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[Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference

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L'équilibre des vampires
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L'équilibre des vampires
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MessageSujet: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Sam 25 Mar - 9:54


Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference
AKAHATA & BRISHEN

______10 Janvier 2018.
Le souffle court, le cœur battant à la chamade, les mollets et les cuisses douloureux, je continue tout de même à courir dans les sous bassement. J'ignore les branches qui griffent mon visage, esquives les arbuste et les souches qui se trouvent sur mon chemin, accélère encore un coup et saute par dessus un fossé. Me rattrapant souplement sur les deux pieds, je me prends quelques secondes pour m'orienter à nouveau dans cette clairière. Je tourne mon visage partout, observe avec attention tout ce que je vois et me laisse guider par mon ouï. C'est ce sens qui est le plus développer chez moi. Me demandez pas pourquoi. Un bruit à ma droite attire mon attention, je me tourne vivement et me jette au sol. Allongé dans la boue, contrôlant ma respiration, ma main droite agrippe le bois de mon arc alors que, lentement, je vais attraper une flèche avec ma main gauche. Je me redresse légèrement, relève la tête et pose mon regard sur cette créature qui est devant moi.

Je replie ma jambe gauche et prends appuis dessus pour me stabiliser sur le sol. Lentement, je lève mon arc, encoche ma flèche -avec une pointe en argent, évidement- et vise la créature. Elle est parfaitement immobile, ne m'a ni entendu ni sentie. Pourquoi? Je n'en sais rien, mais je décide de profiter de l'occasion. Je retiens ma respiration, bande lentement et silencieusement mon arc puis décoche la flèche qui vient se ficher dans le dos de la créature, entre les omoplates. Dans un hurlement de douleur, le vampire s'écroule au sol, paralysé. Je me relève promptement et sans hésitation, parcours la distance qui me sépare de la bestiole, sort ma machette en même temps et avant que le suceur de sang ne sait ce qui lui arrive, il perd la tête. Dans le sens propre du terme. Je souris largement, satisfait, épaule mon arc et essuie le sang de mon arme avec les vêtements que porte la bestiole, avant qu'il ne coagule.

Du bout du pied, je tourne la tête afin que les yeux me regarde et je l'observe.  «T'sais qu't'es bien moche toi ? » demandais-je avant de lui cracher à la gueule. Je rigole doucement et shoot dans la tête qui vole à plusieurs mètres de là où je me trouve. Aux pieds d'un loup. Je vois ses yeux jaunes, entends son grognement et je grimace en me maudissant un peu.  « Gentil toutou » dis-je sur un ton enfantin  «T'as rien à craindre de moi, je.. » lorsque je le vois se camper un peu plus sur ses pattes arrières et se plaquer contre le sol, je n'hésite pas plus longtemps et détale en courant.

Je slalome à travers l'herbe haute puis m'engage à nouveau dans le bois. Je cours, droit devant moi, esquive les arbres et fait confiance à mes pieds pour ne pas se prendre dans une souche ou un tronc d'arbre. C'est alors qu'un mouvement attire mon attention vers la droite. Un loup brun cours à mes côtés, un peu éloigné, le regard fixé sur moi. Un autre animal court à ma gauche. Et lorsque je reporte mon attention sur l'avant je plonge sur le côté pour éviter un loup qui me fonce dessus. Je me rattrape en une roulade, me retrouve rapidement à nouveau sur les pieds et reprends ma course.

Mais, sous l'emprise de l'adrénaline, je ne réfléchis pas et me maudit fermement lorsque je me retrouve dans un cul de sac.  «merde, putain, fait chier » grommelais-je alors que je reprends mon arc en main et encoche une flèche. Arc bandé, je me retourne vivement vers les loups qui s'approchent, lentement mais dangereusement, vers moi. Tête baissée, lèvres retroussées, ils m'encerclent. Et dans le fond je sais que ma dernière heure a sonné.
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Moon
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Sam 25 Mar - 21:42


Even if you're not brave, pretend to be.
Brishen & Akahata

______8 Janvier 2018.

La neige est encore bien présente, l’hiver est à son plus fort. La nuit est noire, mais le ciel clair et dégagé permet de voir les étoiles à travers les trouées d’arbres. A partir d’aujourd’hui, dans toute la ville et sa banlieue, a été décrété un couvre-feu. De 22h à 5h. Cependant cela ne concerne pas la meute, ni la forêt, notre territoire. Ce soir n’échappe pas à la règle. Il est question de chasse, quelque chose à se mettre sous la dent, mais surtout une très bonne façon de faire de l’exercice. Contrairement aux légendes, nous autres loups garous, nous pouvons nous transformer quand bon nous semble, bien que la pleine lune ait un effet sur nous. Ce soir, le premier quartier reste à paraître ; la lune ne se lèvera qu’aux petites heures du matin. Encore une fois, cela accorde une belle vue sur les constellations.

Je trouve les étoiles plus belles ce soir. Je ne suis pas vraiment d’humeur à chasser. Pourtant je suis sous ma forme lupine, mais je profite simplement de la nature. La faim, le jeu, l’envie basique de tout prédateur de chasser, ne m’ont pas encore étreint. Je suis seul aussi, et je prends garde à ne pas trop m’enfoncer dans la forêt. Les premières heures seulement. A présent je me relève, et pars d’un pas trottinant, humant l’air à la recherche de quelque proie. Mon ouïe reste aussi aux aguets. Soudain je relève la tête. Quelque chose se trame à l’avant, plus loin. Bien plus loin. Je tente d’analyser les sons et odeurs, puis me remets en marche, trottine, avec silence et rapidité. L’odeur du vampire est là, mais pas uniquement ; celle de l’humain s’y mêle. Et du loup, du vrai loup. Mes poils se hérissent soudain, je retiens des grognements qui me trahiraient, et mon allure s’accélère. Le sang.

Puis tout redevient silencieux dans la forêt. Le hurlement du vampire m’est parvenu il y a de cela quelques instants. J’arrive en bordure de la clairière, à l’opposé de là où se trouve l’action, bien après que celle-ci se soit déroulée. Il ne reste du vampire plus que sang et boyaux, éparpillés. L’humain est debout, face à des loups sauvages. Je m’arrête sur quelques pensées. Putain, c’est ce connard de Maori. Putain, il a buté un vampire. Putain, les loups ne vont pas le lâcher. Ces derniers ne sont que quatre, sûrement en pleine chasse, et la rareté du gibier les pousse sûrement à attaquer. D’autant qu’à force de nous côtoyer, cette meute s’avère plus audacieuse, là où d’autres loups auraient fui. D’autant que je suis là, ils m’ont forcément senti. Là, face au meneur canin menaçant, Tao ne fait pas vraiment le fier, et cherche plutôt à désamorcer la situation. Mais parler à un loup est inutile. C’est un peu amusant de voir ce grand gaillard dans cette position d’infériorité. Ça l’est moins quand le grand loup montre de réels signaux d’attaque. Rapidement, le Néo-Zélandais préfère détaler. Les loups se lancent à sa poursuite. Moi aussi.

Toute le groupe se met à la suivre, et se déploie, pour couvrir totalement ses arrières. Il n’a d’autres choix que d’aller de l’avant. Il court sacrément vite pour un gars de sa taille de son poids, néanmoins il ne rivalise pas avec nous. Je cours bientôt à ses côtés, le fixant de mes yeux bleus. Serait-il idiot pour venir dans cette forêt ? C’est ce que je me demande. Profitant de sa vitesse d’humain, un des loups a pu le distancer, et fonce à présent sur lui presque de face. Le Maori l’esquive magnifiquement, et repart dans sa course effrénée. On n’apprend pas ça chez les flics. Je comprends bientôt pourquoi le meneur de la troupe n’a pas encore attaqué. L’homme se dirige droit vers un cul de sac, un endroit où la roche s’élève brusquement. Il faut soit escalader la paroi, soit la suivre vers le sud sur cinquante bons mètres, où elle est bien plus basse et accessible. Il est coincé dans cet espèce de recoin, de renfoncement assez large. Il ne le remarque que trop tard. Acculé, il reprend son arc et fait face, alors qu’il est déjà encerclé. Tao n’a aucune chance de s’en sortir, pourtant il s’arme.

Les loups se rapprochent, l’étau se resserre. Je pensais qu’ils n’iraient pas jusque-là, en fait. Ils pensent pourtant à l’attaque, même si ce gars a dézingué un vampire (un jeune je suppose) comme si c’était une partie de rigolade. S’il n’était pas une connaissance, armé et sur notre territoire comme il est, je laisserais faire, quoique je protégerais d’abord les loups en intervenant. D’autant que nous n’avons pas eu de proie, alors je parie que certains ont en tête de passer leurs nerfs sur cet humain. Dommage pour eux, je ne suis pas d’humeur à les laisser faire mumuse avec cet humain-là. Le grand loup s’approche, terrible. Les babines retroussées, il grogne à en faire trembler la neige sur les branches de sapins. Je sais qu’il se prendra la flèche au moment où il s’élancera. Par mon acte je ferais d’une pierre deux coups.

Quand le loup se ramasse un peu plus sur lui-même, puis s’élance, je lui saute au cou. Je suis largement assez vif pour réagir à la vitesse de l’éclair. Arrivant sur le grand loup de façon latérale, j’ouvre la gueule et l’attrape par le cou, sans le mordre mais simplement pour le dégager du passage. Une demi-seconde plus tard et la flèche tirée avec précision par le Maori l’aurait frappé en plein poitrail. Je sens le projectile effleurer les poils de ma nuque. A peine arrivé au sol que le loup retrouve ses esprits et ses pattes, prêt à me sauter dessus. Je me dresse à présent entre lui et Tao, tout aussi menaçant et plus imposant par ma nature de loup-garou. Qui plus est, ma fourrure hérissée joue ce rôle de me faire paraître encore plus formidable. Je grogne aussi bien que lui. Un instant je crois vraiment qu’il va attaquer, les autres se sont aussi rapprochés dans un mouvement offensif, mais mon intervention les a bloqué. Les loups nous craignent, nous respectent. Nous sommes plus forts qu’eux. Cependant, ça dure. Il se décale un peu, essaye de feinter, mais quand il tente de m’esquiver pour attaquer l’homme, je suis là pour l’en empêcher, claquant des mâchoires, agressif. Tous tentent leur chance. Je les fixe, mais me recule de quelques pas pour être plus proche de Tao, et essayer de lui faire comprendre de ne pas bouger. Et de ne rien tenter. Je gère.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Dim 26 Mar - 0:38


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AKAHATA & BRISHEN

______10 Janvier 2018.
Les loups n'attaquent pas, ils restent là, menaçant, immobile. Seul un loup s'approche. Il me fixe, semble vouloir me défier en duel. Il veut se battre ? Qu'il vienne. Je ne me laisserais pas faire. Je me redresse, fait le vide dans mon esprit, plonge mon regard dans celui du loup et lève mon arc. Je le bande, vise la tête du loup. Si je lâche ma flèche maintenant, elle se plantera entre les yeux de la bête, traversera son crâne et détruira son cerveau s'il y en a un dans cette caboche. Je garde un œil sur les autres loups qui sont parfaitement immobile, mais mon attention est totalement porté sur celui qui s'avance. Je l'observe, analyse ses mouvements et décoche la flèche lorsqu'il attaque.

Mais la flèche part dans le vide. Frustré, énervé contre moi-même d'avoir rater cette cible facile, je lève la main pour la porter vers mon carquois afin de sortir une deuxième flèche, mais je me stoppe dans mon mouvement en voyant la scène. Un autre loup, un noir, se relève du sol et se place, grognant, entre le gris et moi. J'hallucine pas mal face à la scène qui se trame devant moi. Ce loup là, le noirot, m'a-t-il réellement sauvé la vie ? Impossible. Non ? Je déglutis discrètement et lance un coup d’œil vers le mur de roche qui se trouve à mes côtés. Tenter une échappatoire ? Si je me lance vers la droite, c'est un loup roux qui m'attrapera. Vers la gauche ce sera le brun. Je tourne rapidement la tête et observe le haut du mur. Escalade. Il n'y a pas d'autre solutions je pense.

Un grognement et un claquement de canine dans l'air me fait reporter mon attention sur la scène. Le noirot est maintenant très proche de moi, il semble me dire de ne rien faire. Pourquoi cette idée ? Mon instinct. Et mon instinct, lui, ne se trompe jamais. Je décide donc d'écouter cette petite voix et abaisse doucement mon arc que je passe en bandoulière sur mon dos. Je me recule un peu plus, sent la pierre froide dans mon dos et tâtonne la roche avec mes mains. Je prends une profonde inspiration alors que mes doigts agrippe un petit renforcement dans la roche.

Au même moment, le gris décide d'attaquer à nouveau. Je n'hésite pas longtemps pour sauver ma propre peau et me détourne. Je saute en l'air, attrape une branche non loin de là et sans réellement réfléchir ce que je fais, j'escalade le mur. Une fois en haut, je m’apprête à m'élancer mais un hurlement de douleur me glace le sang dans mes veines. Je ferme les yeux, soupire et me tourne, m'avançant à nouveau vers le précipice et regarde en bas. Le noirot c'est bien débrouillé, les loups qui on voulut l'attaquer s'éloignent à reculons, en couinant comme des mauviettes. Tous, sauf un, que j’aperçois du coin de l’œil.

Très discret, il s'approche du noirot dans le but de l'attaquer par derrière. Je ne supporte pas les lâches. Il ne mérite pas meilleur traitement qu'une flèche qui le frappe dans le cœur alors qu'il allait s'élancer et sauter sur le petit noir. J'observe le corps de l'animal tomber terre dans un bruit sourd puis, épaulant à nouveau mon arc, je descends lentement la paroi du mur, me réceptionnant souplement au sol.

Genou gauche et main droite à terre, tête relevée et regard fixé sur le seul loup qui reste, je me redresse lentement et lève les mains en signes d'innocence, comme je le ferais pour un humain. Quel idée idiote. Enfin, peu importe  « T'inquiète mon pote, je viens juste récupérer ma flèche» dis-je doucement à l'attention du canidé, m'approchant lentement de l'animal mort. Je me baisse, m’accroupis au niveau de ce corps sans vie et arrache la flèche de ses entrailles. Je l’essuie rapidement dans le humus de la forêt puis la range, sans quitté le petit noir des yeux. Je me redresse ensuite en rangeant la flèche dans mon carquois, observe encore quelques instants je canidé, puis sourit et hoche la tête  « merci» dis-je, comme s'il pouvait me comprendre. Je ne suis pas idiot, je sais bien que cet animal ne connaît pas le sens de mes paroles. Reste que j'ai meilleure conscience en le remerciant de m'avoir sauver. Mais peu importe. Je me détourne finalement et part pour contourner le mur de pierre.
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Moon
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Dim 26 Mar - 1:35


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Brishen & Akahata

______8 Janvier 2018.

J’interviens à temps pour sauver Tao une première fois. Je ne le laisserais pas tuer un loup, qu’il soit de la meute ou non. Et je ne laisserais pas les loups le tuer lui. Je ne sais pas réellement ce qui m’en empêche. Tout autre loup-garou n’aurait pas hésité. Un humain entré sur notre territoire devient ennemi, proie. Mais cet humain-là, je le connais, et après avoir vu ce qu’il a fait à ce vampire, je me dis qu’il pourrait être utile. Et puis, je l’aime bien. J’aime trop le taquiner pour le perdre aussi bêtement. En loup, ma nature d’oméga est toujours omniprésente ; j’arrive à penser, à réfléchir, débarrasser de pulsions trop fortes. Certaines, très primaires, très naturelles, me guident toujours. Mais celle de protéger prédomine encore, et grâce à cela je peux faire preuve de recul. Ainsi je me retrouve entre le Maori et les loups.

Je repousse leurs attaques successives, je protège l’humain. Les animaux font preuve de finesse parfois, mais je suis plus vif et plus intelligent. Je réagis toujours, les empêchant de gagner du terrain, malgré le fait que je me recule. Je fais quelques pas en arrière, de manière à acculer le fils, pour qu’il ne tente rien. J’espère qu’il le comprendra. De toute façon, sa seule issue serait d’escalader, et s’il tente d’attaquer je lui brise moi-même le bras. Il m’écoute, je ne sais comment, et se recule lui aussi. D’un coup d’œil rapide, je le devine les mains vides, son arc en bandoulière. Bien. Soudain, le grand loup gris décide d’attaquer, franchement. Il se jette littéralement sur moi. J’entends bien Tao qui s’agite, fait un truc, et n’est bientôt plus derrière moi. Ce con a escaladé. Normal. Mais j’ai autre chose en tête. Je lutte un court moment avec le loup, repoussant aussi les autres, avant qu’une morsure plus décisive le fasse couiner. Pour la bonne mesure, je menace les autres, et vais jusqu’à les mordre. Je me retiens, bien sûr ; pas la peine de leur briser un os. Ils comprennent cependant le message et tournent les talons la queue entre les jambes. Je les poursuis un peu, grognant et aboyant, vainqueur et dangereux.

L’un d’eux m’a échappé. Allez savoir comment. Alors que je me retourne je le repère, presque trop tard. Mais il s’élance et, alors que j’aurais pu le vaincre comme les autres, une flèche vient bientôt se ficher dans son corps. Profondément. Je me fige, choqué, et lève immédiatement la tête vers Tao. Mais. Quel. Enfoiré. Celui-ci descend comme si de rien n’était. Les lèvres retroussées, grognant gravement, je lui fais comprendre mon mécontentement. Je me rapproche aussi du loup, le renifle un instant, puis reprend mon expression lupine en reposant les yeux sur l’homme. Il a tué sur le coup un loup. Je devrais le tuer tout aussi net. Mais je n’en fais rien. Je reste proche du corps de l’animal, alors que Tao fait foi de son innocence en relevant les mains. Lentement, il s’avance, et vient récupérer sa flèche. Je grogne un peu plus fort, sans pour autant faire un geste agressif. Je le regarde essuyer sa flèche, puis la ranger, puis me remercier... Puis partir, pour longer la paroi.

Je ne sais que faire. L’attaquer ? Pour le blesser au moins. Il lui manque deux flèches aussi, dont une facile à récupérer. Aller les chercher ? Aussi, des civils s’amusent à patrouiller en lisière de forêt pour défendre les loups. Comme va-t-il les éviter ? Mais aussi, il va dans la mauvaise direction, au nord. L’aider à retrouver le chemin de la ville tout simplement, alors ? Reprendre forme humaine est impossible. D’une part je devrais retourner chercher mes fringues dissimulées dans un tronc creux, d’autre part voir débarquer Brishen lui fera se poser des questions. Non.

Tout d’abord, je veux qu’il comprenne que ce qu’il a fait à ce pauvre loup est mal. Ça va être compliqué. Je m’élance à sa poursuite, et, à son niveau, je viens lui bloquer la route. Je grogne un peu, aboie même une fois, en avançant vers lui. Puis je vais faire claquer ma mâchoire à quelques centimètres de son tibia. Il recule d’un pas. Je grogne encore, mais cette fois-ci, je m’assois. Bien planté, face à lui. Je me relève pour faire un autre pas, et me rassois. Je l’observe, le fixe droit dans les yeux. Bouge. Ton. Cul. Je reviens sur mes pattes alors, et le contourne pour me diriger vers le loup sur à peine quelques pas. Là je m’arrête, tourne la tête pour le regarder. Je reviens vers lui et, décidant d’y aller franchement, me redresse pour le chopper par le poignet. Je lui fais mal en plus, bingo. Il l’a pas volé celle-là. Je suis plus rapide et plus fort. Il ne peut plus se dégager maintenant que mes dents goutent un peu sa chair, que ma mâchoire s’est refermée que son avant-bras. Il a de la chance, je ne serre pas. Ou plus, une fois qu’il a compris que se débattre ne servirait qu’à lui faire mal. Je pourrais lui broyer ce bras en un rien de temps. Plutôt, je tire un peu en arrière, en direction du loup. Nous faisons quelques bons pas ainsi.

D’un accès de gentillesse, estimant avoir assez fait coulé de son sang, je l’autorise à retirer son poignet d’entre mes dents. A la place, je vais lui attraper le pantalon, au niveau de sa cuisse. Seulement le vêtement, cette fois-ci, ce qui ne m’empêche pas de tirer. Il va venir vers ce loup, s’excuser, dire je sais pas quelle prière, montrer je ne sais quelle marque de respect, mais il va le faire. Sinon je le croque.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Dim 26 Mar - 12:49


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______10 Janvier 2018.
Je m'en vais de cette scène, insensible. J'ai tué un loup mais qu'est-ce que ça peut me foutre, sérieux ? Légitime défense. Il allait m'attaquer. Enfin pas moi, là, sur le coup, mais de base c'est moi la victime. Je n'ai donc aucune mauvaise conscience -quoique … dans le fond je m'en veux un peu d'avoir ôter la vie à cet animal- lorsque je tourne le dos au noirot qui reste sur place et je m'avance pour contourner le mur. Je me dirige vers le nord, bien conscience que je ne fais que m'enfoncer d'avantage dans la forêt. Mais c'est le but. Je veux explorer un peu plus de cette immense forêt.

Sauf que, eh bien, pas tout le monde de semble être de cet avis. Le loup noir accoure et vient se poser devant moi, grognant, menaçant, et claquant ses croc dans le vide, à quelques centimètre de ma jambe. Je m'immobilise, le fixe, hésite, fait un pas en avant mais le loup ne bouge pas. Pire encore, il s'assoie sur ses fesses, parfaitement immobile, les oreilles pointé vers l'avant. Je le regarde, l'analyse puis me décide de le contourner. Grave erreur. D'un bond il se redresse et saute, gueule ouverte vers moi. Je me recule et lève le bras pour me protéger le visage. Je ne sais pas s'il avait vraiment viser le visage ou si son coup était calculé, mais ses croc se referment sur mon poignet gauche. Et ça fait un mal de chien ! Je me débat, me recule, le frappe même sur le museau avec mon poing droit, mais rien y fait. J'ai même l'impression que plus j'essaie de me délivrer, plus il accentue la morsure. Saloperie de loup de merde ! Je grogne mais finalement je me calme et cesse de me débattre. Peut-être que …

Et ça fonctionne. Je sens le loup qui desserre la mâchoire sans pour autant me lâcher et se recule. Il se dirige, en arrière, vers le corps sans vie de l'autre loup et m'oblige à le suivre. Je n'ai pas le choix que de faire ce qu'il me demande de faire si je ne veux pas perdre mon bras. Il fini tout de même par me lâcher complètement et je peux reprendre mon bras. Je grimace, énervé, mais plus contre moi que contre ce loup là. Ça reste un animal sauvage, il agit pas instinct. Lorsqu'il attrape mon pantalon -fort heureusement, assez large pour lui permettre de n'attraper que le tissu- je comprends que cet animal n'est pas comme un autre loup. Un loup normal aurait déjà pris la fuite ou m'aurait carrément arracher la gueule. Non, lui il est … je ne sais pas trop, si je devais écouter ma voix interne, je dirais qu'il est presque humain. Mais pourquoi ? Son regard perçant peut-être ? J'ai l'impression de pouvoir y lire des émotions propres aux humains. Mais ce doit être mon esprit qui me joue des tours.

 «ça va, c'est bon, je viens. Lâche moi  » dis-je après avoir soupirer lourdement. Il fini par me lâcher et me fixe quelques instants avant de tourner la tête et trottiner vers l'autre loup. Il s'assoie là, à ses côtés et me regarde à nouveau, comme s'il m'intimait de venir.  « Qu'est-ce tu veux que je fasses, hm ?» demandais-je. Je regarde autour de moi et fait un pas en arrière, mais le noirot est directement dressé sur ses jambes et grogne, les oreilles plaquées en arrière. Je lève les mains en signe d'innocence et hoche la tête  « Ok, j'ai compris » indiquais-je calmement en m'avançant.

Arrivé devant le loup gris, je m'agenouille sur les feuilles mortes et, lentement, pose une main sur son pelage. Je remarque avec horreur que le loup respire encore. Difficilement et saccadé, mais il respire. Et il siffle, grogne et couine. Il semble vraiment souffrir. Je déglutis et passe ma main sur son cou.  « Là, shhh, tout doux» soufflais-je lorsqu'il se redresse pour essayer de me chopper la main dans un effort ultime.  «C'est bientôt fini » murmurais-je. J'appuie un peu sur sa tête pour qu'il la repose puis lève la main et attrape une flèche. La même que celle avec laquelle j'ai gravement blessé la bête.

Je prends une profonde inspiration, ferme les yeux et, continuant à le caresser lentement et tendrement, je commence à réciter une prière dans ma langue natale. Les Maori sont très proche de la nature et des animaux sauvage. Un vrai maori digne de ce nom ne tue pas impunément, mais ce loup allait attaquer celui qui m'a sauvé la vie. Alors même si je ne regrette pas mon geste et qu'il était obligatoire à mes yeux, je lui offre au moins la possibilité de trouver la paix. Ma prière parle du paradis des loups, du fait qu'il y mangera à sa faim, qu'il sera en harmonie avec ses semblables. Un peu comme le Walhalla des viking, mais pour les loups. Il n'aura plus à craindre l'homme, n'aura plus besoin d'avoir peur et pourra vivre, heureux, devenir magnifique et se reposer comme ça lui chante.  « Désolé » finissais-je par m'excuse en norvégien avant de lui enfoncer vivement la flèche dans le cœur. Je l'entends grogner une dernière fois puis, dans un soupire, expirer son dernier souffle. Ses muscles se relâchent, sa tête tombe sur le sol et il est maintenant parfaitement immobile.

Je lève la tête vers le ciel, regarde les étoiles et porte mon index et mon majeur serrer à mes lèvres, puis sur mon cœur et les lèves vers la cime des arbres, finissant ma prière dans ma tête. Je reste quelques instants comme ça, dans cette position puis abaisse mon bras et pose mon regard sur le loup. Je lui ferme les yeux et me redresse  « Qu'est-ce qu'on fait de lui, hm ?» demandais-je au noirot qui n'a pas bougé de sa place.
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Tao finit par comprendre où je veux en venir. Je suis d’une part content de devoir user de mes crocs, petite vengeance personnelle. Il aura la marque de ma morsure pendant un bon moment, et l’idée me plaît. Qu’il se souvienne de ce loup, désormais au bord de la mort. Il y passera, c’est certain, il n’a aucune chance de survivre avec une telle blessure, mais le laisser à l’agonie est la dernière chose à faire. Le Maori est moins stupide qu’on pourrait le supposer. Il finit par se plier à ma demande, alors je relâche son avant-bras. Néanmoins je ne lui fous pas la paix ; je me saisis de son pantalon pour continuer à le tirer dans la bonne direction.

Il finit par me dire de lâcher, qu’il a saisi le message. Donc je le fais, et m’en vais rejoindre mon compagnon loup. Je m’assois alors derrière la tête du canidé, le regard fixé sur Tao. J’attends. L’homme me demande ce que j’attends réellement de lui, comme si j’allais lui répondre. J’incline un peu la tête sur le côté, les oreilles tournées dans sa direction, pour lui montrer que j’écoute. Il n’a sûrement pas compris que j’étais un loup-garou. Il ne pourrait le prouver de toute façon, si je décide de fuir il ne pourrait me retrouver. Il fait un pas en arrière, et immédiatement je me lève, grogne, abaisse la tête et plie les oreilles. Il revient sur ses pas, et avance enfin. Bien, il percute. S’agenouillant enfin devant le loup gris, il a l’air de voir que celui n’est pas tout à fait mort. Il lui parle doucement, mais la bête tente de le mordre. Rien de plus normal. Du museau, je vais frotter le front de l’animal, puis m’allonge de façon à poser ma tête sur son cou à la fourrure épaisse. Je lui montre ma présence, ma proximité, ça le détend un peu.

Se saisissant d’une flèche, le néo-zélandais entame ce que j’imagine être une prière dans sa langue natale. Je n’en attendais pas moins de lui. Son peuple m’a toujours paru comme très proche de la nature, respectant des coutumes anciennes, par exemple. J’ai lu assez de choses et vu assez de documentaire sur des pays lointains pour retenir certaines idées. C’était pour rêver, à la base, le monde me fascine tellement. Bref. Je ne comprends pas un traître mot de son monologue, mais le ton et l’expression solennels de l’homme suffisent pour comprendre le message global. A un moment, il glisse une excuse en norvégien, que je peux comprendre. Et il met enfin un terme aux souffrances du loup gris. Celui-ci pousse un dernier soupire roque, avant de s’immobiliser totalement. Je commence à gémir, ma façon à moi de pleurer. Tandis que Tao fait un dernier geste vers les étoiles, et pense à je ne sais quoi, je me redresse sur mon séant en poussant un hurlement de tristesse. Un réflexe lupin irrépressible. Mon état de conscience dû à mon intelligence supérieure (on est quand même un mélange bizarre entre homme et loup) me fait comprendre ce qu’est la mort. C’est toujours une déchirure de perdre un loup, qui s’apparente à notre meute car vivant sur notre territoire. J’ai l’impression de perdre un frère de meute. Cela me brise le cœur, et ma seule façon de l’exprimer est de le crier à la lune.

Le petit souci, c’est que cela finira par avertir la meute. Mais on s’en occupera après. Mon hurlement à la lune est glaçant, et cesse bientôt, en même temps que l’homme repose son attention sur moi. Dans le lointain silence, quelques loups répondent ; les vrais sans doute, ses frères et sœurs. Tao s’inquiète aussi de ce qu’on va faire de la dépouille. Rien. Tout simplement. Je me lève et trottine tranquillement pour m’éloigner. Direction Est. Il nous faut nous enfoncer un peu dans la forêt, nous éloigner encore davantage du domaine Skoëll. Cela va nous faire un beau et grand tour, avec quelques grimpettes. L’idéal serait même de revenir par le sud de la ville – la forêt encercle la ville sur tout son flanc ouest, la rejoignant au nord, et la banlieue sud se trouve à présent à proximité de la lisière forestière. Nous éviterions en plus les civils qui patrouillent d’eux-mêmes, s’ils n’ont pas déjà été arrêtés par les flics. Encore.

Je m’arrête au bout de quelques mètres, me tournant vers Tao. Je le regarde fixement, avant de me détourner, de repartir pour quelques foulées, et de m’arrêter à nouveau. Mon regard bleuté se reporte sur l’homme, attendant patiemment qu’il me suive. Lorsqu’il commence à le faire, je reviens sur mes pas avec entrain, remuant la queue, et puis fais demi-tour, pour le guider, lui montrer qu’il est dans la bonne direction. Et je garde toujours un œil sur lui. Il va pas se débarrasser de moi le pauvre, même blessé. Et s’il veut se reposer un peu, parce que la nuit s’annonce longue, je connais les recoins où s’abriter et faire fi de la neige. Cette forêt, je la connais comme ma poche.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Dim 26 Mar - 20:53


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______10 Janvier 2018.
Rendre un dernier hommage au loup parvient à laver ma conscience qui commençait à noircir un peu. Je crois que l'animal a compris ce qui se passait et, sur la fin, s'est laissé faire. Son compagnon noir l'a sans doute un peu aidé. Au final, je l'ai tué mais pour abréger ses souffrances. Il aurait sans doute survécu encore quelques heures, mais ce n'aurait pas été une fin de vie très agréable pour lui. Au final, je lui ferme les yeux et me redresse avant de m'adresser au loup noir. Je crois son regard bleu et lui demande ce que nous allons bien pouvoir faire maintenant. Pour toute réponse, il se relève, se détourne et par en trottinant. Je l'observe qui s'immobilise, se tourne vers moi, regarde vers l'avant puis à nouveau vers moi et fait quelque pas à nouveau avant de s'arrêter. Je fronce les sourcil et, me laissant à nouveau guider par ma voix intérieure, je me met en route. Le suivre est sans doute ce qu'il voulait que je fasse car, revenant quelque pas vers moi, il remue la queue puis reprends les devants. Je souris légèrement et le suis d'un pas plus assuré, remettant la flèche dans le carquois.

 «C'est bizarre » dis-je en marchant à ses côtés  «Tu as la forme d'un loup, tu marches comme un loup, tu sens même comme un loup » je fronce le nez en souriant, amusé, avant de reprendre mon sérieux  «Mais t'as pas l'air d'être un loup » je baisse mon regard vers l'animal  «T'as pas les réactions d'un loup. Pourquoi t'es là ? Normalement tu devrais être loin de moi. Tu devrais déjà être parti en courant parce que vous les loups vous avez peur des humains, normalement » je me baisse pour esquiver une branche  « Pourquoi tu restes ici ? Pourquoi t'es pas avec le reste de ta meute, hm ? Pour vous la meute est essentielle. M'dit pas qu't'es un loup solitaire ? Je sais qu'il en existe mais je n'en ai jamais vu de mes propres yeux » je fronce les sourcils et m'immobilise  «Je …  » je soupire doucement et secoue la tête  « Je parles avec un animal quoi » je rigole légèrement et reprends la marche  « Mais tu me comprends. Pas vrai, hein ?» je baisse mon regard sur l'animal puis hausse les épaules. Il ne me répondra pas. Et pourtant je suis persuadé qu'il sait ce que je dis.

Nous marchons comme ça, je continue à parler. Je lui conte l'histoire de la fois où, quand j'avais 10 ans, en Nouvelle Zélande, j'ai sauvé la vie d'un loup. Je ne sais plus ce que j'ai fais, ni comment ni pourquoi, mais je sais que j'ai délivré cet animal d'un piège qui aurait put être mortel. Le loup, je le revoyait régulièrement, il venait souvent me voir, comme s'il me reconnaissait. Je n'ai jamais pu l'approcher, jusqu'au jour où j'ai eu 15 ans. Je me rappelle encore de la sensation quand j'ai passé ma main dans son pelage. Rugueux, mais en même temps doux, la chaleur de son corps avait quelque chose de puissant. C'est comme si une énergie nouvelle m'était revenu rien qu'avec le touché. C'est peut-être grâce à ça que j'ai réussi mon entrée officielle chez les illuminatis ? Je ne parle des illuminatis, j’omets cette information. Même si ce n'est qu'un loup, quelque chose m'empêche de lui avouer ma véritable nature.

En haut d'une pente plutôt abrupte, je m'immobilise pour reprendre mon souffle et j'en profite pour observer ma plaie. Elle ne saigne pas et commence déjà à cicatriser. Un autre illuminatis aurait peut-être réussi sans problème à ce que tout soit cicatriser tout de suite, mais pas moi. Enfin, peu importe, la douleur n'est plus lancinante et ne pompe pas d'énergie. Je me sens tout de même un peu faiblard sur les jambes. Oh, je peux encore continuer longtemps, mais pas plus de deux heures je penses. Sachant que ça fait quand même déjà quelques temps que je suis sur pied et que traquer un vampire n'est pas toujours une mince affaire.

Je fini tout de même par imposer une pause. M'installant sur une souche d'arbre, je plonge ma main à l'intérieur de ma veste et en sort un sandwich emballé. Il a un peu souffert de mes acrobaties, mais est encore mangeable. Je le déballe et mord dedans alors que mon regard se pose sur mon compagnon de route qui me regarde. Et ce regard, je l'ai déjà vu. Chez ce gamin qui me suppliait silencieusement de lui refiler une cigarette. J'arque un sourcil puis secoue la tête et souris. Je casse un bout de mon sandwich et je lui tends  «J'vais avoir besoin de toi encore quelque temps je penses. Autant qu'tu reprennes aussi des forces  » souriais-je  «Mais faut déjà qu'tu viennes ici, hein » dis-je, sourire amusé en coin.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Dim 26 Mar - 23:12


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______8 Janvier 2018.

Après avoir accompagné le loup jusqu’à l’après, le mieux à faire est de partir à présent. J’amorce le truc, puis effectue un petit manège pour que Tao comprenne qu’il doit me suivre. Je montre quelque joie quand il commence à marcher sur mes traces. Notre petite balade va durer un long moment. Je me mets à trottiner, prenant aisément un rythme de croisière qui compense l’allonge du Maori, qui approche des deux mètres selon mes estimations. Et sa largeur d’épaules le rend encore plus grand, plus imposant. En tout cas, je garde aussi un certain éloignement avec lui, quelques mètres, le plus souvent à sa gauche ou à l’avant.

Assez rapidement, il se met à me parler. Il s’interroge sur ma nature, car bien que j’ai tous les attributs physiques du loup, je n’en ai pas le comportement. Je ne réagis aucunement, tel qu’un regard pour lui, ou ce genre de chose, pour ne pas lui donner de crédit. Mais j’aime bien l’entendre discuter. Il continu en faisant remarquer qu’un vrai serait déjà loin, à l’éviter, à cause de la peur de l’homme. Pourquoi suis-je là, alors ? Sauver son cul, tout simplement. En humain, je le lui aurais répondu avec plaisir, or là c’est impossible. En y repensant, je ne fais que lui rendre la pareille, de la dernière fois au lac. En mieux, parce que je lui suis vraiment utile, moi. Tao s’imagine que je dois être un solitaire, seule raison au fait que je ne suis pas avec ma meute. Lorsqu’il s’immobilise, je continu pour ma part sur quelques pas avant de m’arrêter pour l’attendre. Illumination ; il se rend compte de parler à un animal.

Si je pouvais ricaner, je le ferais, au lieu de ça je le regarde simplement, les oreilles nonchalamment pointées vers lui. Il reprend sa marche et j’en fais de même ; il pense que je le comprends tout de même. C’est amusant comme les gens ont cette idée préconçue que tous les animaux sont débiles. Les gens s’étonnent que les chats ou les chiens paraissent les comprendre. Pourtant la communication est la base de tout, et souvent, les expressions d‘émotions basiques sont rarement éloignées. Notre marche continue alors, sous les paroles de Tao qui, en tout, n’a pas dû se la fermer plus de cinq minutes. Mais comme je l’ai dit, sa voix n’est pas dérangeante, loin de là. Profonde, grave, elle s’accorde bizarrement bien à la forêt noire de nuit qui nous entoure. Je l’écoute alors me raconter cette anecdote, comme quoi il aurait sauvé un loup d’un piège lorsqu’il était bien jeune. L’animal venait parfois le revoir, tout en gardant bien ses distances, jusqu’à son quinzième anniversaire. Il a pu l’approcher, le toucher, il se souvient de la texture de sa fourrure, de sa chaleur...

Tout ce monologue doit le fatiguer un peu, car il s’immobilise une nouvelle fois après une longue pente. Je n’ai aucune idée de l’heure qu’il peut bien être. Tandis que Tao observe sa plaie, qui s’est d’ailleurs arrêtée de saigner, moi j’observe les étoiles. J’essaie de juger leurs positions, et estime qu’il doit être aux environs d’une ou deux heures du matin. J’allais commencer à repartir quand je vois que mon compagnon ne suit pas. Au contraire, il se trouve une souche d’arbre et s’y assoit avec un soupire. J’oubliais, les faibles humains n’ont pas notre endurance lupine. Que le monde doit être fade pour eux. Ils ne doivent pas pouvoir faire grand-chose. Ceci dit ce gars-là a tué un vampire, ce qui implique une traque en amont. Il a de bonne raison d’être un peu fatigué à présent. Je reste où je suis, à bonne distance, et m’assois. Je le regarde, curieux, sortir un truc de sa poche intérieure. Cela s’avère être un sandwich, et je dois avouer qu’un petit morceau à se mettre sous la dent ne serait pas de refus.

Encore une fois, mon regard exprime clairement, presque contre mon gré, mon envie. Je comprendrais sans mal qu’il ne partage pas. Même, je ne lui demande rien, seulement trahit par mes traits. Il finit par esquisser un sourire et rompre un bout de son maigre repas. Tout en disant qu’il va encore avoir besoin de moi, et que cela explique que j’ai droit à un peu de nourriture, il me tend le morceau. Il a bien raison, il va falloir que je me rapproche. Je soupire intérieurement, puis me lève. J’avance doucement, faisant preuve de méfiance comme un loup plus ou moins normal le ferait. Et j’avoue que, malgré tout, un peu de précaution ne fait pas de mal. Je fais quelques pas, m’arrête, renifle, écoute, et repars. Je refais la même scène plusieurs fois, revenant une fois un peu en arrière. Sur mes gardes, la tête baissée, je ne quitte pas des yeux le Maori.

Son sourire amusé m’énerve, mais je suis bien obligé d’approcher. Je franchis les derniers pas et tends le cou pour attraper le morceau de sandwich. Je fais attention à ne pas mordre les doigts de Tao au passage. Je me décale un peu une fois ma part reçue. Quelques mastications suffisent. J’aurais tout de même préféré une bonne tranche de viande, mais on fait avec ce qu’on a. Je n’ai pas le temps de partir à la chasse. Rien que trouver du gibier prendrait trop de temps. Je mange donc ma petite part en un rien de temps, puis dois attendre que Tao en ai fait de même. Ça sera plus long, forcément. Après une courte réflexion, je décide de me coucher à la place où je suis, à peine un mètre me sépare de l’homme. Tranquillement, je pose ma tête sur mes pattes, et attends. Le froid ne me gêne pas le moins du monde, ma fourrure est bien assez épaisse pour me protéger de la neige et du vent. Mon regard surveille Tao, mes oreilles le reste. Elles bougent selon les sons qui m’interpellent, que je juge un peu intéressants. Mais aucun danger ne nous guette dans l’immédiat.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 0:08


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______10 Janvier 2018.
Il est adorable ce loup. Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve plus mignon que les autres. Il est méfiant, mais pas autant que les autres. D'ailleurs, il a beau hésiter de venir vers moi, mais l'appel de son ventre est plus fort. Presque avec douceur il attrape le bout de pain que je lui tends puis se recule rapidement pour manger tranquillement. En quelques bouchées c'est plié. Moi, par contre, je me prends bien le temps de savourer mon maigre repas, sans quitter le canidé du regard. Il s'est allongé dans la neige, l'air parfaitement détendu, mais je vois bien qu'il me surveille. S'il croit que je vais partir maintenant, il se trompe. Je ne sais pas où je suis, mais je lui fait confiance. Je n'ai pas le choix, à vrai dire. Je fini par me relever en glissant le plastique de l'emballage dans ma poche puis m'adresse au loup  «On peut y aller si tu veux  » et l'animal me comprends. Il se lève promptement et se remet en route. Je le suis tranquillement, le laissant nous guider, silencieusement, sur quelques kilomètre.

Je crois que nous venons dépasser le kilomètre, lorsque je commence à ne plus me sentir en sécurité. Je lance régulièrement des coups d’œil vers l'arrière, marche à reculons, regarde sur le côté mais voyant que le loup semble être calme, je ne me pose pas plus de questions. Un loup, ça a des sens guéris, s'il y a un quelconque danger, il devrait le sentir avant moi, non ? J'espère en tout cas. J'agrippe fermement la manche de ma machette, continuant d'avancer, restant très proche du loup noir. Mon attention se porte un instant sur son pelage. Juste un instant. L'instant d'inatention de trop.

Un bruit, un craquement de branche, le son d'une respiration haletante. Je me retourne au moment même où un loup me saute dessus. Je lève les bras en croix, essaie de me stabiliser, mais la vitesse de propulsion a raison de moi et je tombe en arrière. La machette valse un peu plus loin. Bien qu'étourdi par la chute, je me tourne sur le ventre et prends appuie sur mes mains pour me redresser, mon regard croisant celui de cet autre loup. Je ne sais pas si c'est mon esprit qui me joue des tours, mais il me semble plus imposant que les autres qui m'ont attaqué avant. Je soupire lourdement et me redresse totalement  «Canidé de malheurs » grognais-je en le fixant durement. Je ne détourne pas mon regard et me demande un instant pourquoi il n'attaque pas.

Je le comprends quand il est déjà trop tard. En vrai, il attendait que ses congénères le rejoigne. Ils sont maintenant trois à me fixer et à avancer, menaçant vers moi.  « Mais qu'est-ce qui vous prends ?» demandais-je  « C'pas la pleine lune non plus » rayais-je, surtout pour essayer de me détendre moi-même. Je lance un coup d’œil vers la droite. Ma machette n'est pas bien loin, finalement. Un plongeon sur le côté et je pourrais l'attraper. Si je suis assez vif, je pourrais peut-être même l'utiliser avant qu'un des loups ne sache ce qui lui arrive. Ça me ferait vraiment chier d'en blesser et d'en tuer un autre, mais s'il n'y a pas le choix je le ferais.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 1:11


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______8 Janvier 2018.

Après une pause et un petit sandwich pour nous caler une dent, nous repartons lorsque Tao le souhaite. Je me lève en même temps que lui, et lui montre le chemin pour continuer notre route. Plusieurs kilomètres défilent sous nos pieds et pattes, en silence. Cela ne me gêne pas plus que d’écouter le Maori parler. Cela m’est assez égal, j’apprécie autant l’un que l’autre. Après avoir tiré vers l’est un bon moment, nous bifurquons bientôt vers le sud. Je sais que nous nous dirigeons plus ou moins vers la meute des vrais loups. Ils sont au plus éloignés des hommes pour les éviter, et du domaine Skoëll, par raison de nourriture. C’est de là que venaient les hurlements de tout à l’heure. J’espère cependant qu’ils auront compris que je défendrais cet humain, et ne viendront pas l’attaquer.

Ainsi, je reste calme, tout en restant aux aguets. Je sais tout ce qu’il se passe autour de nous, ce qui n’est pas le cas de Tao. Il est à présent plus tendu. Il jette de multiples regards un peu partout, il marque de courtes pauses, vérifie très souvent ses arrières. Cela dure un petit moment, si bien qu’il finit par être distancé. Tant, que lorsque je perçois un loup approcher à grande vitesse et surgir de l’ombre, je n’ai pas le temps de le rejoindre. Le loup le bouscule de toute sa force, faisant valser la machette et le bonhomme. Ce dernier se retrouve au sol, mais peut se relever car le loup ne l’attaque pas de suite. Grognant et menaçant, les poils de son échine hérissé, il attend en fait ses compagnons, au nombre de deux. Je trouve rapidement ma place à côté de Tao, imitant les mêmes mimiques que le gros loup pour faire passer le même message. Je serais prêt à attaquer, et à faire mal. Il me semble que ce loup est l’alpha, il est plus imposant que les deux autres, dont un était d’ailleurs sur l’attaque de toute à l’heure.

Ils sont trois autour de nous, n’attendant qu’un signal pour bondir. A très juste titre, le Néo-Zélandais se demande ce qui leur prend. Moi je m’interroge. La tension en ville, dans la meute, chez les vampires, serait-elle assez forte pour perturber les loups au cœur de la forêt ? Ce n’est vraiment que la faim ? J’en doute, mais je n’aurais pas les réponses ce soir. Alors je reste en position, prêt à me défendre. Tao n’a plus que son arc, mais la distance est bien trop courte. Sa seule façon d’avoir une chance est de récupérer sa machette. A moins qu’il ne se débrouille à mains nues, contre un vrai loup, ça devrait être moins impossible qu’avec un loup-garou.

Mais soudain, ils fondent sur nous, prenant l'humain pour cible. Le Maori n’a pas le temps de récupérer son arme blanche gisante dans la neige. Le reste je ne sais pas trop, mais j’engage bientôt un combat avec l'Alpha. Lorsqu’ils nous sautent dessus, coordonnés, j'essaie de m'attaquer au grand loup, mais dans la précipitation, je manque ma cible qui a déjà bougée. Je me retourne alors brusquement et lui saute sur le dos, lui infligeant une lourde blessure. Il lâche alors Tao, et me donne un violent coup de patte pour que se libérer de ma mâchoire, et me fait alors face. Invariablement je suis obligé de me décaler un peu, de laisser l’homme se débrouiller comme il peut. Tant qu’il ne tue pas un autre loup, sinon je le butte vraiment cette fois-ci. Juste une blessure suffirait je pense. De mon côté, c’est ce que je vais essayer de faire. L'Alpha n'attaque pas tout de suite, il veut me faire comprendre que ce combat ne me regarde pas. Dommage pour lui, je sais aussi grogner, et je ne me laisse pas intimider. Oméga peut-être, loup-garou toujours.

Je sais que ce combat n'a pas lieu d'être, mais il s'agit de Tao, je n'ai pas plus envie qu'il lui arrive malheur qu'aux loups. Mais l'Alpha ne recule pas plus que moi, alors j'attaque, tout crocs et griffes dehors. J'évite bien les endroits mortels. Le loup tente de m'esquiver mais je suis plus rapide et lui, déjà un peu affaibli. Grondant, je frappe fort, si bien qu'il n'a plus d'autre choix que de se soumettre ; s'il continu, il signe son arrêt de mort. Ce que je ne souhaite pas non plus. Le voyant se rendre totalement, je le libère, lui laisse la vie sauve. Quel oméga je ferais si je finissais par tuer un loup pour un humain, non ? Il a reconnu sa défaite, et avec son départ, les deux autres suivront. Dans une attitude basse, défaite, le sang colorant sa fourrure grise par endroit, il rappelle ses compagnons. Tout deux s'arrêtent et obéissent.

Totalement concentré sur mon combat, je ne fais pas attention à celui de Tao. Je sais simplement que, sans nous quitter du regard, nos trois adversaires reculent. La queue et les oreilles dressées toutes droites, je montre encore un peu les dents, gardant mes menaces vivantes. Passant outre mes propres blessures, j’impose ma victoire, jusqu'à ce que les trois loups aient totalement disparu sous l'ombre noire des arbres.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 1:44


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Le petit noir retrouve très rapidement sa place à mes côtés. J'ai maintenant la certitude qu'il me défend. Et quelque part, ça gonfle un peu mon cœur de fierté. Mais je n'ai pas le temps d'y penser d'avantage, que l'attaque est initiée par l'alpha du groupe de canidé. Et tous les trois me choisissent moi, comme cible. Mon loup est le premier à réagir et s'en prends au Alpha. Moi, je plonge sur la gauche pour récupérer ma machette tout en me concentrant pour bousiller le cerveau du deuxième loup, le brun. Dans un hurlement de douleur, il s'écroule, hors d'état de nuire. J'aurais pu continuer si le premier loup - l'alpha- ne m'avait pas attraper par la jambe, plantant ses croc dans mon mollet.

Je réprime un cri de douleur et essaie de me délivrer, mais le petit loup noir est déjà sur le coup et saute sur le gris en le mordant dans le dos. effet de surprise ou de douleur, l'alpha me lâche et je n'hésite pas plus longtemps. Je me lève pour parcourir les quelques mètres qui me séparent de ma machette. Du coup de l'oeil j'apperçois le troisième loup qui est paré à l'attaque et qui le fend dessus. Je parviens à récupérer ma machette mais, n'ayant pas le temps de la lever pour me protéger avec mon arme, je tente de lui bousiller le cerveau à son tour. ça fait son effet, pas autant que sur le premier mais au moins le loup est assez étourdis pour que je puisse le garder à distance.

De son côté, le noirot parvient à maîtriser l'alpha. Il prend rapidement le dessus sur le gris qui finalement bas en retrait en rappelant les autres à lui. La queue entre les jambes, ils se reculent dans la forêt avant de partir en courant. Je pousse un lourd soupire puis baisse mon regard vers le loup qui reste à mes côtés  «Viens, on y va directement » dis-je en me remettant en route, sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle.

Ce n'est que lorsqu'après passé une énième butte, je juge que nous sommes assez éloigné, que je me laisse tombé sur une souche d'arbre. Je grimace en observant mes blessures qui, pour la plupart sont assez superficielle. Sauf la morsure au niveau de mon flanc gauche. Ça fait un mal de chien, mais ça devrait guérir rapidement. Je préfère me concentrer sur mon ami canidé  «ça va toi ? » demandais-je, comme si j'attendais une réponse. Je lui souris doucement  « Si t'étais humain j'te demanderais, maintenant, de m'en taper cinq. Mais t'es un loup, sauvage qui plus est et pas un chien à qui on a apprit des tours » je soupire, étendant ma jambe droite en m'appuyant contre l'arbre qui se trouve derrière moi.  «Pfiou, c'est fatiguant tout ça  » dis-je en me passant une main sur le visage. Franchement, j'ai juste envie de me retrouver dans mon lit et comater jusqu'à après demain. Mais je suis dans une forêt avec des nombreux potentiels dangers. Et je ne vais pas non plus pouvoir compter éternellement sur mon ami canidé.

 «Écoute moi mon p'tit pote » dis-je en me penchant vers le loup. Je souris légèrement lorsqu'il dresse les oreilles vers moi  «Tu m'aides à sortir de la forêt le plus vite possible et, en contre parti, je te file le plus beau steak que je trouves dans mon frigo » je lui offre un sourire taquin  «deal ? »
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Moon
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 2:47


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______8 Janvier 2018.

Tao se débrouille bien lui aussi, et les trois loups finissent par battre en retraite. Ils ont été très têtus, très déterminés, mais j'ai l'avantage aussi d'être un lycan. Et l’humain s’est aussi mieux demmerdé que ce que j’imaginais, en infligeant que des blessures et non la mort. En même temps, en voyant le gaillard, je ne sais même pas pourquoi je m’inquiétais. Je me pose aussi quelques questions, mais elles attendrons... Nous ne savourons pas vraiment notre victoire qu’il décide de partir aussi, sans demander notre reste. Il a raison, rester sur place serait une mauvaise idée. Nous reprenons donc la route, d’un pas décidé grâce à l'adrénaline malgré nos blessures respectives. Encore échauffés et éreintés du combat, sans avoir eu le temps de reprendre nos esprits, la progression devient difficile, même pour moi.

Lorsque Tao se trouve un siège forestier, je suis soulagé. Nous avons mis assez de distance entre nous et les autres. Il s’occupe de ses blessures, je m’occupe des miennes. Rapidement, je fais note tous les endroits douloureux. Le pire doit être sur ma patte avant gauche. Mon pelage noir dissimule bien le sang, si j’étais plus clair de poil, on pourrait compter mes blessures. Assis dans la neige, je commence à me lécher la croupe comme je peux, m’occupant d’une première morsure. Tout cela aura bientôt disparu grâce aux facultés de guérison de ma race. Notre corps peut absorber bien plus de chocs et de blessures. Tant qu’on n’a pas rendu notre dernier souffle, nous pouvons se remettre de tout avec de la nourriture et du repos. Je vais me prendre une rouste pour m’être battu et blessé, mais ça ne sera que lorsque je rentrerais.

Le sang coagule déjà, tout va bien. C’est simplement douloureux. Je me lèche encore les babines de mon sang et de celui des autres, avant de nettoyer encore ma plaie à la patte avant gauche. Consciencieusement. C’est alors que Tao me demande comme je vais. Je lui apporte peu d’attention, avant qu’il ne dise qu’il aimerait bien m’en taper cinq. Je pourrais rire de la situation, si je le pouvais. Si j’étais une hyène quoi. S’étirant un peu, il détend sa jambe blessée devant lui. Il fatigue le petit humain, et rien de plus normal. Je suis déjà étonné qu’il ait tenu aussi longtemps. N’est-il vraiment que flic ? On dirait qu’il a suivi un entraînement spécial, du genre militaire. Il a plus de capacités physiques que la grosse majorité des humains que je connais.

Il a l’air à bout c’est vrai. On a fait le plus dur, mais le chemin qui reste sera encore plus crevant pour lui. Je me mets debout et m’approche de lui tranquillement. Sans méfiance cette fois-ci. Je vais renifler les endroits où je perçois du sang. Son flanc m’inquiète un peu ; le loup a dû le chopper comme il faut à cet endroit. Le reste, c’est un peu moins grave vu les endroits. Sa blessure à la jambe est belle aussi, sûrement profonde. Je frotte mon museau dessus, essayant de dégager un peu plus de tissus. Comme ça ne marche guère, je lèche quand même le sang et les marques de crocs, bien visibles. Le nettoyage des plaies est important, sinon n’importe qui peut attraper une infection, et c’est juste une malchance inutile à risquer. Un problème en plus qu’on peut éviter. Je finis bientôt puis me recule, écoutant alors Tao qui me demande d’être attentif. Et sa proposition me plaît bien. Si je le guide pour sortir des bois au plus vite, il m’offrira une belle pièce de viande. Et ça, mon dieu, je ne pourrais jamais refuser. A son sourire taquin, je réponds par une attitude joyeuse. Ma queue remue un peu, mes oreilles sont pointées vers lui et, dressé sur mes pattes, je piaffe.

J’attends qu’il se lève pour partir dans une direction, après une rapide cartographie des odeurs et des sons. S’il veut rentrer au plus vite, prendre la direction de l’ouest devrait finir par nous ramener en ville. Nous arriverons logiquement au niveau du quartier de la Rive Droite, ou bien vers la frontière avec la banlieue sud. Cette fois-ci je me cale sur son pas plus lent, et lançant fréquemment des regards vers lui pour m’assurer qu’il suit et qu’il tient bon. Inconsciemment, je note sa fréquence cardiaque et respiratoire, bien assez prêt de lui pour l’entendre. Chaque étrangeté dans celles-ci me fait tourner une oreille. Au cas où. Il m’a eu avec son steak le con. Mais je ne pourrais au final pas franchir les limites de la ville, ça serait de la folie. Je vais simplement l’aider à s’approcher de la civilisation, puis repartirais dans les bois.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 11:36


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AKAHATA & BRISHEN

______10 Janvier 2018.
Ce que se passe ensuite, alors que je suis adossé contre l'arbre, peinant à reprendre ma respiration, est assez incroyable. J'entends le loup qui s'approche mais ne me pose pas plus de questions que ça ...jusqu'à ce que je sente sa truffe froide se frotter contre ma jambe et mon flanc. Je redresse le visage et baisse le regard sur le loup qui commence à lêcher les plaies bien visible. Comme il ferait avec l'un de ses semblables. J'arque un sourcil, mais ne dit rien et souris simplement, le laissant faire. Il fini tout de même par retourner à nouveau à ses propre blessures, alors que je lui propose un deal : il me guide hors de la forêt et, en échange de quoi, je lui donne le plus beau morceau de viande qui se trouve dans mon congélateur. Ça semble lui plair, vu l'expression joyeuse sur sa gueule et sa queue qui fouette l'air. Je rigole doucement et me relève.

Le petit loup se met alors en route et me guide à travers la forêt. Il a déjà montrer des aptitudes à plus d'une reprise et je sais que je peux lui faire aveuglément confiance. C'est ce que je fais. Je le suis, faisant juste attention où je met les pieds. Et ça fonctionne ! Assez rapidement j'apperçois les premières lumières du quartier de rive gauche et j'accélère le pas. Sortant de la forêt je m'avance sur l'herbe en direction du chemin avant que je ne m'immobilise brusquement. Mon loup ne me suis plus. En me tournant, je vois sa silhouette assise, dissimulé dans l'obscurité de la forêt et je soupire doucement. Evidemment qu'il ne peut pas venir avec moi jusqu'à mon appartement, quelle idée aussi. Je reviens sur mes pas et m'approche de l'animal. M'accroupissant devant lui, je tends la main vers son museau et souris tendrement  « Evidemment que tu dois rester cacher» soufflais-je. J'incline la tête sur le côté, hésite, regarde derrière moi puis reporte mon attention sur l'animal  « Je vais allez cherche la viande. Tu reste ici, ok ?» indiquais-je. J'attends une quelconque réaction du loup pour savoir s'il a vraiment compris, avant de me relever et me détourner, marchant en direction des premières maisons.

Fort heureusement, il est 2h du matin. Les rues sont désertes à cette heure de la nuit, sauf quelque irréductibles adolescent. Mais ceux-ci sont trop éméchés pour réellement me prendre en compte, mes blessures et moi. J'arrive assez rapidement chez moi, monte dans mon appartement et ne prends pas le temps de me déshabillé. Je vais directement dans ma cuisine, ouvre le frigo et sort un steak. Mais pas un steak haché de merde, non. De la bonne viande et ça ne m'ennuie même pas de la rapporter à mon petit sauveur. Je passe tout de même rapidement à la salle de bain, juste le temps de voir l'étendue de mes blessures, mais je guéris déjà et ça c'est bon. Sans plus attendre, me disant que j'aurais assez de temps plus tard, je repars de mon appartement et reprends la direction de la forêt.

30 minutes, allez-retour. Voilà le temps que je met avant d'arriver à nouveau à la lisière de la forêt. Et je me demande un instant si le loup est encore là. Peut-être est-il parti rejoindre sa meute? ça ne m'étonnerait même, je dois l'avouer. Mais j’aperçois la lueur bleutée de ses yeux et un sourire s'affiche sur mon visage alors que je m'approche de lui. Je m'engouffre dans la forêt et pose le steak sur le sol «Chose promise, chose due » déclarais-je en poussant un peu le beau morceau de viande vers l'animal, l'invitant à s'approcher.
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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 13:40


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______8 Janvier 2018.

Après avoir pris un peu de repos, nous continuons notre route. Je prends un chemin plus court, plus direct jusqu’à la ville, qui nous fera déboucher non loin du quartier de Rive Droite. Il restera quelques bonnes centaines de mètres avant d’atteindre la ville à proprement parlé. Et je ne l’accompagnerais pas là. Mais d’abord, il faut marcher entre les arbres. J’essaie de ne pas me laisser distraire par tous les stimuli qui me parviennent ; ça devient plus difficile alors que mon estomac commence à me tirailler. Or, Tao m’a promis un vrai et bon steak. D’autant que je ne compte pas l’abandonner ici, après ces heures à crapahuter dans la forêt. Le Maori se laisse faire, il suit mes pas sans se poser de questions. Après encore un bon moment de marche, à un rythme plus tranquille cette fois-ci, les lumières de la ville nous parviennent d’entre les arbres.

L’humain accélère l’allure, peut-être sans même s’en rendre compte. A présent c’est plutôt moi qui le suit. Lorsqu’il sort du sous-bois, moi je m’arrête. Je suis un peu triste, bizarrement. Je ne m’attendais pas à ressentir cela. Je m’assois alors, résigné, le regardant s’éloigner... avant qu’il ne s’immobilise et se retourne vers moi. Il fait demi-tour et s’approche de moi. Se mettant à ma hauteur, il tend une main amicale vers moi et me promet qu’il revient vite avec la viande, je n’ai qu’à rester ici. Je lui donne un coup de museau dans la main, indiquant mon accord. Alors qu’il repart vers la ville, je me trouve un coin un peu à l’abri, juste au cas où. Je m’allonge, sous les branches d’un buisson. Ma fourrure noire est parfaite pour le camouflage je dois dire.

Je prends donc mon mal en patience. Et réfléchi. J’aurais pu le suivre en fait. J’aurais pu l’accompagner en ville, puisqu’avec le couvre-feu, il n’y a personne dehors. Personne pour me remarquer, et se dire que je ressemble fortement à un loup, pour un chien. Ceci dit, cela reste encore trop risqué. Si on a le malheur de se faire arrêter... Mais Tao est censé être flic. Peut-être que ça nous éviterait les embrouilles. Cependant c’est vraiment trop risqué cette nuit, même moi je ne suis pas assez téméraire pour tenter à ce point ma chance. Se pointer en ville sous forme lupine est bien la dernière chose à faire. Donc le mieux à faire était vraiment de rester là. Je n’aime pas trop être laissé en arrière, et je finis par m’ennuyer, n’ayant pas grand-chose à faire. Le Maori mais une demi-heure à revenir, mais je l’entends de loin. Je le laisse approcher de la lisière de la forêt avant de me relever et de me dégager de ma cachette. A l’odeur de la viande, je commence déjà à saliver.

Il dépose le morceau de bonne viande – il déconnait pas – au sol, comme il me l’avait en effet promis. Je reste un peu à distance, avant de m’avancer délicatement. Dès qu’il est question de nourriture, ma nature me force à la méfiance. J’attrape bientôt le steak en me recule d’un pas de sécurité, avant de m’allonger. Je pose une patte sur le morceau pour le maintenir au sol et mords dedans avec plaisir. Je mange à une certaine vitesse, parce que j’ai un peu faim. Après ça, j’irais sans doute chasser, ou du moins essayer, histoire de ne pas mourir de faim quand après ma mutation vers ma forme humaine. Ça creuse toujours ça. Je jette de temps un temps à regard à Tao, qui me regarde dévorer ce steak qu’il imaginait déjà savourer. Je dois avouer qu’il est plus gentil avec moi maintenant, alors qu’il croit que je suis un loup, que lors de notre première rencontre. Sûrement car je n’ai pas de taquineries à lui lancer. Je dois être moins chiant en loup. En tout cas j’ai droit à des sourires attendris de sa part ; des sourires tout court en fait. Assez bizarre venant de lui, avant je ne l’aurais jamais imaginé capable de cela. Mais ça lui va bien. Et puis il me fait confiance aussi. Il est plus enclin à confier sa vie à un animal qu’à un de ses semblables. Cela le place encore à part dans la catégorie des humains banaux et inutiles.

Une fois la part de viande terminée, je me lèche les babines en fixant Tao. Comment le remercier ? Je ne vais quand même pas simplement tourner les talons. Mais avant ça, j’entends des pas, et des voix. Je me redresse vivement et tente de voir, en plus d’entendre et de sentir, qui approche. J’ai peu de doutes. Depuis la découverte des cadavres de loups, des civils ont décidé de prendre les choses en mains et organisent des rondes à la lisière des bois. Ils ont déjà été appréhendés, mais reviennent toujours. Je me demande si Tao a entendu parlé de ces types-là, vu qu’il est dans la police, néanmoins ce n’est sûrement pas son domaine d’expertise. Dans tous les cas, je m’approche de lui et tire sur son pantalon, lui indiquant de s’enfoncer un peu plus dans la forêt. Ces gars-là se montreront chiants avec l’arc de Tao... Je relâche bientôt ce dernier et commence à partir. Je trouve un arbre au large tronc à côté duquel je m’arrête, et presse l’homme de me rejoindre par une attitude agitée. Je me plaque ensuite au sol, me servant de la légère pente descendante pour me cacher un peu plus du groupe de patrouille.


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MessageSujet: Re: [Livre I] Even if you're not brave, pretend to be. No one can tell the difference   Lun 27 Mar - 14:40


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______10 Janvier 2018.
Le steak fait son petit effet. Le canidé le dévore, littéralement. Je crois vraiment qu'il avait faim le petit animal. Je l'observe, tête légèrement incliné sur le côté et me pose pas mal de question. Qui est-il ? Que fait-il ? Pourquoi n'est-il pas aussi farouche que les autres loups ? Depuis combien de temps n'a-t-il plus manger ? Mais surtout pourquoi m'a-t-il défendu, m'a-t-il protéger et m'a-t-il guider jusqu'à la sorti de la forêt ? Il est un peu trop intelligent pour être un loup normal. Je ne dis pas que les loup sont idiots, au contraire, mais lui il est plus … humain. J'ai l'impression qu'il possède une intelligence humaine et ça me trouble bien plus que je n'aimerais l'avouer.


Je fini par me redresser et regarder autour de moi. C'est pour ça, parce que mon attention est portée sur mon entourage que j'entends des bruits de pas éloignés, presque en même temps que le noirot est redressé sur ses pattes. Les sens en alertes, il regarde autour de lui. Je me lève lentement, le regard fixé fixé vers l'endroit d'où vient le bruit. Mais je n'ai pas le temps de faire ou dire quoique ce soit que le canidé attrape mon pantalon pour me tirer. J'hoche la tête et le suis rapidement. Je me cache derrière l'arbre, me plaquant à plat ventre sur le sol à côté du loup. Au même moment, trois hommes débarquent à la lisière de la forêt. Je me demande un instant pourquoi ils débarquent toujours tous à trois. D'abord les trois premiers loups, puis les trois qui ont réitéré l'attaque et maintenant ces trois hommes ? Ils ont un problème avec le chiffre trois aujourd'hui ou quoi ?

Je me redresse légèrement et vois les gens qui se sont arrêté au bord de la forêt. Je là où je suis, je peux entendre quelques paroles. Pas beaucoup, cela dit. Je sais juste que l'un d'eux à peur d'entrer dans la forêt, l'autre est fatigué et le troisième les engueule et les traites de beaucoup de noms plus charmant les uns que les autres. Intérieurement, je rigole de bon cœur. Sont pas très intelligent ces humains. Enfin peu importe. Je peux créer une diversion, mais je ne suis pas au meilleur de ma forme et comment justifierais-je ma présence? Et surtout mes blessures? Je décide donc de rester là, sur place.

En sentant le loup bouger à mes côtés, je pose une main sur son cou et le maintient au sol. Silencieusement, je lui intime par le regard de ne pas bouger. Et il me comprend. Se tassant d'avantage dans les feuilles, il reste sur place sans faire de bruit. Nous attendons bien 20 minutes là, sans bouger jusqu'à ce que les bas s'éloignent. J'attends encore bien deux minutes de plus et ce n'est qu'une fois le silence totalement revenu, que je me redresse. Les gens sont partis. C'est le moment pour moi de partir.

"La voie est libre" indiquais-je au petit noir qui se redresse. Je me relève et me dirige vers la lisière de la forêt. Les sens en alertes, je regarde autour de moi et, ne voyant rien ni personne, je m'avance dans la clairière qui borde la forêt. Je me retourne une dernière fois, capte le regard du loup, souris et hoche une fois la tête pour le remercier, avant qu'il ne se détourne. Je le suis du regard encore quelques instants puis me tourne à mon tour et repars vers chez moi.
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