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L'Art et la Manière

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"Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence..."
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MessageSujet: L'Art et la Manière    Sam 15 Juil - 13:59



Lionel Wahrsager & Saara Nygård



22 janvier 2018

Debout à l’accueil de sa galerie, Saara tapote sur la surface du comptoir avec son index, tandis que sa main gauche tient le combiné du téléphone. À l’autre bout du fil, on la mise en attente. Et si habituellement, elle est patiente, ce n’est pas le cas cet après-midi-là. La semaine débute mal pour elle. Elle n’est pas à son affaire. Un peu plus tôt, elle a passé commande d’un socle pour poser une sculpture qu’on lui livrera prochainement, mais en relisant le bon de commande, elle s’est rendu compte d’une erreur de dimension et de couleur ! Alors oui, elle n’expose pas souvent des sculptures, mais son étourderie a si peu avoir avec ça… Elle pousse un soupire d’exaspération. Se croyant visé, son interlocuteur se confond en excuse. "Non, ce n’est pas à cause de vous. Excuse-moi, j’ai simplement soufflé une poussière." Elle a un maigre sourire, lorsque son interlocuteur lui annonce qu’il a intercepté la commande avant qu’elle parte chez leurs fournisseurs. Il lui propose alors de faire lui-même la modification si elle peut juste le renseigner sur les dimensions et la couleur désirées. Si elle peut de tête lui donner la couleur, elle a, en revanche, un doute sur les dimensions. "Je peux vous faire patienter." Elle repose le combiné sur le comptoir. Cela aurait été plus pratique qu’elle passe l’appel depuis son bureau, mais si elle s’est postée à l’accueil, c’est parce qu’elle attend la venue d’un couple de clients qui cherche à acquérir des toiles pour décorer l’aile de leurs invités. Elle se rend rapidement dans son bureau. Malgré l’ordre qui y règne, elle n’arrive pas à mettre la main sur le dossier concernant la sculpture. "Ce n’est pas vrai, qu’est-ce que j’en ai fait.." Elle croyait l’avait posé en évidence, mais apparemment il n’y en est rien. Elle s’intime de prendre son mal en patience. Cela ne sert à rien de s’énerver sinon à la rendre plus désordonnée. Calmement, elle s’assoit sur son siège et réactive son ordinateur. Elle ouvre le fichier de la sculpture et sur un post-it, elle note soigneusement les dimensions. En retournant à l’accueil, elle est contente de constater que ses clients ne sont pas encore arrivés. Elle finalise sa commande et raccroche, un peu plus apaisé. Elle s’étonne du retard de ses clients, ceux-ci lui avaient pourtant précisé qu’ils avaient un planning millimétré. Pour anticiper la suite de sa journée, elle consulte à nouveau son propre agenda… "Oh... !" Elle se cognerait le front sur le comptoir. Elle se rappelle maintenant ; les clients attendus avaient appelé la semaine passée pour changer le rendez-vous. C’est la semaine prochaine qu’ils passeront. Ce qui est une chance, parce que dans son état, elle se serait saboté la vente !

Après avoir tenté de faire un peu d’administratif sans grand succès, la galeriste s’apprête à s’assoir un moment devant une toile pour se changer les idées, mais une sonnerie l’arrête. Elle décroche le combiné du téléphone de la galerie. "Bonjour, Saara Nygård… Évidemment, personne." Elle raccroche, parce qu’en fait, la sonnerie appartient à son mobile. Elle l’attrape sous le comptoir. À mesure qu’elle écoute son interlocutrice, un sourire pointe sur son visage. "Merci, tu es la meilleure ! Je t’en dois une, tu sauves ma journée !" La communication terminée, elle réarrange presto quelques affaires et va verrouiller l’entrée de sa galerie. Hormis le samedi qui est le seul jour fixe d’ouverture de sa galerie au public, les autres jours, il n’y a pas véritablement d’horaires. Souvent c’est sur rendez-vous, mais il est vrai qu’elle se trouve assez souvent pour que rarement, les gens tombent sur porte close.

Son taxi la dépose au grand centre commercial en banlieue. Cela fait un bon moment qu’elle n’y a pas fait un tour. Pour la plupart, elle trouve son bonheur dans le centre commercial à la Valtech. De toute façon, elle ne vient pas pour un achat, mais pour provoquer une rencontre bien particulière. En effet, l’appel qu’elle a reçu était celui d’un contact à la Mairie. Elle y connaît du beau monde là-bas, mais son contact siège à un poste plus modeste qui lui permet néanmoins d’intercepter des informations anodines, mais pas inutiles. Son contact lui a donc prévenu que le nouvel adjoint au Maire venait de quitter son bureau avec pour intention de se rendre à HOME SWEET HOME. Il doit lui manquer quelque chose au bureau ou chez lui. Mais qu’importe, l’adjoint au Maire, Saara veut le rencontrer ! Elle pourrait prendre un rendez-vous auprès de lui, mais nouveau à son poste, il a d’autres chats à fouetter qu’une rencontre de courtoisie avec une directrice d’une galerie d’art. Elle ne veut pas se présenter entre deux rendez-vous à la va-vite. Et si avant le couvre-feu, les soirées mondaines fleurissaient, en ce moment, elles se font plus occasionnelles. C’est pourquoi notre galeriste apparente une allée en zieutant dans les rayons à recherche de sa cible. *Non.. Non… Pas lui.. Pas lui.. Non… Hep !* Arborant un charmant sourire, la jeune femme rebrousse chemin et s’engage lentement dans le rayon où se tient l’homme qui l’intéresse. "Bonjour." Sa voix est douce et claire. "Pourriez-vous me rendre un grand service. Je n’arrive pas atteindre un article sur le haut d'une étagère et je n’ai pas trouvé un vendeur dans les parages." Si elle l’a déjà rapidement entraperçu à la Mairie, l’autre jour où elle s’y est rendue pour déposer une demande, elle n’avait alors pas loisir d’étudier sa belle allure.

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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Dim 16 Juil - 8:11

ft. Saara Nygard

ft. Lionel Wahrsager

「L'art et la manière」

22 Janvier 2018

La journée qui vient de ce terminée à été une longue journée pour moi. Pourtant, en prenant office dans une petite ville, j'ai eu l'espoir, l'espace d'un instant, d'avoir un emploi du temps moins chargé que ceux que je n'avais eus pas le passé. À mon plus grand malheur, c'est tout le contraire qui arriva.

J'eu à peine le temps de me familiariser avec les lieux et la fonction, que le maire me jette directement dans le bain. Jonglant entre les meetings avec les notables de la ville, la gestion du personnel, les doléances des citoyens ; Inquiets de la vague de violence et des disparition de plus en plus fréquente dans la région. Non, pas qu'on puisse leur reprocher leurs plaintes, quand on sait ce qui se terre dans l'ombre, juste à la périphérie de leur vision, parfois même, juste en face d’eux. Rien que d'y penser, je sens mes poils se hérisser. Pauvres ignorants.

La pauvre semaine écoulée depuis mon arrivée ici m'a fatigué, c'est vrai, mais, cela n'a pas été en vain. Les employés communaux ont l'air m’apprécier, ou du moins, ils apprécient de ne plus être directement exposé au tempérament du maire, ainsi qu'aux nombreuses heures supplémentaires imposée par ce dernier, conséquence directe de la situation difficile dans laquelle la ville se trouve actuellement.
Quant au maire, son invitation à dîner chez lui plus tard dans la semaine, sans être une preuve d’amitié, montre clairement qu'il a apprécié la diminution de sa charge de travail, tout comme sa femme d'ailleurs, qui n'a pas manqué de me faire parvenir sa gratitude sous la forme d'un panier garni.

Ce sont sur ces réflexions que je me dirige lentement vers la sortie de la mairie, saluant au passage quiconque s'y trouve encore, malgré l’heure tardive. Une fois arrivé l’extérieur, dieu merci sans me faire prendre à partir par qui que se soit, je sers autour de moi les pans de mon trench-coat, sentant le froid glacial pénétré entre les fibres pourtant épaisses de mon manteau.

Je m’arrête un instant et contemple le paysage qui s’étend devant moi : à perte de vue, un épais manteau de neige recouvre tout et donne un faux sentiment de calme, de sérénité au Vieux Valhöll, si j'ajoute à cela la nuit interminable qui domine l'hiver en Norvège, il n'est pas étonnant que je me sente fatigué à ce point, heures de travail supplémentaire ou non.

Soupirant profondément, je me dirige d'un pas prudent vers ma berline noire qui m'attend sagement à quelques pas à peine. Une fois en sécurité à l’intérieur, je m'empresse d’allumer le chauffage, me sentant déjà glacé jusqu’à la moelle après avoir passé quelques instants à l’extérieur. Décidément, je ne suis définitivement pas fait pour le nord et ses hivers rigoureux, mais si je suis ici, c'est pour une bonne raison ; pour l’équilibre.

Lorsque je démarre la voiture, non sans difficultés, le moteur ayant un peu de mal à démarrer à cause du froid, je mets quelques instants avant de décider ou aller. Si je songe d'abord à rentrer chez moi, cette idée est vite écartée à la faveur de celle de visiter le « Home sweet Home » afin d’acheter quelques bricoles pour mon appartement.

C'est ainsi que je me retrouve un soir d'hiver au rayon bien-être du magasin en train de comparer les vertus thérapeutiques des lampes de luminothérapie quand une voix douce et féminine vient interrompre ma réflexion. Je prends le temps de composer mon visage en une expression avenante avant de répondre.

« Bien entendu, dites moi juste où elle se trouve et c'est avec plaisir que je vous aiderai Mademoiselle. »

Tout en lui parlant, j'en profite pour la détailler : la vingtaine, habillée de manière simple mais élégante, ses vêtements semblent être de bonne qualité ce qui suggère qu'elle appartient au milieu bourgeois ou qu'elle le fréquente. Pas d’accent, elle est donc une Norvégienne et un petit quelque chose dans la posture et dans le sourire qui suggère que la demoiselle n'est pas vraiment à la recherche d'un chevalier servant. Je range les résultats de ma petite analyse impromptue dans un coin de ma tête et adresse un sourire charmeur à l'inconnue.

« Après vous. »


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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Sam 22 Juil - 12:59



L’humeur de Saara continue de monter en flèche. Une heure plus tôt, ce n’était pas gagné avec l’accumulation des embêtements tout au long de la journée. De quoi la résigner à une semaine catastrophe de A à Z. Et puis, il y a eu cet appel providentiel. S’octroyer une opportunité de se faire connaître de l’adjoint au Maire est un cadeau qui tombe à point nommé ! Au grand dam pour son activité de directrice d'une galerie d’art, la situation de crise actuelle et surtout la mesure du couvre-feu réduisent à peau de chagrin les festivités mondaines. Elle désespérait d’une prise de contact avant plusieurs mois. Mais la chance lui sourit, la voilà maintenant, relancée !

En identifiant l’homme recherché, elle freine brusquement l’allure jusqu’à se stopper complètement avant de rebrousser chemin d’une démarche empreinte de flânerie. Elle sourit. Un retour aux affaires, c’est ce dont elle a besoin pour changer la donne d’une semaine mal entamée. Dans l’enthousiasme qui la gagne, elle se lance sans plan, ou presque. Pas bien grave ! Son approche s’auréolera d’une spontanéité qui couvrira ses motivations plus intéressées. Arrivée à hauteur de l’homme, elle a loisir de crayonner dans les grandes lignes la physionomie de son interlocuteur. Elle imagine une carrure d’athlète, loin de l’embonpoint de certains administratifs boulonnés dans leur siège. À sa demande d’aide, l’homme répond positivement, et avec un air engageant. Elle ne l’importune donc nullement. "Merci, c’est aimable à vous." Si elle est ravie de la bonne tournure de ces premières minutes de contact, un coin de son sourire n’a pas manqué un léger tressaillement après qu’il l’eut invitée à ouvrir la marche… *Sourire canon !* "Je ne vous retiendrai pas longtemps, c’est justeee… par là!" Avec une conviction totalement feinte, elle l’entraîne à longer une allée.

Soyons clairs, elle ne connaît pas ce commerce, sans parler qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait bien vouloir acheter... Toucherait-elle aux limites de son improvisation ? Certes, mais elle ne fait pas cas pour l’instant. "Est-ce que vous aimez courir ?", demande-t-elle d’abord de but en blanc avant de préciser sa pensée : "Je ne crois pas me tromper en vous supposant fraîchement en séjour en Norvège." Elle est même certaine de ce fait. Le vocabulaire qui lui vient sans encombre apparent, suggère un bon apprentissage du norvégien, néanmoins la prononciation des syllabes trahit un manque de pratique. "Et comme vous sembliez partir sur l’achat d’une lampe de luminothérapie, je suppose aussi que les journées de notre taciturne hiver vous pèsent sur le moral." Pour voyager régulièrement à l’étranger dans le cadre de son travail de négociante d'art, elle imagine bien le défi d’acclimatation que représente le glacial et terne hiver norvégien pour tout nouvel arrivant. "En échange du service que vous me rendez, permettez que je vous conseille la course comme remède à la déprime. Je connais des endroits qui vous feront tomber sous le charme de nos paysages." Si on était Olso, elle ne blufferait pas tant. Étant aussi relativement nouvellement installée à Valhöll, elle n’a pas encore eu le temps de pousser l’exploration de la nature au-delà des parcs à proximité de sa galerie. En revanche, les lieux culturels n’ont plus de secrets pour elle. Toutefois, elle ne s’en fait pas, elle trouvera quelqu’un pour la renseigner sur un coin époustouflant. D’ailleurs, Ezeÿel lui semble tout indiquer, grand sportif qu’il est, il doit connaître des endroits atypiques pour courir.

Tout en parlant avec l’adjoint au Maire, elle lorgne de temps à autre dans les rayons à leurs côtés. Manque de pot, il n’y a rien d’inspirant dans cette allée dédiée à la chambre à coucher. Elle esquisse un sourire penaud, mais qu’elle sait lui donne un air adorable. "Vous m’excusez, je suis vraiment étourdie. Trop de choses en tête avec le vernissage. Je me suis trompée d’allée. Il faut revenir en arrière, et c’est l’autre allée." C’est sciemment qu’elle laisse échapper un mot sur le vernissage en préparation. Elle espère que l’adjoint au Maire y rebondira. Elle ne pourra pas le faire tourner éternellement dans tout le commerce ! "Si vous êtes pressé, je comprendrai..."

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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Mer 26 Juil - 23:02

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「L'art et la manière」

22 Janvier 2018

C’est avec un regard amusé que je regarde la jeune femme me faisant face, que la réponse positive à sa requête semble ravir si j’en crois la réaction plus qu’enthousiaste de celle-ci. Un peu trop enthousiaste pour être totalement honnête, je ne peux m’empêcher de le noter, néanmoins, je ne relève pas et me contente de me tourner un peu plus vers l’inconnu, un sourire agréable aux lèvres.

"Merci, c’est aimable à vous."

« Je vous en prie. » dis-je en inclinant légèrement ma tête. « Je suis certain que vous feriez la même chose pour moi. »

Je ponctue ma phrase d’un sourire qui se veut charmeur et ne manque pas d’observer la jeune femme observer ma bouche avec un peu trop d’intensité l’espace d’un instant. Elle se reprend assez rapidement pour m’adresser un sourire charmant à son tour, reprenant la conversation avec entrain.

Je ne vous retiendrai pas longtemps, c’est justeee… par là!"

Cette fois, je me contente de hocher la tête et d’embrayer le pas à la demoiselle, la laissant me guider vers l’étagère ayant eu l’affront de l’offenser par sa trop grande hauteur. Alors que les secondes commencent à s’étirer, j’observe la jeune femme du coin de l’œil, commençant doucement à me demander si celle-ci sait seulement où elle veut aller. Commençant à trouver le temps long, je m’apprête à partager mes inquiétudes avec elle au même moment où elle parle à nouveau.

"Est-ce que vous aimez courir ?"

Je suis légèrement surpris par le soudain changement de conversation, à tel point que mes sourcils s’élèvent l’espace d’un instant, avant que mon visage ne montre à nouveau qu’une expression d’intérêt poli.

Après tout, peut-être est-ce normal de poser ce genre de question, somme toute assez générique, à un inconnu croiser dans un magasin ? Je ne me targue pas de connaître tous les us et coutumes du pays après seulement quelques semaines… À moins que la jeune femme soit du genre à vouloir absolument combler les silences trop longs.

Quoiqu’il en soit, je décide de répondre à la question :

« Oui, de préférence, lorsque le temps le permet, ce qui n’est pas le cas en ce moment. » dis-je avec une pointe de résignation dans la voix.

Si il vrai qu’habituellement j’aime courir à l’extérieur, depuis mon arrivée dans la ville, j’ai dû me résoudre à aller à la salle de sport, le rude hiver Norvégien m’empêche de m’exercer comme je le souhaite.
Si j’apprécie la variété de paysage que peux m’offrir la course en extérieur, mon amour du sport n’arrive pas à égaler mon aversion du climat nordique des lieux.

"Je ne crois pas me tromper en vous supposant fraîchement en séjour en Norvège."

« Non, non. Vous avez tout à fait raison. Qu’est-ce qui vous a mis sur la piste ? » demandé-je avec une pointe d’humour dans la voix.

Nous tournons toujours dans le magasin, à la recherche de cette fameuse étagère qui me semble être de moins en moins une chose faisant partie du monde physique. *À moins qu’elle ne se trouve à l’autre bout de la ville.* Pensé-je avec sarcasme.

"Et comme vous sembliez partir sur l’achat d’une lampe de luminothérapie, je suppose aussi que les journées de notre taciturne hiver vous pèsent sur le moral."

Je hoche la tête et marque mon approbation par un léger fredonnement. Je lui lance un regard en coin, regardant la jeune femme énoncer les observations qu’elle a faite juste en me regardant.
Alors que mon visage reste figé dans une expression affable, mon esprit lui est agité. Je la regarde à nouveau de haut en bas, tentant d’évaluer si ma couverture est compromise.

"En échange du service que vous me rendez, permettez que je vous conseille la course comme remède à la déprime. Je connais des endroits qui vous feront tomber sous le charme de nos paysages."

Je laisse mon visage prendre une expression aussi étonnée qu’encourageante, jouant le jeu de l’inconnu venant de débarquer dans une nouvelle ville, puisque c’est celui qu’elle attend de moi.

« Vraiment ? » dis-je avec étonnement « Il est vrai que pour l’instant le peu que j’ai vu de vos paysages est recouvert de neige. L’hiver chez vous a tout d’un paysage de carte postale. » continué-je d’un ton amical.

Alors que nous tournons au détour du rayon « accessoire de cuisine » dans un silence presque palpable, je tente toujours de découvrir les motivations de mon interlocutrice.
Si j’ai depuis longtemps écarter la thèse de l’agression, la jeune femme ne me semblant pas assez forte pour cela, je n’écarte pas qu’elle soit l’agent d’une créature ou un simple messager… À moins qu’elle ne veuille simplement quelque chose de moi…

Alors qu’elle se tourne vers moi et m’adresse l’un des sourire les plus désarmant qu’il m’a été donne l’occasion de voir, je sais que la réponse à mes questionnements ne va pas tarder à arriver.

"Vous m’excusez, je suis vraiment étourdie. Trop de choses en tête avec le vernissage. Je me suis trompée d’allée. Il faut revenir en arrière, et c’est l’autre allée."

Cette simple phrase retire le poids qui ces dernières minutes pesaient telle une chape de métal sur mes épaules. Alors que je la regarde m’observer, le regard plein vif malgré son sourire doux, espérant très certainement que je rebondisse sur le petit mot qu’elle a soigneusement placé dans sa phrase, ce petit mot qui a motivé toute cette mise en scène.

Toujours sous le coup du soulagement, je sens un sourire presque sincère étiré mes lèvres, alors que mes yeux pétillent certainement d’hilarité contenue. Alors que je m’apprête à répondre, la jeune femme est plus rapide que moi et s’empresse de rajouter avec une pointe d’inquiétude dans la voix :

"Si vous êtes pressé, je comprendrai..."

Cette fois, s’en est trop, je m’arrête et passe une main dans mes cheveux avec un sourire en coin, contenant avec un mal fou le rire qui menace de s’échapper de ma gorge. Alors que je lève les yeux vers la jeune femme, son air médusé ne fait rien pour m’aider. Je tente de reprendre mon calme, ne serait-ce que pour répondre à la jeune femme, qui malgré la tournure inattendue de la situation, ne se laisse pas démonter.

« Le vernissage » dis-je en soupirant « C’est donc pour ça que vous me faites tourner depuis 5 minutes dans le magasin. »

Je fais quelques pas vers elle, prenant soin de laisser un espace respectueux entre nous deux, avant de reprendre.

« Je suppose que je n’ai pas besoin de me présenter, Mademoiselle… ? » je tends une main vers elle, attendant sa réponse.



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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Dim 30 Juil - 19:19



Pour entamer la conversation, Saara fait part de ses observations et déductions. Même si elle ignorait tout de Lionel Wahrsager, ce qui n’est pas le cas, elle en serait venue aux mêmes conclusions. Elle aurait été moins certaine de son fait, en revanche. La prononciation approximative de l’homme ne donne pas à penser à un Norvégien de souche. Le trouver au rayon luminaire à examiner des lampes de luminothérapie oriente vers l’hypothèse d’une acclimatation difficile. Mal si commun à ceux qui, pour la première fois, plongent dans l’hiver norvégien où l’ensoleillement n’est guère généreux. Comme la question semble plutôt rhétorique, elle y répond simplement par un sourire énigmatique lorsqu’il lui demande ce qui l’a mise sur la piste. Elle rit légèrement ensuite. "Vous voyez tout en blanc en ce moment, mais vous verrez, si vous restez assez longtemps ici, les nuances vous apparaitront." A vrai dire la neige à perte de vue ne la dérange pas, tant de pureté, c’est plutôt paisible. "C’est un peu tôt pour la course. Je me suis trompée sur le remède qui vous convient." Elle ne fait pas de miracles, les coins qu’elle lui aurait proposés sont couverts de neige et à même température qu’ailleurs, sinon plus froid. Pour l’instant, l’adjoint au Maire n’a pas encore gagné l’esprit des Nordiques pour qui le froid est vivifiant.

Comme ils arrivent au fond d’une allée sans que rien ne trouve grâce à ses yeux, la galeriste se voit obligée d’annoncer un demi-tour. Au passage, elle glisse subtilement – croit-elle du moins – la cause de son étourderie. Pour elle, pour qui le temps se prend, elle n’est perturbée par les contretemps ou des petits retards. Son interlocuteur du moment, en revanche, lui donne l’impression de prôner l’efficacité. Elle lui fait donc savoir qu’elle ne le retiendra pas contre sa volonté. Il ne sort rien de bon à jouer sur la patience des gens, aussi préféra-t-elle s’octroyer une autre occasion que de s’imposer. L’homme semble alors être au bord de… la crise de nerfs ou d’un fou rire ? Elle ne saurait dire, mais elle est suspendue à sa réaction. Lorsqu’il reprend la parole, elle le regard avec perplexité. Il semble bien qu’elle soit démasquée, alors qu’elle croyait avoir joué finement. C’est rare qu’elle soit exaspérée, mais là elle a une méchante envie de taper du pied. Il y a des journées comme ça, quand ça ne veut, ça ne veut pas ! Elle pourrait jouer les innocentes et faire comme si elle ne comprenait pas, mais elle y renonce. Avec sa poisse du jour, elle n'y gagnera qu’à s’enfoncer davantage. "Nygård. Saara Nygård.", le renseigne-t-elle avec un faible sourire et en tendant sa main pour serrer la sienne. Ne le cachons pas, elle est sacrément déçue d’avoir été percée à jour, cependant, elle doit faire contre mauvaise fortune, bon cœur. "Je suis enchantée de faire votre connaissance Monsieur Wahrsager. Veuillez m’excusez pour ce petit tour. Je trouvais un peu frontal de vous accoster pour me présenter, mais je reconnais que ma démarche aurait été alors plus honnête." Elle ne se fait pas d’illusion, il doit avoir une piètre opinion d’elle. "Puis-je vous donner ma carte ? Je tiens une galerie dans le Vieux Valhöll. Si vous avez le temps de faire une visite, j’expose des œuvres remarquables. Cela peut être un remède plus douillet contre la déprime." Elle esquisse un sourire en coin, mais au fond, elle n’y croit pas trop. Manifestement l’homme a déjà dû recevoir des sollicitations d’autres galeries pour qu’il ait tout de suite deviné qu’elle venait à la pêche au client.

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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Ven 4 Aoû - 0:12

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「L'art et la manière」

22 Janvier 2018

Je regarde le visage de la jeune femme me faisant face passé par diverses émotions humaines en un temps records ; tout d’abord la surprise, suivie par une bonne dose de mortification, mortification bien vite étouffée sous le poids de sa colère…
Non, son exaspération, si j’arrive à lire correctement son visage ainsi que le tic nerveux au niveau de sa jambe qu’elle arrive à peine à contrôler. Elle passe ensuite par la résignation, avant de finalement tendre la main vers la mienne et la saisir, serrant vigoureusement ma main.

Pendant, ce temps-là, qui en réalité ne dure pas plus de quelques secondes, je reste dans la même position, me contentant d’observer, notant avec une certaine admiration la rapidité avec laquelle la jeune femme est capable de dominer ses émotions.

« Mademoiselle Nygard, » dis-je en lui adressant un sourire agréable, quoique légèrement tendu « Je suis ravi de faire votre connaissance moi aussi. »

Une fois les présentations enfin faites, je lâche la main de la jeune femme, Saara, et l’écoute justifier sa tentative ratée d’approche. Je prends soin d’afficher une mine désapprobatrice, sans pour autant être menaçant, alors qu’intérieurement, je ne peux m’empêcher de me sentir admiratif vis-à-vis de la jeune femme.
Non, seulement, approcher un inconnu de cette façon requiert un certain culot, qualité que j’apprécie tout particulièrement, il faut aussi une bonne expertise en matière de manipulation, ainsi qu’un sens aigu de l’improvisation.

*Dans une autre vie, elle aurait pu être une remarquable Illuminati… *ne puis-je m’empêcher de penser.

« Vous auriez très bien pu faire comme les autres, Mademoiselle. Je vous assure que ma secrétaire aurait été ravie de vous organiser un rendez-vous officiel dans les plus brefs délais. » lui rétorqué-je d’un ton poli dénotant avec mon expression sobre.

S’il est vrai que ma secrétaire est celle qui est en charge de mon planning, il est aussi vrai qu’elle a reçu l’ordre de filtrer le plus possible d’appel de ce genre ; des gens qui veulent obtenir mes faveurs, il s’en presse de toute part autour de moi, assez pour que je me permette de garder ceux qui me semblent les plus intéressants.

Alors qu’elle me tend sa carte de visite, je me permets de l’observer de haut en bas rapidement, avant d’ostensiblement ignorer le petit rectangle de papier sur lequel sont inscrites les coordonnées de la jeune femme.

D’ordinaire, j’aurais certainement mis fin à une telle rencontre et serais retourner à mon occupation ultérieure, néanmoins, quelque chose chez elle m’intrigue, et je ne peux m’empêcher de vouloir en savoir plus sur elle.

« Bien, maintenant que le mystère est levé, je suppose que je peux à nouveau vaquer à mes occupations. » dis-je en enfonçant les mains dans les poches de mon costume.

Je me retourne et m’éloigne lentement, ne prenant pas la peine de regarder si elle me suit ou non. J’arrive au bout du rayon, et lâche alors un soupir profond, certainement assez dramatique pour que la jeune femme puisse le deviner de là où elle se trouve. Je me retourne alors et prononce ces mots :

« Le moins que vous puissiez faire pour vous racheter, c’est de m’aider à choisir un appareil, Mademoiselle Nygard. »


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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Mer 9 Aoû - 20:48



C’est toujours difficile d’encaisser un échec, mais dans une mauvaise journée, c’est carrément déprimant ! Saara n’a plus qu’une envie : rentrer chez elle pour s’enrouler dans un plaid avec une tasse de chocolat chaud. Elle pense qu’elle troquerait bien le plaide contre les bras de Samuel… mais avec ce dernier aussi, elle est en bonne voie de se vautrer, si ce n’est pas déjà fait ! L’exaspération monte en elle, non plus véritablement à cause des bricoles qui ont parsemé sa journée, mais parce qu’elle fait tout de travers ces derniers jours.

En dépit de l’accablement d’être mal jugée par un homme respectable, la galeriste essaie de donner le change. Ses iris noisettes soutiennent vaillamment ceux aux nuances réprobatrices avec lesquels l’adjoint au maire la couve. Bien consciente que son temps est désormais compté, elle sait devoir viser juste et vite, ce qui n’est pas un exercice qu’elle affectionne. Elle s’en sort mieux quand elle peut prendre le temps de déployer ses arguments. Elle se mordille la lèvre inférieure pour ne pas répliquer que faire comme les autres n’est pas une option pour elle. On pourrait entendre cela comme de la fanfaronnade, alors que c’est justement tout le contraire. Elle ne s’estime pas dotée de ce charme fulgurant qui peut mettre quiconque dans la poche en dix minutes chrono. Elle n’aurait rien à gagner dans une entrevue express à la Mairie. Cependant, au vu de la tournure désastreuse de la présente prise de contact, elle aurait au moins laissé une bonne impression, à défaut de marquer les esprits.

Elle affiche une mine contrite de circonstance. La déception est d’autant plus immense que leur premier contact était chaleureux, augurant qu’ils puissent bien accrocher au fil de la discussion. Si elle croyait avoir fait preuve de trésors de ruse pour approcher le jeune homme, patatras ! Tout s’est écroulé en une fraction de seconde comme le saccage d’un courant d’air sur un château de cartes. N’empêche qu’il ne la congédie pas séance tenante. Elle s’en étonne, mais ne rate pas le coche de lui donner sa carte de visite. Au peu d’intérêt qu’il y porte, elle prédit au bout de rectangle une fin sinistre au fond d’une poubelle. Il annonce pouvoir retourner à ses occupations et commence à s’éloigner… Aïe elle s’est grillée à ce point-là avec lui ? N’aura-t-elle même pas une « bonne soirée » pour conclure poliment la rencontre ?

Saara reste plantée là, puisqu’on la laisse en plan… Alors qu’elle baisse la tête de découragement, elle entend un profond soupir et sitôt relève le chef. Monsieur Wahrsager, serait-il perdu pour retrouver son chemin vers les luminaires ? Elle se dit qu’elle peut lui proposer de l’aide. Manquerait plus qu’à cause d’elle, il perd du temps à tourner en rond. Elle s’avance pour le rattraper, mais avant qu’elle n’arrive à sa hauteur, il se retourne vers elle, ce qui la cloue sur place... avant qu’un sourire d’abord timide, puis plus relevé illumine son minois à mesure qu'une issue plus réjouissante pointe le bout de son nez. "Ce n’est pas cher payer. Je vous remercie de votre clémence, Monsieur Wahrsager.", exprime-t-elle sa gratitude avec une allégresse retrouvée. Elle ignore ce qui lui vaut cette seconde chance, mais elle n’est pas femme à bouder une aubaine. C’est donc tout sourire qu’elle rejoint les côtés du jeune homme. Tout naturellement, elle reprend leur conversation comme s’ils n’ont pas traversé de tempête. "Bon ! Pour bien vous conseiller, il faut m’en dire un peu plus sur vos habitudes du matin. Alors, racontez-moi, prenez-vous le temps d’un petit-déjeuner chez vous ?" Si tel est le cas, elle l’orientera vers des modèles de lampe type « mur lumineux ». "Ou prenez-vous plutôt un café en route ? Dans ce cas-là, on partirait sur une lampe pour votre bureau. J’ai eu l’occasion de m’y rendre une fois lorsqu’il était occupé par votre prédécesseur. Les meubles sont de couleur claire, si mon souvenir est bon." La jeune femme prend à cœur sa mission, non pas seulement pour regagner les bonnes faveurs de l’adjoint au maire, mais tout simplement par altruisme et goût pour la déco. Ils se rapprochent du rayon de leur rencontre. "J’imagine que vous avez beaucoup à faire. Ce n’est jamais de tout repos les premières semaines dans un nouveau poste. Il faut prendre ses marques avec l’environnement, les collègues, les dossiers en cours. Mais en plus avec la crise actuelle, on a dû vous demander de vous mettre dans le bain sans tarder. Vous êtes venu à Valhöll pour relever un grand défi !", remarque-t-elle avec un sourire agréable, tout en se demandant si Monsieur Wahrsager possède les épaules assez solides. Elle peut au moins dire qu’il est perspicace, ce qui doit l’aider à déjouer certains arcanes de la politique.

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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Sam 12 Aoû - 22:41

ft. Saara Nygard

ft. Lionel Wahrsager

「L'art et la manière」

22 Janvier 2018

Lorsque je me retourne vers elle, espérant que ma mise en scène théâtrale, un peu trop théâtrale à mon goût même, fasse mouche auprès de la jeune femme, ce que j’observe à quelques pas à peine de moi ne laisse aucun doute quant aux chances de succès de ma petite improvisation.

La tête et les épaules basses, sa posture exsude la défaite amère et le manque de confiance en soi. Je fronce les sourcils, ayant du mal à reconnaître celle qui il y a quelques instants encore tentait avec conviction de gagner mes faveurs, à moins que ce ne soit pas sa force de conviction qui l’a fait agir, mais juste l’énergie du désespoir.

Qu’importe, il est trop tard pour changer d’avis, j’ai lancé la ligne et je peux voir sans aucune difficulté lorsqu’elle relève un regard empli d’espoir vers moi, qu’elle a mordu à l’hameçon sans se poser de question, trop heureuse d’avoir une chance de ce racheté, je suppose.

Alors qu’elle s’avance vers moi un sourire aux lèvres et qu’un chapelet de platitude s’échappe de cette fort jolie bouche, j’affecte l’expression blasée de celui qui se croit être au-dessus des autres.

« Je vous en prie, Mademoiselle, ce n’est pas la lune que je vous offre là. » dis-je un peu plus sèchement que je ne l’aurais voulu.

Je me tourne alors et me dirige vers la partie de magasin qui m’intéresse, non sans mal, malgré ma connaissance de la langue, j’ai parfois encore du mal à lire le norvégien, le confondant souvent avec le suédois et le danois.

Alors que je fixe intensément les plaques censées indiqué les fonctions de chaque rayon, la voix de la jeune femme se fait à nouveau entendre. Étonné par sa requête, je cesse de me concentrer sur ces maudites plaques et tourne mes yeux vers elle, en profitant pour élever un sourcil étonné au passage.

« Mes habitudes matinales ? J’espère que vous avez abandonné l’idée de me faire courir par un temps pareil en tout cas ! » dis-je d’un ton brusque, étant toujours un peu contrarié par ma difficulté à maîtriser cette nouvelle langue.

Je regrette instantanément d’avoir laissé mon humeur prendre le dessus sur mes manières et m’empresse d’ajouter d’un ton redevenu cordial :

« Voyons voir, oui, je déjeune toujours au matin, la plupart du temps chez moi d’ailleurs, je n’aime pas tellement manger à l’extérieur… » je laisse ma phrase en suspens, ayant l’impression absurde de déjà en avoir trop dis.

Néanmoins, je chasse rapidement cette pensée de mon esprit, après tout, je doute fortement que ce genre d’informations puisse être utilisé à mon désavantage un jour et puis il faut bien que je réponde un minimum à sa question…

*Dans le pire des cas, elle pourra attribuer ma réticence à répondre à son approche ratée de tout à l’heure…*

« Vraiment ? » dis-je avec un sourire en coin « Pourquoi ne suis-je pas étonné de savoir que vous étiez en contact avec mon prédécesseur, Mademoiselle Nygard ? » demandé-je avec une pointe de sarcasme dans la voix.

« Dites-moi, l’avez-vous lui aussi pris en embuscade dans un magasin d’ameublement ? »

Je l’observe alors du coin de l’œil, m’attendant à voir réapparaître cette expression de mortification si adorable que j’ai réussi à faire naître sur son visage de nombreuses fois au cours de notre brève rencontre.

Alors que nous tournons à nouveau au coin d’un des innombrables rayons de ce magasin et que je commence à mettre en doute ma capacité à un jour retrouvé le rayon qui m’intéresse, je repère au loin l’un des employés du magasin, déjà occupé avec d’autres clients. Je m’avance vers lui, sans me presser, laissant à la demoiselle m’accompagnant la tache de combler le silence.

Une fois arrivé à bonne distance de l’employé, je m’arrête et sors mon smartphone de ma poche, jetant un rapide coup d’œil à l’heure qu’il est, avant de le ranger et de croiser mes bras sur ma poitrine, attendant avec résignation mon tour.

N’ayant rien d’autre à faire pour l’instant, je tourne à nouveau vers mon interlocutrice, celle-ci affichant toujours son sourire agréable, devenu presque habituel, au visage.

« Certes, il est vrai que la situation est plutôt tendue ici pour l’instant » dis-je d’un ton neutre, ne révélant d’aucune façon le fond de ma pensée. « Néanmoins, je suis certain que la situation finira par s’améliorer, il faut juste attendre que la tempête passe. » dis-je, concluant ainsi ma phrase sur un ton positif et adressant à la demoiselle un sourire qui se veut rassurant.

« Ne vous en faites pas pour moi, ce n’est pas mon premier rodéo, Mademoiselle. » dis-je aimablement « Et puis, entre nous, je doute être le seul ici à avoir une vie bien remplie. » dis-je en lui lançant un regard appuyé.

« Entre deux vernissages, vous devez tout juste avoir assez de temps pour prendre un ou deux dignitaires en filature, je suppose. » je ne peux m’empêcher de rajouter ce petit trait d’humour, un petit air goguenard au visage.


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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Sam 2 Sep - 12:07



Marchant pour rejoindre les côtés de l’adjoint au maire, le sourire de la blonde ne faiblit pas malgré la rudesse de la remarque qu’on lui adresse. Le jeune homme n’est pas entièrement revenu à de bons sentiments son encontre, mais étant donné ses torts, elle ne peut qu’endurer le sort de ceux tombés en disgrâce. "Pour moi, je considère précieux de se voir accorder une seconde chance. Vous n’aviez pas à faire ce beau geste, sachant que je vous ai approché avec des motivations intéressées.", déclare-t-elle de sa voix naturellement douce. Ensuite, Monsieur Wahrsager ne semble pas des plus attentifs sur ce qu’elle dit, ou alors il prend facilement la mouche. En tout cas, elle rehausse un coin de son sourire en dépit de la brusquerie de la réplique qu’une nouvelle fois, elle encaisse de bonne grâce. "Moi, chercher à vous faire courir ? Vous êtes bien présomptueux dans les intentions que vous me prêtez, Monsieur Wahrsager.", s’amuse-t-elle à rétorquer. Toutefois, bien consciente que cela peut s’apparenter à du flirt, elle décroche des yeux ténébreux de l’adjoint pour reporter ses prunelles sur des étagères les entourant. Ils ne se connaissent certainement pas assez pour des taquineries de cet ordre. Elle reprend en partageant à son tour : "Je trouve qu’il n’y a rien de mieux. Que de prendre le temps d’un petit-déjeuner à la maison pour débuter sa journée du bon pied !" Elle a la chance de n’avoir aucun trajet à effectuer pour se rendre à son lieu de travail. Cela lui dégage un temps appréciable le matin. "Mais mon petit plaisir du milieu de mâtiné est de sortir prendre un café à l’extérieur. Le Vieux Valhöll regorge d’établissements à l’ambiance chaleureuse, j’adore m’y installer pour prendre une petite pause." Elle se sourit, en se rendant compte qu’elle raconte sa vie. Alors qu’elle raconte avoir rencontré son prédécesseur dans le bureau qu’il occupe présentement, Monsieur Wahrsager ne la loupe pas ! Spontanément, elle pince les lèvres, ne le trouvant pas charitable d’avoir la rancune tenace. Mais la manœuvre si peu élégante qu’elle a usée se rappelle à elle et elle se dit que c’est de bonne guerre. Elle retrouve son léger sourire. "Cette extrémité n’a pas été nécessaire. Il m’a fait l'honneur de venir se présenter à moi. C’est moi alors qui étais nouvelle en ville.", explique-t-elle.

La conversation retombe, permettant à Saara de se questionner sur le petit tour où l’entraîne le second du maire. Ils ne retournent absolument pas au rayon des luminaires de luminothérapie. Elle s’était laissé guider comme il donnait l’impression de savoir où aller, mais gros doute maintenant… Oh et puis s’il a besoin d’aide, il n’a qu’à lui demander ! Pour sa part, cela l’arrange plutôt de prolonger l’entrevue. De détours en détours, ils s’arrêtent à proximité d’un vendeur déjà en train de renseigner des clients. *Monsieur Wahrsager ne me donne aucun crédit pour le sens de l’orientation. Sympa… * Elle coince une mèche de cheveux derrière l’oreille, en arborant un sourire un tantinet revanchard, car à vrai dire, ils sont à deux pas du rayon des lampes de luminothérapie. En attendant leur tour, elle fait innocemment la conversation. Il se montre moins distant et lui lance même un beau sourire. Elle a alors envie de lui dire qu’elle sait où se trouve le rayon qui l’intéresse, mais la suite des paroles du jeune homme est une nouvelle piqûre sur ses torts. Ce n’est pas bien méchant, elle rit d’ailleurs. Mais il ne faut plus compter sur elle pour lui épargner la petite humiliation de demander un renseignement sous ses yeux ! "Je ne m’en fais pas. Dans la tempête que nous traversons, vous m’avez en effet l’air de l’homme de la situation pour aider Monsieur le Maire à tenir le gouvernail sur le bon cap." Il y a de l’ironie, mais à peine perceptible, car tout ce qui sort de sa bouche est adouci. "Vous supposez juste. J’espère donc n’avoir pas à réitérer ce stratagème avec vous. Qui peut dire si ma prochaine embuscade m’emmènera dans un lieu aussi peu compromettant qu’un centre commercial ?", plaisante-t-elle avec un sourire teinté de malice. Les politiciens ne sont pas réputés pour leurs bonnes mœurs, mais s’agissant de Monsieur Wahrsager, elle serait étonnée de découvrir d’inavouables secrets. Il paraît droit, limite un peu coincé. Ce qui n’est pas déplaisant, en tout cas, Saara lui trouve du charisme. "Allons, Monsieur Wahrsager, vous m’avez fait assez mariner. Dites-le-moi franchement si vous n’êtes pas intéressé à faire appel à moi pour l'acquisition d’œuvres d'art."

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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Dim 10 Sep - 16:07

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22 Janvier 2018

Les bras croisés contre mon torse, je me contente d'attendre que le vendeur se libère, si au début, j'ai cru qu'il pourrait s'occuper de moi rapidement, mes espoirs sont vite déçus lorsque je le vois s'éclipser en compagnie du jeune couple venu lui demander conseil.
Si intérieurement, je peste contre eux, extérieurement, je ne laisse paraître rien de ma contrariété, enfin presque rien puisque je me contente juste de froncer les sourcils.

Déçu, je me tourne à nouveau vers la jeune femme qui me tient compagnie, bien que celle-ci n'est pas dit un mot depuis plusieurs minutes. Alors que je passe une main dans mes cheveux parfaitement gominés, je ne peux m'empêcher de laisser un petit soupir exaspéré s'échapper d'entre mes lèvres.

Une fois mon attention à nouveau porté sur elle, je constate sans grande difficulté que si elle n'a pas vraiment parlé, elle n'a pas pour autant cesser de m'observer en silence, son visage affectant une expression amicale, alors qu'au fond de son regard, je peux sans peine voir briller une petite lueur de défiance à mon égard.
Ainsi donc, je ne me suis pas trompé lors de ma précédente analyse de Mademoiselle Nygard ; elle aussi a dû apprendre à se construire un masque, une façade douce et amicale à présenter au monde, alors qu'au fond d'elle-même, elle cache certainement ses facettes les plus sombres…

* Une main de fer dans un gant de velours, peut-être ?*

À moins que je ne me projette sur elle, difficile à dire avec quelqu'un comme elle, à la fois identique et diamétralement opposé à ce que je suis. Difficile à dire quand l'intégralité de ce que les autres perçoivent de moi repose uniquement sur ce qu'ils veulent voir.

Elle pourrait s'être enfuie tout à l'heure, trop humiliée par la cuisante défaite qu'a dû être cette rencontre pour elle, mais pourtant, elle est là. Elle me fait face et me regarde avec ce petit quelque chose dans le regard qui me fait penser qu'elle sait quelque chose que j'ignore.

« Puisque c'est vous qui m'avez délogé de mon rayon, peut-être saurez-vous m'y reconduire, Mademoiselle ? »

Dis-je calmement, après avoir stratégiquement remis mes mains dans les poches de mon pantalon et composé mon visage en une expression amicale.

« Et bien sûr, je serais ravi de vous entendre vanter les mérites de votre galerie sur le chemin. »

Bien que contrarié, je n'en oublie pas mes manières et d'un signe de la main, je permets à la demoiselle de me guider jusqu'au bon rayon. Bien entendu, sur le chemin, elle n'en démord pas et revient à la charge, me demandant de manière beaucoup plus directe cette fois, si oui ou non, j'ai l'intention de recourir à ses services dans un avenir proche.

*Oui, une main de fer dans un gant de velours.*

« Comme je vous l'ai dit, c'est avec plaisir que je vous écouterais faire votre speech, néanmoins, j'espère pour vous qu'il sera convaincant… »

Je laisse ma phrase en suspens, prenant le temps de regarder l'heure avant de lui répondre.

« Le magasin ferme dans quinze minutes, vous avez donc quinze minutes pour me convaincre, Mademoiselle Nygard. »


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MessageSujet: Re: L'Art et la Manière    Lun 23 Oct - 19:06



En réaction à la demande de l’adjoint du maire, la blonde ne peut réprimer un éclatant sourire en coin. Enfin il y vient ! "Vous en avez mis du temps, souffrirai-je des idées reçues sur le mauvais sens de l’orientation chez les femmes ?" Il l’invite à vanter les mérites de sa galerie. Elle sourit, mais ne s’y engouffre pas. Il donne le signal de départ. Elle n’aura pas à le guider bien longtemps, le rayon tant désiré est à deux rayons parallèles duquel ils se tiennent. Comme l’adjoint n’a jamais formulé un quelconque intérêt pour l’Art, elle préfère savoir ce qu’il en est. Pour réponse, l’homme lance un décompte de quinze minutes pour qu'elle le convainque. Elle laisse échapper un rire d’entre ses lèvres. "Me prenez-vous pour un vendeur d’assurances ?" Elle lui a peut-être donné l’impression d’avoir besoin d’aller à la pêche aux clients. Ce n’est pas le cas. Avec la renommée de sa galerie, on vient à elle. "Vous paraissez un homme cultivé. J’ai cherché à vous approcher pour me présenter et c’est chose faite. Quant à vous convaincre, je pourrai vous faire l’éloge de mes réalisations, mais vous avez l’air d’un homme qui se forme ses propres opinions." Au bout du rayon, elle tourne à droit et longe l’allée jusqu’au bon rayon. "Nous y sommes, alors voyons..." Elle regarde les différents modèles sur les étagères avant de pointer sur un article. "Je vous conseille ce modèle." Elle se tourne vers lui. "Bien ! Je ne vais pas m’imposer davantage. Vous savez comment me contacter. Je me permettrai de vous faire parvenir une invitation pour le prochain vernissage de ma galerie. Des artistes de demain de la faculté d’art seront à l’honneur. Au revoir, Monsieur Wahrsager, j’ai eu plaisir à notre brève rencontre." Elle sourit, puis tourne les talons pour s’éloigner. Même s’il ne recourt pas à elle pour l’acquisition d’œuvres d’art, il n’y a pas de doute qu’ils se recroiseront. Et ce n’est pas pour lui déplaire, l’homme dégage quelque chose d’opaque qui n'a pas manqué de l’intriguer.



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