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Philippe Raulne ♦ Mortal ♦ Running After My Fate

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Running After My Fate
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MessageSujet: Philippe Raulne ♦ Mortal ♦ Running After My Fate   Dim 23 Oct - 16:41

Philippe Raulne

Feat Ben Affleck
 



Date de naissance 24 avril 1977
Ville de naissance Bailleul, France
Métier Responsable de Sécurité chez Total
Groupe et place dans le groupe Simple humain


Surnom Phil, Phiphi
Situation familiale Marié
Orientation J'aime les femmes
Lieu de résidence Une énorme maison.


Je suis un citoyen du pays

Crédits Lemon incest


Courageux » Solitaire  » Déterminé » Torturé  » Tacticien » Secret  »



24 avril 1977
Naissance à Bailleul, dans le nord de la France.
Mai 1993
Provoque une bagarre avec un type plus âgé que sa petite sœur, Cassandra, qui était tombée dans ses filets.
Juin 1995
Rentre dans l'armée française, intègre le 1er RHP une fois breveté parachutiste.
Ete 1997
Rencontre Jaana Gustavsson, une humanitaire norvégienne, en pleine opération militaire pour contrer un putsch en Centrafrique.
Ete 1998
Epouse Jaana et naissance de leur premier enfant, Joran
Hiver 1999
Naissance de leur fille, Solvei
Printemps 2000
Opération de maintien de la paix au Liban.
Hiver 2001
Participe à l'invasion de l'Afghanistan
Courant 2007
Participe à plusieurs dures escarmouches dans ce pays, les déploiements devenant de plus en plus difficiles.
Automne 2008
Quitte l'armée après une « attaque terroriste » ; une créature tue plusieurs membres de sa section avant qu'il ne parvienne à l'abattre dans l'explosion volontaire de leur véhicule. Retrouve sa famille
2009/2014
S'occupe beaucoup de ses enfants qu'il avait jusque là peu vu grandir. Retrouve un emploi comme responsable de sécurité de plate-formes pétrolières.
2015/2016
Jaana travaille de plus en plus, les enfants grandissent... La solitude s'installe, le boulot évolue, mais sans plus.
2017 - actuellement
Les choses vont de mal en pis avec Jaana. Un peu par hasard, Philippe rencontre une étudiante, Tonni, avec qui il entretient une relation qui provoque chez lui beaucoup de remords. Il n'y met pas fin, toutefois. Cassandra, sœur de Philippe, débarque en Norvège pour des « vacances », mais Philippe sent qu'il y a anguille sous roche.




Salut à tous ! Moi c'est Torben. J'ai 26 et j'habite Lille. Je suis arrivé(e) ici par le biais J'ai aidé à son démarrage et la première chose que je me suis dite c'est que ça va vite sentir la merde et le sang. Si je peux donner mon avis sur le forum, plus de filles !. J'estime ma présence sur VR, hors absence ou ralentissement à 6/7. Si je suis puis dire un dernier mot ce serait Fedia Whisky !. Je finirais par vous dire que

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MessageSujet: Re: Philippe Raulne ♦ Mortal ♦ Running After My Fate   Dim 23 Oct - 16:42

Comme tout le monde, vous n'avez pas pu vous empêcher de regarder la vidéo... Ou du moins de lire dans la presse ou encore de voir à la TV des journalistes en parler. Qu'en pensez-vous? Quelle a été votre réaction?

J'ai reçu aussitôt les vidéos diffusées, un appel de mon patron. Qui m'expliquait la situation. Qui me disait que savoir que des créatures surnaturelles existaient remettait tout en question. Qu'on allait devoir bosser à sécuriser ces sites sensibles que sont nos plate-formes offshore... Le surcroît de boulot, je m'en fiche. Mais voir ces images et entendre ces débats continuels à la radio, à la télévision, sur internet... Ca a réveillé des cauchemars vieux de presque dix ans. Des choses que j'avais à demi enfouies. Que je pensais circonscrites aux zones les plus misérables de cette planète. Mais non. Ces horreurs semblent être parmi nous. Au prix de trois de mes hommes, j'avais su en buter une autrefois. Du moins, je pensais l'avoir butée. Rien n'aurait pu survivre à l'explosion du VAB, de ses munitions, de son carburant, et à l'incendie terrible qui avait suivi. Mais savoir ce que j'ai déjà fait ne fait que m'apeurer un peu plus à l'idée qu'un jour, mes enfants pourraient rencontrer les mêmes horreurs. Je veux les préparer, même si je ne sais pas comment. Si seulement je pouvais en parler à Jaana...


Journey to the Line


Crédit gifs BenAffleckDaily




L'air est humide, dans cette caisse.

Il n'y fait pas vraiment froid. Mais cette humidité oppresse. On ressert le col. On ferme le manteau. On frissonne. La buée se concentre sur le pare-brise arrière. Je ne sais même pas ce que je fous là. Je réfléchis encore un moment. Puis je soupire. Je sors. Je reclaque la portière. Le nettoyage des filtres se fera demain. Je sonne. Elle m'ouvre, le « clac » de la porte magnétique se fait entendre. Je pousse la seconde porte. Elle m'ouvre pour de bon. Se tient derrière la porte. Sourire timide. Ravie que je sois venue. Hésitante. Quand j'entre finalement, elle m'enlace, m'étreint. Je me perds contre elle.

.....


Je suis beau, quand je suis jeune. Je suis con, aussi. Très con. Dans la famille, on aime la loi et l'ordre. Et surtout, on veut se tirer de la ferme familiale. Un père ancien para colonial, une mère fille d'une grande maison de tisserands du coin. Des artisans, des commerçants, des agriculteurs. La petite et la vieille France, son âme, son passé, un présent morose. Avec ma petite sœur, on fait les quatre cent coups. Elle sort avec un mec plus âgé, et je l'apprends. Enfin, « sortir »... J'ai toujours cru qu'elle allait sur des chats sur internet, qu'elle faisait un peu la conne. Mais le mec est au lycée. Il a flairé le bon coup. J'arrive au moment où il devient un peu trop... Insistant. Je vois rouge. J'ai jamais été un gros dur. J'ai jamais été super baraqué. Mais je suis teigneux. J'encaisse. Il est plus costaud, mais tout ce que j'entends, ce sont les sanglots de ma sœur. Elle a pas dix ans. Putain, je le massacre. Je suis arrivé à temps. Mais je ne peux pas m'arrêter de penser à ce qu'il se serait passé si je n'étais pas arrivé. Je le défonce. Il faut m'arrêter, sinon j'aurais pu le tuer, à force de cogner. Il est bon pour l'hôpital, je suis bon pour de la réeducation pour mes poings, malmenés par la succession de coups.


A l'école, on me craint. Mon père me félicite. Ma sœur est accablée de reproches, de mises en garde. J'ai des problèmes avec les flics et avec la famille du mec que j'ai malmené. Ma vie empire, pendant des mois. Mais ce qui me fait tenir, c'est ce regard que me jette ma sœur. Je ne sais pas ce qu'il y a dans ce regard. Ce n'est pas vraiment de l'amour, pas non plus de la reconnaissance. Mais je sais maintenant que quoiqu'il arrive, dès la première fois que Cassandra me regarde comme ça, que ce sera toujours nous deux contre le reste du monde.


.....


J'ai dix-huit ans. Me faire passer pour un caïd depuis deux ans ne me réussit pas. Les profs m'ont pris en grippe. Je n'arrive à rien. Je patauge dans l'inconsistance intellectuelle et le désœuvrement d'une jeunesse déjà blasée par ce qu'elle a à vivre. Je n'ai pas envie d'aider les parents à leur boulot, et je n'arrive à rien non plus au niveau scolaire. Je décide de me tirer. Seul regret, ma sœur. Mais elle comprend. Elle aussi, ne tardera pas à s'envoler. Je lui promets que je reviendrais.


Trois mois plus tard, je marche au pas, je m'entraîne, je me fortifie pour de bon. Je deviens plus massif. Toujours pas vraiment costaud, mais solide. J'arbore un béret rouge, et je sais lire correctement une carte, estimer le rythme d'une avancée, compter de loin. On m'envoie dans la reconnaissance. J'ai mon brevet de parachutiste. On me serine avec le pays, avec les menaces, avec l'humanité qu'on va défendre. Tout ça je m'en fiche. Je rêve juste de m'évader.


.....


1997. J'ai vingt ans. Je patrouille dans les rues d'une bourgade du tiers monde, un endroit oublié de Dieu, comme l'aurait dit mon grand-père. Un coin où les parents vendent leurs enfants aux soldats pour une demie-heure de plaisir et une éternité de traumatisme, un endroit où on risque plus de mourir comme un chien dans son blindé, sur une mine, ou planté par une pute que sous le feu. Ca pète, pourtant. Il fait chaud en Afrique. Et pas qu'en température. La Centrafrique est une poudrière. Ca pullule de rebelles, de milices fondamentalistes armées, de radicaux politiques, de groupuscules étrangers. On fait le coup de feu contre les miliciens. Mais c'est le putsch qui monopolise nos efforts. Le pourri à la tête du pays appelle la France pour éviter de voir le pays entre les rênes d'un nouveau pourri. Les rebelles sont bien armés.


Trois jours d'opération. Discrète. On n'en parle pas dans les journaux. On n'en parle nulle part. Les véhicules de reconnaissance du peloton de hussards défendent l'aéroport de la capitale contre des chars de bataille, et nous, on tient les faubourgs aux approches de l'aéroport. Je ne saurais dire si c'est facile ou non. Les statistiques sont pour nous, pas les consciences. On fait le boulot. Une école est attaquée. On ne peut rien y faire; on entend les petits hurler alors qu'un feu terrible balaie la rue. Le lendemain, c'est le dispensaire, un peu plus haut. Des humanitaires sont enfermés à l'intérieur. Mission prioritaire, nous appelle le QG. Il y a des européens à l'intérieur. On franchit le no man's land du bidonville. Les balles fusent, sans qu'on voit qui que ce soit. La fusillade devient plus intense au coin de rue suivant. Adrien est touché au genoux, pulvérisé par un projectile lourd. Il y a du sang partout, sa jambe forme un angle improbable. Il crie. Il appelle sa mère. On réplique, on le dégage. Les chargeurs se vident. Les rebelles sont étrillés. Fer de lance et reconnaissance, on attaque. Couverture mutuelle. Ca tire au coup par coup. Net, précis. On progresse. On sème les cadavres derrière nous. Les chats noirs, c'est notre nom. Symbole de malchance... Pour ceux qui croisent notre route. Benoit s'en fait un salement au couteau. Un nid de tireurs sur un balcon est pulvérisé au lance-grenades. Les survivants achevés. Putain, j'aime ce métier. On pénètre dans le dispensaire. On crie « armée française, armée française, on est là pour vous tirer de là! ». Ca crie, y'a des gosses et des blessés partout. Et là je la vois. Elle est crasseuse, comme nous tous. Mais qu'elle est belle.


Dès que je la vois, je sais que je la lâcherais plus.


.....


Ce n'est pas facile, mais je fais comme je peux. A chaque permission, à chaque fois que je le peux, je vais la voir. Jaana. Elle est belle à tomber. Elle a de l'esprit. Je l'ai appris très vite; c'est une dame de la haute. Elle vient d'une famille bourrée de pognon, elle est super bien éduquée et tout, elle connaît plein de trucs sur plein de choses au nom imprononçable. Mais elle me fait rire, et je sais vite aussi que je lui plais. Son sourire... Je crois que c'est lui qui m'a niqué en premier. Nos retrouvailles sont passionnées, bruyantes, intenses. J'ai besoin d'elle, je l'ai dans la peau. Je la rejoins, quitte à devoir souvent trancher en sa faveur quand j'ai un temps libre limité entre deux opérations. Parce que Jaana est norvégienne. Elle a beaucoup de choses qui la retiennent là bas, plus que ce qui me retient en France. Je n'ai plus que ma sœur... Elle, elle a ses parents, son héritage, son intelligence qui lui ouvre toute les portes... Il faut moins d'un an pour que je l'épouse, et que notre premier fils ne naisse. Compromis inévitable; les gamins porteront mon nom mais c'est la mère qui les nommera. Joren. Comme un de ses aïeux, je crois. On se voit peu, mais j'aime cette famille. Deux ans plus tard, c'est Solveig qui arrive, notre fille. Jaana s'en sort comme un chef pendant que je fais des rotations de trois ou quatre mois en Afrique de l'Ouest ou au Liban. Puis, vient l'Afghanistan.


.....


Qu'est ce que je suis allé foutre dans cette galère? J'avais une famille en train de se construire, des gosses en bas âge, une femme qui gérait tout avec sa propre famille... Et qui avait déjà manifesté l'envie de reprendre le boulot. Et à la caserne, à mon retour de permission, mon colonel qui me demande si je vais bien re-signer pour cinq ans. Qu'on a besoin de moi, que les Chats Noirs ont besoin de moi. Que depuis le 11 septembre, le monde est prêt à péter. Yvan s'agite sous sa couette à l'est, et aimerait bien manger le Caucase et ses anciennes républiques.  Le Dragon est prêt à bondir, en Orient. L'Inde et le Pakistan, toujours autant le bordel. Et c'est pire encore au Proche-Orient. Les américains vont débarquer avec leurs gros sabots et ce sera pas pour rigoler. Je signe. Jaana comprend. Elle sait que je tiens à ce boulot, à cette vocation. Mais je comprends quand je lui fait mes aurevoirs qu'elle en a gros sur la patate, qu'elle ne me laisse partir qu'à contrecoeur. Ca me touche, mais je retrouve le sourire avec la section.


On est largué en plein bordel. Les rotations de trois mois se transforment en rotations de six mois pour notre unité. C'est dur, pour la famille. Mais dans le fort que tient la compagnie, on a internet. Je passe un coucou aux petits et à ma femme dès que possible. La distance est terrible... Les premières années sont chaudes mais sous contrôle. En 2007, ça devient la merde. Le Pakistan est un repaire pour ces empaffés et on tient un col qui garde l'intérieur du pays. Le périmètre subit des assauts presque quotidiens. Souvent de simples fusillades, mais on est parfois bombardés au mortier et au RPG. Une fois même, une vague humaine tente d'enlever le poste de nuit. Le ciel Afghan est illuminé des fusées éclairantes des mortiers, des balles traçantes qui frappent les silhouettes en contrepente. Ca pète et ça hurle de partout. On perd trois hommes...


Et je me laisse embarquer dans une vendetta à l'américaine, une excursion en hélicos, une semaine après. Un groupe de Navy Seals US, contrairement à l'image d'Epinal, absolument pas de gros baraqués, mais des types chevelus et barbus, à la Iggy Pop. Opération Killing Zone. Ils ont tué trois des nôtres et deux villages ont été identifiés comme complices des talebs. On se pose un kilomètre en contrebas du village. On fixe nos lunettes à infrarouges sur nos kevlar, et on avance en silence. Jusqu'à ce qu'on rencontre des cibles. Bétail, hommes, femmes, enfants. Tout ce qui bouge est abattu. Calmement. Sans précipitation. Le village est décimé, puis incendié. On accomplit ça sans sourciller, car on se rappelle encore des trois copains réduits en purée; on ne pense qu'à haut depuis quelques jours, jusque dans nos cauchemars. On tue tout le monde. Puis, on met le tout en scène, et on incendie. On fait passer le carnage pour l'oeuvre de l'ennemi, et on se tire.


Je quitte cette maison de fou un an plus tard. Une nouvelle et dernière rotation, pire que les précédentes. J'ai changé. Je parle moins. Je ris beaucoup moins souvent. La nuit, je me réveille parfois. Mais le plus souvent, je peine simplement à trouver le sommeil. Quand Jaana apprend qu'une section d'une unité de copains est tombée dans une embuscade et s'est fait massacrer, c'était en 2008, elle me demande de quitter l'armée.


Paradoxalement, ce n'est pas sa demande qui me pousse à accepter dans un premier temps. C'est une patrouille à la frontière Pakistanaise. De nuit. Les Chats Noirs se déploient autour du VAB qui nous couvre de sa tourelle, alors que nous progressons vers un petit village. Un corps au milieu de la rue. Quand je m'approche, couvert par mes hommes autour de moi, je pose ma main sur l'épaule du mec... Poisseux de sang. Je le retourne. Il a le cou déchiqueté. Je murmure « contact » dans le micro de mon casque et tout le monde se cramponne à son fusil. On avance. On fouille les maisons. Bruissement à droite. Bruit de casserole plus loin. On avance dans la nuit, lunettes infrarouges fixées sur les casques. On communique par gestes. Bruit de choc et un cri. Momo a disparu. On transpire à grosses gouttes. On le retrouve pendu dans une grange, une jambe arrachée. Là, on flippe grave. Nouveau bruit non loin. Les hommes perdent le contrôle et une rafale est tirée. Tout le monde saute le pas et on défouraille tout azimut. Le QG me réclame à la radio, me demande pourquoi on fête le 14 juillet en avance. Nouveau bruit chelou, comme un déplacement à toute vitesse. Je suis aspergé du sang de Benoit. On tire sur la chose qui l'agrippe, une silhouette humaine à la force qui ne l'est pas. Les balles le frappent, le ralentissent, le fichent en pièce. La chose tue Benoit alors qu'on recharge, elle lui déchiquette le cou et boit son sang à gros bouillons. Elle se retourne vers nous. Je hurle au reste de l'équipe de se tirer vers le VAB. On se replie en nous retournant pour canarder, mais l'horreur ne s'arrête pas. Elle fonce plus vite que nous et grimpe dans le véhicule. Le médecin de l'unité qui y était resté hurle, et son sang asperge les hublots depuis l'intérieur de l'habitacle. Je claque par réflexe la porte et alors que les hurlements continuent de me glacer le sang, je tourne la manivelle de l'écoutille à fond, puis ordonne à tout le monde de courir. Je suis secoué par l'explosion du véhicule, qui nous souffle tous. Je m'évanouis, plusieurs goupilles de grenades encore serrées entre mes doigts.


Nous sommes évacués le lendemain. Commandos de marine sur place. Tout est mis sous scellé. On nous prend tout. Le village est sécurisé, des tentes blanches et des voilages sont installées partout. On voit des types arriver en tenues NBC complètes, masque à gaz et tout. On nous renvoie au pays par avion, illico presto, sans attendre la compagnie. On nous explique pendant dix jours qu'on a vécu un événement extrêmement traumatisant, une attaque terroriste d'un genre nouveau, à base de gaz de combat. Des amis sont morts, et on ne comprend pas pourquoi. On m'interroge et on me débriefe 150 fois sur chacune de nos paroles, de nos gestes, sur comment je me suis « débarrassé » du problème. Nos questions se heurtent à des murs, des portes closes. L'affaire est enterrée.


Je ne demande pas mon reste. Je quitte l'armée. Les enfants grandissent et j'ai été là qu'environ un tiers de chacune de leurs années. Je fais mon barda, et ne prolonge plus mon contrat. Je quitte la France, définitivement, après avoir rendu visite à ma sœur pour lui expliquer que l'armée, c'était fini. Elle vient avec moi dans un premier temps; quelques semaines, le temps de m'aider à m'acclimater à la vie civile, à mes enfants que je connais à peine. Je frissonne parfois la nuit, restant de longs instants immobiles, frissonnants, scrutant les ténèbres. J'ai peur de ne pas savoir m'occuper d'eux...


Mais je les adore. Ce sont leurs sourires qui me font oublier, jamais pour bien longtemps mais quand même, ce que j'ai fait de ma vie.


......


Au début, c'est terrible. Je vis cette nouvelle liberté comme des vacances. Je m'occupe des gosses alors que Jaana bosse toute la journée. Je prépare les repas, m'occupe des devoirs, des lessives, de tout. J'aime cette course perpétuelle qui m'occupe, j'aime ces moments retrouvés avec mes gosses qui, j'en ai l'impression, m'adorent. Jaana est sous le charme de cet homme retrouvé; elle manifeste sa joie de me revoir heureux nuit après nuit.


Je retrouve un travail, dans la sécurité de plate-formes pétrolières en Mer du Nord. Avec le risque terrorisme croissant, qu'il soit religieux, politique et même nouvellement écologiste, les grosses firmes embauchent des mecs qui savent y faire. Je suspecte Jaana d'avoir appelé le responsable Total pour tout le cadran Scandinave, mais je n'ai pas tardé à obtenir le job. Cadre. Voiture de fonction. Voyages en hélicoptères et en avions en première classe. Salaire confortable, bonus, mutuelle. La belle vie. Et je faisais ce pourquoi j'étais doué sans avoir à tuer qui que ce soit; je lisais des plans, visitais des endroits, et apprenais à la sécurité de la boîte à les protéger comme il fallait de menaces maritimes, aériennes, voire d'assauts ou de prises d'otages. Aucune de ces leçons ne se concrétisait jamais, j'étais l'assurance « au cas où ». Mais voilà. Plus le temps passait, et moins je voyais mes gosses, qui grandissaient, multipliaient les sorties, les activités... Et moins je les voyais, et plus je me rendais compte que je ne voyais plus trop Jaana non plus. Elle bossait tous les jours ou presque,e t quand elle bossait pas, elle avait des rendez-vous avec des clients, avec des équipes scientifiques, avec le gouvernement... Et le soir, elle rentrait tard. Ou elle ne rentrait pas. Je prenais des congés, bien sûr, et j'essayais de bouger avec les enfants. Ecosse, Antilles... Jaana ne pouvait plus venir. Ou deux-trois jours, et elle restée connectée en permanence à son téléphone ou sa boîte mail.


Je commençais à me faire chier. J'étais assez proche de mes enfants, complice de ma fille. Mais je les laissais grandir. Repartir en France l'an passé pour trois semaines m'a fait beaucoup de bien. Les gosses ont adoré revoir leur tante adorée; Cass s'étant fait un plaisir de nous recevoir. Même Jaana avait pu venir. C'était l'accalmie, une vraie deuxième jeunesse... Restau en bord de Seine, visite de châteaux, de musées, théâtre, sorties diverses, l'amour dans des endroits classieux aussi... Les meilleurs souvenirs de ma vie, même la visite aux parents, qui avaient rarement vus leurs petits-enfants... Et tout ça dura si bien, jusqu'à notre retour. Le train-train reprit. Mes gosses vaquèrent à leurs occupations, ma femme repartir à son travail, et je me faisais chier dans le mien.


Un soir où je fêtais une augmentation du bonus de l'équipe sécurité que je gérais, on enchaînait bar sur bar... Et je tombais sur un groupe de jeunes, avec mes collègues. On avait trop bu et sans trop savoir comment, je me retrouvais à parler à des étudiants, ivre mort et eux aussi, de tout. De la France, qu'ils ne connaissaient pas vraiment, de l'armée, du monde, de la vie. Et avant que je me rende compte de ce qui m'arrivait, je me retrouvais tout nu dans le lit d'une jeune femme qui m'effeuillait. Je l'ai mal vécu, les premiers jours. J'aimais, et j'aime toujours, Jaana. Mais un fossé terrible s'est creusé au fil du temps. Je ne sais pas quoi faire pour attirer son attention, et je vis seul avec des gosses qui passent en coup de vent dans une baraque immense, aussi vide que ma conscience est pleine à ras bord.


J'ai revu la jeune femme. Une étudiante en sciences politiques. On couche ensemble. Elle me rappelle un peu ma jeunesse. Ce que j'ai perdu avec le temps, aussi. Je le fais surtout par ennui. Parce qu'elle me fait sentir comme quelqu'un, comme une vraie personne. Pas juste le mec avec qui on habite... Tya me rappelle un peu ce que c'est, de vivre.


Je sais que Jaana me ment. Je ne suis pas un imbécile, même si je n'ai pas son intelligence, ou ses diplômes, ou son talent. J'ai déjà noté des nuances infimes dans son discours, des irrégularités, de petites choses qui m'interpellent. Elle me ment. Pendant longtemps, je pensais qu'elle avait un amant, mais je n'avais jamais su aborder la chose. Mais je pense que ça a à voir avec son boulot. Elle en fait trop. Pourquoi, à ce point-là ? Elle a des secrets pour moi, et j'en ai pour elle. Comment en sommes-nous arrivés là ?


Récemment, Cassandra, ma sœur, s'est pointée avec son nouveau mec en mode « vacances ». Les gosses étaient super contents. Même Jaana a pas semblé être assez contente. Mais j'ai vu dans les yeux de ma sœur que quelque chose se tramait. Comme ce regard qu'elle me jetait jadis. Ce regard « nous contre le reste du monde ». Je sens que quelque chose cloche. Avec elle. Avec Jaana, avec la terre entière. Les créatures de la nuit sont parmi nous.


J'ai scotché un flingue chargé sous le matelas, et j'en ai un autre dans ma voiture. Quelque chose va arriver, et je sens que ça va faire couler des torrents de sang. Je me rappelle de ce regard de prédateur, un soir, bien loin d'ici, dans les montagnes d'Afghanistan.


Les Vampires
Les Humains
Les Loup-Garous
Les Illuminati
Les Semi-démons



En résumé



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MessageSujet: Re: Philippe Raulne ♦ Mortal ♦ Running After My Fate   Sam 5 Nov - 19:02

Bienvenue sur le forum....


Et....


Félicitation Philippe, te voilà validé !


Gifbin & Reactiongifs




Tu savais que depuis que Chuck a perdu son alliance, c’est le bordel dans la terre du milieu ? Arhem ! Félicitation donc pour ta validation. Quoi que je sais pas si c'est une bonne chose. Parce qu'avec tous les ennuis que tu nous ramènes... Very Happy Hâte de te rencontrer par rp ! Et comme tu le sais ta fiche est superbe <3

Mais avant de te lancer dans le grand bain, tu vas devoir passer par quelques petits chemins non pas étroits et sinueux, mais qui sentent la noisette, bordés de jolies petites fleurs que tu pourras cueillir pour en faire de beau bouquet et…. Ok ok, je me calme. Je te disais donc, voici quelques petits liens que je te conseille d’aller visite au plus tôt ! Et surtout, si tu as des questions ou des soucis, n’hésites pas à contacter une admin, ou à poster dans le sujet la parole aux membres ! Allez zou c’est parti !
La parole aux membres pour toutes tes questions. N’oublies pas, aucune n'est stupide
Chrono pour connaitre la date des évènements.
La tempo pour savoir la date de jeu in rp et la connaître la balance des forces
Les news du fo pour ne rien manquer
Rang pour en demander un
Récompenses pour savoir ce que c’est et les réclamer
La balance des forces viens toi aussi la faire pencher en faveur de ton espèce !
Les animations pour y participer. On t’encourage à voter pour le forum et nous permettre ainsi de le faire connaitre un peu plus
Les liens Tu dois ABSOLUMENT y ouvrir un sujet, avec en premier post la présentation de ton personnage
Les rps Tu dois ABSOLUMENT y ouvrir un sujet, avec le récap de tous tes sujets rp que tu feras sur le forum
Téléphone histoire de communiquer avec les autres et qu’il puisse te contacter
Journal intime pour coucher sur le forum les pensées de ton personnage, ou les évènements importants pour lui que tu ne peux pas traiter sur le forum en jeu
Signaler une absence ou un ralentissement. Très important d’y poster en restant le formu
Le flood et les jeux pour discuter et jouer irl
Les passions pour partager avec nous toutes tes passions, quelles qu’elles soient
Création de scénario pour enrichir du coup le forum de nouveau personnage.
Je t’ai rajouté dans les registres d’avatar, de métier, et de logement. N’hésites pas à nous signaler si tu constates une erreur quelque part, ou si tu n’y apparais pas.
Les avatars Les métiers Les habitations

Je finirais par d’indiquer que j’ai rempli ton profil. Je t’ai attribué les bonus suivant pour tes compétences en combat, en me basant sur ta fiche :
♦ PV = 15.
♦ FO = 2
♦ RL = 4
♦ PM = 0
♦ AF = 4
♦ AB = 2

_________________
Desire, I'm hungry. i hope you feed me. How do you want me, how do you want me? Baby I'll learn to touch you. I wanna breathe into your well. See, I gotta to hunt you. I gotta to bring you to my hell.
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MessageSujet: Re: Philippe Raulne ♦ Mortal ♦ Running After My Fate   Dim 6 Nov - 19:50

Tu as été ajouté aux registres, je déplace ta fiche dans les validés ! Very Happy

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