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[Livre I] Has time come tonight ?

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"Où le choix commence, finissent le paradis et l’innocence..."
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MessageSujet: [Livre I] Has time come tonight ?   Mar 30 Mai - 17:43



Samuel Jelsi & Saara Nygård




12 janvier 2018, matin

L’art est la passion de Saara, cela ne fait pas de doute. Elle y consacre le plus clair de son temps, toujours en quête de l’œuvre à exposer, de la vente à réaliser, de l’événement où se présenter. Forcément, ce train de vie ne fait pas bon ménage avec une vie sentimentale épanouie. Encore que, certains ne s’empêchent pas d’avoir une vie à côté. Pas elle. C’est vrai qu’elle n’en ressent pas spécialement un manque… Bon d’accord, c’est surtout qu’elle ne sait pas y faire avec les hommes qui lui tapent dans l’œil. Trop empotée pour passer à l’action, elle laisse faire les choses, qui en général, s’éternisent sur un statu quo insatisfaisant. C’est qu’en plus, elle a le chic pour craquer sur les hommes qui ne la calculent même pas !

D’une main, Saara s’empare du combiné du téléphone, de l’autre, elle compose le numéro. Les sonneries dans le vide font monter son tract. On ne peut pas dire qu’elle souffre de timidité, du moins pas dans la plupart des interactions sociales. Elle entre assez facilement en contact, trouve des choses agréables à dire pour meubler une conversation, et sait mettre à l’aise. Elle n’est pas fan de parler au micro face à une assemblée, malgré tout, elle ne s’en sort pas trop mal pour présenter un artiste. "Allô, bonjour. C’est Saara Nygård… Bien, merci, et vous ?... C’est super, écoutez, je vous appelle pour un rendez-vous. J’aurai besoin de discuter d’un contrat avec Maître Jelsi." On la fait patienter le temps de consulter l’agenda. Puis quand la secrétaire lui propose une date, son sourire flanche subitement, son élan plombé en plein vol. Aucune disponibilité avant deux semaines. "Ça fait un peu loin pour moi, vous n’auriez rien à me proposer pour ces prochains jours ? Je n’en aurai pas pour long…" Hélas, non, l’avocat est très pris. C’est dépité qu’elle raccroche. Tant pis, il lui faudra se tourner vers ses avocats d’Olso qui gèrent ses affaires depuis l’ouverture de sa première galerie. Elle a toute confiance en eux, ce sont les associés du cabinet de son défunt père. Mais par commodités, elle a transféré les affaires courantes de VeriArt au cabinet de Týr, tandis que le cabinet d’Olso s’occupe plutôt des ses biens de longue date. Elle leur demandera de rédiger le contrat et Maître Jelsi pourra reprendre le relai pour la signature. Gaïa doit pouvoir examiner une proposition écrite au plus vite. Cela ne serait pas pro du tout de retarder une offre pour le simple plaisir d’une entrevue avec l’homme de ses pensées… et pourtant dieu que cela la tente !

19 janvier 2018, soir

Saara salue un groupe avant de se séparer d’eux. Elle vient d’assister à la conférence d’une professeure d’histoire de l’art et, à l’apéro qui a suivi, elle a échangé entre autres avec des conservateurs du musée des Beaux-arts également présents. Ils lui ont mis au parfum d’un projet en discussion. Ils aimeraient convier un photographe pour être le témoin privilégié des étapes de la rénovation de l’aile incendiée en vue d’une exposition à sa réouverture. Des noms circulent sur lesquels la galeriste a été encouragée à donner son avis. Elle admire le travail de certains dont la renommée n’est plus à faire, ceci dit, elle a personnellement un autre nom en tête. L’air de ne pas y toucher, elle a glissé l’idée qu’un artiste local qui connait l’âme du lieu avant sa destruction pourrait être une plus-value. Elle n’a pas encore de nouvelles de Gaïa, mais que celle-ci signe ou non avec elle, cela ne changera pas qu’elle lui trouve du talent.

L’air est froid en ce début de soirée, mais elle ne ressent pas trop la basse température. Certainement à cause du vin qui se diffuse dans ses veines. Elle n’est pas une grande consommatrice d’alcool, mais c’est difficile de ne pas boire plus que de raison, quand on vous ressert à peine votre verre entamé. Elle marche sans but. Il serait sage d’appeler un taxi pour rentrer. On doit être à peine 21h, mais avec le couvre-feu, les soirées se terminent prématurément. Elle lève les yeux sur un panneau qui indique une direction familière. *Ça alors je ne suis pas loin de toi*. Elle sourit et glousse un peu… Oui la doucereuse ivresse la rend inconsidérée. Elle se mordille la lèvre, tanguant entre « j’y vais, j’y vais pas » depuis qu’une nouvelle destination germe dans son esprit embrumé. "Oh et puis mmm… on y va quoi !", s’exclame-t-elle et sur ce, un but guide désormais ses pas.

Réalisant devant le nom sur la porte qu’elle s’est trompée d’étage, elle rebrousse chemin et laisse tomber l’ascenseur pour descendre de deux étages par les escaliers. En entrant au bon endroit cette fois, elle tombe nez à nez avec l’assistante qui visiblement s’apprête à quitter les lieux. "Bonsoir, je veu-oudrais voir Maître Jelsi." Elle secoue la tête, non, elle n’a pas rendez-vous. C’est un comble de se présenter à cette heure-là sans être attendue, mais elle a à peine conscience du dérangement qu’elle occasionne. L’assistante commence à lui dire qu’il reçoit actuellement son dernier rendez-vous de la journée et que donc… "Ça ne me fait rien de l’attendre.", coupe-t-elle avant qu’on la renvoie chez elle. Sans laisser la possibilité à l’assistante de rajouter quelque chose, elle s’en va dans la salle d’attente. Il lui semble entendre l’assistante rouvrir son bureau, peut-être pour laisser une note à l’intention de son chef. Saara ne sent pas vraiment concernée et tire un siège pour s’assoir. Avec la lumière tamisée et la quiétude alentour, elle pose la tête sur ses bras croisés sur la table, luttant contre la somnolence qui la gagne...

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Mar 13 Juin - 19:16

Le 19 janvier 2018





12 janvier 2018, fin d’après-midi

La journée avait été longue mais sans pour autant être pénible. Du moins elle l’aurait été si ma cliente ne m’avait pas remercié avec autant d’énergie… Elle était à se damner et si je n’avais pas été un rejeton de l’Enfer j’aurais pu tomber dans le panneau. Mais j’avais de l’expérience et je savais que seule les veuves noires avaient autant de ‘‘malchance’’ avec leur mariage. Elle en était tout de même à son quatrième divorce et avait tout juste trente ans ! Une chance pour ses ex maris, elle n’était pas une véritable veuve noire et ils étaient donc tous encore en vie… fauchés mais vivants. Personnellement, je les plaignais un peu même si j’avais aidé la jolie rouquine à dépouiller deux d’entre eux.
Bref, cette journée intense mais agréable prenait fin mais je me rendais tout de même au cabinet. J’aimais que tout soit en ordre lorsque je partais en week-end. Contrairement à mes habitudes, il ne me fallut pas plusieurs minutes pour mettre un visage sur le prénom de cette Saara Nygård qui avait appelé pour avoir un rendez-vous. Elle ne l’avait pas eu avant deux semaines puisque j’avais oublié de préciser qu’elle faisait partie des clients VIP de mon cabinet. Les contrats à longs termes étaient rares pour les petits cabinets et même pour ceux avec une excellente renommée. Je soupirais et allais me servir un verre avant de la rappeler…

Du moins c’était ce que je comptais faire avant l’apparition de la rousse insatiable. Une bouteille de champagne grand cru dans une main et deux coupes dans l’autre, ma cliente semblait ne pas en avoir fini question remerciements. Je l’observais sans un mot, la main toujours posée sur le téléphone. Cependant ma volonté professionnelle s’envola bien vite lorsqu’elle ôta son épais manteau qui n’avait caché jusque là que sa nudité…
Quelle journée merveilleuse et quelle soirée cela allait être !



19 janvier 2018, soir

Si il y avait une chose que je détestais c’était ce genre de soirée un vendredi soir. Certains de mes clients devaient vraiment penser que j’étais à leur disposition ! Pourtant ce n’était pas le cas et en cette fin d’après-midi seuls son pognon et la pub gratuite qu’il me faisait étaient les raisons de ma présence au cabinet. Habituellement, cette soirée du vendredi rimait pour moi avec début de week-end et donc détente et plaisirs à gogo. Cela ne m’empêchait pas de parfois travailler les samedis voir les dimanches mais le vendredi soir était sacré. Je n’étais pas censé me faire chier comme c’était le cas en écoutant les soucis d’un client. Problèmes personnels qui n’étaient pas vraiment de mon ressort ! J’aurais presque fini par croire qu’il m’avait confondu avec son psy… Je plaignais d’ailleurs sincèrement ce dernier de devoir supporter l’autre lourdaud que j’avais en face de moi et ce, pendant des séances entières.
Puis, enfin, son téléphone sonna et je retenais avec un grand professionnalisme un soupire de soulagement. J’avais eu le temps d’apercevoir le prénom de sa masseuse kinésithérapeute ! Du moins c’est ce qu’il m’avait dit… alors qu’il n’aurait pas eu à se justifier s’il ne s’agissait pas de sa maîtresse. Il allait bientôt se barrer et me rendre ma liberté mais avant ça je devais lui donner un futur rendez-vous au sujet d’un problème avec un fournisseur. Il n’avait pas le temps de m’expliquer ça ce soir… une chance pour moi !

Alors que je lui donnais son rendez-vous, je remarquais une note d’information qui clignotait en bas de l’écran. Étrange ! Anne était censée être partie depuis plus d’un quart d’heure. Je croisais les doigts pour qu’il ne s’agisse pas d’un rendez-vous improvisé et manque de bol c’était ça… Marmonnant dans ma barbe, je raccompagnais mon client et fus soulager de voir que la porte de la salle d’attente était fermée. Je retournais dans mon bureau pour voir qui était là ! Bizarrement, je retrouvais le sourire en voyant le nom affiché. Je me souvenais même d’avoir voulu la rappeler il y avait une semaine mais que j’avais été pris de court par une arrivée surprise trop divertissante pour être mise de côté.
Rapidement, je faisais un tour dans la salle de repos pour me rafraîchir et même me changer. La journée avait été longue et je me devais d’être présentable pour une cliente aussi précieuse. C’était la pensée qui me traversait l’esprit lorsque j’allais ouvrir doucement la porte de la salle d’attente. Mon regard se posa alors sur la blonde… endormie ? Je fronçais les sourcils et ne pouvais m’empêcher de sourire. Je m’appuyais contre l’encadrement de la porte en prenant la parole.



- Aies-je été si long que ça ? Ou vôtre semaine a-t-elle été épuisante ? demandais-je d’une voix douce mais audible. J’espère que la bonne réponse est la deuxième option. Je m’en voudrais d’avoir été la cause de vôtre ennui, surtout que j’ai appris que vous aviez demandé un rendez-vous la semaine dernière déjà.


Est-ce que je m’excusais ? En quelques sortes… Cela était obligatoire envers mes clients VIP mais face à Mademoiselle Nygård ce n’était absolument pas une corvée. J’attendais donc sa réponse en l’observant avec un sourire charmant accroché aux lèvres.





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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Dim 25 Juin - 12:17



Pilotée par un esprit embrumé, Saara ne s’encombre pas de civilité. Elle trace vers la salle d’attente, que l’assistante fasse avec son désir de voir le boss ! Peu lui importe bien de s’imposer, si vous saviez. Là elle navigue à vue dans des eaux de nonchalance. En cause : l’alcool, dont les effets loin de s’estomper lui brouillent joyeusement tout repère d’espace, de temps, et même de réalité. Son talon repousse la porte qui se referme derrière elle. Elle lâche son sac sur un siège, retire ses gants qu’elle croit, ensuite, ranger dans son sac. Sa raison flotte. En longeant la table, son index glisse sur la surface, pendant que son regard virevolte à travers la pièce... Un sourire de satisfaction fleurit rapidement. En voilà une pièce douillette ! Elle tire sur son écharpe qui résiste avant qu’elle ne se souvienne qu’il lui faut la dénouer. Puis elle défait son manteau et abandonne le tout négligemment sur le dos d’un siège. Elle n’éprouve aucune gêne à éparpiller ses affaires, comme chez elle la miss ! Elle tire un autre siège pour s’y glisser. Bercée par la douce chaleur ambiante, le sommeil l’appelle. Ses bras se superposent sur la table, puis sa tête s’y dépose. Ses paupières, d’abord mi-closes, tombent en lutte lasse dans un râle alangui. Des mois d’impasse et elle espère encore quelque chose. Pourtant, ça crève les yeux qu’elle se mangera un râteau. Il est bien trop hors de sa portée, sans parler qu’il est son avocat, et de toute façon, elle ne possède pas l’envoûtement des beautés fatales qui, d’un battement de cil, précipitent la convoitise. C’est si vain de rester entichée, pourquoi son cœur s’entête ? Dans un bâillement, elle coule dans l’assoupissement...

*Hummm... ?* À mesure qu’elle redresse la tête, ses paupières s’ouvrent. Au ralenti, elle cligne des yeux, alors qu’il serait sans doute plus efficace de les frotter. Dans des gestes qui manquent de fluidité, son coude se plante sur la table pour que sa paume offre un soutien vacillant à sa tête devenue pesante, tandis que l’autre main ramène une boucle rebelle pour dégager sa vision, qui demeure brumeuse. Elle identifie néanmoins l’homme dans l’encadrement de la porte et sourit en admiration de tant de charme dans un seul être.

L’élégance et la désinvolture de sa posture, le sourire ravageur qu’il décoche, le timbre magnétique de sa voix... "Oh vous...!", souffle-t-elle, mi-exaspérée mi-geignarde. Sans parvenir à claquer ses doigts qui ripent incessamment pendant qu’elle cherche des mots bloqués sur le bout de sa langue. Son éloquence entravée, elle veut alors hocher la tête, car, si carrément, il est la cause de son navrant état ! Sauf qu’un début de vertige avorte son mouvement de tête, qui retombe dans sa paume. ".. Pourquoi vous me faites ça.. ? Toujours si-siii..." Canon ? Sexy ? Irrésistible ? Elle soupire, incapable de choisir. "Moi j’attends… vous.. si-si.. si inatteignable... ça ne peut pas continuer..." Tant pis pour les tournis, elle secoue la tête pour marquer sa rébellion. Non. Non non non, ça ne continuera pas ! En cet instant, elle se sent l’élan d’en finir avec son stérile béguin.

Forte de sa détermination, elle retrouve un regain de tonus. Elle se redresse sur son siège, ses mains se cramponnent au bord de la table. Le plus efficace pour passer à autre chose, c’est de liquider tout espoir et, pour cela, elle doit foncer dans le mur. Bang ! La tête la première et bye bye l’idylle impossible. Rien de tel que de se ramasser pour stopper de fantasmer. Ses mains repoussent la table dans l’idée d’une glissade conquérante sous l’impulsion... sauf que le siège n’est pas doté de roulettes. Elle n’y a clairement pas mis assez de force ; le siège crapahute en reculant de quelques centimètres à peine. Face à ce couac, elle a un moment de stupéfaction, puis elle pince les lèvres pour réprimer un éclat de rire. Pour coller à l’allure sensuelle qu’elle tente de se parer, il lui faut toutefois vite rattraper ce loupé. Comme si cela a été son intention première, elle prend appui sur la surface de la table pour se relever de toute sa hauteur. Sous le regard de l’objet de son tourment, elle n’éprouve pas la peine habituelle à le soutenir et elle le scrute même en retour. Faut dire que son acuité visuelle n’est pas au beau fixe. "Ce soir. Maître Jelsi. Je ne viens pas voir l’avocat." Pour aller jusqu’au bout de la logique, aurait-elle dû s’adresser à lui par son prénom ? Sans doute ! Mais déjà saluons l’aplomb avec lequel les paroles ont été martelées ! Elle amorce un pas vers lui, puis un autre et un autre... Croyant ses intentions transparentes, elle s’attendait à ce qu’il mette immédiatement le holà... Est-il seulement réel là devant elle ? Il semble, mais elle ne le jurerait pas. Se sentant quelque peu chancelante, elle attribue son manque de stabilité à ses talons. Elle lève son pied dans un mouvement pour envoyer valdinguer son escarpin... sauf qu’elle porte des bottines. Elle lève un index pour le prier de lui accorder une minute pendant qu’elle se tortille avec sa jambe pliée pour descendre la fermeture zippée. Dans la manœuvre, elle manque à plusieurs reprises de perdre l’équilibre. Toutefois, elle garde le cap, refusant la facilité de s’assoir pour se déchausser. Au finalement, elle tient triomphalement ses bottins en l’air. Sur cette victoire, elle aurait dû les lâcher à ses pieds, mais va savoir pourquoi – peut-être pour calquer à un strip-tease ? – en tout cas, elle les balance dans les environs de Samuel... Crac. Elle ferme un œil en serrant les dents. Ah zut voilà qu’une somptueuse plante est désormais amputée d’une branche, constate-t-elle, catastrophée, le dommage causé par l’un de ses bottines. ".. Si vous avez du goût pour le risque, je suis le danger ambulant qui manquait à votre vie..." Pourquoi dire cela !? C’est si faux, plus safe qu’elle tu meurs. Elle sourit, au bord du fou rire. Cela n’a queue ni tête ce qu’elle déblatère, ni ce qu’elle fait d’ailleurs, mais l’ivresse l’a allégée du devoir de se soucier des conséquences ou de l’embarras.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Sam 8 Juil - 0:00

Le 19 janvier 2018





Je n’étais pas quelqu’un de patient et de compréhensif… Non ! Ce n’était absolument pas dans ma nature et je n’avais jamais pris la peine de faire des gros efforts pour m’améliorer dans ce domaine. Je détestais que l’on s’impose à moi sans tenir compte de mon avis et mon emploi du temps. Bien sûr il m’arrivait de faire des exceptions et ce serait le cas ce soir. Ma journée de boulot aurait dû se finir avec le client que je venais de raccompagner à la porte de mon cabinet mais il y avait une prolongation de prévue… Cette dernière était moins fâcheuse de par le simple fait que la personne patientant dans la salle d’attente était une jeune femme séduisante et qui plus est, Mademoiselle Nygård était adorable. Oui, oui ! J’ai bien dit adorable. J’avais beau être un semi-démon, je connaissais tout de même la définition de ce mot. Cette dernière collait parfaitement à la blonde… gentille avec tout le monde ; à ma connaissance, toujours enjouée. Une représentation parfaite de la joie de vivre à l’état pure… bien qu’un peu timide parfois. Du moins elle l’était avec moi mais j’étais habitué au fait que le statut d’avocat impressionne certaines personnes.
Bref, voilà tout ce qui me traversait l’esprit alors que je me prenais quelques minutes avant d’aller la chercher dans la salle d’attente. Je me passais de l’eau fraîche sur le visage et ôtais ma chemise de la journée pour une plus propre. Une touche de parfum et je filais vers la salle d’attente pour trouver la belle… endormie ? Non, elle devait juste en avoir marre d’attendre.

Quoique non. Elle semblait bel et bien s’être assoupie. Je signalais ma présence et tandis qu’elle émergeait des limbes je m’excusais, en quelques sortes, pour l’attente de ce soir mais aussi pour le rendez-vous qu’elle n’avait pas pu obtenir la semaine dernière. J’avais complètement oublié de dire à Anne qui étaient mes clients VIP.
Mais je ne pensais pas plus à cela et posais mon index sur mon torse lorsque Mademoiselle Nygård s’adressa à moi. *Euh… elle s’attendait à quelqu’un d’autre peut-être !?* Bien sûr, je gardais cette pensée pour moi et fixais la jeune femme en attendant la suite.



- Toujours si ? demandais-je pour tenter de l’aider à continuer alors que je comprenais que la blonde n’était pas du tout dans son état normal.


Il était clair qu’elle avait bu. Je rencontrais assez de jeunes femmes alcoolisées dans les pubs que je fréquentais pour être certain de ne pas me tromper. Par contre, il y avait une chose que je ne comprenais absolument pas ! Pourquoi avait-elle débarqué dans mon cabinet dans cet état ? Je l’ignorais… ou alors elle en pinçait pour moi ! Idée qui me fit sourire.  
Cependant, je redevenais très sérieux à la suite de ses propos. Ça ne pouvait plus continuer comme ça ? Elle était en train de me virer ? Non, non, il fallait que je rattrape ça. Le contrat qui nous liait était une pépite d’or ! Il était hors de question que je le perde parce que je n’avais pas pu lui donner un rendez-vous dans les délais qu’elle souhaitait.



- Oui, je suis vraiment désolé ! Mon assistante ne savait pas que certains clients sont à traiter avec une attention particulière. J’ai été trop occupé pour lui donner les quelques noms, expliquais-je en toute sincérité. Mais je…


Je me coupais en la regardant se lever de manière… gracieuse ? Séduisante ? En tout cas, ce n’était pas une réussite. Cependant, je ne disais rien et ne riais pas non plus. Je faisais seulement un pas vers elle avant de me stopper. Je ne voulais pas la contrarier et elle semblait déterminée à voir me dire quelque chose.
Elle ne venait pas voir l’avocat ? Puis, tilt ! *Elle en pince vraiment pour moi !* Je l’observais en silence ce qui me confirmait ce que je savais déjà. La jeune femme était très attirante… même en bataillant avec ses bottines pour les ôter. *Pas touche… N’y pense même pas ! Pas avec ce genre de cliente…* Mais déjà des idées absolument non-professionnelles me venaient à l’esprit. Ce fut un craquement qui me ramena à la réalité. Mon coup d’œil à la pauvre plante fut aussi bref que sans intérêt. Mon attention s’était complètement portée sur la jolie blonde éméchée qui se tenait face à moi et dont les propos me firent sourire. Je m’avançais jusqu’à elle et plongeais mon regard dans le sien…



- Si ce n’est pas un rendez-vous professionnel, dans ce cas, permettez, déclarais-je en déboutonnant les deux premiers boutons de ma chemise. D’ailleurs, si ce n’est pas l’avocat que vous voulez voir, appelez moi Samuel, continuais-je en plaçant une de ses mèches derrière son oreille. Je réfléchissais en mode avocat professionnel et tentais de me raisonner… Oui, la bonne blague ! Comme si un semi-démon tel que moi pouvait se convaincre lui-même de ne pas toucher à une jeune femme telle que Saara ! Mais j’essayais… un peu. Saara ! dis-je en sortant de ma rêverie contemplative. Si cette visite n’est pas professionnelle, elle est donc personnelle, dis-je en réduisant l’écart entre nous. A quel point l’est-elle ?





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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Dim 9 Juil - 20:33



Avant que les paroles de l’avocat ne puissent être traitées, celles-ci s’embourbent dans des recoins obscurs du cerveau de Saara. Malgré ses efforts de concentration, elle n’en capte au final que des bribes. Il est désolé ? Enfin ! Même si trop tard. Elle a soupé d’espérer dans le vide, maintenant elle tourne la page ! Certains clients ? Ah… évidemment, c’est ainsi qu’il la considère, une relation d’affaires à qui il doit quelques égards. Il la conforte dans sa décision de mettre un terme au nœud de sentiments inextricables qu’elle lui porte depuis des mois. Aux grands maux les grands remèdes ! Pour se délivrer de ce doux tourment, elle doit se ramasser de manière franche et définitive. C’est le plan derrière son numéro de séduction… à retravailler assurément ! Perturbée par la plante qu’elle vient malencontreusement de tailler, elle s’est stoppée à mi-parcours. Elle raconte n’importe quoi avec le sourire, car elle se sent légère. Sans doute un avant-goût de la liberté retrouvée. Par contre, elle n’est plus très au clair sur la suite à donner. Samuel n’aurait-il pas déjà dû la flinguer sur place ? Pourquoi justement ce soir n’est-il pas prompt à la détente !? L’heure tardive et une longue journée sont sans doute en cause... Tout d’un coup, ses yeux s’agrandissent sous l’effet de la surprise. Sans crier gare, l’intense regard du beau brun perce à travers la brume. Même si son évaluation des distances est approximative, elle peut dire qu’il est à porter de main. Elle n’ose cependant pas le toucher, de peur de le traverser. Rêvé ou réel, aucune différence pour elle, l’un et l’autre l’affole tout autant ! Comme si l’avenir du monde se joue devant ses yeux, elle ne rate pas une torsion des mouvements pour déboutonner le haut de la chemise… *Noooon, continue !*. Miroitant le reproche, son regard remonte à hauteur du sien. *Jusqu’au bout, tu vas me rendre dingue !?*. Dans tout ça, sa paralysie a du bon, sans quoi elle se serait échinée sur la fermeture éclair de sa robe, alors qu’il se met seulement plus à son aise… ou bien ? Elle entrouvre la bouche, immédiatement tentée de prononcer à haute voix le prénom qui vagabonde constamment au milieu de ses rêveries. Mais le geste qui accompagne les paroles la suspend à nouveau… Un sourire rayonnant bondit sur ses lèvres. Raaah oui ! Elle a bel et bien senti la caresse sur son oreille ; il n’est pas un mirage de son esprit embrumé ! Comme pour terminer de l’en convaincre, il se rapproche si près qu’elle peut s’entêter à son parfum… et dieu qu’il sent bon ! La chaleur qui émane de leurs deux corps fond la tension qui l’immobilisait jusqu’alors. Sans même qu’elle le décide, ses doigts sont partis à l’abordage du col de chemise pour ensuite suivre la ligne du vêtement jusqu’aux boutons qui, croyez-le ou pas, semblent la mettre au défi de les faire sauter. Elle n’en fera rien, pensez-vous ! Elle n’a que deux mains, et ces provocateurs sont… si nombreux qu’elle se perd dans leur comptage. Elle lève la tête vers Samuel et lui sourit. "Vous sentez bon." C’est vrai, mais est-ce pertinent de le partager ? D’autant que ce n’est pas une réponse à sa question. Machinalement, elle tournicote un bouton. "Suis-je en visite ? J’étais dans les alentours, alors je suis montée vous voir… C’est une visite ! Si, bien sûr." Elle rit de cette évidence qui a tardé à la percuter. "Une visite pour une raison personnelle, parce que je viens voir Samuel." Elle n’en croit pas ses oreilles de s’entendre l’appeler ainsi, mais c’est sorti assez naturellement. Elle délaisse momentanément ses yeux clairs pour percer le secret de son irrésistible sourire. "Est-ce que vous avez fini vos heures ? Je peux encore attendre sinon…" Tu parles qu’elle va le relâcher ! Elle ne décroche pas de l’objet de sa convoitise et ses talons décollent du sol. "Vous savez, je ne vais plus espérer." Elle ne sait pas trop ce qu’elle a trafiqué, mais en remontant ses mains pour entourer son cou, elle remarque dans le creux de sa main gauche deux boutons décousus… Tant pis, ils l’ont cherchée aussi ! "Vous n’allez plus me tourmenter." Elle lâche son butin qui tombe le long du dos de l’avocat. "Je ne veux plus penser à vous désormais." Elle sourit satisfaite de cheminer résolument vers une sortie de secours. "Je romps avec toi..." Elle a hissé son visage tout près du sien de sorte qu’elle peut ponctuer par un baiser d’au revoir.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Mer 12 Juil - 0:46

Le 19 janvier 2018





La situation aurait été presque comique si on y réfléchissait bien… Je passais mon temps à séduire les jeunes femmes, c’était un fait ! J’adorais ce petit jeu de séduction dans lequel j’étais devenu un maître. Amener une jeune femme dans son lit ou n’importe où ailleurs pour une partie de jambes en l’air n’était pas chose aisée… du moins cela ne l’était pas lorsque l’on avait du goût et que les filles faciles étaient trop vulgaires. Moi j’aimais ce temps de ‘‘chasse’’ qui était en quelque sorte le prélude au bon temps ! Cependant, il m’arrivait de faire des exceptions… Je ne choisissais pas la séduction mais la facilité et la plupart du temps mon choix s’orientait sur des jeunes femmes éméchées à qui je proposais gentiment de les raccompagner. La plupart du temps elles me remerciaient de manière très agréable ou alors je leur forçais un peu la main…
Mais ce soir, la donne était très différente. Pour commencer, je n’étais pas à penser à un plan séduction quelconque lorsqu’il m’était tombé dessus. Et ce fut à mon grand étonnement car je ne me serais pas attendu à cela de la part de mademoiselle Nygård. En même temps jamais je n’aurais imaginé que ce joli petit bout de femme se pointe un soir dans mon cabinet en étant éméchée. Car c’était bel et bien le cas même si je ne l’avais pas compris de suite. Enfin… cela m’avait semblé tellement impensable que j’avais mis la fatigue sur le dos du comportement bizarre que la blonde avait. Bien entendu je m’étais mis le doigt dans l’œil et ce, jusqu’au coude.

Une fois l’information assimilée, je restais professionnel envers ma cliente en espérant juste qu’elle ne mette pas à mal notre contrat. Je fus bien vite soulagé d’apprendre que le côté professionnel qui nous liait elle et moi n’intéressait pas Saara et là, le déclic se fit. Était-ce une bonne nouvelle ? Pas vraiment ! Nos rencontres avec Saara avaient toujours été professionnelles et même si je n’avais pas manqué de remarqué que la blonde était attirante je m’étais tenu à carreaux. Elle était une cliente, un point c’est tout ! Oui, je sais ce que vous pensez… Il m’arrivait de coucher avec des clientes. Je ne le nierais pas ! Mais elles n’étaient que de passage dans mon cabinet et la plupart en instance de divorce. En bref, je n’avais plus rien à voir avec elles lorsque le divorce était prononcé.
Avec Saara, c’était différent. Notre contrat était constant et je n’avais pas envie de le faire foirer dans l’unique but de prendre du bon temps. *Alors pourquoi tu déboutonnes ta chemise ?* Bonne question ! La voix de ma conscience savait faire preuve de logique. Aussi j’aurais sûrement du l’écouter et me reprendre, mais non... Je me contentais de sourire à Saara qui ne répondais pas à ma question et me disait que je sentais bon. Puis je ne faisais rien non plus pour empêcher la jeune femme de malmener les boutons de ma chemise. Visiblement j’aurais entièrement déboutonné cette dernière que cela n’aurait pas gênée Saara. Chassant difficilement les pensées qui me venaient à l’esprit les paroles de ma clinete ne m’aidèrent pas… loin de là.



- Oui, mon temps de travail est fini, répondis-je de suite pour m’occuper l’esprit. Mais ça ne fonctionnait pas et c’était à peine si je comprenais où elle voulait en venir. Espérer quoi ? demandais-je vaguement en ne quittant pas le visage de la blonde des yeux.


Il valait mieux agir comme cela plutôt que de faire comme la belle dont les mains se trouvaient à présent autour de mon cou. Est-ce que je devais la repousser ? *Mais non ! Elle a l’air de savoir ce qu’elle fait…* Si, c’était mieux. Mes mains se posèrent alors sur ses bras pour remonter lentement vers ses mains. Quoi ? Je ne voulais pas me montrer trop brusque non plus. La repousser sans la vexer… C’était une bonne idée !
Du moins cela l’aurait été si j’avais agi plus vite et si je n’avais pas entendu les dernières paroles de Saara qu’elle avait ponctué d’un baiser. Cet échange avait été chaste mais cela n’avait pas empêché d’éveiller en moi ce désir que je détestais contrôler. *Et puis quoi rompre avec moi ? Elle rêve. Personne ne rompt avec moi.*



- Non ! Ça ne va pas être possible… Désolé ! déclarais-je en la fixant droit dans les yeux avant de me mordre légèrement la lèvre inférieur.


*Et puis merde !* A cette pensée ma main droite se posa sur la nuque de Saara tandis que la gauche prenait place sur sa hanche. Avant même que je ne puisse vraiment m’en rendre compte mes lèvres s’étaient posées sur celles de la jeune femme pour lui offrir un baiser plus charnel que celui qu’elle m’avait donné.





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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Ven 14 Juil - 14:00



Avouons-le, la logique de Saara pédale joyeusement dans la semoule. Toutefois, est-ce si dramatique de s’en balancer du jour suivant ou même de la minute d’après ? Juste une fois ? Elle n’a pas assez de raison en stock pour s’encombrer de se justifier… et a bien mieux à faire ! C’est pourquoi, en dépit de tout bon sens et de sa pudeur envers les hommes, elle ne se dérobe pas à la proximité plus qu’indécente qu’instaure son avocat. Au contraire, elle la maintient et l’appuie carrément ! Lorsque Samuel assure avoir terminé ses heures, elle étire un sourire teinté d’espièglerie. S’ils se voient en dehors du travail et pour raison personnelle, la visite ne flirte-t-elle pas avec ce qu’on appelle un rendez-vous galant ? Elle garde le constat pour elle ; rêver à une romance avec Samuel n’est plus d’actualité ! Après des mois à vouloir sans pouvoir, elle n’est pas peu fière de s’y tenir à un cap qui libérera son cœur asservi. Qu’importe qu’il ne comprenne pas les tenants et aboutissements. La rupture propre en ordre, c’est pour elle ! *Tu vas sortir de ma tête une bonne fois pour toutes !*

Si les mots ne s’impriment qu’avec peine dans son esprit, en revanche, les sensations ne sont en rien diluées. Elle se demande si ces dernières ne sont pas exacerbées par son désir trop longtemps retenu. En tout cas, malgré le rempart des longues manches de sa robe, les mains qui glissent le long de ses bras ne sont pas moins une excitante caresse. Le baiser qu’elle dépose sur les lèvres de Samuel lui laisse un goût d’inachevé. À l’image de leur histoire qu’elle enterre. Mais c’est pour le mieux ! Il n’est pas pour elle, et encore moins intéressé par elle… "Non… ?" En quête d’une explication, elle rive ses iris vers les siens. Sa stupéfaction n’a pas le temps de se dissiper qu’alors l’inimaginable se passe. La ramenant sur les berges du désordre des sentiments, Samuel l’étreint et l’embrasse… à la mettre sens dessus dessous. Soyons clairs, elle ne comprend pas ! Samuel qui l’embrasse, c’est insensé. Et le pire, c’est qu’elle répond à ce baiser, et avec fougue en prime ! Mais comment aurait-elle la volonté ou la coquetterie de lui résister, même ne serait-ce qu’un peu, quand tout ce qu’elle désire, c’est l’embrasser toujours ?

Un sursaut de lucidité l’intime de sortir des sables mouvants où elle s’enlise néanmoins avec délectation. Lorsque leur baiser se rompt, elle incline la tête et presse légèrement son front contre le menton de Samuel. Elle ferme les yeux. Elle veut se donner le temps de reprendre ses esprits, mais à respirer l’odeur intensément masculine de Samuel, elle signe sa perdition. Mue par la faible intention de s’écarter loin, sa main descend sur le poignet de l’avocat pour lui faire la relâcher. Ses doigts effleurent la surface de ce qu’elle identifie comme une montre… Quelle heure est-il au juste ? "Le couvre-feu !" Avec cette fois une réelle intention, elle s’empare du poignet et le lève pour y lire l’heure. *21h43* "Vous avez vu l’heure ? Qu’est-ce qu’on va faire ? On doit rentrer. Maintenant !" Ce n’est pas sûr que les taxi soient encore en service, mais elle doit rentrer. Une minute de plus en la seule présence de Samuel et elle sera véritablement… dans de beaux draps ! Elle se recule pour n’avoir plus la tentation de lui tomber dans les bras. N'empêche que ce qui vient de se passer entre eux la taraude. Tant et si bien que la légèreté conférée par l’ivresse commence à se dissiper. "Je veux rompre avec vous et vous m’embrassez…", batte-elle le rappel des faits. Il y a comme une tonalité propre à la question, tant tout semble clocher dans cet énoncé. Est-ce qu’elle pourrait vraiment lui plaire ? Elle secoue la tête pour chasser cette idée absurde. S’il est charmant avec elle, elle ne se rappelle pas qu’il ne se soit jamais montré charmeur à son égard. On le sent pourtant avoir la confiance de pouvoir l’être à sa convenance. Par ailleurs, à la constante provocation dans ses sourires les plus anodins, il est indubitablement joueur dans l’âme. C’est dans ce trait de caractère que réside l’explication de l’égarement d’il y a un instant. De la taquinerie qui a déraillé ! Après tout n’a-t-elle pas initié un jeu en bazardant ses chaussures ? Elle sent comme de la rougeur lui monter aux joues au souvenir de cet épisode extravagant et surtout pour toutes les paroles qui lui ont échappé. "Je crois que nous avons perdu les pédales et dit de drôle de choses.." Elle égrène un rire qui sonne faux. Son regard se met alors à fureter partout. La timidité qu’elle éprouve dans les parages de Maître Jelsi la regagne. Elle ne le regarde plus et cherche ses bottins des yeux. "La fatigue de la journée, de la semaine, du mois.. Ce n’est pas très glorieux, mais pas répréhensible non plus… Nous sommes d’accord pour oublier cette incartade ?" Et pour enfoncer le clou, elle réarrange une expression à sa sauce : "Faute partagée est totalement oubliée."

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Dim 16 Juil - 12:43

Le 19 janvier 2018






Cette soirée et principalement cette visite surprise n’avait ni queue, ni tête. Il était rare que cela arrive mais je devais reconnaître que je ne savais pas sur quel pied danser face au comportement de Mademoiselle Nygård. Si, dans un premier temps, j’avais cru qu’elle débarquait ici pour me reprocher de ne pas être assez professionnel concernant notre contrat et rendez-vous je m’étais vite rendu compte que la raison de sa venue était toute autre… bien plus privée ! Cela rendait l’instant plus intéressant mais aussi plus risqué. Il était dangereux que la situation devienne plus personnelle car je n’étais pas aveugle. Dès le début j’avais remarqué que la jeune femme qui m’embauchait était attirante… peut-être un peu trop sage mais très séduisante. En bref, elle ne ressemblait pas aux femmes que je côtoyais et cette différence me plaisait.
Mais je n’avais rien laissé paraître et j’étais doué pour agir comme si de rien n’était. Cela était d’autant plus simple que nos entrevues étaient assez rares pour que je ne sois pas tenté de la charmer. Mais ce soir, tout était différent ! Elle était là, éméchée, à me faire comprendre que je hantais son esprit… J’aurais dû reprendre l’avantage et lui dire que tout ça n’était pas sérieux mais elle décida de rompre ! Rompre avec moi ? J’en aurais presque ri tellement c’était comique. Hors de question que je me fasse jeter ! Quoi ? Ok, nous n’avions jamais eu de relation, mais même. J’avais ma fierté, putain. Je refusais donc la rupture inventée et répondais à l’interrogation de Saara par un baiser qui m’ôta toute éthique professionnelle de l’esprit lorsqu’elle répondit avec fougue.

Mais cet instant pris fin trop vite alors que mon désir n’en avait été qu’accentué. Je ne disais rien lorsqu’elle posa son front contre mon menton mais fronçais légèrement les sourcils lorsqu’elle ôtait ma main de sa hanche. Était-elle en train de me repousser ? Elle me draguait, puis rompait, puis m’embrassait et répondait à mon baiser pour finir par me repousser ?! Ça n’allait vraiment pas le faire ! Une fois l’envie installée il m’était difficile de penser à autre chose et c’est sûrement pourquoi je sursautais presque de surprise lorsqu’elle évoqua le couvre-feu après avoir regardé l’heure sur ma montre. Je notais avec un soupir que la jolie blonde me vouvoyait à nouveau ! Mais aussi qu’elle avait raison concernant l’heure… chose dont je me foutais royalement. D’ailleurs je plongeais mon regard dans le sien pour la questionner.



- Il serait si horrible que ça de rester bloquée ici avec moi ? Je marquais une pause. Visiblement, puisque tu as recommencé à me vouvoyer, continuais-je tout en réfléchissant.


Se pouvait-il que la jolie blonde soit venue ici pour tester mon professionnalisme envers mes clientes ? Si c’était le cas, j’étais dans la merde ! Je l’étais car j’aurais dû la repousser et que je ne l’avais pas fait… et même maintenant ce n’était toujours pas le cas. Au contraire… L’embrasser à nouveau et la conduire à côté étaient ce que je voulais faire. Le fait qu’elle reparla de sa rupture imaginaire accentua ce désir… J’esquissais un sourire séduisant à son attention.


- TU voulais rompre, alors tu as rompu ! JE voulais t’embrasser… déclarais-je sans la quitter du regard, alors je t’ai embrassé.


Professionnalisme, zéro ! Mais je n’étais plus à ça près. Ce contrat je l’avais sûrement perdu mais cela ne serait pas la fin du monde. Et plus j’observais Saara, plus mon intérêt augmentait… Bien sûr je ne passais pas à côté du fait qu’elle semblait retrouvé ses esprits et donc sa timidité. Le fait qu’elle rougisse me le prouvait tout comme ses paroles. Non ! Ce n’était pas répréhensible mais ce n’était pas pro non plus… Après, je n’étais pas d’accord.
Je voulais continuer ce qui avait été commencé. Je n’avais pas envie d’oublier et le fait que Saara fuit mon regard me laissait croire qu’elle non plus… ou alors elle avait vraiment en de s’en aller alors qu’il restait à peine dix minutes avant le couvre-feu.



- Une faute ? répétais-je alors que mon index se posait sous son menton pour la regarder dans les yeux. Et si je ne voulais pas oublier cette… cette incartade ? C’est ça ? demandais-je. Si au contraire, j’avais envie de recommencer ? lui murmurais-je à l'oreille.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Mar 25 Juil - 21:49



La montre de Samuel indique une heure bien avancée. Le couvre-feu agit alors comme une piqûre de rappel pour rapatrier Saara dans la sobriété. Fondée ou non, une peur bleue marque les esprits. Et la fois où elle a failli enfreindre le couvre-feu, elle a justement eu la panique de sa vie. Elle ne doit qu’au hasard d’une bonne rencontre d’être saine et sauve. Docile à la raison, elle doit se préoccuper de comment rentrer, à une heure où les taxis ne sont plus en service. Un dernier point la retient, et non des plus commodes à refouler : l’envie de soupirer d’extase... Elle se sourit en se prenant en pitié. Et ce n'est qu'à son indulgence vis-à-vis d'elle-même, qu'elle doit de ne pas avoir levé les yeux au ciel ! Elle n’a vraiment pas les idées claires et elle n’ignore pas la cause de son trouble. À quoi pense-t-elle ? Son bon sens ne peut que se faire la malle dans une aussi excitante proximité avec un homme beau à vaciller. Adoptant la plus élémentaire des précautions, elle se recule. Si elle se croit désormais à l’abri du pouvoir d’attraction de Samuel, son répit est de courte durée. La distance qu’elle a instaurée est de peu d’effet, si ce dernier l’embrouille par son intense regard. Sans parler de l’insidieuse question qu’il s’amuse à soulever. Une bouffé de bravade monte en Saara et lui confère un petit air farouche, alors qu’elle soutient le regard du provocateur. Avec au bord des lèvres, l’envie de répliquer que son appréciation d’un huis clos avec lui dépendra du nombre de fois qu’il l’amènera à crier grâce ! Elle se garde toutefois de pousser plus avant les audaces, sans quoi le secret de polichinelle sur ce qu’implique de rester coincée ici avec lui sera éventré.

Maintenant que les effets vaporeux de l’alcool s’estompent, elle commence à être rattrapée par la prise de conscience. Dans l’impossibilité de les endiguer, les flashes de souvenirs embarrassants crépitent incessamment dans sa tête. Toute l’ampleur de sa conduite la consterne. Dans sa fuite en avant, elle s’accroche à la conviction qu’elle s’emploie encore à déloger son béguin stérile. Dans une tentative de se disculper, elle nie l’évidence. Alors si elle ne s’active pas à récupérer ses affaires et filer, ce n’est certainement pas pour restreindre le champ des possibilités au seul choix de passer la nuit sur place. Et non vraiment, à cette éventualité, elle ne frémit pas de trac et d’anticipation. Ce n’est pas non plus un appel à l’étreinte, la raison pour laquelle elle campe non loin de lui… *Fiasco ma rupture* Mais comment décrocher quand celui dont vous êtes accro ne vous prête absolument pas main-forte ?! Car malgré qu’elle soit revenue au « vous » de rigueur, Samuel ne renonce pas à la tutoyer et revendique même l’envie de l’embrasser. Pour contrer l’accélération des battements de son cœur, elle rationalise. Manifestement, elle l’a embarqué dans une folie à deux, puisque le voilà qui déraille tout autant ! C’est de son avocat dont il s’agit. Et de plus d’un homme beaucoup trop torride pour qu’elle ait des vues sur lui. Sachant combien il serait ridicule de se monter le bourrichon, elle secoue la tête comme pour dire stop à la dérive de ses envies désordonnées.

Pour se dérober, son regard explore les éléments de la pièce qu'elle ne voit pas en réalité. Elle aurait dû quitter le cabinet depuis longtemps. Ou mieux n’y avoir jamais mis les pieds ce soir. Qu'est-ce qui l'a pris de venir ici ?! En ayant picolé, en plus ! Pour une femme qui se prétend bien sous tout rapport, elle a agi avec une frivolité ridicule. Mais quitte à outrepasser ses sages limites, autant sombrer véritablement dans les abysses éthyliques. On l’aurait mise dans un taxi. Et si, au réveil, elle avait à cuver cet excès, au moins, n’aurait-elle pas capoté sa relation avec son avocat. Dans l’espoir de rattraper l'égarement, elle leur sert sur un plateau une sortie de secours pour rétablir le terrain neutre de leur relation professionnelle…

*Ce sont des avances ou il plaisante … ?* Avec sa confiance en elle au raz des pâquerettes, dans ce genre de situation, elle aimerait avoir un témoin de la scène à côté d’elle, ne serait-ce que pour avoir une seconde opinion. Comme souvent, elle ne peut se fier qu'au regard posé sur elle, et celui de Samuel est direct. Rien chez lui ne trahit un faux-fuyant. De là que doit-elle en conclure ? Argl elle n'arrivera pas à aligner une idée logique ce soir ! Et si ce qui lui reste de raison l’a alertée du pétrin qui la guette avec ce nouveau rapprochement, elle n’a rien tenté pour esquiver. "Quel est votre problème, Maître Jelsi ? Cela ne vous ressemble pas de vous conduire ainsi, avec moi." lui souffle-t-elle dans le cou un air aussi chaud et diablotin que le sien à son oreille. "Ce sont les explications que je t’aurais réclamées. Si j’avais moins de folie dans la tête." Au fond, maintenant qu’ils sont au-delà du point de retour, elle ne veut pas que ça finisse sans le goût de lui sur ses lèvres. Ses deux mains se posent lentement sur le torse de cet homme au charme poussé à son comble. Chacune noue un pan de la chemise entrouverte par leurs précédents bons soins. "Si j’avoue que mon cœur bat pour toi, ce soir, je plaiderai l’ébriété comme circonstances atténuantes." Elle sourit légèrement de son propre toupet, tant ce mensonge éhonté n’est pas crédible au vu de son discours qui n’a plus rien de décousu. "Et toi, que plaides-tu ? Pour innocenter un homme de loi qui pousse à la faute ?" Elle remonte ses yeux pour suivre le mouvement de ses lèvres tandis qu’il parle, désireuse de rafraîchir le souvenir de leur contact sur les siennes.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Mar 25 Juil - 23:57

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Cela était-il raisonnable de se comporter de la sorte ? La première réponse qui me serait venue si j’avais été humain serait non… dans un monde parfait, précisons-le. N’importe quel type aurait joué au jeu auquel je m’amusais et qui me plaisait. Saara était attirante et j’étais persuadé qu’elle ne s’en rendait pas compte car elle était timide. Du moins c’est comme cela que je la percevais. Rien à voir avec les femmes que je pouvais voir et surtout avec qui je couchais… Bref, je disais donc que n’importe quel homme aurait succombé face à cette situation inattendue. Mais je n’étais pas n’importe quel homme, j’étais un semi-démon et il m’en fallait beaucoup moins pour attirer mon attention… du moins pour qu’une belle jeune femme l’obtienne ! Et c’était le cas de la blondinette éméchée qui se trouvait dans mon cabinet et qui était ma cliente.
C’était la seule raison qui m’avait poussé à ne rien tenter avec elle. Elle ne me semblait pas être le genre à avoir des plans cul et moi… et bien moi je ne savais même ce que signifiait être en couple alors que j’approchais de la quarantaine. Nous étions si différents ! S’il se passait quelque chose entre nous cela ne compliquerait-il pas nos rapports ? Oui ! Non ! Peut-être ! Je n’en savais foutrement rien et je détestais ne pas avoir toutes les cartes en main avant de prendre une décision. Bien sûr nos rencontres étaient très rares mais tout de même. J’avais donc créer une barrière m’interdisant toute approche non professionnelle avec la jeune femme et le pire c’était que je m’y étais tenu. Je m’en serais presque étonné puisque j’adorais franchir les interdits, y compris ceux que je m’imposais. Mais non ! Je n’avais rien tenté.

Mais tout allait changer ! Et ce, en quelques petites minutes. Pourquoi ? Tout simplement parce que la douce et éméchée Saara avait choisi de venir me voir moi, un semi-démon, pour mettre fin à une relation qui n’avait jamais eu lieu. Bien entendu, je n’aurais pas du prêter attention à ses paroles et j’aurais gentiment du lui appeler un taxi avant que l’heure de ce fichu couvre-feu ne soit trop proche pour qu’ils se bougent le cul ! Mais non… Je n’avais rien fait de tout cela car je ne me jatais pas plaquer et aussi car à présent je la désirais et je n’étais pas de ceux qui faisaient taire leurs envies. J’avais goûté à ses lèvres et je voulais recommencer. Peu m’importait qu’elle ait pris conscience qu’elle n’aurait pas dû se trouver là… Ses paroles pleines de bons sens n’étaient pas ce qu’elle pensait. Je le voyais dans son regard et le fait qu’elle s’obstine à vouloir éviter le mien me le confirmait.
Alors oui, c’était à mon tour de lui faire des avances alors qu’elle recommençait à me vouvoyer. L’entretien n’était pas professionnel, elle me l’avait dit. Et je ne m’amusais pas à tutoyer les gens, surtout les belles femmes, pour ensuite les vouvoyer à nouveau. Mais je ne pouvais pas aller trop loin sans son consentement ! Elle n’était pas n’importe qui, elle n’était pas une de ses pouffes qui avaient trop bu et qui ne se souvenaient même plus de mon visage le lendemain. Non, elle était une cliente et une femme bien !

Aussi je fronçais les sourcils lorsqu’elle m’appela de nouveau Maître Jelsi… La phrase prononcer avait des airs de reproches mais l’intonation et son souffle dans mon cou s’opposaient à cette impression. Lorsqu’elle reprit la parole je comprenais enfin et je savais qu’elle ne partirait pas.
Mon rythme cardiaque accéléra alors que les mains de la jeune femme exacerbaient mon envie. Je souriais à ses paroles même si ce qu’elle me disait m’était incompréhensible puisque mon cœur n’avait jamais battu pour personne. Mais je la désirais… et il me serait très difficile, voir impossible de faire marche arrière. Tout en la fixant, je reculais dans le hall d’entrée en l’attirant avec moi.



- Ce que je plaide ? L'envoûtement, répondis-je avec un sourire charmeur. Bien qu’en ce moment même, continuais-je en verrouillant l’accès au cabinet, je ne suis pas un homme de loi… mais juste un homme !


J’avais dit tout cela en fixant ses lèvres. Et avant que je ne m’en rende compte mes mains s’étaient posées sur ses hanches afin de doucement l’adosser à la porte désormais close. Puis n’y tenant plus, mes lèvres avaient capturé les siennes pour un nouveau baiser plus intense. Ma main droite frôla doucement son cou jusqu’à venir dans sa nuque pour approfondir ce baiser.



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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Sam 29 Juil - 13:19



Ni l’impasse de ces derniers mois ni ce qu’elle a tenté de faire plus tôt n’a éteint le caprice de son cœur, est-ce que la passion l’en délivrera ? En tout cas, la voilà bien engagée sur la pente glissante des plaisirs charnels. La jeune femme se sent gagnée par une intense fébrilité, que sa respiration trahit. Pour elle, l’amour physique n’a jamais été désinvolte. Elle n’est pas une femme d’un soir, ni même du premier soir. Ce n’est pas quelque chose dont elle tire une quelconque fierté. Elle ne porte, d’ailleurs, pas de jugement sur ceux décomplexés sur le sexe et qui peuvent s’amuser dans des étreintes éphémères. Seulement, dans son vécu à elle, durant cet instant d’éternité, deux êtres s’abandonnent corps et âme. Une telle intimité, elle ne le partage pas à la légère… Est-ce bien sûr qu’elle n’est plus soûle ? Car, est-ce bien elle alors qui se laisse entraîner dans le hall par un homme dont elle ne peut pas prétendre le connaître au-delà de son rôle d’avocat ? Sa raison appuie : tout ce qu’elle imagine sur lui est fantasmé ! Leur relation, si on peut parler de relation, est simplement professionnelle… Tout cela est vrai, elle l’entend, seulement cette nuit, son cœur adverse a pris les commandes, et ce dernier réclame à grand cri Samuel !

En chemin, elle sent sous son pied un des boutons qu’elle a défait. Tout soudainement, elle réalise que – tiens ! – ses mains sont de nouveau à déboutonner la chemise de Samuel. Se sentant prise en faute, elle relève ses mirettes pour se blanchir de toute association avec ses petites mutines qui agissent totalement de leur propre chef ! Elle se bloque à sa bouche qui invoque l’envoûtement. Elle laisse passer sur ses lèvres un sourire conquis. Si on se demande encore pourquoi cet homme n’a pas atterri parmi les passades, c’est en partie parce que le temps n’a pas prise sur l’excitant affolement que son sourire – à la fois fulgurant, charmeur et un brin carnassier – allume en elle. Qui sait combien de mois encore, elle aurait pu se languir sans l’élan insufflé par l’ivresse ? Suspendue à son beau sourire, alors qu’il verrouille la porte d’entrée, elle entrouvre la bouche sans véritable intention de parler. S’ils doivent réellement répondre de leur acte, aucune de leur défense ne les disculpera du plaisir qu’ils vont prendre à commettre la faute.

En douceur, il l’appuie contre la porte, qui les sépare d’un monde extérieur dont les tumultes ne les atteindront pas. Elle ne prend pas les devants, se délectant de leur impatience. Avec un sourire qui l’appelle, elle ne fait toutefois aucun mouvement pour aller à sa rencontre. Ce n’est que lorsqu’il capture enfin ses lèvres, qu’elle révèle, tout en sensualité, l’ardeur qui la consume. Pour finir de déboutonner, ses mains tirent la chemise hors du pantalon, puis goûtant à leur récompense, elles remontent lentement sa peau, explorant sa ferme musculature. Lorsqu’elles terminent leur ascension à ses épaules, elles marquent leur triomphe en l’aidant à enlever le vêtement.

À bout de souffle, Saara maintient son visage près du celui de Samuel. "… C’est agréable, ta façon de souhaiter la bonne nuit.. Merci pour ce rendez-vous imprévu…" Un sourire enjôleur éclot sur ses lèvres écarlates, révélant si besoin qu’elle plaisante. Sans parler du plaisir qu’elle prend à leur proximité, avec le couvre-feu, sans manteau ni chaussures, aucun risque qu’elle prend la tangente ! Un peu gênée par l’éclatante lumière, elle remarque la lampe au plafond de cette entrée, dans laquelle elle n’a jamais vraiment pris le temps de stationner. Elle lui fera peut-être une remarque la prochaine fois. Rectification : s'il y a une prochaine visite. Son regard s’agrafe à nouveau sur Samuel. Avec une main posée sur son torse nu, elle sent les battements de son cœur, à l’unisson aux martèlements du sien, elle a alors un sourire pour demander : "Dois-je aussi ôter une couche pour équilibrer ?" Délicatement, elle ramène sa chevelure sur un côté, mais au lieu de prendre le chemin de la fermeture de sa robe qu’elle vient de dégager, ses mains factieuses descendent vers le bas et passe sous sa robe pour retirer… ses collants ! Si Saara s’amuse à jouer les aguicheuses, elle est aussi consciente que leur relation se complique. À quel point ? Elle l’ignore, mais l’inconnu de l’après ne l’effraie pas pour cette nuit.

Comme jusqu’à peu, elle était sous l’effet de l’alcool, même si à aucun moment assez imbibée pour qu’il ait honte de profiter, elle veut néanmoins dissiper tout scrupule. "Je n’échangerai pas ma place, même si on va droit dans le mur.", déclare-t-elle de sa voix douce contre sa bouche qu’elle frôle tout en lui refusant un franc contact. Elle cesse de se voiler la face ; elle a une envie de lui qui ne se décourage pas. Sans plus attendre, elle embrasse doucement son menton, s’attarde sur le coin de sa mâchoire, pour finir avec fièvre sur ses lèvres, tandis que ses mains descendent avec voluptés plus bas, taquinant la ceinture de son pantalon…

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Dim 30 Juil - 0:41

Le 19 janvier 2018






Un proverbe dit que la chance sourit aux audacieux ! J’avais toujours été d’accord avec ce dicton que ce soit sur le plan professionnel mais surtout concernant la séduction. Je faisais toujours preuve d’audace lorsque je voulais séduire une femme intéressante. Cela ne marchait pas à tous les coups mais je marquais les esprits et à plusieurs reprises les jeunes femmes qui avaient décliné l’invitation étaient revenues vers moi. Rien que de penser à cela, un sourire était apparu sur mon visage.
Pourtant cela ne m’empêchait pas d’être totalement surpris par la tournure que prenaient cette soirée et plus précisément ce rendez-vous imprévu. Je savais que mes agissements étaient à l’opposé de ce que j’aurais dû faire. L’éthique professionnelle était morte au moment même où j’étais entré dans le jeu de la séduction auquel jouait Saara. A partir du moment où j’avais ressenti ce désir pour elle j’avais su que je devais soit mettre la jeune femme dans un taxi, soit… Je ne terminais pas cette pensée ! J’avais l’impression que s’il se passait réellement quelque chose avec elle, ce serait différent. Pourquoi ? Je n’en savais foutrement rien et ce n’était pas pour me rassurer. Faire des conneries en ayant parfaitement connaissance de cela mais sans en connaître les risques ce n’était pas mon truc.

Puis je commençais à comprendre ce qui était différent. Saara ! Elle n’avait rien à voir avec les femmes que je voyais, elle était à l’opposé. J’étais même persuadé qu’elle n’était pas le genre de femme à apprécier ce que je me faisais un plaisir de collectionner : les plans cul ; elle ne devait pas non plus ce genre de femme qui couche le premier soir. Après je me trompais peut-être totalement mais j’en doutais ! Alors pourquoi était-elle là ? La réponse ne se fit pas attendre. L’alcool ! Elle avait bu et cela lui avait donné assez de courage, ou de folie pour venir me dire qu’elle pensait à moi et ce, trop souvent. Cet aveu pouvait être vu de deux manières différentes : flatteuse ou flippante ! Bien évidemment, lorsque je regardais la jeune femme j’étais flatté plus que flippé. Non, en réalité je n’étais pas flippé du tout et je ne la désirais que davantage. Je me fichais royalement de ce que j’aurais dû faire. Je décidais de suivre mes pulsions et elles n’étaient guidées que par ma nature démoniaque. Cependant, elles n’avaient rien de violentes mais étaient sans conteste sexuelles !
Cependant c’est avec douceur que je l’avais plaqué contre la porte d’entrée pour ensuite l’embrasser mais cela ne changeait en rien ce que j’avais en tête. Le dénouement aurait lieu à côté à moins que… Saara avait bu ! Peut-être allait-elle décider de faire marche arrière. Si c’était le cas… il faudrait que je me fasse violence contre moi-même et cette idée me déplaisait déjà fortement. Mais pour le moment nous n’en étions pas là puisqu’elle m’ôtait ma chemise qui tomba sur le sol. Je n’eu pas le temps d’y jeter le moindre coup d’œil car les quelques mots de Saara accaparèrent toute mon attention. Je la trouvais alors encore plus désirable lorsqu’elle souriait ainsi ? Amusé je passais brièvement mon index sur sa lèvre inférieur.



- Ce n’est que le début, dis-je en plongeant mon regard dans le sien. Et la personne à remercier c’est toi, pour être venue... et aussi le couvre feu je pense, ajoutais-je avec un clin d’œil.


Puis instinctivement, je ressentis un léger frisson lorsque Saara posa sa main sur mon torse. Mon rythme cardiaque s’accentua de nouveau tandis qu’elle me demandait si elle aussi devait quitter un vêtement. Mon sourire sembla être une réponse pour la délicieuse jeune femme puisqu’elle dégagea son dos de ses cheveux, sûrement pour ouvrir sa robe. Du moins c’était ce que j’avais cru jusqu’à ce qu’elle se décide de se passer de ses collants. Autant dire que mon désir monta de plusieurs crans alors que Saara reprenait la parole en effleurant mes lèvres des siennes. Son souffle attisait beaucoup trop mon envie et je fermais les yeux quelques secondes pour la contrôler ce qui permit à Saara de m’offrir quelques baisers légers avant un beaucoup plus langoureux auquel je répondais sans hésiter.
Malheureusement, je mis un terme à tout cela lorsque ses mains jouèrent avec ma ceinture. J’aimais être celui qui dirige et non pas l’inverse. Aussi je prenais les mains de Saara pour les placer autour de mon coup. Je plaçais mon bras droit dans son dos…



- Accroche-toi, lui dis-je avec un sourire tandis que je la soulevais sans le moindre effort après avoir passé mon bras gauche sous ses genoux.







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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Mer 2 Aoû - 18:50



La surprise et le ravissement se lisent tour à tour sur les traits de Saara quand elle se sent décoller du sol. Elle adore les coups d’accélérateurs que Samuel impose à son cœur ! Ses bras autour de son cou, elle s’accroche en lui souriant. Elle repense à ce qu’une étudiante qu’elle expose lui dit l’autre jour, comme quoi le combo beau, intelligent et avec une bonne situation n’est pas réaliste en dehors des séries tv. Si déjà à ce moment-là, elle savait que Gaïa se trompait, maintenant, elle découvre que la réalité n’a décidément rien à envier à la fiction. Samuel n’a pas seulement un physique à tomber – et pour avoir admiré, elle peut confirmer qu’aucune désillusion n’est à prévoir sous la chemise –, il a un charme naturel, sans effort, irrésistible, et tout ça à un degré qui est peu commun ! En ce moment, Saara n’est pas objective, vous dites ? Assurément ! Mais si une femme raisonnable bascule dans la grande, la très grande folie, n’est-ce pas justement une preuve ?

Ils franchissent une porte qu’elle pense à pousser pour la claquer derrière eux, même si plus personne d’autre n’est présent. L’éclairage plus faible installe une ambiance plus intimiste. Saara retrouve le parquet. Ses jambes touchent un meuble derrière elle, qui semble être un canapé… Même si avec des relations stables, le nombre de ses amants se compte sur les doigts d’une main, elle ne s’estime pas novice en matière de galipettes. Toutefois, ses premiers élans passionnels avec eux se sont toujours terminés entre deux draps… En même temps, s’il y avait un lit dans un cabinet d’avocat, elle se serait posé beaucoup de questions. Elle veut bien que les avocats soient des acharnés de travail, mais tout de même. Bon ! Si le contexte est insolite pour une première nuit, elle ne veut pas accorder d’importance, car ce qui compte au final, c’est de se sentir bien avec qui on est.



*****

Saara revient si doucement à la vie que cette sensation en est sublime. Ses joues empourprées trahissent l’intensité des délices auxquels elle a succombés. Dans la grâce câline qui suit une chaleureuse intimité, elle enfouit son visage dans le cou de Samuel contre qui elle se tient blottie... "Juste un homme...", murmure-t-elle, les yeux fermés. "... menteur.", souffle-t-elle finalement dans un sourire.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Ven 4 Aoû - 23:15

Le 19 janvier 2018






Tout avocat normal se serait demander s’il n’était pas en train de commettre la pire connerie qui soit et ce, plus de dix minutes ! Car je m’étais bel et bien posé cette question lorsque j’avais compris pourquoi Saara avait décidé de se pointer à l’improviste. Elle comptait parmi mes clients importants, VIP d’ailleurs et même si la fin du contrat signé avec elle ne me ruinerait pas les pertes ne seraient pas minimes. Et puis toute perte d’argent était un risque quand on était un semi-démon. Pourquoi ? Tout simplement parce que les créatures surnaturelles étaient à présent traquées. Bien entendu j’avais depuis longtemps commencé à mettre de l’argent liquide de côté et en lieu sûr. Mieux valait être prudent.
Cependant, j’avais oublié toute prudence lorsque je m’étais laissé séduire par la jolie blonde éméchée. Car oui, cette fois-ci je n’avais pas été le séducteur et cela me changeait. Bien entendu ça ne m’avait pas empêché de reprendre la main lorsque j’avais verrouillé le cabinet. J’avais su que je ne ferais pas marche arrière et j’espérais qu’elle non plus. Une chance, cela ne semblait pas être dans ses intentions et je pris les choses en main en la portant jusque dans la salle de repos dont elle claqua la porte. Un sourire étira mes lèvres avant de je ne la repose sur le sol. Puis je ne lui demandais pas la permission pour la délester de sa robe mais je ne pus m’empêcher d’afficher un sourire amusé lorsqu’elle envoya balader le vêtement contre la porte. Je lui offrais un nouveau baiser avant de la pousser à s’asseoir dans le canapé. Je me félicitais d’ailleurs de l’avoir pris si confortable et convertible… car oui je passais parfois la nuit ici mais après avoir bossé trop longtemps. Oui ! Pour dormir... car aucune de mes conquêtes n’étaient venues jusqu’ici… tout c’était toujours passé dans le bureau, à l’hôtel ou chez elle.




Le sourire aux lèvres je reprenais mon souffle tandis que je sentais la respiration de Saara dans mon cou… J’eus un léger rire à ses paroles.


- Menteur ? Je plaide non-coupable ! déclarais-je alors que mes doigts effleuraient son bras. Tu as soif ? demandais-je pensivement.


Puis je me rappelais d’une chose que j’avais cru voir. Je penchais légèrement la tête et ma main qui effleurait sa peau s’arrêta sur une marque. Je fronçais les sourcils en constatant qu’il s’agissait bien d’un bleu.


- Qu’est-ce qu’il t’est arrivé ? demandais-je alors que ma main effleurait de nouveau son bras et que je déposais un baiser sur son front.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Sam 5 Aoû - 9:50



Bel endroit que le septième ciel, Saara n’a pas envie de redescendre… Elle ne peut s'empêcher de sourire, n’en revenant pas d’être tout contre Samuel. Protégée, faisant corps avec lui dans une tendre intimité… Il lui demande si elle a soif… Ah oui un grand verre d’eau la tente, toutefois, si cela signifie de se détacher de lui, elle ne pense pas pouvoir dans l’immédiat… Il effleure son bras, et la question sur le bleu tombe. Mince, elle a oublié d’y faire attention. Ce n’est pas bien grave en soi, mais ce n’est pas très gracieux à exhiber. Malgré qu’elle suive à la lettre les recommandations d’Ezeÿel, toute trace ne disparaîtra que dans une dizaine de jours. "C’est un accident..." Elle se dit qu’une victime dans le déni aurait dit pareil. Elle donne donc plus de détails pour ôter tout malentendu. "En fait, on m’a agrippé le bras pour m’écarter d’une collision. Avec un vélo. Ça s’est passé vite, le geste était un peu brusque, mais c’est mieux d’avoir un bleu que de finir dans un lit d’hôpital avec un plâtre." Elle ne sait pas pourquoi, mais elle se refuse à s’attarder sur la pensée que la poigne d’Ezeÿel est d’une force impressionnante… "Ce qui aurait été tragique, sachant ce que j’aurais manqué ici avec toi..." Elle met un terme à la conversation en scellant les lèvres de Samuel par un baiser d’abord fugitif et insatisfaisant qui allume le désir pour d’autres plus ardents…

*****

20 janvier 2018, au petit matin

Il est encore tôt, mais Saara est déjà éveillée depuis quelques minutes. Elle n’a pas ouvert les yeux, écoutant la respiration de celui avec qui elle a partagé la nuit. Est-ce la fin de la parenthèse enchantée ? Hélas… Elle garde les paupières closes le temps de se rouler doucement vers le bord de la couche pour s’en extraire. Sans un coup d’œil sinon vers le sol, elle ramasse ses vêtements éparpillés de-ci de-là, puis trotte sur la pointe des pieds hors de la pièce. Elle ouvre la porte avec une infinie précaution, priant pour que celle-ci ne grince pas. La lumière du hall lui semble encore plus agressive qu’à son souvenir. Elle cligne des yeux pour s’y habituer. Elle referme la porte derrière elle sans la claquer. Puis ramasse la chemise qui traîne sur le sol et l’embarque avec ses affaires dans la salle d’attente. Elle ne réfléchit à rien, ne se pose aucune question et se borne à s’habiller en quatrième vitesse. Tout ce qui traverse son esprit, est l’image des gestes qu’elle doit accomplir pour être à nouveau présentable. Elle fouille dans son sac pour trouver un élastique et s’attacher les cheveux, n’ayant pas de brosse pour les discipliner. Terminant de boutonner son manteau, elle enroule son écharpe et va récupérer ses gants échoués sous la table. Avec la délicatesse qu’elle met dans la plupart de ses gestes, elle pend la chemise sur le dossier d’un siège. Elle plisse le col sans raison, sinon peut-être pour avoir une excuse de rester quelques secondes de plus... Prête à partir, elle prend son sac. Elle aperçoit alors les boutons décousus. Elle s’agenouille pour les cueillir, puis se relève et se distrait nerveusement à les entrechoquer en regardant la chemise. Une part d’elle, celle qui est déraisonnable, veut croire à une signification pour la nuit passée et la tente de donner une chance de voir ce qui se passera de s’éveiller aux côtés de… Comme si subitement les boutons lui brûlent les doigts, elle les plaque sur la table, en gage de son renoncement. La nuit passée était une erreur d’appréciation de part et d’autre. Sans conséquence si elle ne persévère pas à vouloir y voir autre chose… "Ma discrète sortie n’est pas élégante, je te l’accorde... mais je nous évite l’ennui de ternir un merveilleux songe." La chemise ne la contredit pas... ce qui était attendu de la part d'un vêtement. Elle a un sourire évasif, pas du tout à l’aise avec son choix de jouer à la fille de l’air.

Elle s’enfonce dans son écharpe en sentant ses joues chauffer devant la porte d’entrée contre laquelle… Sa main agrippe la poignée, puis elle tire… elle pousse... L’immuable porte n’a pas un remous ! Est-elle coincée ici… ? Pas de fausse joie ! La porte est simplement verrouillée… Elle n’est pas bien. Ça ne lui ressemble pas de filer en douce comme une voleuse… ni de coucher avec un homme dès le premier soir ou encore d’en embrasser un après dix minutes de conversation… Elle ne connaît pas vraiment les codes en la matière, mais il lui semble qu’on attend d’une aventure d’un soir de ne pas s’éterniser. Elle n’aimerait pas paraître encore plus stupide, après s’être plus ou moins déclarée… Elle secoue la tête, car elle ne doit pas penser à tout ça maintenant. Le samedi est la journée d’ouverture fixe de sa galerie. Sa priorité est de rentrer chez elle pour se rafraîchir, se changer et préparer l’ouverture. Et le tout dans la joie et la bonne humeur, et pour cela, un esprit dégagé est primordial… Elle voit la porte de la salle de repos s’entrouvrir… "Désolée !" De quoi s’excuse-t-elle au juste ? De n’avoir pas encore décampé ? Ou d’être surprise en train de se faire la belle ? Elle déverrouille la porte d’entrée et passe le seuil. "Je dois aller ouvrir ma galerie." Ce qui est vrai, à défaut d’être la raison de sa fuite. "C’était sympa, merci…" *Fantastique, merveilleux, inoubliable, tu veux dire !* Aussitôt, elle se sauve sans chercher le regard de son avocat qui a le don de la dépouiller de toute raison.

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MessageSujet: Re: [Livre I] Has time come tonight ?   Sam 5 Aoû - 22:27

Le 19 & 20 janvier 2018





Je constatais que Saara ne m’avait pas répondu pour boire quelque chose et j’en déduisais que la réponse était non… Dommage car je me serais volontiers servir un verre et fumer une clope ! Mais il m’était impossible de le faire sans que je ne demande à la séduisante jeune femme de se pousser. En temps normal je l’aurais fait puisque mes conquêtes habituelles buvaient et fumaient aussi ; et elles savaient qu’elles ne devaient pas s’attarder. Dans le cas présent, Saara ne pourrait pas partir non plus à cause du couvre feu mais je ne voulais pas qu’elle croit que sa présence était une source de dérangement pour moi.
Puis je fronçais les sourcils, oubliant mes petites envies, lorsqu’elle me parla d’un accident. Je n’eus pas besoin de demander des précisions puisqu’elle me les fournit avant même que je ne lui pose les questions. Je ne disais rien et n’en demandais pas plus. Je n’étais pas du genre à être intrusif dans la vie des gens. Je me contentais simplement de sourire à sa dernière phrase et de répondre à son baiser.

Lorsque la respiration de Saara devint plus calme et plus profonde je m’éclipsais non sans mal. Je pris une douche rapide avant de me servir un verre dans mon bureau et de fumer une clope sur la terrasse. Habillé d’un sweat à capuche et d’un jean je n’avais plus du tout l’air d’un avocat. C’est ainsi que j’observais la rue en contrebas et il n’y avait plus le moindre bruit au dehors ! Ce couvre feu était détestable car il tuait la ville et je n’étais même pas certain qu’il serve à quelque chose. Si des vampires avaient envie de se balader ils pourraient parfaitement le faire, j’en étais certain. Quant aux loups, c’était dans la forêt qu’ils devaient se dégourdir les pattes, pas en centre-ville !
Je rentrais de nouveau en soupirant et vérifiais mes rendez-vous pour le lendemain… Bien entendu je n'en avais aucun puisque nous serions samedi ! Puis sans vraiment savoir quoi faire d’autre je retournais dans la salle de repos en maudissant ce fichu couvre feu… enfin, jusqu’à ce que mon regard se pose sur la jeune femme endormie. Finalement, il y avait peut-être du bon dans ces règles stupides ! Même sans ressentir le sommeil, j’ôtais jean et pull pour retourner auprès de Saara.

Sa respiration lente eut sûrement un effet apaisant car je m’endormais après quelques minutes seulement…



Le 20 janvier au matin


Je crus entendre un bruit et je maudissais mes voisins d’être aussi peu respectueux. Alors que je me retournais je me retrouvais déjà au bord du lit, la main au sol… Hein ? J’ouvrais un œil pour me rendre compte que j’étais dans la salle de repos du cabinet et tous les événements de la veille me revinrent à l’esprit et me firent sourire. Cependant, je notais très vite l’absence de la jolie blonde à mes côtés. Je me redressais et regardais autour de moi pour constater que ses affaires n’étaient plus éparpillées sur le sol. Je tendais l’oreille mais n’entendais pas l’eau couler du côté de la douche… non, les bruits provenaient de plus loin, du côté de la salle d’attente. Je me levais et enfilais un jean en quatrième vitesse alors que je comprenais que la jolie blonde était en train de se faire la belle.
J’entrouvrais la porte de la salle de repos et clignais des yeux, ébloui par la lumière trop forte alors que Saara se disait désolée.
« Tu t’en v… » Je n’eus même pas le temps de terminer ma question qu’elle passait la porte en me disant qu’elle devait aller ouvrir sa boutique. Je fronçais les sourcils et sortais de la salle de repos…


- T’es sûre que tu ne veux… Apparemment non ! T’es déjà partie, terminais-je en refermant la porte. Et puis ‘merci, c’était sympa.’ Sympa ? répétais-je incrédule.


Puis j’eus un léger rire en me rendant compte que c’était la première fois que cela m’arrivait. Habituellement j’étais la personne qui se tirait en douce. Je secouais la tête en soupirant… Je n’avais pas imaginé mon réveil comme cela et j’en serais presque venu à plaindre toutes celles à qui j’avais fait le coup. J’ai bien dit presque ! Je n’avais pas assez de compassion pour cela. Puis je saisissais mon portable, pas le professionnel qui était de toute façon éteint mais le personnel et j’allais dans le bureau pour récupérer le numéro de Saara. Je lui envoyais un sms et filais sous la douche après avoir verrouillé à nouveau le cabinet.



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