ce n’est absolument ce qui se dégage de Gaïa où on sent l’harmonie entre l’être et le paraître. Dans une protestation d’abord silencieuse, le sourire de Saara s’accompagne d’une dénégation de tête avant qu’elle ne prenne la parole : "La finition dans vos confections ne ment pas." Réaliser des vêtements aussi créatifs et aboutis, alors que ce n’est pas son métier, c’est l’expression d’un talent ! La proposition de Gaïa provoque une réaction aussi directe que prompte de la part de Saara qui à nouveau, a sauté sur son siège pour se tourner avec des yeux brillants. "Vous êtes sérieuse ? J’adorerai tellement.. Oh non non non, nous ne pouvons pas vous demander cela. Hors de question. Ça serait beaucoup trop de travail pour vous." Elle s’en retourne dans son siège de peur que l’éclat d’envie dans ses pupilles ne démente ses dires raisonnables. Entre la fac, la photo, son travail de serveuse et des cours de français, Gaïa jongle avec un planning infernal ; son peu de temps libre doit lui permettre de souffler pour elle !

Saara se penche vers l’autoradio et l’allume pour une mettre une musique de fond. Le sujet des créatures surnaturelles vient sur le tapis. Plus le temps passe, moins elle ne sait quoi en penser de toute cette histoire. À sa connaissance, aucun agissement imputable à des créatures aux crocs acérés n’est survenu depuis la vidéo. Elle s’est posé mille questions, mais au final, elle ne sait toujours pas quelle est sa position. Juste que l’existence des vampires et des loups-garous lui inspirent peur et méfiance. Elle reconnaît volontiers que son ressenti est irréfléchi, primitif, mais si incontrôlable… Alors qu’elle pose distraitement son coude sur le rebord de la fenêtre et y appuie sa tête, un picotement lui rappelle son bleu. Son bras glisse alors pour retourner à sa position le long de son corps. Elle écoute les étudiants, le regard perdu dans les paysages qui défilent. Ils montrent un bon sens dont elle est dépourvue sur ce sujet. Comment passer outre la dangerosité qui réside dans ces créatures, alors qu’on en sait si peu ? La seule source d’information est un extrait vidéo posté par on ne sait qui, pour on ne sait quelle intention. Qui sont ces êtres surnaturels ? En aurait-elle déjà croisé ? En côtoie-t-elle ?! "Et l’ignorance dans laquelle on est plongé nourrit les peurs.", remarque-t-elle d’un ton qui n’a rien de moralisateur, car elle s’inclut dans les ignorants apeurés.

Rompant un silence qui s’est installé, Ezeÿel annonce leur imminente arrivée à destination. Maintenant que Saara prête une réelle attention au dehors, elle reconnaît les alentours boisés de l’hôtel. Elle sourit, instantanément enchantée par le charme des lieux. Elle n’a pas cherché à être indiscrète, mais par réflexe, son regard tombe sur la source de la sonnerie dans le vide-poche central. Elle n’a pas besoin de s’attarder pour reconnaître la belle blonde sur la photo et aussitôt elle se sent un peu morose… Oui oui la galeriste éprouve bien un soupçon d'envie à l’égard de la somptueuse Maëve. Même si Saara ne saurait dire quelle étiquette définit la nature de leur lien, la belle occupe une place privilégiée dans le cœur de son frère. Il n’y a qu’à voir les traits du jeune homme s’adoucirent et son sourire léger. Rha ce qu’elle envie Maëve pour l’intimité de sa relation avec Ezeÿel... Évidemment, pas sur le plan sexuel ! Le lieutenant Sköll lui fait aussi ressentir la même sorte d'envie, à la différence que lui, en plus, il l’insupporte.

Saara sort de la voiture. Rien de tel qu’un bol d’air froid pour dégager l’esprit. Surtout qu’Ezeÿel lui donne un autre petit coup dans le cœur en lui offrant un visage des plus neutres pour lui demander la suite du programme. Sans l’opportunité professionnelle qu’elle représente, sans doute s’épargnerait-il l’ennui de la rencontrer... Pour lui répondre, elle préfère reporter le regard sur l’imposante et toutefois chaleureuse façade de l’hôtel particulier. "Je pense d’abord passer saluer le directeur. Si vous voulez m’accompagner. Mais sinon visitez le parc ou la salle d’exposition. Je vous rejoindrai après...", répond-t-elle tout en baissant la tête pour la passer à l’intérieur de la voiture et attraper son sac.

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Sam 9 Sep - 0:07

Le 17 janvier 2018


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Elle mentait. Pas sur tous les sujets mais Gaïa mentait quand même. Ca s’entendait et ça s’sentait, surtout dans un habitacle aussi p’tit. Elle pensait pas qu’les vampires étaient de vrais tueurs, ni même qu’mon frère de meute avait bien agis. Encore une adoratrice d’suceurs d’sang. Ca m’répugnait. J’avais déjà pas une haute opinion d’elle, et ça allait pas en s’améliorant. Mais elle pensait comme la plupart des gens, Saara la première. J’pensais bien l’aimer, mais d’puis que j’avais compris son point d’vu, ça m’avait pas mal refroidi. Elle était ma chef et j’continuais d’respecter son travail. Mais on m’y reprendrait pas d’accepter quelqu’chose avec elle en dehors du cadre du boulot. J’me connaissais, j’pouvais partir au quart d’tour parfois et j’avais pas envie qu’elle m’lâche. J’aimais bosser avec elle bordel, et j’aimais la façon dont elle ventait et vendait mes tableaux. D’ailleurs quand elle prend la parole à la suite d’la photographe, j’me retiens de lever les yeux au ciel et m’contente de glisser simplement Ca fait des siècles qu’on est dans l’ignorance et ça nous a jamais terrifié. Suffit d’voir tous les livres et films à c’sujet. On est pu à l’époque des frères Grims, mais dans un siècle qui adore, admire, aime c’genre d’chose. Ca en frissonner d’plaisir plus d’une ou d’une. Suffit d’voir l’nombre qui a rejoint des groupes pro vamp’ ou loup. je lui j’tais un coup d’œil et concluais. Soyons d’accord sur l’fait qu’on s’ra jamais d’accord et évitons d’parler ça. C’est comme la politique pu la religion. Ca fait pas bon ménage dans un milieu pro. c’était peut-être pas sympa d’lui rappeler un truc qu’elle aurait dû appliquer mais ça commençait vraiment à me gaver tout ça.

Heureus’ment nous arrivons à destination et l’interruption téléphonique d’Maëve me fait un bien fou. Elle arrive à chasser cette tension qui s’était accumulé d’puis l’autre con avait manqué d’renversé Saara. J’en avais besoin. A croire qu’elle avait vraiment un sixième sens. Elle app’lait toujours au bon moment. J’allais finir par croire qu’en vrai, elle avait des dons d’voyance en plus d’être une louve géniale. J’adorais entendre sa voix et son sms m’fit sourire jusqu’aux oreilles comme seuls elle et Jayden en sont capables. J’sors d’la voiture pour prendre une respiration et m’imprégner d’la nature. C’est l’une des raisons pour laquelle j’conduis plus souvent ma moto qu’ma voiture. J’peux tout sentir même avec un casque sur la tête. Saara propose de l’accompagner ou d’visiter le parc pendant son absence. Et rester seul avec l’Humaine ? Hors d’question. J’ouvre la bouche pour lui dire, mais j’m’interromps pour rattraper justement Gaïa qui manqua de tomber par purs réflexes. J’la rattrape par la taille d’un bras avant qu’son corps bascule complètement vers l’sol. Son dos s’retrouve contre mon torse et j’déteste ça. Non pas qu’elle est pas canon loin d’là, mais j’l’aime pas et j’aime pas qu’on m’touche quand j’le désire pas. J’la lâche aussitôt remise sur ces deux pieds et r’cule d’un pas en lui disant sèchement Fait gaffe putain. On rejoint plus tard quand vous aurez fini avec l’dirlo. J’s’rais dans la salle commune.. Et sans décrocher un mot d’plus, ni r’garder les deux femmes, j’prends la direction du bâtiment. J’m’y engouffre comme dans un endroit conquis, et m’dirige droit vers le lieu qu’j’venais de citer. Connaissant l’endroit j’eu aucun mal pour m’y rendre. La bas, j’sortais d’l’imprimante plusieurs feuilles avant m’asseoir sur l’sol en pierre d’la pièce face à la cheminé. J’récupérais un stylo noir dans la poche d’mon blouson et l’laissais courir sur la feuille. J’commençais par dessiner une pleine lune, qui s’détachait d’un ciel sombre. J’dessinais à l’intérieur d’un des cratères qu’j’laissais apparaître sur sa surface des crocs d’vampire. Puis en dessous, j’griffonnais la feuille noir, laissant juste apparaitre des tombes et des mains d’morts vivant qui en sortant, éclairés par l’astre lunaire. Mais pas que. j’dessinais les silhouettes des filles, puis leur visage, souriants d’joie. J’leur fis porter un tee-shirt avec un énorme cœur sur l’devant qui proclamé « Team Edward », me marrant bien. J’fis une jupe à Gaïa, et un pantalon à Saara, m’référant à c’qu’elles portaient toutes deux l’plus souvent.

Dessiner m’fit du bien, comme d’hab. Surtout qu’cette caricature était vraiment appropriée vu c’qu’elles pensaient. J’finissais d’accentuer ma nuit noire quand j’les entendis arriver. J’arrêtais pas pour autant vu qu’j’étais pas sensé les savoir là. Après tout j’étais sensé être un humain nan ? Intérieurement j’souriais déjà à l’avance des têtes qu’elle allait tirer quand elles verraient comment j’venais d’les représenter. Elles étaient trop bien représentées pour qu’elles n’se reconnaissent pas.


(Quoi? Comment ça c'est vrai que c'est un sale gosse tête à claques? )

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MessageSujet: Re: Gang of blond   Mer 13 Sep - 18:31

Le 17 janvier 2018


Crédit Lilith




L’effet de surprise ! C’est ce que je préférais à vrai dire et ce, depuis toujours… Bien sûr, il fallait que cela soit réussi sinon ce n’était pas une bonne surprise mais je ne doutais pas des talents de Saara et il me tardait déjà d’y être. J’étais redevenue enthousiaste comme une enfant attendant Noël et visiblement j’étais la seule des deux futurs invités… Ezeÿel restait silencieux et se contentait de conduire avec autant de prudence qu’un grand père. Cette façon de conduite m’étonnait car je l’aurais cru plus… fougueux, nerveux !  En tout cas je serais tombée de sommeil si je ne discutais pas avec la blonde.
J’eus ensuite un léger rire en entendant la remarque de Saara concernant le fait qu’il était préférable que nous venions le ventre vide lorsqu’elle nous convierait. Tout en sachant que la jeune femme ne pouvait pas me voir je secouais la tête de manière négative.



- Il n’y aura aucun problème… Je suis trop gourmande pour gâcher de la nourriture ! déclarais-je en toute honnêteté. Et cela ne se fait pas ! Des gens meurent de faim…


La vie m’avait appris à quel point le moindre crouton de pain pouvait être important. Les années que j’avais passées dans la rue ou auprès d’une famille à laquelle je n’appartenais pas vraiment avaient été difficile à vivre… car il est impossible de réellement vivre si l’on dépérit de ne pas pouvoir manger à sa faim. Aujourd’hui je faisais attention à mon alimentation afin de ne jamais décevoir Maja mais je mangeais à ma faim.
La conversation suivante me mit mal à l’aise car j’en étais le point central mais comme elle agaçait le blond je ne me gênais pas pour l’attiser en proposant même de faire leur tenue. Bien entendu Monsieur Rabat-joie ne répondit rien mais Saara était aux anges… avant de faire marche arrière ! C’est vrai que le temps me manquait un peu ces derniers temps mais une autre idée me vint. J’avais l’œil pour les dimensions et trois de mes créations iraient parfaitement à Saara avec deux trois retouches.



-  Alors laissez-moi vous faire essayer quelques créations déjà réalisées… J’en ai trois en tête ! Et avec quelques retouches elles seraient parfaites, déclarais-je.


Et malheureusement, la conversation devint moins joyeuse et Ezeÿel plus bougon. Je donnais mon avis concernant la vidéo tel qu’il aurait été si je n’avais pas été la pomme de sang d’un vampire. Enfant, j’étais impressionnée par les histoires fantastiques et j’avais plus été fasciné par les loups. De mon point de vue enfantin, ils étaient tout aussi effrayants que les vampires mais contrairement à ces derniers ils étaient vivants. Un cœur battait dans leur poitrine ! Mais ce n’était pas l’un d’eux qui m’avait sauvé cette nuit là. Non, c’était Leygh ! Un vampire. Un être qui n’était plus vivant mais à qui je devais ma vie… En repensant à tout cela j’avais posé ma main à l’emplacement de ma cicatrice et étais devenue silencieuse.
Si le trajet avait été plus long je me serais sûrement endormie mais c’est une remarque que je ne faisais pas au conducteur qui semblait être de meilleure humeur après le coup de fil qu’il venait de recevoir. Bien sûr, je n’eus pas besoin de dire quoique pour énervé Ezeÿel à nouveau. Alors que je voulais rejoindre Saara je trébuchais et je fus incapable de me rattraper. Alors, par réflexe, je fermais les yeux en attendant le choc mais au lieu de ça je me retrouvais contre le torse du jeune homme. Ce contact, aussi bref soit-il, me fit frissonner sans que je ne sache pourquoi ! Et avant que je parvienne à bégayer des excuses ou que je ne remercie Zeÿ, il avait déjà filé !



- C’est définitif, il me déteste ! dis-je à Saara en soupirant. Et je ne pourrais jamais rien faire contre ça !


Par la suite, si je saluais le directeur avec le sourire cela ne m’empêcha pas d’être perdue dans mes pensées. Tout ce que j’avais imaginé depuis tout à l’heure me semblait fou mais je ne parvenais pas à me le sortir de la tête. Si je ne me trompais pas est-ce que je devenais un danger pour mes amis à cause de mes liens avec leur principal ennemi ? Est-ce qu’ils le devenaient pour moi ? Je n’en savais rien mais cela m’inquiétait car Théa, et Brishen aussi étaient des personnes que l’on voyait souvent avec Zeÿ.
D’ailleurs, en parlant de ce dernier, je ne loupais pas le dessin qu’il était en train de faire lorsque je le rejoignais avec Saara. Je penchais la tête pour être sûre de ne pas me tromper et je riais… Il me cherchait apparemment, Saara y compris mais sans que je ne sache pourquoi !



- Team Edward ? Vraiment ? m’exclamais-je en le fixant. Je t’ai peut-être repoussé plusieurs fois mais si je devais choisir entre Mister Croc Edward et toi, sache que ce n’est pas un mort au corps glacial que je choisirais ! déclarais-je en toute honnêteté et avec un sourire. Je ne suis pas une imbécile finie comme Bella !


Non, je ne pensais pas qu’un vampire pouvait tomber amoureux d’une mortelle et je n’avais jamais été attirée sexuellement parlant par eux. Les morsures c’était une autre histoire ! Tout en m’éloignant pour observer la pièce, je reprenais la parole d’une manière spontanée et sincère. Quoique je fasse ce type me détestait... autant rester moi-même !


- Tu comptes le garder ce dessin ou est-ce que je peux le récupérer ?


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