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Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !
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MessageSujet: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:06

Morgane De Beauregard

Feat kate beckinsale




Date de naissance un jour en 1522
Ville de naissance Mérindal dans le Luberon
Métier Garde
Groupe et place dans le groupe La chute fut brutale, je passe de Sire, a simple garde. Je dois donc tout recommencer, mais quelques part, je me dis que cela tuera mes longues années et me donne de nouveaux objectifs, avec l'atout d'avoir déjà eu a passé par là.
Pouvoir Aciermancie, Ce pouvoir permet de faire apparaître un objet ou une arme en acier.


Surnom Aucun, sauf les nom oiseau qu'un vil enfant trop gaté de l'époque Empire aime a me donner.
Situation familiale Célibataire ou pas cela dépend de mon humeur.
Orientation J'aime les hommes et les femmes
Lieu de résidence Valhöll


Je suis un citoyen du pays
Je suis fidèle à  Pour les vampires, indiquez votre chef de lignée Myklebust

Crédits Torben


Patiente » Sarcastique  » Déterminer » Sadique  » Hardie » Manipulatrice »




An - 1522


1522, naissance de Mathilda, fille. de Jeanne et de Constant Moulin, famille de petits bourgeois issus de Savoie, qui s’installa quelques années plus tôt dans le Lubéron. Il furent persécutés pour leur religion des pauvres de Lion et exterminés.
1532 à 1535


L'affaire commence en 1532 lorsqu’ Eustache Marron, de Cabrières, délivre des prisonniers arrêtés pour avoir protesté contre l'enlèvement de leurs filles. La compagnie royale est pourchassée de la Roche-d'Anthéon à l'abbaye de Silvacane. Onze vaudois sont pris et ils sont brûlés le 5 avril 1534. L'incident qui doit permettre l'extermination des Vaudois est trouvé. Mais une longue lutte de procédure va s'engager avec des alternatives diverses avant que la croisade puisse être engagée, et les hésitations de François 1er sont le reflet des incertitudes de la monarchie française face à la réforme. Cependant les nuages s'accumulent, de plus en plus menaçants, jusqu'au jour où éclatera un orage que les pauvres de Lyon ont peut-être cru pouvoir éviter. Après l'affaire de 1532, les évêques d'Apt, de Sisteron, de Cavaillon, pourchassent les vaudois dans leurs diocèses respectifs et l'inquisiteur de la foi à Turin est prévenu qu'un grand nombre sont originaires du Piémont, ce qui entraînera une nouvelle persécution dans les vallées alpestres, celle de 1535. Cette même année 1535, les vaudois adressent une supplique aux protestants allemands que les Suisses appuient avec une copie de leur confession de foi, afin qu'ils interviennent auprès de François 1er...
1534 à 1539


Mathilda feat Morgane fait partie de la levée de prosélytisme par le recteur résidant à Carpentras. Durant une année elle passa avec de nombreuses autres fillettes de monastères en couvents, mais la guerre menaçant, elle est finalement envoyée dans la pieuse Bretagne dans le Carmes de Nazareth à Vannes.
1539 à 1544


Elle est placée comme servante dans la Maison du Vicomte de Rowan, où elle séduit l'héritier de la maison et lui donne un fils bâtard, en 1544 on s'empresse de le lui enlever et de la vendre une bouchée de pain à Madame de Rouillon, petite aristocrate qui fit son nom dans le domaine des arts du plaisir.
1545


Le 16 JANVIER 1545, Le roi accepte L'EXTERMINATION DES VAUDOIS. plus de détails ici
1544 à 1548


Elle devient simple fille de joie dans une maison de plaisir au Mans, où elle apprendra de la bouche d'un soldat éméché de la garde royale de passage au Mans l'extermination et les sévices faits à sa famille. Prise d'une rage dans limite, elle tue celui-ci en prenant bien le temps de le torturer. Face à l'horreur de son acte, la maquerelle l'exile dans une maison bien moindre à Saint-Malo.
1548 à 1550


La position stratégique du port est l'objet d'une place-forte en construction pour le compte du royaume de France qui ?uvre depuis un siècle à faire de la ville une véritable forteresse contre les Anglais. Monastère et Lupanar grandissent et s'offrent le luxe de garantir aux marins et ouvrir quelques bonnes nuits au chaud durant les grandes tempêtes. Petit domaine de non-droit la cité se farde de vices et de plaisirs, même les moines s'enrichissent au gré des passages. Les femmes y sont traitées comme des jeux et souvent mal nourries, le viol et le meurtre y est monnaie courante dans des petites ruelles étroites et sombres.
1550 à 1573


Mathilda malade, brisée, est retrouvée dans une ruelle de Saint-Malo par un sombre homme (rabatteur) dont elle ne verra jamais les traits, celui-ci lui administre une potion sans nom et prend soin de la tenir en vie. C'est près de trois semaines, un mois plus tard bien qu'encore faible et emprisonnée dans une sombre cave aux allures d'enfer et de nécropole qu'elle fait la rencontre d'une sombre femme aux traits d'ange et aux cheveux ébène (Caroline d'Estouteville épouse de Nicolas Fils Bâtard de François premier). Durant une année, la noble femme jouissant de par son mariage des richesses de bonnes noces avec l'unique bâtard du bon roi François premier mort deux ans plus tôt s'adonne avec soins et délices à l'éducation de la jeune humaine, la pliant à son désir de faire d'elle son amante, son jouet et enfin sa première enfant engendrée. Dupant son époux Nicolas jusqu’à sa mort où armée de la richesse de son époux et de sa jeune Mathilda qu'elle prénomme Morgane (devenue avec délice sa maîtresse) officiellement sa cousine venue de Bretagne à son jeu favori de tordre les esprits, elle s'infiltre au c?ur des belles cours de France, profitant des troubles dus à la guerre des religions et aux morts successives de plusieurs roi Valois et la prise de pouvoir du vert Galant. Durant plusieurs années, les deux femmes ?uvrent, tuant au besoin quelques riches dames pour prendre leur identité apportant richesses et bien à leur reine vampire légitime.
1573 à 1750


Elle vit sur le Domaine de la lignée où on la forme à l'art de la guerre, du combat, elle effectue plusieurs missions comme simple soldat.
1750


C’est en 1750 qu’on lui confit la mission de recruter de nouveaux membres, d’engendrer à son tour des enfants pour sa maison. Son choix se portant un temps sur l’Angleterre où il ne lui faut que trois mois pour conquérir le c?ur d’un jeune espion, c’est cachée dans sa cabine pendant les traversées vers calais qu'elle ?uvre, mal lui en prend car il ne survit pas, et elle manque de mourir aussi.
1751 à 1758


Elle engendre en Autriche trois vampires et les apporte à sa Lignée.

1760 à 1795


Elle est envoyée pour surveiller les petites affaires des maisons concurrentes, première rencontre avec Alban. Durant près de vingt années, une sorte de jeu carnassier s'établit entre eux. Profitant de la révolution et des tensions inter-royaumes, le but ? Faire qu'il tente de la tuer et inversement, alors qu'ils ont l'ordre de ne pas rentrer en guerre ouverte l'un comme l'autre.
1795 à 1796


Elle rencontre Johannes Von Reiner, avec qui elle entretient une liaison et tente de le joindre à elle. Alors qu'elle pense l'affaire conclue, il s'échappe...
1796 à 1813


De retour au château de Beauregard où elle a été engendrée par Caroline en 1554, elle s'établit comme fiancée d'Alexandre Edmond de Talleyrand-Périgord, ?uvrant à sa dévotion, et gravite dans la cour de Napoléon par leurs proximités, engendrant Samuel, jeune capitaine de la garde royale. Elle fuit les noces pour rejoindre la Russie courant février de l'an 1813, prenant le nom de Beauregard. Elle Quitte le front Russe pour présenter Samuel et finalement retourne en Saxe en octobre pour engendrer Johaness, mort de Caroline.
1936 à 1950


Elle participe au conflit mondial et combat dans de nombreuses batailles aux côtés de ses hommes, sous les ordres de Wilfrid et d'autres. Elle croit y perdre Johannes et réalise qu'il est réellement son point faible. Elle prend dès lors des distances pendant plusieurs mois, ?uvrant à la chasse aux sorcières au sein des Myklebust et identifiant tous ceux qui sont allé trop loin pendant la guerre. Elle élimine tous ceux qui ont fait courir un danger à la lignée ou au secret de l’existence des vampires. Elle deviens Sire en 1950, troisième second de la maison.
Janvier 2000


Johaness tue Alban qui se fait avant sa mort un devoir de programmer la chute de la belle ne l'ayant pas épargné par le passé. Johaness s'abreuve dès lors de sa haine contre elle et tente de la tuer, éliminant un garde, il est sanctionné, elle entre pour sa part en disgrâce pour sa clémence et est envoyée en Norvège pour devenir simple garde au plus bas des échelons.
An - 2016


Elle apprend la venue en Norvège de Johannes et commence a se dire qu'elle va devoir faire face et faire un choix.




Salut à tous ! Moi c'est Jerry. J'ai 29ans et j'habite Dans Pays Basque. Je suis arrivé(e) ici par le biais Torben et la première chose que je me suis dite c'est Jolie Bannière. Si je peux donner mon avis sur le forum, Les points forts, faibles et à améliorer du forum selon vous. J'estime ma présence sur VR, hors absence ou ralentissement à /7. Si je suis puis dire un dernier mot ce serait j'ai la pression pour être au niveau lol ?! Et votre menu de navigation n'offert pas accès a l'index. Je me perd totalement avec. oh et si mon dernier mot humm Pouet !. Je finirais par vous dire que


Comme tout le monde, vous n'avez pas pu vous empêcher de regarder la vidéo... Ou du moins de lire dans la presse ou encore de voir à la TV des journalistes en parler. Qu'en pensez-vous? Quelle a été votre réaction?

Ceci est fâcheux, bien que prévisible. Depuis quelques années, les secrets ne semblent plus aussi solidement tenus que par le passé. Les légendes et rumeurs semblent prendre doucement vie et ne plus s’en tenir à l’imagination des humains. Pire ce qui en découle semble parfaitement répondre aux affres d’une prochaine guerre de religions et de chasse aux démons. N’avons-nous retenu aucune leçon de l’histoire, de la capacité de l’homme à s’auto-détruire et à se nourrir de la moindre croyance pour prendre quelques avantages. Il y aura donc forcément une suite à tout ceci. La bonne question est à qui profite l’exposition, pourquoi n’affiche telle pas certaines races et où cela nous conduira-t-il ?

Dans tous les cas ce n’est pas aux humains de choisir notre avenir, leurs lois, leurs chasses aux monstres doivent être contrôlées, surveillées, au besoin maîtrisées, n’a-t-on jamais vu une poule dire à l’homme de suivre ses règles ? Non et bien ici c’est pareil, l’homme réalise qu’il n’est pas le haut de l’échelle et ne le sera jamais. Je refuse l’idée d’être l’homme qui écoute les lois de la poule. Cependant je sais aussi que quelque sera le futur, je ne suis pas en position de choisir, ma disgrâce ne me donne plus loisir de m’exprimer sur quelques sujets. Et si l’idée d’un avenir parqués comme les juifs durant la seconde guerre, ou forcés à boire du sang rationné me déplaît, je devrai composer avec si tel est le bon plaisir de ma maison. Bien que je doute que ma reine accepte l’idée de finir telle à ces Cullen de cinéma avec pour seuls repas quelques biches et Bambis qu’on nous aura gracieusement apporté entre trois barreaux pour s’assurer que l’on ne proteste pas. Je m’emporte sûrement, pas vrai, je m’avance clairement. Mais dans tous les cas cette vidéo peut parfaitement nous conduire à ce genre de destin. Il nous faut donc trouver les coupables, les détruire comme on détruit nos traîtres. La loi est dure mais c’est la loi !

Jamais le soleil de brille dans l'ombre


Trumblr



La peur était partout, la nuit tous les habitants du petit village se cloîtraient dans leurs maisons de bois et de chaume, cherchant au mieux la sécurité. Les plus chanceux possédaient assez d'argent pour placer des barreaux à leurs fenêtres et avoir des constructions faites avec de la pierre de taille, les plus pauvres eux n'avaient que leurs prières. C’est dans ce contexte tendu dans le Luberon, au nord de la Durance dans un petit village sans importance, que ma mère me mit au monde, cadette d’une famille comptant déjà sept enfants. Ce jour aucune joie, aucun sourire ne naquit à la vue de mon visage poupin. Voilà près de neuf ans que mon père avait obtenu ses terres, pour avoir bravement servi Charles III dans les conflits de religions de Genève. Mais à l’aube de ma naissance, celui-ci s’amplifiât et gagna d’autres villes de Savoie, C’est donc profitant de ces temps de troubles que le Comtat Venaissin s’adonna doucement mais sûrement sous le couvert du légat du pape et le recteur résident à Carpentras, à de nombreuses tyrannies sur nos terres. L’une d’elle causait l’émoi de ma mère en ce jour, face à mes traits encore rougis de ma natalité récente. Depuis près d’un deux, l’église catholique, refusant la religion des pauvres de Lyon, telle qu'ils se plaisaient à la nommer, faisait à de nombreuses reprises œuvre de levée des enfants, visant en particulier les filles entrant en âge de se marier afin de les placer dans des monastères ou établissements religieux et ainsi s’assurer leurs loyautés à la dite bonne religion chrétienne. Mes parents avaient ainsi vu partir quatre de mes aînés et ne doutaient déjà plus qu’un jour mon tour viendrait.

C’est donc sans grande innocence que je vis les années s’écouler, si mes parents n’étaient n’était pas les plus pauvres, ils ne faisaient pas pour autant figure de grands maîtres terriens, l’église veillant au moindre grain gagné, a la moindre abondance. Doucement mais sûrement, les murs de la belle demeure offerte se tapissaient de salpêtre dont mon père cependant tentait de tirer profit par la vente aux armées qui en faisaient la demande, profitant de cette entente, il tenta de changer sa mauvaise fortune à l’aube de mes neuf ans. Est-ce par amour pour ma mère qui ne supportait pas l’idée de perdre sa dernière-née ou par rébellion ?  

Ce qui s’en suivi ne fut que représailles, aucune aide ne nous fut apportée, au lieu de cela, la compagnie royale fut déployée pour pourchasser les instigateurs…

Chaque nuit durant des jours, dans l’ombre de ma chambre, j’observais au loin les torches des soldats éclairer une fois de plus la campagne à la recherche des protestataires.  Mes parents craignaient pour nos vies, la colère montait aux alentours et mon père nous délaissait de plus en plus, accompagnant les villageois et tentant de calmer les soldats ou plutôt les chasseurs venus en nombre, mère quant à elle, tentait une fois le couvre-feu en place de calmer la furie croissante de mes frères, remplis de leur jeune fougue. Durant deux années les soldats firent régner l’ordre, continuant à traquer le moindre des récalcitrants aux prochaines levées.

J’avais à présent dix ans et onze hommes se trouvaient dans les geôles, attendant leurs sentences, onze familles endeuillée quant à l’aube de mes douze années, ils furent jugés et brûlés sur la place centrale de Vaudois. Cependant tous savaient que le climat ne se calmerait pas avec de simples coupables incinérés.

Les levées reprirent, et j’en fus de la somme, me retrouvant conduite comme une esclave, un simple bétail de ville en ville vers une destination inconnue, vers un paysage plus frais, moins montagneux, et au rivage abrupte.


Je n’appris que plus tard le destin des miens. Bien des années passèrent dans l’innocence de leurs destins.

A l’aube de mes dix-sept ans après de longues années comme servante dans un monastère breton converti par la foi chrétienne, j’entrai au service des Rohan, simple femme de chambre au visage trop interpellant, je fus rapidement, mise en garde par la Vicomtesse qui voyait son fils un peu trop entreprenant, sous le regard de sa jeune épouse pas encore honorée par lui, car cadette de quatre ans de l’héritier. Elle n’avait pas encore l’âge de procréer en toute sécurité. Mais je ne m’en souciais gère. En toute réalité j’étais même amusée de l’attrait des hommes sur ma personne. J’inspirais à un autre destin, à une vie plus faste. Et si pour se faire mon minois devait m’aider, alors j’étais prête à prendre le risque de quelques coups de bâton de la vieille Vicomtesse. Je mis au monde un bâtard à l’aube de mes dix-huit ans, qui me fut rapidement enlevé, je ne sus jamais ce qu’il devint. Ce que moi par contre je devins fut une autre affaire. En ce temps avoir un fil bâtard était courant, mais l’avoir avant la femme légitime provoquait quelques soucis et si j’avais sous ma coupe le jeune héritier. Je n’avais pas gagné le cœur de sa mère qui ne manqua pas l’occasion de voir son fils partir en guerre pour le compte du bon roi François, pour me vendre à une maison de joie, telle une simple rien dont on se débarrasse.


Les détails de ma vie, je vous les passerai, ce que je peux vous certifier par contre c’est que c’est là que j’appris par bien des façons les faiblesses des hommes.

Durant quelques années on me plaça dans une maison du Mans, fort heureusement pour moi, l’établissement était noble, planté dans une demeure agréable, aux fenêtres donnant sur la belle cathédrale, fraîchement risible de voir les hommes de passer se confesser aux coups de fesses et de coups de fesses aux confessions, parfois, les deux en même temps. On pourrait croire que ma vie était lugubre, dure, mais ce ne fut pas le cas. Par bien des points du couvent au lupanar, il n’y avait qu’un pas. Je vous avouerai même que mes années de labeur à lisser les cierges furent rapidement mises à profit. On m’instruisait aussi à l’art de l’avortement par les plantes, ou encore la mise en place d’un boyau de mouton.

Durant quatre années ma vie se passa de plus de commentaires…

J’avais vingt-deux ou vingt-trois ans quand un homme trop bavard à une table de jeu se mit à parler de ses campagnes passées.

C’est ainsi que ma vie bascula une nouvelle fois. Attentive à ses rires, à sa voix, revancharde, il se mit à parler de Mérindol, des cent cinquante-quatre vaudois arrêtés, de la peur dans le regard des femmes, des sévices qu’ils subissaient durant des jours. Il se railla de longues heures et de nombreuses histoires. Et pour ma part je sombrais doucement mais sûrement dans l’enfer de mes souvenirs, de la colère, de l’amertume. Ce fut cette nuit-là que je pris ma première vie. Je m’adonnai à mettre en place tout le savoir appris sur le morceau de lard. Et alors que mon corps le chevauchait, qu’il lui offrit de jouer à un jeu, un jeu délicieux dont il ne se remettrait pas. Armée de mon air le plus innocent, il accepta et c’est ainsi que je l’attachai au lit et le bâillonnai. Les heures suivantes se passèrent dans le tourment pour l’homme, morceau par morceau je m’appliquais au découpage de chaque morceau, de chaque partie, me fichant de mon devenir, prise d’une frénésie meurtrière.

L’aube venue, c’est les hurlements d’une des filles qui se soulevèrent alors qu’elle me trouva couverte de sang aux pieds du lit, le regard vide, un sourire sur les lèvres.

La suite ?

Elle se passa sans grande surprise, la maquerelle cacha les restes en nourrissant les chiens, jour après jour. Quant à moi, je fus envoyée sans plus de clémence vers une petite ville portuaire, bien moins propre, moins douce. La mortalité était monnaie courante, les maladies tout autant. Les hommes de la mer rustres et sales venaient faire leurs affaires et celle qui n’apportait pas chaque semaine son montant était durement punie. De ces deux années, j’appris l’endurance de la douleur, de la faim, des maladies si bien qu’à l’aube de l’an de grâce mille cinq cent cinquante-trois et de mes vingt-huit ans, que trop malade, on me laissa sur le port, ne voulant payer le croque-mort.

Doucement je voyais ma vie s’envoler, mes forces me fuir, le froid semblait trancher met chaires, quand ce n’était pas la brûlure de la fièvre qui m’emportait dans des divagations. Mon état lamentable ne fit pas reculer quelques vautours qui abusèrent de l’épave. Moissonnant leurs luxures sur ma peau, combien de temps passa ainsi attendant la mort, mon corps ravagé, soumis et brisé ? Je ne le saurai jamais. Je repris conscience faible et détruite dans une pièce sombre, humide…

Mon corps est devenu comme une prison pour moi. Il refuse de se mouvoir, le peut-il seulement ainsi enchaîné à ce mur alors qu’au loin je peux entendre les crises déchirantes d’hommes et de femmes ? Je me mure dans le silence, faisant de la douleur une arme protectrice contre ce monde qui m’entoure. Peu à peu les sons extérieurs s’étouffent, deviennent lointains. Mes battements de cœur raisonnent dans mon crâne, ils semblent soudainement si vifs, puissants, comme un chant hypnotique qui vous transporte et me fait oublier le poids de ma vie en cet instant...


Un tam-tam qui sonne, une sonate de plus en plus puissante, les souvenirs à présent cherchent le chemin de mes pensées comme des vagues résiduelles, ils se mettent doucement à défiler et à s’effacer par instant devant le rideau mortuaire de mes iris. Je cherche à y trouver de bons souvenirs et à repousser les mauvais qui cherchent à les corrompre, pourtant le combat est vain. Mon cerveau cherche à comprendre et à résoudre les trous qui m’ont conduite ici…

Tout semble pourtant si lointain et si proche à la fois, doucement je relave ma main alors qu’un bruit de chaînes me fait instantanément serrer la mâchoire. Me redressant douloureusement, je glisse mes doigts sur la marque et referme les yeux alors que je fais le constat que je suis dans le noir le plus profond.

Furieuse, me repassant les mots de ce monstre sans visage qui tout en appliquant son infusion dans ma bouche, m’explique ce que je suis à présent, ai-je rêvé ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Comment en suis-je venu à ça ? Pourrais-je seulement me voir comme telle ? Comme une esclave.

J’ouvre les yeux sur l’obscurité quelques secondes, le temps ne semble plus avoir de prise pourtant je m’attache. Mes doigts se détachent de la petite marque qui me brûle et je remonte doucement mes jambes sur mon ventre, entrecoupant mon souffle des courbatures.

Je me revois sur le sol, l’odeur d’urine, je ressens ces corps qui m’entravent, s’amusent de mes entrailles à grand renfort de leurs membres durcis. Je ressens leurs bouches et leurs dents avides de leurs jouissances, je ressens leurs liquides visqueux qui s’étend sur moi…

Soudainement mon esprit divague et je me retrouve au bord du lac la nuit tombante à parler à mon père alors qu’il lance une nouvelle fois un galet dans l’eau, repoussant le poisson vers les filets de mes frères.

L’image défile rapidement avant de me retrouver à nouveau entrecoupée de hurlements, de cris, de pleurs autour de moi, alors que cette odeur horrible peu à peu semble vouloir s’infiltrer dans ma peau. La brutalité des gestes des hommes alors que dans une telle obscurité il m’est impossible de voir nettement ce qui se passe et que je tache au mieux de ne pas déferler leur rage sur moi comme ils viennent de le faire avec une jeune femme qui a tenté de les combattre. Je pousse un profond soupire, tachant une nouvelle fois de repousser le flot des flashs et fixe mes pensées sur une faible lueur émergeant du dessous de la porte.

Peu à peu le calme me gagne, appliquant les conseils que Blanche, une fille morte depuis des mois qui partageait ma couche dans le lupanar m’avait si souvent répété quand par un coup du sort un cauchemar s’en prenait à mes songes. C’est particulier comme tout peut ainsi s’adoucir par le simple souvenir d’un moment, la chaleur m’enivre en parfait contraste avec la fraîcheur de ma prison. Mon imagination avait souvent été la clé de ma force et ce soir encore elle trouve sa source. Je me fixe sur un instant passé de ma vie, sur le plus improbable instant que j’avais pourtant autrefois maudit et c'est le plaisir de donné la mort qui s’invite. Je me retrouve en quelques secondes plongée dans la douceur de la vengeance...

Soudainement mon esprit perdu dans la contemplation d’iris sombre de ma mort m’emporte à nouveau dans une folle course comparable à un saut dans le vide où les seuls moments de paix sont éphémères. Une vague de souvenirs douloureux s’abat à nouveau sur moi et une nouvelle fois les mots esclave, lois, respect, obéissance, mort et punition reviennent hurler dans mon crâne, me ramenant là où je refuse d’être. Là où mes plus amères désillusions étaient logées et semblaient être le plus pénible instant de ma courte existence.

Toute personne normale aurait sûrement pleuré, hurlé comme ces autres dépérirent à un même destin animal domestique. Mais aucune larme ne veut soulager mon être, alors que dans la pénombre mon cœur chante encore cette sonate à la vie et à la survie, mais il n’est plus le seul son que mes oreilles captent. Un martèlement se soulève, doux, décidé et ferme. Si sur le moment je n’arrive à reconnaître les bruits familiers de talonnettes sur le pavé, je sais cependant que ce qui approche n’est pas amical.

Pourtant parfois une toute petite chose peut changer notre vie, en un clin d’œil quelque chose arrive par hasard, quand vous vous y attendez le moins et vous prenez un cap que vous n’aviez pas planifié, vers un futur que vous n’auriez jamais imaginé. Où cela va-t-il vous mener ? Seul l’avenir vous le dira. Nous recherchons tous la lumière, mais parfois pour trouver la lumière il faut se confronter à l’obscurité. En tout cas c’est ce qui m’est arrivé. Pour certains j’étais encore une enfant. Pour d’autres, une femme. Dans le fond on peut se demander qui suis-je à présent ? Sans l’ombre d'un doute je vous répondrai que je suis une parmi tant d’autres ici, à attendre que les chaînes du destin se fendent pour que j’entrevois une route. Je n’ai jamais prétendu être plus importante ou plus forte qu’une autre durant cette piètre vie humaine. Je n’ai jamais pensé non plus être plus faible. Croire en soi était-il y une faiblesse ou une force ? En cet instant j’en étais clairement convaincue, aussi simplement que mes sentiments, mes croyances et ma foi en ma capacité à survivre étaient les seules choses encore capables de faire de moi un être unique dans cette drôle de fourmilière d’outre-tombe où l’on m’avait enfermé.

Le bruit de la serrure raisonna, mon regard se braqua sur cette porte alors que le cœur au bord des lèvres, je me maudis de n’arriver à le calmer. Péniblement, je me redressai, trouvant un certain soulagement au mur froid qui caressa mon dos alors qu’une lumière s’infiltrait et que la porte s’ouvrit sur une femme aux vêtements carmins et au teint d’albâtre. Ses longs cheveux ébène encerclaient son visage, ses mouvements félins et gracieux ne laissaient place à l’ombre d’aucun doute. Alors que je resserrais l’entraîne dorsale du mur à son approche, baissant spontanément les yeux et détournant le visage.

Comme l’on peut être sot de croire que ce que l’on ne voit pas peut aussi vous oublier, pas vrai ?


Sa main d’une fraîcheur sans commune mesure se glissa sur ma peau qui s’enflamma alors qu’elle me força à complaire et qu’elle me détailla d’un air indéchiffrable.

« Ton nom ? » Sa voix cristalline semblait chanter une mélodie que je n’étais pas certaine de vouloir écouter, pourtant me revinrent une nouvelle fois les mots de l’homme et sans que je ne puisse comprendre, l’instinct de survie sûrement, ma voix raisonna doucement dans ma cellule.

« Mathilda, madame… » Dis-je un peu trop poliment à mon goût, mais sur le moment soulagée de n’avoir pas encore vu mon dernier souffle poindre à l’horizon, alors qu’elle se détournait de moi sans plus d’intérêt pour moi et sorti de la pièce sans fermer la porte. Je plantai alors mes iris dans la lumière, tachant de rapidement m’acclimater à cette lueur que je n’avais pas eue depuis mon arrivée en ces lieux. Rapidement elle réapparu armée d’un seau qu’elle délaissa au centre de la pièce et revint vers moi, attrapant mes poignets pour les détacher des lourdes chaînes qui entamaient la chair et cercla mon coup d’un collet de pointe et d’une nouvelle chaîne amovible.

« Commence par te laver ! Et n’omets aucun endroit où je te fais laver jusqu’à ce que ta peau se détache de ton corps. » Sa voix une nouvelle fois semblait chanter une mélodie si suave que je pourrais aisément la comparer à une sirène ensorceleuse. Sans un mot, je m’avançai faiblarde dans la lumière, et plongeai mon regard sur le seau.

Serrant sans le vouloir les poings contre mon corps. Je poussai un court soupire et une profonde inspiration puis m’exécutai, commençant pas retirer ma robe souillée de mon sang séché et toute sorte de restes et la fis glisser sur mes jambes douloureuses, me retrouvant frissonnante dans la froideur de ma cellule dans mon plus simple appareil, juste armée de vieux bas jaunis pas l’usure. Mon geste s’arrêta et je tentai un regard vers sa présence avant de replonger mes yeux sur le seau et d’attraper l’éponge pour la glisser sur ma peau qui s’étreint d’une chair de poule. Je m’appliquai à passer en revue chaque partie accessible et fini par me mettre à genoux sur le sol poisseux, tendant la main vers elle pour lui donner l’éponge et poussant mes longs cheveux sur le côté. Alors que mon dos se dessinait à son regard.

« S’il vous plaît, je ne peux atteindre cette partie seule, madame… » Murmurai-je, bien décidée à ne pas me faire avoir par une demande impossible.

« Pose ce linge et relève-toi. » Sa voix cristalline résonna contre les parois et sans un son je laissai tomber sur le sol glacé l’éponge, me redressant, tout en restant dos à elle. Mon regard détaillait l’ombre de mon corps à demi-nu sur le sol, cherchant à pousser mes sens pour anticiper ses mouvements. Mais rien, pas un son ne me parvint alors que ses mains glacées m’entravaient et me firent quelque peu sursauter. Une nouvelle fois, je serai les dents pour reprendre de la constance alors qu’elle m’entraînait près du mur et dans des gestes calmes mais précis, m’enchaînait à nouveau de manière à ce que je ne puisse plus jouir d’une assise ou du soulagement du sol. Ainsi placée, je ne pouvais avoir comme horizon que la pierre de ma prison, la mousse et la crasse qui les recouvraient. Pur paradoxe que je notais de vouloir faire du propre dans la fange.  Elle n’ajouta rien pas un son, pas un bruit, ce fut l’obscurité et le son de la porte qui me signifièrent son départ. Sur l’instant, j’eus envie de fondre en larmes, avant de réaliser que je n’avais pas entendu la serrure, simple havre de sécurité dans ce monde sous terrain, oh les mots démons, vampires avaient fait leurs chemins à mes oreilles et à mon esprit perdu. J’inspirai profondément, suppliant mon imagination ou mes souvenirs de me venir en aide une nouvelle fois. Alors que ses talons carillonnaient dans les pleurs et hurlements des autres détenus. Peu à peu, mes souvenirs remontaient et comme toujours par vagues, pas assauts successifs. Chez moi, pas de petits flashs, pas de moments d'égarement, mon imagination était comme la marée, montant inéluctablement, elle recouvrait la réalité et me conduisait dans un refuge qui seul pouvait faire de moi une survivante à ces moments destructeurs. Le temps semblait alors s’arrêter et une seconde se changer en heures, en journées, en semaines dans mon imagination, je me retrouvais comme emportée bien loin de ce trou empestant la mort. Que ce soit dans le passé ou dans une aventure imaginée, je prenais tout ce que mon cerveau m’offrait, du moment que ma réalité s’effaçait.

Mais là, pas de paix, non, la fraîcheur avait ravivé ma mémoire et là où jusqu’alors je n’avais eu que des bribes d’instants, se trouvaient à présent d’autres hurlements qui raisonnaient à mes oreilles. Le feu crépitait encore dans l’âtre, alors que je tenais dans ma main un simple tisonnier en fer forgé, une protection futile face à ceux qui m’entouraient, un simple rempart illusoire qui pourtant était en cet instant pour moi ma seule véritable clé de survie. Mes pieds nus dérapaient sur la masse de soupe au sol alors que je contournais la table, réalisais-je seulement qu’il venait me prendre ma vie ? Non, l’adrénaline faisant sa route, je ne pensais qu’au moyen de ne pas finir comme les autres, loin de leurs foyers, a jamais disparus et perdus pour les leurs.

Je m’étais réveillée quelques minutes plus tôt par le bruit de la grille du portillon qui se trouvait sous mes fenêtres ouvertes par ces nuits d’une douceur parfaite. Je n’y aurai vu là qu’un départ ou retour d’un de mes frères, si ce n’est que le jour n’était pas encore jeune. D’un pas malhabile, je m’étais alors glissée hors de ma chambre après avoir enfilé un simple lainage. Nue pieds, je dévalais d’un pas tout d’abord calme les marches vers le salon, me glissant avec prudence dans le couloir, alors qu’au loin se soulevaient des éclats de voix dans l’obscurité. L’atmosphère avait changé, là où j’avais trouvé de la douceur en m’endormant, ne se trouvait à présent que froideur et plaintes de ma mère. Face à moi à présent deux soldats amusés et l’homme chargé de prendre les enfants.

Un frisson me parcourut l’échine alors qu’une odeur de sang me montait à la gorge. M’arrêtant net, je plaquai mon dos contre le mur en torchis. Mon regard se porta vers la faible lueur du salon où la cheminée crépitait et mes mains se figèrent sur ma bouche alors qu’on m’attrapait sans ménagement…

Le flot de mes souvenirs s’envola en fumée alors que le son des talons martelant les pavés remontait en appel dans mes oreilles. Mon souffle plus calme, je plantai mon regard dans l’obscurité et, contre tout attente, un sourire se dessina sur mes lèvres. *Lui plaire, elle est ton moyen de sortir d’ici. Dans le fond, un vos mieux que des centaines, ici ça sera bien moindre. * Me dis-je, tout en effaçant mon sourire dès que la porte s’ouvrit.

« Tu vas avoir de l’aide pour achever de te laver, souillons. » Fit-elle tout en retirant les derniers lambeaux de tissu qui recouvraient mon corps avant de s’adresser à l’homme, plus bruyant qu’elle, à ses côtés.

« N’oublie aucun endroit ! » Chanta-t-elle d’un ton froid mais à la fois amusé. Je serai les dents, clouée devant ce mur, dénudée et frissonnante, encore humide de ma toilette de chat. Déjà mon regard était ailleurs, bien loin de ma cellule, bien loin de cette nuit… alors que la voix de mon père me martelait encore et encore. « Sois courageuse, forte, les filles ne survivent en ce monde qu’ainsi. » Je pouvais sentir sa main dans mes cheveux, son pouce effacer mes larmes d’enfant au cœur de la nuit et, là où la puanteur était reine, je décelais son parfum unique. Mes poings serrés sur mes entraves, alors que les gestes de cet homme se glissaient sur ma peau, dans une lenteur écœurante, son corps me frôlait par instant et j’avais par moment tout loisir d'imaginer ce qu’il me ferait si le vampire, le démon ne nous détaillait pas sans relâche. Et me confortais dans l’idée qu’il ne pourrait jamais mieux que ces autres, dans mon agonie. Je pouvais sentir son aura, son regard aussi clairement que le linge humide qui violait l'intimité de ma peau. « Sois courageuse, forte, les filles ne survivent en ce monde qu’ainsi. » La voix salvatrice remontait une nouvelle fois alors que la main de l’homme s’infiltrait entre mes cuisses cherchant à plonger entre mes lèvres pour bien s'y attarder.

Qu’espérait-il à jouer d’autant de douceur ? Pensait-il me rendre fébrile, me faire partager le désir qu’il imposait à ma vue par instants ? Pour cela, il aurait fallu qu’il soit un homme et non un animal asservi. Je fermai les yeux, penchant la tête en arrière tout en me mordant la lèvre, provocatrice autant que faire se peut, je ne prenais aucun plaisir à leur faire croire que je trouvais là un quelconque plaisir. Non, je me délectais simplement de la douleur de cet idiot qui n’aura que sa main pour se soulager. Certes, la femme qui me détaillait pouvait décider de me rendre la vie encore plus dure qu’elle ne l’était, mais si j’en jugeais de ce que l’homme sans visage m’avait dit, j’allais être comme lui, comme ce soumis, à devoir faire plaisir et satisfaire des âmes damnées. Me tuer avant d’avoir eu la chance de me briser n’était clairement pas judicieux, pas vrai ?

Les minutes semblaient passer dans une lenteur frôlant la limite de mes nerfs, mais alors que j’allais mordre verbalement. Il recula sans dire un mot me laissant seule avec la femme en rouge…

J’inspirai profondément, cherchant à retrouver un peu de calme, alors que ses talons cliquetaient sur le sol, me rappelant pourtant ne pas l’avoir entendu sortir un peu plus tôt. J’avais bien des choses à apprendre de ces êtres étranges et légendaires de par les folklores régionaux, n’ayant jusque-là eu affaire qu’aux vermines humaines de tout rang et toutes religions tangentes. *Reste calme, docile, un vaut mieux que cent. *  Me répétais-je une nouvelle fois, alors qu’elle détachait mon cou, et que je me massais d’un geste calme mes poignets, pendant qu’elle s’affairait à placer un nouveau jeu de d’attaches un peu plus étroites et courtes. Mon regard la fusilla bien malgré moi, mais je ne pipai une nouvelle fois aucun son, glissant les yeux sur le sol pour ne plus m’imposer sa vue. *Comment pouvait-on mêler autant de beauté et autant de laideur d’âme en un seul être ? Étaient-ils tous aussi malades ? Ou dérangés ?*

« Voilà qui est mieux. » Le tintement familier de son timbre brisa le son des chaînes qui m’entravaient à nouveau et mes yeux se glissèrent sur elle sans détour, elle glissait ses iris sombre sur moi, me détaillant et je me surpris à faire de même. Ses yeux étaient finalement cristallins, sa peau d’albâtre parfaite et lisse ne laissait apparaître que beauté, un ange de froideur, parfait prédateur d’un monde qui semblait si terne face à autant de magnificence. Pourtant, quelque chose dans ses iris hurlait, une petite ombre terne de lassitude, bien loin du semblant d'amusement qu’elle affichait.  

« Je vais t’expliquer un certain nombre de choses. Écoute et retiens, je déteste devoir me répéter. » Elle se saisit de mes bras pour les placer dans l’étau qui entama son travail bien plus rapidement que je ne l’aurai souhaité, brûlant ma chair au moindre mouvement de ma part, me contraignant à rester immobile alors qu’elle profitait de cette torture pour me forcer à vriller face à elle et placer sa main sur mon cou, me coupant quelque peu le souffle.  

« Lorsque je pose une question, j’exige d'obtenir la réponse voulue. Je t’ai demandé ton nom, pas ton prénom. La prochaine fois, tu seras punie pour cette erreur. » Je restai de marbre, me focalisant sur sa voix, sur la douleur de mes poignets.  « Je viens de t’acheter, tu m’appartiens dorénavant. Tu vas être marquée avant de sortir de cet endroit afin que tous sachent qui est ta maîtresse. » Mon regard s’adoucit alors, malgré les mots qu’elle venait de me dire, je trouvais là ma porte de sortie.

La vie ou plutôt la survie ne serait certes pas simple, mais j’aurai de toute façon plus de chance loin de ces quatre murs, marquée, plutôt qu’en ce moment. Je me surpris même sur le moment à vouloir murmurer un merci, impossible à dire vu l’étreinte de sa main sur ma gorge.

« Un mâle viendra te laver tous les jours. Si l’un d’entre eux abuse de la situation, je le ferai châtier. Tu es MON animal. Tu vivras désormais pour me servir et uniquement cela, quoi que je puisse t’ordonner dans l’avenir. Personne ne peut porter atteinte à ton intégrité désormais sans subir mon courroux. » Fermant les yeux, j’inspirais doucement alors que sa main laissait passer encore et toujours la froideur de ses doigts sur la chaleur pourtant pâle du miens. Je détectais pour la première fois le fin tissage d’une broderie fine et délicate. Mais je n’arrivais pas à me concentrer, repassant en boucle ses mots pour en retenir chacun d’eux comme on retient un poème ou une carte au trésor vers je ne sais quel coffre miracle.

« N’est-elle pas magnifique ! » J’étais à ressasser ses mots quand elle reprit la parole d’un ton bien plus jovial et lumineux. Mon regard glissa d’elle à un homme dans l’entrée qui me fixait, visiblement enchanté lui aussi.

« Je tiens à être présente quand elle sera marquée. »  Sur ces mots, il s’approcha et elle vrilla à peine pour lui laisser la place. Mes yeux passèrent d’elle à lui, faisant d’elle pour la première fois un rocher sur lequel prendre appui, presque suppliante de ne pas le laisser s’approcher plus.

« Dois-je lui faire poser une ceinture ? » D’un pas l’homme s’inclina et j’eus une nouvelle fois envie de la remercier pour ce qu’elle venait de faire alors qu’il rebroussait chemin et que tinta son rire captivant.

« Parle-moi de toi, raconte-moi ta vie. Je veux tout savoir. »

Alors que je tentais de remettre de l’ordre dans mes pensées, elle s’éloigna et ferma la lourde porte, me rendant aveugle à toutes choses une nouvelle fois.

J’inspirai doucement. Fermant les yeux, si je ne pouvais plus me fier à mes yeux, me restait alors plus qu’à jouer de mes autres sens, bien moins fins que les siens mais toutefois présents. Je tendis donc l’oreille, en vain, et tachai de contrôler mon souffle. *La question, répond à sa question.*

« Je n’ai pas de nom, du moins aucun dont je me souvienne, je suis née dans le Luberon, il y a vingt-huit ans… » Mon souffle se coupa alors que sa main se posait sur moi. Je contrôlai un frisson, mais en vain alors que je pus sentir ses lèvres frôler ma gorge.

« J’ai vingt-huit ans, j’ai fait l’objet d’œuvres de prosélytisme et fus envoyé au monastère... » Je marquai un temps d'arrêt, devais-je lui parler de cela, des nones ? Je me mordis les lèvres, frissonnant de ses contacts, alors que mes poignets glissaient à présent coupés par le métal. La douceur de ses contacts était un mélange divin dans cette souffrance.

« De Sainte Anne, puis confiée au bon soin des Rohan. »

J’arrêtai mon récit, laissant quelques secondes de silence. J’avais tenté d’être la plus concise possible.

« Merci… » Murmurais-je doucement mielleuse, bien qu’il m’était impossible de prononcer les mots achetée ou acquise en suivant.
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:11

Si l'on commence à haïr la chose aimée, de sorte que l'amour soit complètement anéanti, on éprouvera pour elle, à motif égal, une haine plus grande que si on ne l'avait jamais aimée, et d'autant plus grande que notre amour aura été plus grand.


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J’avais la sensation étrange que tout avait un sens caché qui, pour le moment, m’échappait. Quand elle m’expliqua que la vie pouvait être plus douce ici pour certain qu’ailleurs avec un maître, je n’eus aucun doute sur ce fait, me rappelant bêtement un adage d’un Vicomte de Rohan où des chiens étaient plus heureux dans des chenil et qu’enchaînés aux quatre vents dans une ferme, vil foyer entouré d’une famille sadique qui n’avait pour amour pour lui que l’art de lui donner des coups ou de le priver. Je me rappelais les mutilations qu’on avait faites à certains et je me souvenais des mots que l’homme sans visage avait prononcé. Ainsi j’étais à leurs yeux un animal, mais dans le fond n’étions-nous pas tous des animaux à des échelles différentes ? Prenons l’homme et le chien, ou encore le chien et sa proie, et ensuite poussons cela aux monstres, ou toutes autres créatures dont les noms m’échappent, tout était aux yeux d’un autre plus fort, plus faible ou subordonné. Il n'y a que les humains n’ayant pas eu à connaître la vérité qui se pensent hors de l’état d'animaux, supérieurs à tout et en haut d’une chaîne alimentaire imaginaire.

J’avais dit une fois à un client régulier un brin philosophe que pour moi le maître du monde animal était l’asticot, il avait ri de bon cœur, mais je l’avais alors détaillé avec tout le sérieux d’une fille de joie, lui expliquant que tous finiraient bouffés par ce petit truc hideux. Il m’avait alors dit que lui aussi finirait manger par un autre et j’en avais alors conclu que rien ne serait donc épargné, que tout avait une utilité et servait.  

Finalement, cette petite discussion sans fond sur la vie prenait une tournure qui semblait me sauver de la folie des autres humains pris au piège comme moi dans cet enfer. Cependant étais-je capable de tout supporter pour survivre ? Non je n’en ai jamais eu aucun doute. Je me suis nourrie de convictions bien à moi et j’ai des limites bien claires que je n’ai jamais vraiment poussées, serait-je capable de le faire ? Aurais-je d’autres choix ? Pour le moment la question ne se posait pas, si je ne savais pas ce qui attendait les autres prisonniers, je pouvais pour le moment tirer ma force du simple fait que ma plus grande limite n’était pas mise en danger…

Elle m’annonça que je pouvais tenter de la tuer et de ne pas la rater, je dus me mordre la lèvre pour ne pas lui répondre du tac au tac que cela serait débile. Oui de mon point de vue il était vraiment débile de vouloir la tuer elle. J’aurais de toute façon la marque et les autres ne me rateraient pas pour mon geste, si je n’arrivais pas à me faire à ce qu’on m’avait appris sur mes geôliers à vraiment y croire, sa prestance m’imposait la prudence.

Quoi qu’il en soit, Ils ne me porteraient pas aux nues et ne m’offriraient pas une couronne et des félicitations, avec en prime mon faible poids en or pour rentrer chez moi. Donc à quoi bon donner à tous le moyen de me tuer ? Et je ne suis pas non plus totalement rêveuse, je savais qu’elle avait plus de rapidité et de capacités que moi, le temps pour moi de faire un pas elle m’aurait brisé dix os et encore si elle était douce. Donc la tuer ne m’avait pas encore traversé l’esprit. J’aurai sûrement pensé à cela si elle avait été seule dans une rue de St Malo et moi libre comme l’air, mais ici plus rien n’était à envisager pareillement.

Je me repassais en détail les jours à venir selon elle, les hommes qui me laveraient, mes cheveux et ainsi de suite alors qu’elle m’avait habillée d’un vêtement rouge des plus tape à l’œil qui me donnait l’air d’une princesse dans un décor totalement décalé à mon apparence. Il ne manquait plus que les beau souliers assortis aux bracelets de chaînes et je pouvais rejouer Œdipe au pays les malades. Je repoussais cette pensés de mon crâne, alors qu’elle me tournait une nouvelle fois autour pour me détailler. Je restais de marbre bien décidée à ne pas dire un mot sans qu’elle m’oblige à le faire.  Mais elle ne m’adressa aucune phrase, elle se contenta de tourner une nouvelle fois les talons pour me laisser seule dans ma cellule. Je glissais le regard sur la tenue que je portais et roulai des yeux vers mes poignets au-dessus de mon crâne pour en voir un fin filet de sang glisser sur ma peau. J’allais devoir passer les jours à venir dans cette position et je doutais clairement que mes bras ne le supportent. Pourtant ils le devraient. Perdue dans mes pensées, je ne vis pas le temps passer depuis son départ quand elle revint avec un homme à ses côtés. Il avait l’air si misérable que je me demandais comment il pouvait encore être en vie. Son teint gris, les poches sous ses yeux, tout était là comme un mort-vivant en fin de parcours, son dos était courbé par le poids de sa peine et son regard qui me détailla était si vide que j’en eus mal pour lui. Finirais-je comme lui un jour ? Peut-être, voir sûrement, mais je me refusais à me voir déjà dans cet état pour le moment.  

« Ne détourne les yeux à aucun moment. » Je la détaillais intriguée, que voulait-elle dire ?  Je glissai mon regard sur elle et ce dernier alors qu’elle le plaçait bien face à moi et se glissait derrière lui tout en me fixant.  

« Je peux rendre ce moment jouissif pour lui, tout comme je peux le faire hurler de douleur. C’est ce qui arrivera si jamais tu détournes le regard. »

Nous y voici, elle voulait me montrer ce qui m’attendait, ce que je serais à présent pour elle, bien plus qu’un jouet, un garde-manger. Sur le moment, la bile me monta à la gorge alors qu’un filet de sang glissait du coin de ses lèvres sur la peau grise de l’homme, pourtant son regard avait changé, l’homme me détaillait avec une lueur douce, un sourire presque irréel sur le visage, là où quelques secondes avant il n’y avait plus que mort ou traits tirés. Je les détaillais à la fois horrifiée et émerveillée par les traits de sa victime qui semblait soulagée. Je me focalisais sur la beauté du moment, sa béatitude dans l’horreur qui se dessinait sous mon regard, oubliant qu’elle lui ponctionnait un liquide vital. Ma main se mut et les chaînes tintèrent aussitôt, et un brin curieuse de détacher mes yeux cupides de voir la douleur naître. Aussitôt les hurlements se soulevèrent et mes yeux reprirent la contemplation. Me disant que dans cet état j’aurai sûrement souhaité qu’elle en vienne à me vider totalement pour que l’horreur de mon sort s’arrête là. Ce spectacle me captiva et eut fini de me certifier qu’un valait mieux que cent. J’aurai plus de marge avant d’arriver à cet aspect.  

Les minutes passèrent et peu à peu mes yeux ne se détachèrent d’eux, lasse et à bout force je laissais mon corps s’affaisser et la douleur vive de mes encrages se fit sentir, entaillant de plus belle ma chair pour en laisser couler un flot plus rapide de sang…


Je serrai les dents lorsque j'eus l'impression très nette de sentir une lame aiguisée se glisser dans ma chair, pénétrant la peau, le muscle et tout ce qui pouvait bien se trouver sur le passage de ses canines. Si ce lien qui devait nous unir comportait ce genre d'actes autant que je m’y fasse de suite, me dis-je tout en serrant la mâchoire pour ne pas laisser un son en sortir.

On m’avait toujours appris qu’à tout avantage, il y avait aussi son lot de mauvais et d'inconvénients. Pour le plus grand, celui de servir de plateau repas était sûrement en haut de ma liste à présent, mais, au moins, je ne serais pas totalement inutile à ses yeux. La preuve, elle allait me sortir de ce trou grâce à ce simple petit point non négligeable. Oui, je sais, j’ai l’art de me trouver des points positifs dans les choses les plus négatives. Mais c'était le but, sans cela je serais sûrement devenue folle depuis toutes ces années à vivre avec l’épée de ce vilain Damoclès. Je passais donc de l’état d'enfant sans avenir à celui de fille de rien et enfin esclave, mais ne l’avais-je pas toujours été ? N’avais-je pas toujours été l’objet de jeux de plus grands, plus forts ? En cet instant alors que ma vie basculait dans un monde sans nom, s’infiltrait en moi bien plus que ses dents, mais un profond besoin de revanche, de liberté et de pouvoir. De puissance afin de ne plus être le pantin au bout de la ficelle, mais la main qui le tient. Cette simple conclusion serait sur le temps mon but, mon point d’encrage. Mon seul dessin…

Les jours ou plutôt les nuits passaient, les semaines tout autant, dans le fond de ma cave, dans ce trou infâme entre enfer et luxure… doucement mon horloge interne s’adaptait aux besoins des vampires et mon corps se pliait au jeu de mon acquisition. Après l’épreuve des bains forcés, des caresses insidieuses, je fus placée dans une chambre, dans une sorte de cour des miracles où plusieurs humains marqués comme moi allaient et venaient, telles des ombres, s’ignorant, la nuit venue, on nous rangeait comme on range le bétail et on attendait la venue de nos propriétaires. Je fus éduquée à lui plaire, à ses désirs, j’apprenais la moindre chose, l’art de l’attirer physiquement, l’art de plaire et de la rendre jalouse. Mon corps connu la douleur et le plaisir par bien des façons et là ou j’aurai sûrement dû finir brisée, asservie, je nourrissais de plus en plus le désir de lui être égale, me jurant que le temps venu elle mourrait, me jurant que le temps venu elle serait détruite, comme mon passé devait à présent l’être. L’instant sembla durer infiniment, la douleur morale bien moins supportable que celle physique me tendait les muscles alors que je ne criais pas, serrant fermement les mâchoires, ne laissant échapper que des espèces de soupirs, pouvant laisser penser que l’instant était plus agréable qu’il n'y paraissait. Tous mes muscles tendus sous l’effet de l’acte et mon poing libre serré à son attache, je gardais le regard rivé sur l’obscurité, attendant l’instant où elle relâcherait sa pression. Cela ne fut pas long, mais bien sûr, l’instant me sembla durer bien plus qu’en réalité. Glissant mes yeux sur ses lèvres et mon bras, je fus surprise de n’y trouver aucune marque autre que celle que j’avais moi-même causé dans mon tourment, m’étais-je imaginée ses dents plantées ? Ou par un processus que j’ignorais le stigmate disparaissait ?

Mathilda était à présent morte sur le sol humide du port et je me faisais un devoir de faire grandir Morgane comme elle aimait à me prénommer, en pied de nez à mes ambitions telle la sœur cupide du roi légendaire. Mais je ne le compris que bien plus tard, inculte à cette légende naissante de la renaissance et de la belle chevalerie des cours. Combien de temps passais-je tel un joyau dans la fange ? Je n’en sais rien. Je revis le monde pour la première fois une nuit de décembre, la neige recouvrait la campagne d’une allure sublimement bleutée. Je ne compris pas de suite où elle voulait en venir, je me contentais une nouvelle fois de lui plaire, de la suivre maladroitement dans ce décor sombre. Chutant plus d'une fois sur des obstacles invisibles à mon regard. Vers minuit elle nous fit monter dans un carrosse aux allures moyenâgeuses, clos sans la moindre lucarne vers l’extérieur, quelques bougies déversant leur cire dans des bougeoirs illuminés l’endroit tapissé d’un velours émeraude profond. Elle m’annonça alors nous allions voyager plusieurs jours, que la première étape de mon apprentissage avait était passée avec succès. Durant trois jours entiers je ne fermai pas une fois l’œil, rompue à l’avide appétit du vampire que cela fut sexuel ou sanguin, une nuit elle captura un jeune noble dans une auberge pour s’en repaître pour s’en amuser, l’homme fut totalement enivré d’elle, fut plié à toute sorte d'idées, que cela fut à me regarder prendre du plaisir dans ce petit lieu étouffant, quand elle se lassa de lui, elle le dépouilla et le tua. Durant plusieurs heures son corps vide voyagea à nos côtés, attendant la nuit pour finir nu dans le fossé. Ce n’est qu’à notre arrivée dans un beau château qu’elle prit le temps de tendre les actes d’identité du défunt jouet, m’annonçant que j’étais à présent sa douce cousine veuve et que l’homme que j’avais eu l’avantage de connaître sous toutes les formes de plaisir fut mon défunt époux de ma maison de vitré, victime de rapine, je vins à elle dans le dénuement le plus total. Une nouvelle fois je notais chaque mot, chaque syllabe. Elle m’expliqua ensuite que cette épreuve du feu serait celle qui la déciderait de la suite de ma vie. Que ne pouvant jouir du jour, je serai ses yeux et ses oreilles, mais qu'à la moindre chute, qu’au moindre déplaisir, je n’aurai pour seul avenir que ma fin. Afin d’appuyer mes mots elle me rappela l’homme et la visite dans les jours qui suivie.



*Souvenir*
« Il mourra, tu en as conscience ? Cette nuit ou une autre, son sort est désormais scellé. Cela fait trop longtemps qu’il est esclave. Bientôt, il n’aura plus aucune utilité pour la communauté. Et nous ne nourrissons pas une bouche devenue inutile. »

Pour la première fois depuis notre rencontre je relevais les yeux sur elle et sans prendre le temps de retenir mes mots, je la toisai le regard calme mais empreint d’une certaine aversion.

« On meurt tous, mais est-on obligé que cela soit de cette façon ? Êtes-vous tous dépourvus de morale ou est-ce simplement la peur de paraître faible en faisant preuve de compassion qui vous pousse à de telles extrémités ? » La tension dans mon dos s'irisa, alors que mon front se couvrit d’une sueur froide, me mordant la lèvre inférieure comme à chaque fois que j’avais laissé courir des mots sans pouvoir les retenir. Un frisson me parcourut en parfaite adéquation avec la fraîcheur des lieux.

Sans un mot elle se détourna, emportant avec elle le pauvre homme. Et j’eus envie de hurler, de déployer toutes sortes d'insultes, pas à son encontre, mais contre le coup du sort qui voulait que je sois une fois de plus au plus bas de l’échelle, que le destin ne soit pas capable de se montrer magnanime avec moi au moins une fois.

J'ignore combien de temps dura son absence, sans doute peu, il était difficile d'avoir une idée du temps qui passait enfermée dans le noir complet, mais un cliquetis métallique finit par résonner, m'annonçant son retour. Je rouvris les yeux et lâchai un long soupir, posant le regard tout d'abord sur la dalle du sol où avait un temps gît l’homme à mes pieds, puis sur elle, perle de couleur vive dans ce décor sans la moindre saveur. L’utopie est partout, dans la simple croyance ou l'illusion qui berce nos vies dès l’instant où nous venons au monde. On pense à tort ou à raison qu’on naît libre, que la route sera celle que l’on décide, et pourtant avec le temps on réalise qu’il n’en est rien, que tout un tas de paramètres entravent notre parcours. On se dit alors que notre liberté s’arrête là où débute celle des autres.

« À partir de demain, tu auras un régime alimentaire imposé. J’entends que tu restes en bonne santé et que tu ne passes pas ton temps à te goinfrer d’une nourriture non adaptée à ta nouvelle condition. »

Je ne pipai mot, encore sous l’emprise du destin, me disant qu’après la fin, la famine et la mort promise, je m’en sortais quelque part pas si mal. Alors qu’elle s’adressait à moi avec un calme simple, comme si tout ceci était une simple formalité comme la mise à mort d’un poulet dans une ferme. Ses mots sur mon régime ne me firent ni chaud, ni froid, je n’étais pas de celles à faire fine bouche et jusqu’à peu ma santé avait toujours été de fer. Je me doutais que je pourrais plus d'une fois frôler l'anémie si elle puisait en moi tous les jours et notai donc dans un coin de mon crâne que je devrais m’adapter à gober tout ce qu’elle me ferait apporter.  

« Ne te fais aucune illusion, tu quitteras une cage pour une autre. Ta vie n’a que l’importance que je daigne lui donner, rien de plus. La seule issue demeure la mort. Il n’existe aucune échappatoire à cela, seul le moment de sa venue varie selon l’obéissance. » Ses talons chantèrent à nouveau pour couvrir les hurlements d’un homme dans une cellule toute proche et mes iris se glissèrent sur elle à son approche. Elle se stoppa toute proche et une nouvelle fois son parfum enivra mes sens alors que ses doigts caressaient la peau nue de ma gorge.

« Il y a de quoi faire ici pour une esclave obéissante, de quoi tromper l’ennui et empêcher la terreur de tisser sa toile. Il est même possible de travailler pour améliorer son ordinaire. Et tu le feras. Sache qu’il te faudra mériter la moindre petite chose qui te sera accordée pour adoucir ta vie à mes côtés. Je te montrerai les lieux quand il sera temps de le faire. Selon tes aptitudes, j’aviserai du travail et des études à t’apporter, j’aviserai de ton niveau d'utilité à mes yeux et choisirai ton chemin. » Attentive, je cherchais les pièges dans ses mots, mais il n’y en avait aucun. Elle m’annonçait clairement la couleur, si je voulais quelque chose d’elle, je devais avant tout lui donner tout ce qu’elle attendait de moi.

« Les jours à venir détermineront tes conditions de vie au sein de ma demeure. À toi de choisir ce qu’elles seront. »

C’est l’instant où un claquement infime se souleva de la porte de ma prison et alors que je frissonnais de son contact, elle se détachât pour aller ouvrir la porte et laisser entrer un nouvel homme dans la pièce.

« Vous avez demandé une intervention, Madame ? » Elle hocha du chef, alors qu’il me détaillait d’un regard froid et lugubre rapidement, reportant son attention sur la reine des lieux. « Il serait préférable de libérer un de ses bras durant le marquage si je peux me permettre. » Sans rien ajouter elle revint vers moi et détacha mon poignet à mon grand soulagement musculaire, je sentis le fourmillement de mon sang reprenant de la vitesse dans mon bras qui retrouvait le sens de la gravité pour un temps. Mon regard lui ne se détachait plus de l’homme qui était armé tison rouge.

« Marquez la au creux du cou » Elle s’écarta, me laissant tout loisir de voir l’homme préparer le tison et je fronçai les sourcils. Je n’ai jamais crains les actes sadiques des hommes, heureusement dans ma branche, mais là on passait à un état bien plus haut.

Cependant je n’étais pas en position de la ramener et une nouvelle fois je serrai les fesses et les dents pour ne rien dire. L’homme, particulièrement occupé à sa préparation, nous ignorait royalement, ce qui aurait peut-être dû me rassurer et trouver là un certain professionnalisme, alors qu’il déposai un seau remplie de braise rouge vive. Mais il n’en fut rien, rapide et sans la moindre humanité ou douceur, il se releva pour planter sa main dans ma tignasse et m’agenouiller, la force qu’il mit dans son mouvement me fit grincer des dents alors que je sentais la bile me monter aux lèvres. Cette fois toute ma maîtrise fut vaine, ma voix se souleva dans un hurlement puissant, la douleur me fit vaciller et je pus jurer l’entendre rire et se réjouir de ma douleur.

« Voilà qui est fait. » Lança-t-il en versant du sel sur la brûlure, avant de totalement se désintéresser de moi.

« Parfait. » L’homme s’inclina et se mis à ranger son matériel aussi rapidement qu’il l’avait sorti et se redressa sans le moindre regard pour moi pour faire une révérence à celle qui occupait son intérêt et disparu de la cellule me laissant à nouveau seule avec le vampire qui ne tarda pas à prendre mon bras pour le replacer dans son entrave. « Si tu as des questions, pose-les maintenant. Tu en profiteras aussi pour me donner tes centres d’intérêt, ainsi que tes compétences diverses. »

Je soupirai pour faire passer la douleur de l’acte et à demi vacillante.

« J’ai bien compris que vous me vouliez en forme, mais j’aimerai cependant savoir si ceci était vraiment obligatoire… » Je relevai le regard vers elle et inspirai doucement.

« En réalité non, mais j’aime l’idée que tu portes ma marque à jamais et hurle à pleins poumons avant de ne plus avoir besoin de respirer » je m’arrêtai nette puis plongeai mon regard dans le sien.

« Et j’aimerai vous connaître, pas le vampire, mais votre histoire, vous avez sous-entendu un grand âge, votre vie et celle que vous êtes à présent me donnent envie d’en savoir plus, car bien que vous affichez un visage ferme, vos yeux s’animent d’une lueur que je n’ai connu que chez une personne et qui me pousse à croire que vous êtes bien plus que celle que vous m’avez montré ce soir. » Je me mordis les lèvres et un petit rire s’étouffa dans ma gorge.

« Pourquoi ces liens alors que je vous suis inférieure et que je ne pourrai de toute façon pas passer cette porte sans finir en morceaux ? » Je n’ajoutai rien, ayant parfaitement conscience que j’avais dépassé des limites ou du moins celles que je jugeais moi être…

Elle me détacha et m’emporta dans la pièce où se trouvaient d'autres captifs tous vides de toute lumière. Et en un instant je compris que se trouvaient là tous ceux et celles qui n’avaient pas passé les épreuves…



Elle m’installa avec soin de faire de la chambre voisine de la sienne, dans une sorte de cage, je devrais dire. Tout s'y trouvait : grilles aux fenêtres et seconde porte en métal coulissante dans un mur, absence de fenêtres où le reste du temps elle restait caché, où je passais mes nuits et elle ses journées. En somme, je passais de morceau de viande fraîche à boisson fraîche.

Durant six mois je jouais Morgane de Vitré veuve de son état, cousine de l’épouse du bâtard du défunt roi François premier, j’apprenais vite d’elle et au moindre déplaisir apprenais le morceau des sévices. A la mort de son époux, dont je fus l’amante ordonnée, elle nous fit plier valises.

Le voyage dura des jours, des semaines, des mois, des jours car elle entreprit de me changer loin de tout regard, des semaines car cela fut des plus éprouvant, la mort me fut lente, ma renaissante toute autant. Et la faim qui m’entrava sembla intarissable. Durant des mois, je ne vis plus une seule âme vivante que pour m’en repaître que pour les vider de toute vie. Les premiers temps rien ne calmait ma soif, des mois durant elle me teint captive là où elle m’avait acheté, je n’appris qu’à ma sortie que nous étions dans un des châteaux de défunt Gilles de Rais qui fut son amant et que sa lignée l’avait envoyé en France près de cent années plus tôt. Qu’il fut sa plus prometteuse œuvre avant de sombrer dans une folie telle qu’il causa sa perte et sa défection, elle m’expliqua avec soin les attentes des siens, les lois auxquelles je devrais répondre et comment par la suite, je serai à mon tour amenée à répondre aux besoins de notre maison…



Ma présentation se passa cinq ans plus tard en Allemagne, durant deux de ces années, je ne connus qu’elle, ses petits jeux et son sadisme, j’en appris toute les ficelles, la rendant par bien des côtés fière de sa création. Cela durant le temps des missions qu'elle avait reçu. Au bout de deux années de duo, elle engendra Ludovic un jeune notable en fuite de Saint Quentin à feu et à sang, ce nouveau venu mit tout comme mois plusieurs mois avant de se stabiliser, mois que j’occupai de mon côté avec des précepteurs à apprendre l’allemand et d’autre langues utiles à ma prochaine présentation à l’aboutissement de notre voyage.

Caroline me chargea donc durant son apprentissage de leur survie, de lui redonner des forces et par la suite d'apporter des victimes. Cinq années et nous voguions au gré des bons désirs de ma créatrice. Me faisant parfois confiance, me rabaissant à d’autres moments, repoussant avec la naissance de ce nouveau venu ma présentation et m’expliquant qu'à ses yeux je n’étais pas encore parfaitement digne de cette cérémonie.

Ce jour vint enfin en l’an 1555, près de dix mois après ma renaissance et a nouveau en 1573 après dix-sept ans de non-vie pour Ludovic, notre trio n’avait déjà plus rien de romantique ou familial. Du sadisme croissant de Caroline, l’amour que lui portait Ludovic nous plaçait bien souvent en concurrence. Et c’est donc avec un sentiment de délivrance que je m’abreuvai à la coupe, vêtue de ma simple toge sombre. Les mois passés dans le domaine me donnaient pour la première fois le sentiment d’une vie dans la non-vie. Je profitai de ces mois passés là pour apprendre l’art du combat, de la guerre, pour m’instruire sur ce monde qui était à présent miens et leurs règles.

Caroline quant à elle fut à nouveau envoyée en mission de recrutement, cette fois en Russie. Pour ma part j’apprenais d’un nouveau maître, « Wilfried ». A ses côtés j’en appris biens plus sur l’art du combat, je tuais comme on parle, simplement sans état d'âme, sans demi-mesure. Il m’apprit à réveiller ma soif de vengeance, ce que j’appelais ma soif de sang. Ajoutant l’art de me battre à ceux acquis de l’espionnage ou encore de la courtoisie. Jouissant de cette même sensation sur mes victimes que sur la toute première que j’avais faite des années plus tôt.

C’est en 1750 qu’on me confia la mission de recruter de nouveaux membres, d’engendrer à mon tour des enfants pour notre maison. Mon choix se portant un temps sur l’Angleterre où il ne me fallu que trois mois pour conquérir le cœur d’un jeune espion, c’est cachée dans sa cabine pendant les traversées vers Calais que j’œuvrai, mal m’en prit car il ne survécu pas et je manquai de mourir aussi. Un an plus tard je m’invitai à la cour d’Autriche où je retrouvais Caroline et Ludovic, ils se trouvaient là pour profiter comme toujours des biens des plus riches.  Profitant de l’appui de ma mère créatrice pour engendrer une fille, puis deux et enfin un par deux années, le temps pour moi de reprendre des forces et calmer leurs soifs. Jusqu’en 1758 où j’apportai à ma maison du sang neuf, présente durant leurs présentations, un ne survécu pas, les autres parfaitement pliés par mes soins furent placés comme novice. De mon côté on me demanda de me rendre en Saxe afin de voir de plus près ce que tramait une autre maison qui semblait tirer profit d’un conflit où aucun de nous n’était présent. C’est ainsi qu’un jeu de concurrence et de fourberies se mit en place entre moi et le vampire, tous deux interdits de s’entre tuer pour ne pas déclarer une guerre ouverte, on se mit purement et simplement à se contre-carrer. Bien que sans la moindre pitié pour ceux qui se plaçaient sur ma route, telle que m’avait instruite Caroline, je dû reconnaître trouver là un adversaire stratégique à ma mesure. Notre confrontation dura plusieurs années avant que finalement une missive me soit envoyée par Caroline, me suppliant de venir à elle, en Saxe. Ludovic était tombé dans la masse de la terreur et la révolution, Caroline éplorée se trouvait là pour un recrutement et pour la première fois de mon existence de vampire, je trouvai en ma maîtresse une part d’humanité, de faiblesse. Bien qu’attachée à elle par bien des façons, je n’eus pas outre mesure de peine pour elle et sa perte. N’aillant jamais supporté son amant ou eu une relations complexe avec elle de mes jeunes années à ce jour. Établie tenancière d’une maison de couture, afin de gagner une nouvelle fois quelques monnaie pour notre maison, je me fis pour ma par passer pour une noble en fuite de la révolution. De passage en ce lieu, je ne tardai pas à trouver un intérêt certain à un jeune noble que je pris pour amant, sa fouge et ses aspirations me rappelèrent quelque peu le seul homme que j’eus aimé de mon vivant et à qui j’avais donné un fils. Délaissant Caroline à sa peine, je prenais soins d’attacher mon bel amant à moi, le désirant certainement autant qu’il me désirait. M’amusant de sa fraîcheur, de sa vitalité. Au bout d’une année forte de nos rapprochements je lui révélai la vérité, ne recueillant qu’un échec cuisant.

Caroline amère s’enorgueillit, me rappelant à de multiples reprises que seule la fin justifiait les moyens, que je la décevais, qu’on ne pouvait s’attacher qu’aux nôtres et en rien à une simple alimentation qu’elle qu’en furent nos dessins. C’est définitivement en froid que je repris la route vers la France, j’avais une mission de recrutement et bien que pour la première fois depuis ma renaissance, je ressentais un sentiment d’attachement, je me fis un devoir de ne plus me laisser prendre. Napoléon était à présent au pouvoir et c’est armée de tout mon art et de mon cœur brisé que je me montrai sur mon jour le plus sanglant, devenant Morgane de Beauregard, demeurant dans la maison qui garda mon nom, j’engendrai un fils, Caroline quant à elle se faisait un devoir, même un plaisir de m’annoncer que mon échec s’était marié, qu’il avait engendré un fils, puis une fille. Proche de la fille et encore sous le couvert du secret, elle se faisait ainsi durant des années un vil plaisir à m’écrire la vie de mon ancien amant et plus elle se raillait de moi, plus mon sadisme se fit connaître et apprécier. Jusqu’à ce début d’année 1813 où elle m’apprit sa blessure sur le champ de bataille et sa maladie par la suite.

Accompagnée de mon novice je me rendis en Russie, me faisant passer pour une none dont je connaissais parfaitement les œuvres, le recherchant en vain, m’abreuvant des blessés et des bien portants à mesure que ma frustration grandissait. Finalement je rentrai à l’été pour présenter mon novice a la reine. Caroline toujours sur place, j’appris que mon idée de la laisser là-bas avait bloqué Alban qui désirait me couper l’herbe sous les pieds avec un jeune soldat que j’avais laissé me fuir. Bien que je n’y étais pour rien, je n’en pipai pas le moindre mot contradictoire. Bien heureuse de l’utilité de ce coup du sort et du sadisme moral de ma mère. J’appris ainsi que face à cela il avait été ordonné de plier le jeune homme par tout moyen. Revenant en saxe pour la première fois depuis 1795, je trouvai la boutique close, allez savoir ce qui me décida à me rendre chez lui, mais ce que j’y trouvai me força à tenir la promesse que je m’étais faite de tuer Caroline, et c’est une lutte sans commune mesure, une haine, une rage contenue depuis plus de deux siècles qui nous opposa, dans la demeure où se trouvaient les dépouilles décimées et écorchées de la famille. Cruel rappel des mots de l’homme des centaines d’année plus tôt sur ma propre famille.

C’est forte de ce souvenir et du spectacle que j’entrai dans une rage dans nom, trouvant dans les traits figés par la douleur du grand-père un rappel à mon père, dans les boucles couvertes de sang et le regard vide la peine de ma propre mère. Coup après coup, usant de mon pouvoir, je m’acharnai sur ma créatrice, telle une ogresse affamée, finalement l’aube proche, c’est blessée et victorieuse mais quelque part vaincue et coupable que je lançai la lampe à huile sur un des rideaux et me détournai pour rejoindre la boutique où elle serait plus jamais…

On se fit l’apanage de mon œuvre dans d’autres lignées, me prêtant les actes de Caroline, que l’histoire doucement oubliait. Et je n’en démentis jamais rien, la fin ne justifiait-elle pas les moyens ?

Finalement fort de son deuil, de sa perte, Johannes se plia à mon invitation avec le temps, il devint mon amant, et bien que j’aurai dû en être heureuse, cette ombre au tableau ne m’offrir guère de répit moral, du moins durant le premier siècle. Mon acte me fit gagner en grade. Et je vaquai à mes nouveaux œuvres, n’avouant la mort de Caroline qu’à mon roi en ne soulignant jamais les réelles raisons, mais en expliquant mon acte avec bien d’autres. Avec le temps il ne restait d’elle que les actes notifiés dans le grand livre.

La vie si on peut l’appeler ainsi, coula de missions en guerres, de batailles en missions pour le bien de notre maison, de notre lignée. Gravissant les échelons en Europe, alors que Johannes se trouvait en Amérique du nord, je me faisais un devoir de bien m’entourer, de former d’autres novices et de rapprocher d’autres vampires autour de moi afin contre-carrer les jalousies et ruses de certains de mes frères et sœurs nés de Caroline qui semblaient douter de mes dire quand à sa folie dangereuse qui faillit nous dévoiler aux soldats Prusses.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, je cru perdre Johannes, qui disparut durant de longue semaines après un combat. Forte de l’avoir retrouvé, je cachai mon émoi en m’éloignant volontairement quelques temps et m’attachai à mener la chasse aux sorcières au sein des Myklebust et au nom de notre reine, identifiant tous ceux qui étaient allé trop loin pendant la guerre, les éliminant tour à tour. Chassant le moindre vampire qui avait fait courir un danger à ma lignée ou au secret de notre existence. Rappelant au moindre l’honneur du secret et l’importance de tenir sa langue ou de rester dans l’ombre du monde.

C’est finalement en 1950 que je fus nommée Sire de la lignée devenant troisième main, au plus près du leader Myklebust. Il me fallut quatre cent années pour tenir cette promesse dans la cave de monter au plus haut de l’échelle et pourtant même à ce niveau, je ne me sentis pas libre, pas apaisée.

C’est en 2000 que tout vacilla, tout s’écoula et que je fis face à mon passé, à mon plus grand secret et au poids de la conduite que je m’étais fait un devoir de tenir.

Face à sa rage, sa colère, sa haine, je ne démentis pas, je n’ajoutai même rien à sa version, et face à mon impassibilité, il s’enflamma et un combat fit rage, me refusant à le tuer, luttant pour qu’il ne me tue pas. Dans la cohue de notre rencontre un garde perdit la vie et je n’en sortis qu’avec l’intervention d’autres. J’ai souvent repensé à cette nuit, me suis demandée si au moment où il aurait pris le dessus mon instinct de survie aurait pris lui-aussi le dessus.

Il fut affamé, enfermé et si je ne subis pas le même sort, je fus descendue au plus bas de l’échelle. Tombant en disgrâce à cause de lui et rétrogradée, perdant un à un mes privilèges ainsi que ma fortune face à mon refus de le tuer, la maîtresse me fit envoyer en Norvège comme simple garde du Sir local, où je devrai refaire mes preuves. N’aillant d’autre choix que de me faire à ma situation, durant dix années, je recommençai donc à me faire un réseau, apprenant les déboires de Johannes dans sa nouvelle maison, vil traître que je devais remettre dans le droit chemin et dont je me refusait à le tuer ou à avouer la vérité inutile à mes yeux.

Je n’ai jamais été une sainte, un ange doux et altruiste. A mesure de mes besoins, je suis sadique, vorace et ambitieuse, Vous ne trouverez en moi aucune pitié quand il s’agit de mission ou mes projets. Si autrefois, j’eus une faiblesse, cela reste l’unique fois. J’aime prendre mon temps dans mes actes, j’ai quelque part l’éternité et je ne supporte pas l’ennui. J’use du sarcasme comme certains usent de maquillage. Mes sentiments s’opposent bien souvent, mais j’ai une volonté d’acier et sais parfaitement les enfermer. Si j’ai fait un choix, je m’y tiens quoi qu’il m’en coûte et certains me coûtent bien plus que je ne l’avouerai. Je suis en somme devenue bien complexe, on pourrait par bien des façons avoir pitié de moi et mon passif, mais vous seriez bien les seuls, car pour ma part je n’ai aucune larme à verser sur ma vie ou mes actes. Je n’en changerai sûrement rien pour tout vous dire car ils composent celle que je suis, trouble et secrète, qui par ce fait a la sécurité de la méfiance et du doute en assurance vie. Si il fut et est mon point faible, allez savoir pourquoi, je n’arrive pas à en venir à bout ou en faire le deuil. Je me suis toujours bien gardé dénoncer mes réels sentiments pour lui. D’ailleurs je ne sais pas moi-même à présent pourquoi je n’ai pas commis moi-même ces actes là où je l’ai fais à d’autres et qu’il s'est même paré à mes côtés de certaines violences. Je n’en sais rien, j’ai beau chercher à comprendre ce qui m’attache encore à lui et me repousse tout autant et je ne trouve pas.

Mais à mesure de coups du sort, de ses actes et de mon avenir noirci, je réalise que n’ai plus le choix que de faire à nouveau face à lui ou de le tuer de mes mains, à moins que je le sois des siennes, après tout n’est-ce pas une belle irone d’avoir tué ma mère pour ses actes et de l’être par lui pour les miens ? L’avenir nous le dira…




En résumé


Pour le lien vers votre profil, merci de le raccourcir. Vous copier le lien de votre profil, par exemple pour Maja : "http://vetrragnarok.forumactif.org/u1". Vous ne gardez que ce qui se trouve derrière le dernier /, c'est à dire, pour Maja "/u1". Et voilà c'est tout simple !





______________________ Pour en savoir plus, rdv
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______________________ Pour en savoir plus, rdv

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:12

Oh, je sens que ça va encore être le carnage

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:15

oh mais que je vais me faire un plaisir à t'arracher ton cœur tout sec et le porter autour de mon cou mon tendre enfant ingrat.
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:20

C'toi tout sec!

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:24

ça on vas en reparler toi et moi, j'ai quelques belle idées à ton sujet aussi, il m'en faut toujours plus ^^
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:30

tu m'intéresses What a Face

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:34

...Mais sinon... Bienvenue quand même vampirella What a Face Bon courage pour ta fichounette si tu as des questions n'hésite pas
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 9:39

Enfin une bien élevé, j'ai vraiment loupé quelques coup fouet avec ce petit chieur. Merci beauté
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 11:50

Il est jamais trop tard pour donner des coups de fouets, si besoin d'une ou deux mains supp, je suis volontaire What a Face
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 11:54

Tu te caaaalmes!

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 13:27

humm un plan a trois tout en finesse et en lanières tressés miam
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 14:24

Tu te calmes, viellarde!

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 14:40

Haha attention au flood dans la fiche les loulous, il y a un sujet pour ça Very Happy

Bienvenue officiellement sur le forum !
Tu sais où me trouver si tu as des questions en attendant n'hésites pas à venir sur la cb, dans le flood d'intégration (allez zouu la bas tous les trois x'D) et si tu le peux, à voter pour le forum

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 14:43

chef ou chef, a vos ordre chef, comme il vous conviendra chef, mais avant sortir. fouette l'humain et son doublons insubordonné.
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 20:35

Evitez de vous écharper dès la fiche de présentation les p'tits vampires, ou je vais vous apprendre la politesse à coup de fouet


Bienvenue sur le forum avec ce chouette perso, bon courage pour ta fiche Et fais bien souffrir l'autre, il le mérite
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 22:22

Bienvenue gente dame !

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mar 10 Jan - 23:38

merci Isis et Sam
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mer 11 Jan - 10:52

Bienvenuuuue à toi !

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Mer 11 Jan - 10:56

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Ven 13 Jan - 20:36

Merci demoiselle qui porte le prénom ma fille irl
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Dim 15 Jan - 12:45

Bonjour Morgane !

Me voilà pour le commentaire de ta fiche. Je n'ai pas encore eu l'occasion de lire l'histoire, mais j'ai fait la chronologie. Pour nous faire gagner du temps, je commente du coup déjà. Pour le contenu, il n'y a aucun souci. Par contre, je vais te demander de te relire attention. Tu as parfois de nombreuses fautes, que tu pourrais corriger sans mal. Par exemple j'ai remarqué que tu mélangeais les a et les à. A sans accent c'est le verbe avoir, et tu peux remplacer par le mot "avait". Si ta phrase n'a aucun sens avec le mot "avait" à la place de "a", c'est que c'est à avec un accent. Par exemple "La chute fut brutale, je passe de Sire, a simple garde." => Je passe de Sire AVAIT simple garde". Ca n'a pas de sens donc => je passe de Sire à simple garde". Par exemple "Elle a/à fini de manger ses bonbons?" => "elle AVAIT fini de manger ses bonbons?", là, ça marche, donc "a" sans accent.
Spoiler:
 
Je te laisse te relire pour la première partie de ta fiche et j'attaque, de mon côté, le reste au plus tôt. Désolée pour le retard, mais vu qu'elle est longue, il me faut donc plus de temps pour la lire et la commenter !

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Dim 15 Jan - 17:28

Corriger désolé un oublie de relecture de la chrono
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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Dim 15 Jan - 23:11

Pas de soucis, je m'en suis doutée vu la qualité du reste de la fiche. Je finis de la lire demain ! Il me reste les deux derniers paragraphes. Et ce que j'ai lu me va parfaitement Wink

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MessageSujet: Re: Morgane De Beauregard ♦ Vampire ♦ Pouet !   Dim 15 Jan - 23:14

Oh merci, j'avoue que je bataille pas mal contre mes fautes pour apprendre votre langue. Mais la fatigue me joue aussi des tours
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