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[Livre I] Just think of all the things we could do to pass the time.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Just think of all the things we could do to pass the time.   Lun 1 Mai - 22:30


Just think of all the things we could do to pass the time.
Akahata & Brishen

______11 Janvier 2018.
Je roule des yeux lorsque Brishen dit, sec, que je viens d'avoir une bonne idée. Il y a deux choses que je déteste dans la vie : être dépendant de quelqu'un et qu'on me prenne pour un gosse à me donner des ordres. Et là ces deux choses arrivent. En même temps. Je suis obligé de m'appuyer sur le plus jeune parce que sinon je sais que je ne pourrais pas avancer aussi facilement. Et il fini par réussir à me faire dire que je devrais aller aux urgences. Je ne lui en fait tout de même pas la promesse, pas qu'il ne pense le contraire. Mais peu importe. Je ne réagis pas, même lorsqu'il me dit qu'il m'emmène directement dans mon pieu. Dans le fond, j'en suis bien heureux.

Nous arrivons au bâtiment, je lui explique que j'habite du second étage, appartement 4 et Brishen profite de sa petite taille et son adresse incroyable pour se faufiler rapidement à l'intérieur du bâtiment. Je soupire doucement mais ne fait rien pour le virer, étant juste content de retrouver l'appui lorsqu'il revient vers moi. Je laisse la porte se refermer derrière moi et me dirige vers l’escalier. «T'es aussi têtu qu'un malamute toi  » soufflais-je en secouant la tête, quelque part amusé.

Nous nous engageons dans l’escalier lorsqu'il 'parie que je n'ai pas de femme ni d'enfants'.  « Si on avait vraiment parier tu aurais perdu, là» dis-je calmement  «J'ai bien une femme, enfin, j'avais. Et un fils » dis-je, ajoutant une pointe d'amertume et de nostalgie dans ma voix  « Nous avons divorcé il y quelques années déjà et je n'ai plus revu Wolf depuis … 12 ans » je soupire et grimace  « Mon ex femme a eu la garde du petit et nous a interdit de nous voir » je lève mon regard sur Brishen  « Wolf, c'est le surnom que je lui donnais, à mon fils. En vrai il s'appelle Toareia, mais ...son surnom est venu très naturellement, si on veut» je m'étais quand même un petit peu attaché à ce gamin. Et j'avoue qu'il est toujours un peu dans un coin de ma tête. Mais c'est un illuminati. Et peut-être même qu'il est déjà mort à l'heure qu'il est. Il n'a jamais été très fort, ce gosse. Faible de corps et d'esprit, je ne penses pas qu'il ait réussi son rite de passage. Et au final, je me rends compte que ça me laisse de marbre.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Just think of all the things we could do to pass the time.   Mar 2 Mai - 1:30


Just think of all the things we could do to pass the time.
Akahata & Brishen

______11 Janvier 2018.

Finalement Tao revient sur ses premières positions. Je suis content, et rassuré, de savoir qu’au moins il réfléchit un peu et admet que si ça s’aggrave, il devrait bien repasser par la case hôpital. Il en est à s’appuyer sur moi pour marcher assez convenablement, si ce n’est pas le signe qu’il a besoin de voir un médecin, je ne sais pas ce qu’il lui faut. Je lutte un peu sur la fin du chemin (il est loin d’être léger), mais j’ai promis de l’amener à bon port, et je ne reviendrais pas sur ma parole. D’autant que ça me permettra de passer une bonne nuit de le savoir en sécurité chez lui, à défaut d’une chambre d’hôpital. C’est déjà ça, et il est assez grand pour estimer que ça suffira pour ce soir. De toute façon, je sais qu’il ne changera jamais totalement d’avis. Que j’ai déjà réussi à lui faire envisager un tour par les urgences est assez incroyable en soi.

Nous arrivons bientôt devant son immeuble. Ceux-ci ne sont jamais très hauts dans ce quartier, mais Tao vit au second, et cela signifie un escalier. Aussi, je décide avant qu’il ne le comprenne de l’accompagner, pour continuer à le maintenir debout. Je me glisse dans le hall sous son nez, à peine la porte est-elle ouverte. Je souris en réponse à son soupire, mais il est content lorsque je reprends ma place à ses côtés pour le soutenir. Il est faible, il n’a guère la force de répliquer, mais je parie qu’au fond il n’en pense pas moins. Il apprécie mon geste mais n’aime pas m’être redevable et dépendant. Tout un contraste. En nous dirigeant vers l’escalier et grimpant les premières marches, il fait remarquer ma tête de mule. « Oh t’as pas idée mon vieux, mais j’aurais pas mieux dit », répondis-je en riant joyeusement.

C’est alors à mon tour de dire quelque chose à son sujet ; je fais remarquer assez platement que je l’imagine sans femme et enfant, et je ne me complique pas la vie à en faire une question. Pourtant, il me dit que j’ai perdu. Je ne cache pas trop mon étonnement en lui jetant un regard en biais. Il m’avoue être divorcé d’une femme, depuis plusieurs années, et qu’ils avaient un fils ensemble, dont il n’a pas de nouvelles depuis douze ans car son ex-femme a obtenu sa garde et lui a interdit tout contact. Je tique aussi sur le surnom. « Wolf ? Vraiment ? C’est marrant ça », lâchais-je, un peu trop sincèrement sans doute. Je suis un loup et c’est son gamin qu’il appelle Wolf, si c’est pas amusant. Comme souvent, je pense que même si je l’explique je serais le seul à saisir l’ironie de la situation. Et puis, on m’appelle bien Cub, Pup – louveteau –, alors je n’ai pas grand-chose à dire.

« Mais c’est un peu une connasse ton ex de te priver ainsi de voir ton fils ! Comment elle a pu faire ça ? De quel droit hein ? Enfin t’es son père, t’as bien aussi ton mot à dire non ? » Je dis ça, et je suis encire sincère, quand bien même ces notions sont différentes des miennes. Mais j’imagine mon père me priver de Niska, et je sais que je ne l’aurais pas supporté. Après, il y a peut-être des détails que je ne connais pas. Mais j’aimerais les connaître. Nous atteignons alors le premier étage, et je m’arrête, marquant une pause pour Tao avant de continuer lorsque je le sens un peu remis. « T’as jamais essayé de le revoir ton gamin ? Il a quel âge maintenant ? Ça fait long douze ans quand même.»

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MessageSujet: Re: [Livre I] Just think of all the things we could do to pass the time.   Jeu 18 Mai - 12:11


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Akahata & Brishen

______11 Janvier 2018.
Brishen semble choqué par mon aveu. Mais j’avoue ne pas savoir ce qui le surprend le plus : le fait que le surnom de mon fils c’est Wolf ? Ou si mon ex femme m’a interdit de voir mon fils depuis 12 ans ? Heureusement que c’est un mensonge, ça. Je pense que si j’avais eu un fils ‘normal’ qui ne soit pas illuminati, et que mon ex femme m’aurait interdit de le voir, je ne me serais pas laissé faire. Quitte à kidnapper le petit. Mais bon, là n’est pas la question, au contraire. Brishen trouves le surnom de mon fils assez marrant. A son rire, j’hausse simplement les épaules « Tu sais, en nouvelle Zélande il n’est pas rare qu’on ait des surnoms animalier. Wolf c’est aussi le mien. C’est normal de le passer de génération en génération» je souris doucement «Tradition »

Il finit par s’exaspérer sur la décision de mon ex femme et se met à poser des questions, disant que j’aurais quand même mon mot à dire et tout le bazzarre. «c’est pas faux. Mais bon, Mahana n’est pas le genre de femme à qui on tien tête » dis-je, amusé. S’il est vrai que cette femme est une dure à cuir et que malgré sa petite taille elle sait se faire comprendre avec force et violence, je ne l’ai jamais crains. Je la respectais, certes, mais elle n’avait pas son mot à dire avec moi. « Enfin peu importe. Il doit avoir la majorité maintenant, le petit. On verra bien. S’il retrouve ma trace et qu’il débarque à ma porte, je l’accueillerais avec plaisir » reprenais-je avec sincérité. Même si c’est impossible, ça. Je sais que jamais je ne reverrais Toareia et quelque part ça me crève un peu le cœur. Mais c’est la vie. Je ne suis que son géniteur, pas son père. Il se trouvera une autre famille, ce gamin émotif et un peu trop gentil.

Arrivé à la porte de mon appartement, je m’immobilise et fouille ma poche à la recherche de ma clef. Après l’avoir trouvé, je l’enfonce dans la serrure et ouvre la porte. Relâchant les épaules de mon jeune ami, j’entre et le laisse me suivre à l’intérieur. Je m’appuie sur le mur et les différents meubles, retirant mon manteau que j’envoie valser dans un coin avant d’en faire de même avec mes chaussures. Lentement, je me dirige vers le salon et me laisse tomber sur le canapé dont les ressorts se plaignent un court instant. Je soupire et grimace, fermant les yeux. « Brishen ?» demandais-je, me doutant que le gamin sera encore là. A la réponse du plus jeune, j’ouvre les yeux et pose mon regard sur lui «Tu veux bien aller à la cuisine ? Et me ramener ma bouteille … d’eau s’il te plait ? » j’allais dire ‘bouteille de scotch’ mais ma conscience me hurle que ce n’est pas avec l’alcool que je vais guérir.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Just think of all the things we could do to pass the time.   Sam 20 Mai - 20:05


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Akahata & Brishen

______11 Janvier 2018.

Mais c’est qu’il arrive bien à me surprendre le con ! Je pensais l’avoir un peu cerné, ce type assez solitaire, bourru, un peu trop sauvage en somme. Pourtant, il a eu une femme, il a été marié, et a même un enfant. Un garçon qu’il ne peut revoir après le divorce. Je suis aussi positivement étonné du surnom donné à son gamin (Wolf, pas banal, ça résonne assez avec ce que je suis je dois dire...). J’en rigole même, et Tao m’informe quand Nouvelle-Zélande, ce n’est pas rare d’avoir un surnom aussi directement lié à un animal, on le surnommait aussi Wolf, ce qui explique sans doute que le surnom ait été naturellement transmis à son fiston. A mon humble avis, il tient plus de l’ours que du loup, mais je garderais ça pour moi. Ou pour une prochaine fois. J’exprime tout de même mon opinion concernant son ex-femme qui refuse de lui laisser voir son fils, ce que je trouve assez révoltant.

J’imagine en fait la situation m’être appliqué, si on me privait de la figure parentale qui compte pour moi, soit, Niska. Je l’aurais bien mal vécu. Même, si petit on m’avait privé totalement de mon père, je pense que malgré tout, je l’aurais regretté au final, et j’aurais voulu le retrouver. Nous sommes une meute, je n’ai pas manqué d’adultes autour de moi, mais grandir sans appuie particulier me semble compliqué. La plupart des petits se tournent vers la Lupa en place, qui y trouve alors un écho de maternité qu’elle ne pourra plus avoir étant louve. Ou bien c’est le père qui joue un vrai rôle, ou un grand-frère, en tout cas quelqu’un prend cette place spéciale. Certes, je ne connais pas toute l’histoire de Tao, mais je compatis avec sa situation présente. Apparemment sa femme n’est pas le genre à se faire marcher sur les pieds. Je lui jette un coup d’œil, l’imaginant difficilement se faire commander par sa femme, quand bien même cette dernière a une forte tête. Ce point ne m’étonne pas d’ailleurs, il n’irait pas bien avec une docile compagne, elle se ferait manger.

J’hausse simplement les épaules, puis il m’explique qu’à présent, son fils doit avoir la majorité, et que ça reste son choix de partir ou non à la recherche de son père. Tao ne le repousserait pas si le gamin parvenait à le retrouver. En fait, son fils n’est pas bien plus jeune que moi, et ça, ça me fait grimacer intérieurement. C’est étrange, j’oublie tout le temps que le Maori est vieux. Je ne connais pas son âge exact, mais ça se voit qu’il a facilement 35 ans, voire plus, 40 ans, maintenant que je sais qu’il est père d’un garçon de 18 ans. Ou alors il était bien jeune à l’époque. « J’espère qu’il te retrouva », déclarais-je alors doucement, sans que je sache réellement pourquoi. Je ressens, je crois, un peu sa sincérité, sa tristesse d’être éloigné depuis tout ce temps de son fils.

Heureusement nous arrivons à son appartement, ce qui occupe bien Tao car après avoir cherché ses clés et avoir ouvert difficilement sa porte, il choisit de se passer de mon soutien pour se déplacer chez lui. Le laissant faire, veillant tout de même s’il ne se pète pas la gueule, je le suis, presque timide. Très vite, j’observe partout, et prends une grande inspiration qui m’apprends pas mal de choses. Mais surtout, l’odeur du flic est partout, et j’aime assez. Plus exotique, si j’ose dire, que celle d’un loup-garou. Je reviens vite à moi quand j’entends mon prénom, et m’approche de Tao affalé sur le canapé. Le sang est là aussi, sa senteur est dans l’air. Il me demande une bouteille d’eau et je m’exécute ; voilà une belle excuse d’explorer encore un peu. Après un hochement de tête, je me dirige vers la cuisine et après quelques moments y déniche une bouteille d’eau que je prends soin de remplir, imaginant bien que Tao n’ira pas se relever de sitôt.

Puis je reviens vers l’homme. « Et voilà, ça te fera du bien ça », lançais-je en lui tendant la bouteille d’eau, dont il s’empare. Un silence un peu gênant s’installe, et je le fais fuir en me raclant la gorge. « Bon », je me gratte la mâchoire. « J’vais pas t’accompagner jusque dans ton pieu, t’es assez grand pour t’débrouiller tout seul à partir d’là non ? » Je rigole légèrement, à peine nerveux. A peine. « Donc, j’vais y aller, tâche de te reposer et... d’rester en vie, hein ? » Je commence à me reculer, en souriant pour cacher le malaise qui commence à m’envahir. Je ne pensais pas que me retrouver chez lui me ferait cette effet-là. « Bonne nuit Tao », lançais-je finalement en me retournant complètement pour franchir les quelques mètres qui me séparent de la porte d’entrée.

Je pousse un soupire en la refermant derrière moi d’ailleurs ; cette soirée a été plus éprouvante que prévu, ce qui fait un mauvais mélange avec la journée fatigante de boulot. Maintenant, je vais devoir rentrer seul, en pleine nuit, et ça ne m’amuse pas beaucoup car je sais déjà que je vais me faire tirer les oreilles si on l’apprend. Aslaug nous a fortement déconseillé à tous d’être seul hors du domaine de nuit, ce qui est tout à fait compréhensible suite aux découvertes des cadavres lupins. En attendant, je n’ai pas trop le choix. Alors je sors de l’immeuble en me demandant si rester dormir chez le Maori n’aurait pas été une meilleure idée, car je ne sais pas sur quel vampire je vais tomber au détour d’une rue. Pas que j’ai peur. Juste, ça m’aurait évité quelques emmerdes. Mais c’est trop tard à présent, et c’est résigner que je commence mon retour à pied au domaine.

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